JOURNAL IMPACT EUROPEAN

JOURNAL IMPACT EUROPEAN

Le restaurant Aux Indes Royal consacré « Fourchette d’or 2018 »

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 25 mai, 2018 19:13:03
Daphné VICTOR


L’épreuve de l’incendie est enfin derrière lui. Il y a quelques mois, c’est dans un tout nouveau décor que le restaurant « Aux Indes Royal » (qui fait partie d’un groupe réunissant cinq adresses) situé à Capinghem près de Lille, a réouvert ses portes. Entre tradition et modernité, il propose une cuisine variée indo-pakistanaise.

Un buffet de spécialités revisite des saveurs raffinées et des parfums délicats subtilement épicés du pays de Gandhi. Au menu, agneau, poulet mariné, brochettes de dès de bœuf, croustillants de pakorra, grillade de crevettes, saumon mijoté, riz sauté... Derrière les fourneaux, une brigade dont les chefs venus du sud de l’Inde et du Pakistant Punjab, apportent chacun leur technicité afin de proposer une cuisine mixte.

C’est justement ce savoir-faire que le comité International d’Action Gastronomique et Tourisme, sous l’égide de la Fédération Internationale du Tourisme avec son président Jean-Eric Duluc, ont décidé de récompenser. La famille Mohammad s’est vu attribuer pour la seconde fois (la première fois était en 2013 pour l’adresse de Lille) en ce jeudi 24 mai « La fourchette d’or 2018 » de la gastronomie Indienne et Pakistanaise.

Pour son gérant Mobeen Mohammad très heureux de partager ce moment, elle « correspond à une récompense de vingt-cinq ans de travail ». Le père Shafique Mohammad qui a fondé la dynastie il y a 40 ans, s’est également vu remettre, à titre exceptionnel, la médaille d’or du tourisme.

Comme Jean-Eric Duluc l’explique, « cette récompense de haut rang a été créée en 1971 sur l’initiative de Claude Durand de Freyssinet son prédécesseur. Le model initial remis pour la première fois à la Tour d’Argent, a été dessiné par Salvator Dali. Les ayants droits ayant depuis interdit son utilisation, la fourchette a dû être repensée.

Elle est décernée après examen par une commission d’admission constituée de six professionnels qui décident ou pas d’attribuer une Fourchette d’or à un restaurateur qu’il semble nécessaire de distinguer où à un restaurateur qui en a fait lui-même la demande. Protégée à l’INPI, cette distinction est réservée en priorité aux adhérents de la fédération.

Elle est valable pour une période de cinq années ». Mais alors, quelle différence avec le Gault et Millau et le Michelin ? Les notes pour le premier, les étoiles pour le second, car côté sélection, celle de la Fourchette d’or n’a rien à envier à ses aînés. Elle est toute aussi sérieuse quand il s’agit de mettre en avant un restaurateur et de faire découvrir sa cuisine.

Cette distinction honorifique qui prône l’excellence dans l’art culinaire a donc été décernée à la famille Mohammad en présence de Monsieur Christian Mathon, maire de Capinghem et conseiller métropolitain, qui s’est félicité quant à l’ouverture d’un nouveau restaurant dans sa commune et qui a complimenté la famille Mohammad pour l’évolution de leur établissement depuis cinq ans malgré les aléas qu’ils ont rencontré.

« Aux Indes Royal », les petits plats sont mis dans les grands ; mais mieux vaut avoir un bon coup … de fourchette !

« Aux Indes Royal – 10, rue Poincaré 59160 Capinghem

Ouvert tous les jours sauf le dimanche midi de 11h à 14h30 et de 18h30 à 22h30.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post3186

Taste of Paris ou le rendez-vous des grands chefs au Grand Palais

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 21 mai, 2018 13:53:51
Véronique YANG

Pour la quatrième année, 27 grands chefs vous ont donnés rendez-vous au Grand Palais à Paris du 17 au 20 mai.

Menus, masterclasses, ateliers de cuisine, séances de dédicaces, animations pour les enfants, expositions photo, marché gourmand, tout est prévu pour vous accueillir et vous faire découvrir le secret des chefs. Ce fut aussi l'occasion de rencontrer les finalistes de l'édition 2018 de Top Chef dont Camille Delcroix a été le lauréat.

Lors de la soirée inaugurale, les Prix Taste ont été remis en présence de Guillaume Gomez, chef des cuisines de l'Elysée, Anne-Sophie Pic, Christophe Michalak, Thierry Marx et les finalistes de la Bourse Joyfood Badoit mais aussi Nicolas Sale, chef du Ritz élu en septembre dernier chef de l'année 2017, Pierre Sang Boyer ou Frédéric Anton du Pré Catelan.

Pour sa première participation à Taste of Paris, un jeune chef au parcours atypique qui n'hésite pas à mêler le show et la gastronomie aux commandes du Balagan à Paris a attiré notre curiosité. Dan Yosha est originaire de Jérusalem et le nom de son restaurant, Balagan signifie "Joyeux bordel" en hébreux, ce qui se traduit par un show derrière ses fourneaux, les chefs crient, tapent dans les mains, le niveau sonore est élevé, l’ambiance animée et la cuisine sort des sentiers battus, empreinte d’influences diverses et variées. Dan Yosha, un véritable chef-comédien!

Autre première participation, celle de Lucas Felzine qui fait partager les techniques de la cuisine japonaise, les bons produits français et les spécialités péruviennes dans son restaurant UMA.

Pour une seconde participation, Greg Marchand, chef du "Frenchie"revient. Installé rue du Nil à Paris dans le quartier du Sentier depuis 2009, sa personnalité de cuisinier-globe-trotteur est marquée par sa cuisine aux touches d'acidité. "Frenchie" est le surnom que Jamie Oliver avait donné à Greg Marchand dans les cuisines du Fifteen à Londres.
Très rapidement, il décide de s'agrandir en créant la cave à manger "Frenchie, Bar à vins", le take away aux accents anglo-saxons "Frenchie to go", "Frenchie Caviste" et "Frenchie Covent Garden" depuis 2016.

Les grands noms de la pâtisserie ont été cette année incontournables; on a pu ainsi rencontrer aux côtés de Christophe Michalak les représentants des grandes maisons du sucré tels François Perret (Ritz Paris), Gontran Cherrier (Boulangerie Gontran Cherrier), Cedric Grolet (Le Meurice), Nina Métayer (Café Pouchkine), Nicolas Haelewyn (Karamel Paris), Yann Menguy (Pâtisserie La Goutte d'Or), Claire Heitzler (Ladurée), Guy Krenzer (Lenôtre).

La manufacture normande Mauviel 1830 a préparé un programme d'animations sur son stand, Refettorio Paris a reçu quant à lui dans des urnes situées au Point Info, les crédits non utilisés lors des sessions. Fondée par Massimo Bottura - Osteria Francescana pour lutter contre le gaspillage alimentaire et l'exclusion sociale, Food for Soul a récemment ouvert le Refettorio Paris, situé place de la Madeleine pour offrir aux plus démunis des repas complets cuisinés à partir des ingrédients provenant du surplus alimentaire et servis à table dans un cadre beau et digne. Les fonds récoltés permettront notamment d’équiper les cuisines du Refettorio Paris. Les denrées non-périssables du festival seront également remises au Refettorio Paris pour les transformer en savoureux repas.

La marque Electrolux, encore présente cette année en tant que partenaire a donné l'occasion aux visiteurs de profiter de cours de cuisine sous l’égide d’un chef.

Autre point fort du salon, les tisanes, les thés et les jus de fruits et légumes pressés, toute la nature dans votre tasse proposée par de jeunes entrepreneurs.

"Comme des Tisanes"propose des tisanes haut gamme réalisées de façon 100% naturellement avec des plantes rigoureusement choisies par le créateur de la marque, pharmacien de formation. 30 recettes différentes et originales sont proposées dans 6 collections. Les plantes proviennent de fournisseurs labellisés Agriculture Biologique et sont présentées dans de jolies boîtes éco-conçues sur mesure ornées d'illustrations originales sur fond pastel.

De son côté, "Oh my Tea", autre startup a misé sur le mélange des thés et des plantes et de leurs propriétés infinies pour que chacun puisse prendre de soi. 6 différentes recettes répondant à des situations différentes (digestion, sommeil, détox, reminéralisation, relaxant, défenses immunitaires) sont proposées dans de jolies boîtes cartonnées aux couleurs chatoyantes et peuvent être consommées chaudes ou froides.

"My Brazil Factory "est une jeune entreprise qui propose des jus 100% frais élaborés à partir de fruits et légumes frais, pressés à froid, permettant ainsi de garder les vitamines, les nutriments et les arômes. Ces jus existent en 6 versions aux mélanges originaux et peuvent être conservés 45 jours maximum au frais tout en gardant la même saveur et la qualité d'un jus préparé minute.

Le 19 mai, la maire de Paris s'est rendue au Grand Palais en compagnie de son adjointe Olivia Polski en charge du commerce et de l'artisanat et Jean-François Martins en charge du sport et du tourisme, ils ont rencontré les chefs présents et ont pu goûter leurs spécialités.

Vous avez aussi pu faire votre marché chez des producteurs de qualité présents durant ces 4 jours, 34 producteurs du Collège culinaire de France qui proposaient des produits pour la plupart réservés aux professionnels comme les tisanes d’Happy Plantes et de L’Amante Verte, les jus de Didier Goubet et des Vergers de la Silve, les pickles d’Anatra, les Foies gras du Ried ou encore le crémant d’Alsace du Domaine Dussour.

Vous pouviez aussi revenir avec "La Box des Chefs" que vous proposait une starup de 6 mois d'existence et qui participait à Taste of Paris pour la première fois. Il s'agit d'une sélection de spécialités réalisées ou cautionnées par des Chefs. Un assortiment de 5 à 7 produits d’exception, livré chaque mois, chez vous, dans un coffre ( 5 à 7 produits d’épicerie créés ou recommandés par de grands chefs, 1 livret de dégustation et d’information sur votre Box, 2 fiches recettes et des conseils de dégustation, des attentions particulières signées La Box des Chefs et la possibilité de recevoir un Ticket d’Or donnant droit à un cadeau du chef si vous prenez un abonnement).



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post3170

La Villa Foch: un rendez-vous d’affaires comme chez soi

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 07 mai, 2018 16:09:39
Daphné VICTOR

Il n’y a encore pas si longtemps, à quelques pas de la Porte Maillot et du Palais des Congrès, il y avait un restaurant corse.

L’adresse du 141, avenue de Malakoff dans le 16ème a changé de propriétaires. Ils en ont fait un lieu de convivialité et de partage : La Villa Foch. Ses hôtes du moment sont accueillis dans un décor chaleureux et cosy. La terrasse, la cheminée, la bibliothèque, le bar et la mezzanine… tout est fait pour que chacun s’y sente comme chez lui ; que ce soit pour un café, un déjeuner, un rendez-vous d’affaires, un thé ou un dîner.

Côté cuisine, c’est la très prometteuse cheffe Elise Martin, qui tient depuis un an, les rênes des fourneaux. Celle qui a pour modèle Anne-Sophie Pix et qui a fait ses gammes dans des lieux de prestige tels que le Fouquet’s (Paris 8ème), la Fermette Marboeuf (Paris 8ème), l’hôtel Crillon (Paris 8ème) et l’hôtel Le Meurice (Paris 1er) et qui a eu Jean- François Piège comme maître de référence, propose des assiettes aux mets français traditionnels, mais créatifs, préparés à partir de produits frais de qualité et de saison.

Tel un clin d’œil à ses origines camerounaises, Elise Martin n’hésite pas pour les rendre plus goûteux à y incorporer une petite touche d’exotisme en les épiçant quelque peu. Quel résultat à la carte, qui est changée tous les trois mois ? Outre son plat signature, le tartare Limousin au piment vert servis avec des pommes Pont Neuf, les gourmets apprécieront sans demi-mesure, les asperges vertes de Provence en mimosa à la pulpe de citron confit et aux œufs de hareng fumé, le tataki de thon aux graines de sésame à la crème wasabi, le filet de dorade royal snacké accompagné d’un riz pilaf aux senteurs des sous-bois, le suprême de pintade bio rôti avec légumes printaniers glacés.

Que des plats raffinés et colorés aux douces saveurs qui raviront les subtiles papilles. Pour la note sucrée, le carpaccio de fruits servi avec un sorbet citron et le Babas au rhum Iberico et ses fruits rouges les séduiront par pure gourmandise.

Alors, il n’y a plus à hésiter ! Direction La Villa Foch. On y est comme à la maison !

La Villa Foch – 141, avenue de Malakoff – 75116 Paris -Tél. : 01 85 15 28 44

Ouvert du lundi au vendredi de 08h00 à 23h15 et le samedi de 09h00 à 23h15




  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post3129

Escale à la Villa Foch pour découvrir la cuisine inventive d'Elise Martin

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 30 avril, 2018 18:32:08
Véronique YANG

Pour déjeuner ou diner dans une ambiance cosy, que ce soit sur la mezzanine ou non loin de la cheminée, il n'y a rien de mieux que de choisir la Villa Foch. Le bar et la bibliothèque sont aussi des lieux chaleureux pour prendre un verre ou se réunir lors de réunions de travail, sans oublier la terrasse très agréable quand il fait beau.

Mehdi Touloume et sa cheffe Elise Martin sont heureux de vous accueillir dans cet établissement situé non loin de la Porte Maillot et du Palais des Congrès, ce qui fait de lui un endroit idéal pour des séminaires. Pour les petits comités, travailler sur la mezzanine est une opportunité,on s'y retrouve "comme à la maison". Une cuisine raffinée et moderne vous est proposée dans un décor chaleureux avec un personnel agréable.

Elise Martin, la cheffe est originaire du Cameroun mais a fait ses classes auprès de grands cuisiniers. A Londres, avec Pierre Gagnaire dans son restaurant "Le Sketch", concept qui marie l'art et la gastronomie. De retour à Paris, on la retrouve au Fouquet's auprès de Jean-Yves Leuranguer (meilleur ouvrier de France en 1996), elle travaille ensuite avec Jean-François Piège, Yannick Alléno au Meurice et à l'Hôtel Crillon. Après un passage "Chez Emilie", on la retrouve dorénavant aux commandes de la Villa Foch, restaurant haut de gamme du 16ème arrondissement proposant une cuisine inventive à base de produits frais de saison et de qualité, pour certains avec une influence afro comme sa spécialité, le tartare au piment vert. Elle tire sa façon de dresser les plats de la peinture et de l'art.

Elise Martin qui prend pour références culinaires Anne Sophie Pic et Ghislaine Arabian s'en inspire afin de proposer une carte gourmande mais simple plutôt à base de sucré-salé comme le carpaccio de langoustine au vinaigre à la mangue et oeufs de harengs fumés, la sucrine aux agrumes ou les asperges vertes de Provence en Mimosa à la pulpe de citron confit pour les entrées.

Une belle carte de poissons est offerte avec le filet de dorade snacké, le filet de St Pierre, les grosses gambas sautées, les ravioles de homard ou les linguines au homard en plat principal mais aussi le Tataki de thon et graines de sésame, la céviche de dorade royale ou le carpaccio de langoustines pour les entrées.

Côté viande, le tartare limousin du chef, le cheeseburger tomate ananas et green zébra, le filet de boeuf de Bavière rôti accompagné d'une purée d'agria, race de pomme de terre que l'on trouve communément dans les pays d'Europe de l'Est et au Portugal ou le suprême de pintade Bio rôti.

Pour les amateurs de fromage, une assiette de fromages affinés (Brie fermier à la truffe, Comté affinage 18 mois et Roquefort) puis une carte de desserts composée de fruits en carpaccio accompagnés d'un sorbet citron, de pâtisseries ( mini babas au rhum Iberico, dacquoise coco, tarte tatin ou tiramisu café) et de glaces et sorbets. Pour finir, un café gourmand ou les bulles gourmandes (coupe de champagne et sélection du chef pâtissier).

Une belle carte des boissons est à consulter à commencer par celle des apéritifs et cocktails, des eaux et softs, digestifs et liqueurs sans oublier celle des vins au verre ou à la bouteille ( champagne, blanc, rosé ou rouge). Parmi les rouge, on peut noter le "Château Beau-Site St Estèphe, plusieurs St Emilion, des Pommerol, des vins du Rhône, de Bourgogne, de Corse ou du Val de Loire. En ce qui concerne les blancs, on retrouve des crus de Bourgogne, Val de Loire ou Gascogne.

Pour un prix très raisonnable, La Villa Foch propose des petits déjeuners en formule "continental" à 14€ ou à la carte, des menus déjeuner à 20€ ( entrée+plat ou plat+dessert) et à 25€ (entrée+plat+dessert) et un plat du jour quotidien.

Rendez-vous donc Villa Foch, 141 avenue de Malakoff à Paris dans le 16 ème arrondissement pour découvrir des spécialités fines et subtiles dans un décor cosy et chaleureux.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post3114

Découverte de la gastronomie Kabyle à SAGASDOM

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 06 févr., 2018 17:19:49
VÉRONIQUE YANG

Pour la première fois cette année, la Kabylie présente un stand au Salon des Gastronomies Outre-Mer et de la Francophonie.

Le salon permet de découvrir les spécialités culinaires de cette région située au nord de l'Algérie, à l'est d'Alger aux paysages variés de la mer aux montagnes entourées de plaines littorales et de la Méditerranée.

Le nom de Kabylie vient de Kabyle, nom de la population de culture et tradition berbère dont elle est le foyer. L'histoire de cette région est marquée par sa forte opposition aux envahisseurs successifs et ses mouvements de reconnaissance de l'identité berbère. La tribu y reste la principale forme d'organisation sociale.

On y trouve plusieurs parcs nationaux protégeant la biodiversité des espèces grâce à un climat pouvant comporter des hivers rigoureux et des étés très secs, limitant l'agriculture principalement arboricole.

La Kabylie est aussi connue pour ses fabrications artisanales (travail du bois, bijoux, tissage, broderies et poteries), ce qui fait évoluer son économie sans compter son potentiel touristique.

La répartition de la population se caractérise par une forte concentration d'habitants de gros villages dans les montagnes, notamment en Grande Kabylie. A l'est, on retrouve plutôt des hameaux de clairière. Dès le début du XXème siècle, la colonisation française a influencé des vagues d'émigration vers la France dont l'exode rural était en partie responsable et après l'indépendance, le flux s'est dirigé vers les grandes villes en particulier vers la capitale. La population kabyle a ainsi constitué une diaspora estimée à deux millions ou deux millions et demi de personnes (dont près d'un million en France) pour trois millions à trois millions et demi en Kabylie.

Depuis l'indépendance, la Kabylie reste au centre des contestations notamment lors du printemps berbère en 1980 où après de nombreuses manifestations elle réclame l'officialisation de la langue berbère. En 1989, la création d'un nouveau parti, le RDC (Rassemblement pour la culture et la démocratie) de Saïd Sadi crée un réveil culturel en réaction au durcissement de l'arabisation. En juin et juillet 1998, après l'assassinat du chanteur Lounès Matoub et à l'occasion de l'entrée en vigueur d'une loi généralisant l'usage de la langue arabe dans tous les domaines, la région s'enflamme à nouveau. D'autres émeutes ont lieu en 2001 lors du"Printemps noir" après la mort d'un lycéen tué dans une gendarmerie, faisant 123 morts et deux milliers de blessés, dont certains mutilés à vie. Créé à cette époque, le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK) prône depuis 2011 l'autodétermination de la région.

La Kabylie est une région dont l'économie agricole est basée sur l'olivier et le figuier, les productions céréalières ont longtemps appartenu aux colons, l'élevage est principalement caprin mais l'agroalimentaire s'est développé grâce à la production de nombreux produits laitiers et de glaces. C'est aussi un grand producteur d'eau pour les région très urbanisées.

Le blé ou l’orge sont les céréales de bases utilisés dans la cuisine kabyle,notamment pour le couscous, plat de semoule roulée (le terme kabyle seksu renvoie à imkeskes : « bien roulé », « arrondi »). La région propose le couscous d’orge (seksou s'timzin), à la viande et avec une sauce de légumes, ou encore l'amakfoul, le « couscous printanier » aux légumes (petits pois, fèves, carottes)qui peut aussi se servir avec du lait caillé (ighi).

Le couscous typique kabyle d'automne se sert avec des légumes secs (haricots blancs récoltés en été et séchés au soleil). Il est servi avec des merguez, du poulet fermier, du boeuf ou de l'agneau salé, fumé.

On sert aussi beaucoup de jardinières cuites à la vapeur; les légumes gardent leur saveur en dégageant l'eau tout en restant moelleux. On peut les déguster avec de l'huile d'olive.

Les céréales sont aussi utilisées pour faire le pain (aghrum), galette de semoule que l'on peut farcir ou amatlou plus épais. On retrouve la semoule dans certaines spécialités locales comme le tahboult (omelette en sauce) ou le tiqourbabine (boules de semoule parfumées, épicées aux légumes et à la viande), deux plats préparés pour l'Aïd ou Taachourt.

La poudre de piment rouge appelée ifelfel azgwagh sert à relever le goût des plats comme le couscous servi avec une sauce d'accompagnement rouge et pimentée, contrairement à la chorba qui s'accompagne de blé vert concassé (frik) et de menthe. Les légumes peuvent être cuits puis écrasés pour donner le ahmiss, une salade de poivron et de tomate à l'huile d'olive, ou bien la chakchouka, avec des oignons notamment. L'olive occupe une place importante, notamment pour l' huile conservée avec soin dans chaque maison kabyle qui détient son propre stock. Elle a aussi sa place dans des plats comme le tajine au poulet.

Selon les localités, les cultures pratiquées et les influences extérieures, les spécialités sont différentes. Ainsi, sur les côtes, le poisson est couramment utilisé dans les plats comme le couscous d'orge au poisson de Jijel (seksou sel slem), qui nécessite des espèces bien charnus comme le mérou, la bonite ou le rouget de roche.

Pour le dessert, les fruits sont très présents, qu'il s'agisse de figues fraîches, de figues de Barbarie, de raisins, de grenades, de mûres ou d' oranges. Dans les pâtisseries, les agrumes comme le citron ou l'orange sont utilisés pour leur zeste, les fruits sont assez peu cuisinés et consommés le plus souvent frais ou séchés, comme la figue ou le raisin. Les figues séchées (tazart)accompagnent des plats principaux (couscous, chorba) ou le petit déjeuner avec de l'huile d'olive..

La pâtisserie traditionnelle est assez variée et réservée aux grandes occasions. Une préparation les plus courantes est sfenj, le beignet local. Le tahboult est consommé en guise de dessert, avec du miel et de l'arôme de fleur d'oranger. Il y a aussi le makrout, en forme de losange plat et diverses autres pâtisseries aux amandes et à la semoule accompagnent le café ou le thé à la menthe.

Présent au Salon des Gastronomies des outre-mer et de la francophonie, la Kabylie était représentée par le traiteur "L'Etoile d'or"qui a 11 ans d'expérience dans son domaine, roule son couscous à la main et l'accompagne d'un grand choix de légumes frais.

La responsable du stand souhaitait être présente cette année et pour la première fois car elle désirait apprendre d'autres cultures et faire connaître les spécialités de son pays en mettant en valeur ce qu'elle fait, désirant développer son concept du travail de produits naturels, frais et de saison. C'etait aussi un moyen de mettre en avant la gastronomie algérienne plus riche que celle de ses voisins du Maghreb, le Maroc et la Tunisie.

Les couscous présentés étaient à base de semoule de blé dur nature ou travaillé avec des plantes aromatiques comme le basilic, le thym, l'origan ou même la lavande ou encore d'orge concassé naturel et pilé à la main , accompagnés de légumes frais cuisinés (cardons, chou, carottes ou accompagnement habituel), ou encore de légumes secs avec des saucisses de poulet, d'agneau, du poulet. Pour les personnes allergiques au gluten, il y avait le choix entre la semoule de mais ou de riz.

Les jeunes femmes sur le stand étaient vêtues de robes aux couleurs traditionnelles, généralement le bleu turquoise, le rose, le vert ou le jaune. Sur les parois, on admirait des photos de paysages de Kabylie.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post2925