JOURNAL IMPACT EUROPEAN

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La cuisine tunisienne a un nom : Malek Labidi Debbabi

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 04 déc., 2018 22:22:59
DAPHNE VICTOR


Elle a choisi un parcours difficile ; celui de devenir chef. Malek Labidi Debbabi est âgée de sept ans quand la passion de la cuisine la gagne. Merci maman ! C’est en observant sa mère, en l’aidant à préparer des gâteux et autres mets que grandit en elle cette idée. Quand je serai grande, la cuisine sera mon métier. Mais avant, pour son père c’est « passe ton bac et obtient ton diplôme de prépa HEC. Après seulement tu pourras suivre des études de cuisine ». Malek sait ce qu’il lui reste à faire si elle veut réaliser son rêve.

Ses examens en poche, son père tient sa promesse et lui finance ses études à l’Institut Paul Bocuse. Elle a conscience que le plus dure reste à venir. Mais Malek est motivée. Grace à sa détermination, elle ne lâche rien. Elle enchaîne les stages dans de grands

Et pour cela, rien de mieux que d’ouvrir son propre restaurant. Le BÔ-M est un bon projet, mais sans doute ambitieux. Faire de la cuisine de marché en changeant de menu tous les trois jours est trop audacieux. Cuisiniers, employés et surtout clients s’y perdent.

C’est alors que la télévision vient la solliciter. La belle brune y est à son aise. Les projets se succèdent (« Mamnou3 3ala rjel » (Interdit aux hommes) sur télé Nessma, « It7adda echef» (Le défi du chef) sur Express Fm même en radio (Mosaïque Fm et « Dbaret Mosaïque » avec Linda Rahali ou encore avec « Malla chef » sur Al Hiwar Ettounsi).

Mais elle n’en perd pas pour autant son objectif de rendre la cuisine accessible à tous. « J’ai toujours rêvé d’une émission dans laquelle on pouvait présenter les plats régionaux. C’est ce qu’on fait dans « El Koujina », avec beaucoup de séquences filmées dans les villes et une voix off pour mettre en valeur ces régions. On invite des cuisiniers amateurs confirmés et ils viennent directement de ces villes pour nous présenter leurs plats : du Ftet de Béja, du Borzguen du Kef, de la Mtabgua du Sud, du Barkoukech et moi je suis un peu le commis, qui apprend, qui pose des questions sur les recettes, l’origine des produits et les petites histoires qui les accompagnent » confiait-elle au webzine Femmes de Tunisie.com.

Malek a su réinterpréter la cuisine tunisienne. En s’inspirant de l’art et de la musique elle a recréé les plats. Être une femme, jeune et belle a la tête bien faite est un quadruple défit qu’elle a su relever en transmettant son amour des plats et de la bonne cuisine.

Aussi qui mieux qu’une femme, qui plus une cheffe et tunisienne pour parler de ce qui est l’une des richesses de son pays depuis 2000 ans, l’huile d’olive ?

En effet, la production de cet or vert, piliers de l’économie nationale est en constante augmentation. Sa qualité ne cesse d’être reconnue et primée dans les grandes compétitions internationales. S’étendant sur 1,8 million d’hectares, les 88 millions de pieds d’oliviers répartis sur tout le territoire font de la Tunisie l’oliveraie Africaine du Nord par excellence.

C’est pourquoi, à la demande de l’ambassade de la République Tunisienne à Paris qui souhaite faire connaître cet héritage et ce savoir-faire, Malek Labidi Debbabi va orchestrée le 13 décembre prochain dans les murs du consulat, une dégustation d’huiles d’olive ainsi que de plats salés et sucrés qu’un certain nombre de privilégiés composés de chefs, de médias spécialisés, de responsables de la filière agro-alimentaire et des circuits de distributions auront le plaisir de découvrir dans la pure culture tunisienne. Mais de cet événement, nous vous reparlerons plus en détails prochainement. Alors, à suivre …



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La littérature gastronomique à l’honneur

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 26 nov., 2018 21:13:57
Daphné VUCTOR

Bon nombre d’entre eux sont des ouvrages de référence et des faire-valoir de la gastronomie française. Certains sont même de véritables bibles. Depuis quelques années l’art culinaire est très en vogue. Merci aux émissions de télévision ? Merci aux chefs devenus « in » et incontournables ? Merci aux webzines et aux blogs dédiés à la cuisine en tous genres ? Sans doute. Résultat : on ne compte plus le nombre de livres et de magazines de presse proposés. Chacun y va de son imagination pour présenter des idées variées, plus originales les unes que les autres et surtout gourmandes et faciles à cuisiner.

Alors, puisque le cinéma, la télévision, le théâtre et la littérature ont leurs prix, pourquoi la gastronomie n’en aurait-elle pas un aussi ? Qu’à cela ne tienne. Pierre-Christian Taittinger, ancien ministre, sénateur de Paris et maire du XVIe arrondissement de Paris, Monique Cara, journaliste, productrice d’émissions pour la télévision et écrivain, Philippe Renard Chef des cuisines de l’hôtel Lutetia Paris, l’ont fait en 2001. Les trois gourmets ont réussi à mutualiser leur envie de récompenser par le Prix littéraire de la Gastronomie Antonin Carême (Ndlr : inventeur de la célèbre toque blanch, cuisinier-pâtissier reconnu, respecté et très considéré), le livre dont le contenu littéraire et la mise en valeur des mets seront les meilleurs. La quête du parfait équilibre entre les recettes et les images.

Et tout ceci dans quel objectif ? Pour le chef et président Philippe Renard (depuis la disparition en 2009 de Pierre-Cristian Taittinger) « C’est davantage la passion de la cuisine que celle de la littérature qui est à l’origine de mon engagement dans ma fonction de président. Le désir de faire connaître le travail des Chefs et de leurs brigades, des fournisseurs garants de la qualité des produits, rendre hommage aux savoir-faire français et éveiller des vocations. La profusion de lires de cuisine méritait la mise en avant des meilleurs ouvrages (…) La portée du Prix Littéraire de la Gastronomie Antonin Carême rappelle les valeurs du travail éditorial. C’est également l’occasion d’échanges entre les acteurs engagés tels que les membres du jury, les maisons d’éditions, les auteurs et les photographes ainsi que les ais du Prix ». Mais pas que. Ce prix est aussi l’occasion d’encourager de telles publications et de promouvoir la qualité de la gastronomie, qu’elle soit française ou européenne, racontée par des chefs.

Quid du jury ? C’est à des critiques littéraires et gastronomiques, des journalistes, des personnalités du monde des arts et de la politique que reviendront le choix du lauréat selon des critères répondant à ceux de la qualité et de l’originalité des textes, d’une mise en image artistique et de l’originalité ainsi que de la facilité d’exécution des recettes par les cuisiniers amateurs. Ambassadeurs et défenseurs du savoir-faire et des traditions françaises, c’est eux qui remettront le 12 décembre prochain à la Table Jardin du Luxembourg (Pais VIème)lors de cette quinzième édition, le trophée signé du sculpteur-designer Maurice Marty à l’un des sept ouvrages finalistes :

  • Céréales & Légumineuses de Régis Marcon, photographies de Philippe Barret aux éditions de La Martinière
  • Émotion culinaire, Serge Vieira, textes de Catherine Guérin, photographies de Pierre Soissons aux éditions Quelque part sur terre
  • Mon Italie de Simone Zanoni, photographies de Jean Claude Amiel aux éditions La Martinière
  • Saour, saveurs Bretonnes de Domitille Langot, photographies de Michel Langot aux éditions Ouest France
  • Ma Bretagne de Christophe Adam, photographies de Guillaume Czerw chez Ducasse Edition
  • Chez Jean-François Rouquette, texte de Pascale Mosnier, photographies de Marie Pierre Morel aux éditions Glénat
  • On va déguster La France par François Régis Gaudry & ses amis aux éditions Marabout

Quant au prix spécial du jury Pierre-Christian Taittinger récompensant la qualité photographie, trois livres seront en lice pour le recevoir :

  • Émotion culinaire, Serge Vieira, textes de Catherine Guérin, photographies de Pierre Soissons aux éditions Quelque part sur terre
  • Mon Italie de Simone Zanoni, photographies de Jean Claude Amiel aux éditions La Martinière
  • Saour, saveurs Bretonnes de Domitille Langot, photographies de Michel Langot aux éditions Ouest France.

Alors, qui seront les deux grands vainqueurs de ces deux très attendues récompenses ? Encore un peu de patience avant qu’ils ne soient révélés lors de la remise des prix du 12 décembre prochain.



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TROPHEE JEAN DELAVEYNE

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 18 nov., 2018 13:07:42
Véronique YANG

La 13ème édition du Trophée culinaire du chef pâtissier étoilé Jean Delaveyne sous le haut patrimoine du Président de la République s'est tenue le 13 novembre dernier durant le salon EquipHotel à Paris, Porte de Versailles.

A l'issue des dernières épreuves de sélection, le lauréat, Julien Guenée de l'Automobile Club de France, a reçu "le" vase de porcelaine de la Manufacture Nationale de Sèvres offert par le Président de la République et remis par la petite fille du chef, Agnès Delaveyne. Il a aussi remporté le Prix Spécial du foie gras Rougié, le Prix Spécial artistique ainsi que le Prix Spécial Jean Delaveyne.

Un jury de qualité composé de 40 MOF sous la présidence de Christian Millet, Président des Cuisiniers de France et dont le Président d'Honneur était le regretté Joel Robuchon a eu la dure tâche de départager les 6 finalistes qui devaient composer une entrée (filet de sandre laqué au beurre d'écrevisse accompagné d'une chartreuse, d'un champignon tourné et d'un accompagnement), un plat (chou farci , pommes Anna et accompagnement au choix) et un dessert ( tarte soufflée : pâte sablée, ganache chocolat, soufflé chocolat). Pour finir cette sélection imposée, un café gourmand et une déclinaison de pomme chantecler.

Le Trophée Delaveyne est une des distinctions décernée tous les 2 ans par les Toques Françaises, association créée au début des années 2000, qui défend la gastronomie française en France et à travers le monde ainsi que les produits de qualité des terroirs, elle permet aussi de récompenser de jeunes chefs mais encore des chefs confirmés en les primant tous les ans de la Toque de l'année et de la Toque d'honneur. Depuis 2015, Marie Sauce- Bourreau en est la présidente, elle possède aussi son propre cabinet de conseil en gastronomie et son association pour l’émancipation des femmes dans les métiers de bouche : « La Cuillère d’Or ». Cette année , elle est avec Guillaume Gomez, chef des cuisines du Palais de l'Elysée, ambassadeur dans le cadre de l'opération "des Chefs Solidaires" du 24 novembre au 1er décembre, journée internationale de la lutte contre le sida en collaboration avec Sidaction.

Cette édition 2018 fut l'occasion de célébrer "le Sorcier de Bougival" dont on va prochainement fêter les 100 ans de sa naissance et rendre hommage à l'esprit créatif, toujours dans le besoin d'inventer et de se renouveler que possédait ce pionnier de la nouvelle cuisine décédé en 1977.

Le Trophée Delaveyne a été remporté par Julien Guénée de l'automobile Club, également lauréat du Prix Spécial du foie gras Rougié, le Prix Spécial artistique ainsi que le Prix Spécial Jean Delaveyne. Sur la seconde marche Lucas Reigner et sur la troisième marche, Olivier Chaput, chef du Show Devant et créateur du Festival BON, il est aussi lauréat du Prix du meilleur dessert Jean Millet pour sa tarte soufflée avec à l’intérieur une crème chocolat citronnée.

D'autres prix ont été attribués lors de la cérémonie: le Prix du Meilleur Commis par Louise Bouxon de l'école Ferrandi Paris et le Prix de la Meilleure Équipe composée de Benoit Flahaut, Louise Bouxon et Hugo Boudier.

La prochaine édition du Trophée Delaveyne se déroulera en 2020 avec de nombreuses surprises pour les 20 ans des Toques Françaises.



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Le salon equiphôtel

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 16 nov., 2018 14:59:43
Véronique YANG

Le salon des collectivités, de hôtellerie et de la restauration, Equip'Hotel se tient à Paris au parc des expositions de la porte de Versailles du 11 au 15 novembre.

Ce salon est la référence des professionnels français et internationaux et regroupe 1 600 exposants dont 30% originaires de 41 pays internationaux. Cette année, 105 000 visiteurs sont attendus dont 19% d'étrangers venus de 120 pays; 77% d'entre eux ont un rôle dans la décision d'achat. La plus grande fréquentation du salon qui aborde 30 secteurs d'activité représentés sur 6 halls, se trouve dans l'hôtellerie (33%), suivie de la restauration (29%), distribution et services (17%), conception et installation (14%), collectivités (7%) et les principaux objectifs de visite se retrouvent dans la découverte de nouveaux produits et des innovations (81%), des tendances du marché (75%), la recherche de nouveaux fournisseurs (63%) et trouver des solutions pour leur business (60%).

Depuis plus de 50 ans, le salon accompagne les professionnels (chefs, restaurateurs, hôteliers, architectes, décorateurs, investisseurs, cafetiers, brasseurs, gestionnaires de collectivités, bureaux d’étude, installateurs…Il aide à trouver les solutions pour le développement des affaires, fidéliser la clientèle, et répondre aux exigences du marché.

Un établissement éphémère de grandeur nature, "Le Studio 18", accueille sur 3 000 m², des grands chefs et met en scène les nouveautés et les tendances; une présentation à 360°est disponible dans les gammes de mobilier, décoration, équipement de cuisine, produits alimentaires, spa et salle de bain ...

Le salon est aussi le lieu de concours culinaires, la Finale Internationale des Apprentis Chefs en Or organisée par Transgourmet à l'Espace T, le Meilleur sommelier de France 2018 avec les 5 finalistes pour la première fois sur le salon et le Trophée Masse (sélection régionale pour la meilleure recette à base de foie gras) le 11 novembre, le Trophée Jean Delaveyne ( la créativité et le professionnalisme d’un chef récompensées)le 13 novembre, le Gargantua organisé par Restau Co (pour les cuisiniers de collectivité) le 14 et le concours Elles ont du Talent (valorise l’action des femmes agents de restauration collective) le 15. Dans un autre domaine, les Trophées Innov 18 by l'Innovore et Equip'Hotel a été remis par Thierry Marx le 11 novembre tout comme le titre des meilleures mains de France que Spas de France délivre au meilleur massage.

Tous les jours, des conférences et des tables rondes ont lieu dans les différents pavillons ainsi que des espaces d'animations ( La Casa de Luz, la chambre Cosy Lazy, le Wine & Spirit Centre by Hobart & Eurocave, l'Espace Innovations.



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Victor Delpierre : profession créateur de saveurs

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 14 nov., 2018 15:46:26
DAPHNÉ VICTOR

C’est un homme pluriel, passionné par les métiers de bouches depuis toujours. Ancien assistant de direction au All Day Dining restaurant du Ritz, Victor Delpierre a été à maintes reprises considéré par sa profession. Champion de France Maître d’Hôtel en 2007, « Best Mojito Paris 2011 », Champion du monde « Coffee In Good Spirits » en 2013, champion du monde Barista cocktail en 2013, on ne compte plus ses consécrations. Ces expériences en pâtisserie cuisine et service l’ont conduit à être aujourd’hui un consultant reconnu pour la création de nouveaux concepts. Également formateur et créateur de saveurs, son savoir-faire est sollicité à travers le monde où il intervient tant auprès des professionnels que du grand public. Rencontre lors du salon ÉquipHôtel à la porte de Versailles avec ce créateur hors-pair.

Vous êtes champion du monde Barista cocktail. Sans votre détermination, votre parcours n’aurait pas été celui que vous avez réussi à vous tracer …

En effet. Comme j’étais bon élève à l’école, mes parents m’avaient interdit de faire de la pâtisserie. Ils voulaient que je fasse des études. Mais moi, cela ne m’intéressait pas. Je me suis battu pour rentrer à l’école hotellière. Mon parcours professionnel et ma vie n’ont été ensuite qu’une succession de rencontres.

Ressentez-vous un quelconque regret de ne pas avoir pu vous « construire » dans la pâtisserie ?

Non parce que je collabore beaucoup avec les pâtissiers. J’ai travaillé en cocktail toutes les pâtisseries classiques comme par exemple le Paris-Brest pour Philippe Conticini ou le Mogador pour Pierre Hermé.

Qui est votre père spirituel ?

Enfant, je voulais être Pierre Hermé (ndlr : reconnu meilleur pâtissier du monde en 2016 par le classement des « World’s 50 Best Restaurants). En cuisine, c’est le chef Régis Marcon (ndlr : 3 étoiles au guide Michelin).

Comment avez-vous découvert l’univers de la boisson ?

Par hasard. J’ai trouvé très ludique le fait de cuisiner les boissons. Le chef cuisine les aliments, moi je m’amuse à cuisiner les liquides.

Votre créativité ne connait pas de limites. Vous êtes en perpétuelle recherche ?

Il faut oser. Il faut surprendre. A partir de produits bruts comme le radis, les asperges, le parmesan, le jambon de Parme, je dépasse les frontières du goût et crée de nouvelles associations de saveurs. Mon inspiration, ce sont les gens, les rencontres qui l’alimentent.

Quelle est votre boisson signature ?

J’ai été champion du monde avec Café cognac cigare. C’est donc aujourd’hui l’une des mes signatures. L’idée était de rassembler, fumeurs et non-fumeurs autour d’une même boisson digestive autour d’un moment de convivialité à la fin du repas.

Être présent sur le salon EquipHôtel vous apporte quoi ?

J’ai la chance de signer le concept du bar depuis trois éditions. Ici on bouscule les codes. Chaque année on travaille sur un concept différent basé sur l’opposé des partis pris. L’an dernier, l’idée était de faire de l’office des serveurs habituellement caché, la pièce centrale. Cette année, le restaurant gastronomique est une table géante. A chaque fois, on joue sur ce que pourrait être demain en appréhendant une nouvelle expérience client.

Vous semblez très épanoui…

Je suis très heureux aujourd’hui de faire ce que je fais. Je retrouve dans l’univers de la boisson le contact client que j’aime bien et la possibilité de créer qui me manquais quand j’étais uniquement en salle.




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RENCONTRES GOURMANDES AU SOMMET

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 24 oct., 2018 22:52:22
DAPHNÉ VICTOR


Ils étaient nombreux à avoir répondu présent à l’invitation de Valérie Pécresse et Babette de Rozières. Conviés dans l’hôtel particulier du conseil régional dans le 7ème arrondissement de Paris, restaurateurs, chefs étoilés, MOF et autres représentants (Tocques Françaises, Tourisme, CRT), ainsi que journalistes étaient venus assister au déjeuner de présentation du parcours de la gastronomie en Ile-de-France. L’objectif ? Promouvoir les produits régionaux.

Dixit Valérie Pécresse la présidente de la région Ile-de-France, ce projet vise à valoriser le « Made in Ile-de-France » et mettre en valeur pour la première fois, « la gastronomie francilienne ». « On doit être fiers. Nous sommes une grande région agricole. On veut un pain francilien, on a un agneau d’Ile-de-France, on aura des viandes bovines d’Ile-de-France, on a le Brie bien évidement qui est déjà en appellation d’origine. On est en train de développer toute une série de produits qui seront made in Ile-de-France, y compris des produits maraîchers. »

Six grandes étapes vont articuler ce projet ; la Cite de la gastronomie en étant le point de départ avec Rungis « en vue du développement d’une grande filière des métiers de la gastronomie » comme l’expliquait la présidente Valérie Pécresse. « Nous pensons qu’il y a énormément de débouchés professionnels pour les jeunes dans tous ces métiers liés peu ou prou à l’alimentation et à la gastronomie ».

La chef cuisinière Babette de Rozières, déléguée spéciale après de la présidente, en charge de la Cité de la gastronomie pour qui « la cuisine est une affaire de politique au sens noble du terme et de santé publique» a donc présenté devant cette grande tablée de professionnels les grandes lignes dudit circuit en dévoilant les premiers sites pressentis sur l’ensemble du territoire régional, retenus pour leur popularité, leur attrait touristique et leurs atouts économiques : l’hôtel de la Marine à Paris en 2020 (12 700m² dont 6 200m² ouverts au public – coûts travaux : 107 M€ HT, l’Ancienne Poste de Versailles courant 2020 (10 000m² dont 1 500m² de restaurants et commerces – coûts travaux : 23 M€ HT), Le Pavillon de la France de l’exposition universelle de Milan, remonté pour l’occasion aux abords de l’aéroport Charles-de-Gaulle fin 2020 (3 000m² dédiés à l’agroalimentaire dont 1 500m² - coûts travaux : 18 M€ HT de restaurants), la Halle Gourmande de Saint-Ouen au sein du nouvel éco quartier début 2021 (10 000 dont 5 000 de restaurants et de commerces), la Cité du Goût à Noisiel dédiée au chocolat et à la gourmandise courant 2022 (coûts travaux : 20 M€ HT) et La Cité de la gastronomie à Rungis courant 2024 (10 400m² dont 3 400m² d’espaces commerciaux de restauration).

Un parcours riche, pour un projet novateur concret, très ambitieux et prestigieux avec un rayonnement francilien cohérant et dynamique destiné au public (pour qu’il redécouvre ses régions), aux touristes et aux professionnels avec des équipements tant pédagogiques et éducatifs que culturels et ludiques. À suivre…



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UN RENDEZ-VOUS A CROQUER

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 16 oct., 2018 23:13:14
DAPHNE VICTOR

C’est le rendez-vous de la crème des chocolatiers et des chefs pâtissiers. Mieux, c’est un événement mondial à la saveur incontournable qui fait la part belle à cette drogue addictive, mais complétement légale par ses variétés riches et diverses ainsi que par la qualité de ses 230 exposants et 500 participants français et internationaux. Noir, blanc, au lait, praliné, truffes, ganaches, orangettes, les 130 000 palais, professionnels, gourmets comme amateurs attendus ne sauront plus où donner de la tête.

Cette 24ème édition sera donc gourmande à souhait. Entre découvertes, dégustations, animations festives et pédagogiques, les événements ne manqueront pas.

Outre la Finale internationale des World Chocolate Masters (avec pour thème « Futropolis », le futur de la gastronomie du chocolat d’ici 2025), le concours Relais Desserts Charles Proust permettant aux jeunes pâtissiers du monde entier d’exprimer qualités artistiques et talent créatif, la compétition du Trophée de la Pâtisserie Française ouverte aux professionnels et aux amateurs portant sur la Religieuse, la nouvelle garde féminine qui sera mise à l’honneur à travers des masters-classes quotidiennes, le Japon qui sera célébré dans le cadre du 160ème anniversaire des relations diplomatiques entre le pays du Soleil Levant et la France, des espaces dédiés aux professionnels (BtoB), des ateliers d’éveil du goût destinés aux enfants et jeunes ados, sans oublier les centaines de démonstrations, les quarante conférences at autres ateliers, le salon du chocolat c’est aussi et surtout son très attendu défilé gourmand lors de la soirée inaugurale. Cette année, son accès en sera réduit ; les places étant vendues en série limitée au profit de l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque afin de pouvoir faire bénéficier un enfant malade d’un tout nouveau cœur.

Un programme riche de contenu pour cinq jours « éclatants » dont les copeaux n’auront pour seule finalité que le plaisir des sens et des papilles pour fondre de gourmandise, tout en évitant, si possible, la crise de foi !

Salon du chocolat, du 31 octobre au 04 novembre 2018 – De 10h00 à 19h00 - Hall 4 Porte de Versailles (Paris XVème) - Infos pratiques et tarifs sur : www.salon-du-chocolat.com



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George, ambassadeur de la cuisine, pourra faire connaître la Roumanie au monde entier

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 16 oct., 2018 08:59:53
GABRIEL MIHAI

Alors qu'en France, la semaine du goût s'est déroulée du 8 au 14 octobre dans toute le pays surle thème "Mangez malin", nous allons vous parler d'un chef étranger qui est très fervent de notre cuisine mais désire aussi faire découvrir celle de son pays, la Roumanie.

Nous avons donc vous faire partager une expérience unique pour apprendre quelques recettes avec le chef Cristian Mihali George que nous avons rencontré au Village International de la Gastronomie en septembre dernier.

Jeune chef ambitieux et amateur d'art culinaire traditionnel, George a contribué à faire connaître son pays à travers le miroir de la tradition culinaire, mais aussi en combinant les goûts des légumes dans un même plat.

Parmi les 57 pays participants au Village International de la Gastronomie, se trouvait la Roumanie, représentée par George Mihali, chef de cuisine. Pour cette deuxième édition, il a de nouveau investi personnellement dans le stand du Mail Branly, voulant apporter sa culture, ses traditions et l'hospitalité des Roumains en nous recommandant de goûter sa cuisine.

Le 19 septembre, il a participé à une émission sur la chaîne télé France 5 et présenté une recette traditionnelle: "la côte de veau rôtie". Afin de révéler au public français ce véritable plat traditionnel, il a consulté 5 chefs roumains .

Selon George, les relations avec les citoyens ou la diplomatie doivent être basées sur 2 questions importantes: savoir ce qu'est la Roumanie et comment on voyait la Roumanie!

Mais pour lui, il existe une autre possibilité de faire connaître la ROUMANIE, sa tradition et sa culture gastronomique. Quel est l'aliment de base le plus consommé et le plus utilisé dans un repas traditionnel? Réponse: la pomme de terre.

Essayant de pénétrer dans les coulisses d’un homme bien connu dans son métier et cherchant à savoir comment il est perçu par d'autres collègues roumains et étrangers, nous découvrons qu’en Roumanie, 5 chefs restent toujours en contact avec George, cherchant à dévoiler la cuisine roumaine à des inconnus. Pour en savoir plus, nous avons parlé également au chef de l'Élysée, Guillaume Gomez, qui porte une grande estime à George et à son travail tout en reconnaissant qu'il était novice en cuisine roumaine.

Maintenant, la plupart des chefs ont un compte sur Facebook. Outre leur personnalité, vous pouvez découvrir des recettes. Si vous êtes passionné par la recherche de recettes, d'astuces et vous simplifier la vie en cuisine, il est très simple de consulter Facebook.

C'est le cas de George. On y apprend qu'il a fait à la base des études à l'école Sighet Marmatiei, groupe scolaire de la petite industrie et du service, ce qui n'a rien à voir avec la gastronomie, puis il a changé de voie alors qu'il travaillait dans un restaurant. Tout a commencé en 2009 quand il était en Irlande, où son goût pour la cuisine s'est développé.

D'où vient cette passion pour la cuisine? Avez vous fait une école spéciale pour les chefs et comment avez vous développé votre talent?

J'ai fait des formations culinaire pour toute les étapes de la Gastronomie. Jai eu la chance de travailler avec des chefs de taille mondiale d'une des plus grandes écoles. C'est un grand plaisir pour moi de cuisiner, de tout faire avec passion, mais je pense que le talent naturel compte également. Maintenant, j'ai 9 ans d'expérience, mais je suis toujours passionné par ce que je fais. Apprendre tout le temps, c'est évident! Comme je suis entré tardivement dans ce monde, j'ai compris que ma seule chance était d'être un esprit autodidacte.

Dans l'émission culinaire à la télévision, y a-t-il eu beaucoup de pression?

Oui. Je peux vraiment dire que c'est très important dans une émission culinaire télévisée, plus la pression est forte et plus vous devez essayer d'atteindre la perfection comme dans n'importe quel métier. Ce que vous utilisez, comment vous l’utilisez et les techniques de travail qui font la différence importent vraiment. J'ai également eu de nombreuses situations dans lesquelles j'ai travaillé sous pression et même si vous êtes habitué à la pression, je peux dire que ce n'est pas un travail facile, mais c'est la satisfaction que j'ai qui compte toujours.

Beaucoup de Roumains considèrent les "sarmale" ( feuilles de chou farcies) comme faisant partie de la cuisine traditionnelle?

Malheureusement, ce n'est pas un menu roumain, cela n'a rien de commun avec la cuisine traditionnelle, car nous empruntons des mots et des spécialités à d'autres peuples, nous avons emprunté cette recette culinaire turque alors que nous étions en guerre avec eux, pour tenter de reconquérir notre pays, à l'époque de Stefan cel Mare ou de Mihai Viteazu et de Vlad Tepes et c'est pouquoi nous avons cette recette dans notre cuisine.

Irez-vous au Village International de la Gastronomie l'année prochaine?

Je ne sais pas! C'est très difficile à vous dire. C'est possible, comme ça ne l'est pas!
car pour moi c'est très cher, étant donné que pendant deux ans, j’ai participé avec mes propres deniers. Je pense que non mais nous verrons! il y a encore du temps avant la prochaine édition et temps et tout peut encore changer.
J'ai fait tout cela pour que la Roumanie ait une meilleure image. Pour qui que ce soit, cela en vaut la peine si on s'intéresse à son pays.

J'ai compris que vous aviez de petits regrets, particulièrement vis à vis de votre famille?

Oui! Je suis marié et je suis un père, j'ai négligé ma famille pour montrer une belle image de mon pays et je ne le regrette pas, car cela va s'améliorer. Si les Roumains étaient unis, le pays serait représenté à sa juste valeur, pas seulement dans la cuisine traditionnelle, la culture ou le tourisme, dans n'importe quel domaine pouvant apporter une porte ouverte.



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Intermède chocolaté à la Mairie du 7ème

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 06 oct., 2018 23:10:02
VÉRONIQUE YANG


La mousse au chocolat est le second dessert le plus consommé des Français après le moelleux au chocolat et pour la seconde fois , le chocolatier-torréfacteur Patrice Chapon a organisé le concours de mousse au chocolat amateur à la Mairie du 7ème arrondissement.

Il y a sept ans, inspiré par celle que lui faisait sa mère, le maître du chocolat propose dans ses boutiques, six variétés de mousses à déguster dans des cornets, présentées dans une vitrine ambulante réfrigérée. Il décide alors de proposer à des amateurs de réaliser leurs propres recettes. C'est ainsi que « Les Mousses Chapon Awards » ont été créées en 2017.

Cette année, la seconde édition du concours a eu lieu le 4 octobre dans l’une des salles de la mairie du 7ème arrondissement de Paris. Sur l’ensemble des dossiers d’inscription transmis par mail (concours@chocolat-chapon.com), seuls quinze candidats ont été retenus. Ces passionnés ont du imaginer une mousse aux chocolats non salée, avec carte blanche quant aux choix des ingrédients qui la composent. Il y a 2 ans , la personne qui avait remporté le titre utilisait la même recette depuis 40 ans pour réaliser sa mousse au chocolat.

Un jury constitué de professionnels de la gastronomie comme la restauratrice Babette de Rozières, la blogueuse Mercotte, les chefs Guillaume Gomez, chef des cuisines de l'Elysée et Gaël Orieux, restaurateur étoilé, ainsi que des personnalités des médias, ont retenu après dégustation, trois gagnants ; leurs votes devant respecter les critères d’aspect mousseux, de régularité ou homogénéité, de texture, de goût et de saveur ainsi que d’originalité quant à la recette présentée.

La préparation du gagnant a reçu le titre de « La Meilleure Mousse aux chocolats amateurs », un diplôme du « Mousses Chapon Awards » a été décerné aux participants.

1er prix :
1 robot i-Cook’in connecté de Guy Demarle d’une valeur de 1250€ 1 magnum de champagne1 colis cadeaux Chapon
1 Flexipan « Petits fours » (48 empreintes) d’une valeur de 54€
1 livre Guy Demarle édition limitée « 20 ans de passn » d’une valeur de 45€

2ème prix :
1 dîner pour 2 dans un restaurant du 7ème arrondissement
1 magnum de Champagne
1 colis cadeaux Chapon
1 Flexipan « Petits fours » (48 empreintes) d’une valeur de 54€
1 livre Guy Demarle édition limitée « 20 ans de passion » d’une valeur de 45€

3ème prix :
1 magnum de Grand Marnier d’une valeur de 66€
1 colis cadeaux Chapon
1 Flexipan « Petits fours » (48 empreintes) d’une valeur de 54€
1 livre Guy Demarle édition limitée « 20 ans de passion » d’une valeur de 45€
Ainsi que pour les autres participants 17 livres Guy Demarle édition limitée « 20 ans de passion » d’une valeur de 45€.

Comment s'est déroulé le concours?

Les mousses ont été présentées sous des numéros à partir du 2, le jury a du ensuite se prononcer suivant les critères en vigueur mais aussi sur la recette. Chaque concurrent avait amené une recette qu'il avait faite la veille et devait en a réalisé une autre sur place avec le même matériel, les mêmes conditions pour tous sous l'oeil vigilant du grand chocolatier. Tout était possible pour agrémenter la recette, du beurre à la crème, avec ou sans jaunes d'oeufs, de l'alcool et même quelquefois des ingrédients très différents comme de l'eau de pois chiches.

Après une longue délibération, le nom des lauréats a été dévoilé par Josiane Gaude adjointe à la Maire du 7ème, Rachida Dati et Patrice Chapon lui même en présence de membres du jury et des invités:

-1er : Benoît Posch, n°3, travaille chez l'Oréal dans la cosmétique en recherche et développement mais aussi passionné de pâtisserie, habite en IdF

-2ème: Caroline le Touzé, n°2,pharmacien, habite à Paris dans le 14ème

-3ème: Stéphane Bernard, n°5, travaille " Maison Plisson", place du marché St Honoré

Sylvaine Madinier, peintre, de Paris 17ème; Patricia de Strasbourg et Dina de Paris 7ème (au dessus de la Maison Chapon) complètent la liste.

Rendez-vous pour une nouvelle édition du concours à la rencontre de pâtissiers amateurs qui feront découvrir des recettes aussi modernes qu'originales.





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La magie chocolatée de Patrice Chapon

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 29 sept., 2018 21:15:19
Daphné VICTOR

Est-il encore besoin de le présenter ? Patrice Chapon, le rêveur en chocolat(s) fait partie des sept chocolatiers français qui torréfie eux-mêmes leurs fèves de cacao.

Cocorico !!! Le sourceur comme il se défini, revendique « d’aller jusqu’au bout. Tous les chocolatiers devraient faire leur propre chocolat ». Lui, il n’a de cesse d’user de créativité pour confectionner avec justesse et finesse son propre trésor gourmet. Tout est une question de fèves, de dosage et de temps de torréfaction.

On le comprendra, le chocolat est toute la passion de cet artisan quatre fois primés au « European Bean to Bar Competition » et au « French cacao Award ». Ne pas déguster l’une de ses créations serait considéré comme un manquement à la culture de vos papilles. Y goûter c’est automatiquement les faire fondre de gourmandise.

Alors pour Noêl, surprenez famille et amis. Décorez votre sapin avec les agates imprimées en sérigraphie. Spécialités de la maison Chapon, elles sont composées d’un praliné amande/noisette et de chocolat blanc au pur beurre de cacao (9,90 €TTC).

Jouez la tradition avec le coffret Calendrier de l’Avent en 3D comprenant 24 chocolats assortis sans alcool, ganache et praliné amande/noisette (50,00 €TTC) et fondez de plaisir avec le fourreau « Noël sur son 31 », un coffret assorti de 24 chocolats ganache et praliné amande/noisette (31,00 €TTC le coffret de 235gr). Avec les chocolats de Patrice Chapon, la gourmandise ne sera pas un péché.

Plein d’autres idées de cadeaux sur www.chocolat-chapon.com

Produits disponibles dans les boutiques et sur le site internet à partir du mois de novembre.




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13 nouveaux Coqs d'Or dans la cour du Guide des Gourmands 2019

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 28 sept., 2018 18:28:38
VÉRONIQUE YANG

La nouvelle version du Guide des Gourmands est sortie le 17 septembre. Elle répertorie dans toutes les régions de France mais aussi à l'étranger pas moins de 2 000 adresses dont 180 ont été récompensées d'un Coq d'Or.

Lundi 17 septembre, les noms de 13 nouveaux Coq d'Or ont été dévoilés lors d'une cérémonie qui s'est tenue au Cercle LeBrun dans le 5ème arrondissement de Paris en présence d'une cinquantaine de Coqs d'Or. Ce fut aussi l'occasion pour l'équipe du Guide des Gourmands de présenter la dernière édition avec la mise à jour 2019 comportant une centaine de nouvelles adresses, et d'annoncer la 24ème édition du Salon des Coqs d'or qui réunira 45 exposants et se tiendra le 25 Novembre prochain au Marriot Rive Gauche, bd St Jacques dans le 14ème arrondissement de Paris.

Dans une ambiance festive et conviviale, on a pu découvrir le noms d'artisans de métiers de bouche qui se sont distingués par leur savoir-faire t leur originalité dans 7 branches différentes .

C'est ainsi que l'on retrouve les 13 lauréats dans 7 catégories différentes:

  • 3 en Charcuterie (L'Atelier de l'Argoat en Ille et Vilaine pour ses andouilles; la Charcuterie Arnaud Nicolas à Paris,(75007) pour ses terrines réalisées par ce MOF et Les Cochons Tout Ronds du Québecquois Patrick Mathey pour ses jambons...)
  • 2 au rayon Poissons et Coquillages ( Fish Brenne pour ses saumons et anguilles fumés à Pouligny St Pierre (36) et France-Haliotis dans le Finistère pour son élevage d'ormeaux en pleine mer)
  • 1 en Viandes, Volailles et Gibier (l'Ecusson Noir et ses cochonnailles de la Vienne)
  • 1 au rayon Fruits et Légumes (Thibaut Mathé et ses fleurs d'ail marinées en provenance de Niort (79)
  • 1 dans celui Fromages et Beurre ( Fromagerie Xavier à Toulouse (31) pour ses fromages et notamment son pavé en cette année du cinquantenaire)
  • 3 récompenses dans la catégorie Grands Produits d'Europe ( 2 en Espagne avec Herpac et son thon séché d'Andalousie et Rafa Gorrotxategi pour ses tourons; 1 en Irlande pour Cashel Irish Farmhouse Cheesemakers pour son Cashel Blue Bio)
  • 2 dans la catégorie Gâteaux et Glaces ( Pâtisserie de Famille du Pyla- sur- Mer (33)et la Maison Savary à Beauvais (60) pour son flans

Cette soirée fut un véritable éveil des papilles avec de délicieuses découvertes dans les stands comme ceux de la Tradition des Coteaux et ses spécialités de chapons de Miélan (32); Christian Constant (75005) et ses chocolats; l'Atelier de Conserverie et Vinaigrerie de Françoise Fleuriet (16); Les Foies Gras du Ried (67); les jambons ibériques et conserves de poisson La Guildive et le caviar Riofrio (52) ou encore les délicieux macarons des Anciennes Religieuses de St Emilion (33), réalisés avec la véritable recette de 1620 par Mme Blanchez et les huitres et coquillages du comptoir St Kléber (75 et 37).




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Trois jours de découverte et de belles surprises au Village de la Gastronomie

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 24 sept., 2018 12:19:12
VÉRONIQUE YANG

Pour la troisième édition du Village de la Gastronomie, les spécialités culinaires et populaires étaient au rendez-vous mail Branly au pied de la Tour Eiffel dans le 7ème arrondissement de Paris.

Pendant trois jours, les visiteurs ont pu goûter des petits plats bien différents de ce qu'on peut trouver dans les commerces de bouche. Une soixantaine de pays et régions françaises ont accueilli des curieux prêts à tester de succulentes recettes. Ce fut aussi l'occasion de se rapprocher de cultures encore inconnues et de partager des moments de convivialité et de fête agrémentés de musiques et de danses folkloriques. Régulièrement, des chefs de tous pays présents sur le site (Christian Etchebest, Gregory Cohen, Mihali Cristian George, chef de l'ambassade de Roumanie à Paris, Nicolas Baretje (Tahiti), Dina Nikolaou (Grèce)...) ont fait des démonstrations et donné quelques cours de cuisine sous les yeux des parrains, le chef des cuisines de l'Elysée, Guillaume Gomez et le président du MIN de Rungis Stéphane Layani, accompagné de Mme Josiane Gaude, adjointe de la maire du 7ème arrondissement. Cette année, un défilé folklorique a eu lieu le jour de l'inauguration.

La Finlande, invitée d'honneur de cette édition avait ramené dans ses bagages des spécialités inédites comme ses fameux pétales de seigle du Manoir d'Aby (Snacking d'or 2018 dans la série "Concept apéritif & dipping"); déclinés en 4 parfums, sans graisses ni additifs, ce sont des produits 100% naturels et fabriqués de manière ancestrale, qui peuvent se déguster avec tout.

Le pays produit aussi une poudre de chaga 100% naturelle sans colorant ni conservateur, il s'agit d'un champignon qui pousse à l'intérieur de l'arbre (bouleau) mais qui est récoltée à l'extérieur. Cet aliment typiquement nordique est très utilisé en médecine populaire depuis des siècles; il possède de nombreuses vertus, équilibre le corps, combat les infections, stimule le système immunitaire et réduit la tension artérielle. Pour produire 1kg d'extrait de chaga, il faut récolter 12 à 15kg de chaga brute. Sur le même schéma, on retrouve des produits à base de thé vert ou de baies.

On a pu aussi découvrir sur ce stand la bière ainsi qu' une gamme de farines et de vinaigres provenant de la maison Malmgard datant du 17ème siècle et de 13 générations et toute une famille de produits typiquement finlandais élaborés à base de cosses de fèves; N'oublions pas les vins : rouge à base de myrtille, rosé de fraises et baies, blanc de tomate et doré, vin cuit aromatisé cardamone. Le stand de produits artisanaux présentait des objets de décoration et culinaires comme des cubes servant de glaçons réalisés en pierre provenant du nord-est du pays et remontant à plus de deux milliards d'années.

Autre pays, autres coutumes et spécialités culinaires, l'Indonésie était le pays partenaire du Village. A l'entrée du village, le stand offrait un échantillonnage de plats typiques plus ou moins épicés, on a pu aussi assister à un défilé de mode et à un spectacle de danses folkloriques réalisé par de jolies jeunes filles en costumes régionaux.

La Chine nous a permis d'aller à la rencontre de son fameux alcool de sorgho, le Moutai et ses différents millesimes (15, 30, 50 et 80 ans). Le processus de fabrication prend au minimum 5 ans pendant lesquels le Moutai acquiert, sa qualité et son goût. Cet alcool peut aussi bien se boire en tant que digestif que mélangé à des jus de fruits dans des cocktails. On le trouve aussi dans la composition d'une crème glacée légèrement aromatisée.

Les îles du Pacifique ont eu un grand représentant en la personne du chef Nicolas Baretje, venu de Papeete pour nous concocter quelques unes de ses spécialités et nous en faire découvrir les saveurs.

Le Village de la Gastronomie a été une des facettes de la Fête de la Gastronomie organisée aux mêmes dates. D'autres manifestations se sont tenues durant ces 3 jours. Rebaptisée "Goût de France", cet événement met à l'honneur le repas gastronomique, un des patrimoines culturels et immatériels de l'humanité et rassemble les métiers de bouche afin de leur faire rencontrer le public et communiquer sur la gastronomie, l'agriculture ou la pèche.. Cette année, la thématique était "le goût dans tous ses sens".

Le programme de cette année était articulé autour de la "street food" avec:

-Street Food Market à l'Aérosol

- Une table pour 1000 personnes en pleine rue, dans le 14e

-Guinguette gourmande à Auteuil (ateliers, jeux, dégustations, théâtre)

-Happy Food System aux Grands Voisins (table-ronde et banquet autour du thème)

-Dégustations et démonstrations aux Galeries Lafayette, animations gratuites

-Ateliers et marché du futur à la Fondation GoodPlanet ( débats, ateliers et rencontres autour du développement durable et l'avenir alimentaire)

-Expériences culinaires à Montmartre ( dans les jardins Renoir puis sur le rooftop d'Anne is cooking)

-Atelier cuisine avec le youtubeur Hervé Cuisine à Bercy Village (cour de cuisine par Hervé Cuisine)

-Food Temple au carreau du Temple (ateliers, banquet, rencontre avec des producteur...)

-Visite de la fromagerie et de la cave de Paroles de Fromagers (visite de la cave à fromage et de la fromagerie)

-Découverte de la fabrication du chocolat chez Jean-Paul Hévin (tout apprendre sur le chocolat)

-Dégustations gourmandes à l'Eclair de Génie (dégustation de noisettes caramélisées)

-Ateliers autour du café à la Brûlerie Caron (apprendre d'avantage sur le café)

-Dégustations à la Chambre de Commerce de Paris ( journée placée sous le signe du savoir-faire culinaire français, entièrement dédiée à la découverte des métiers, des produits et des solutions innovantes dans l'univers de la gastronomie.

- Le Village International de la Gastronomie 2018 au pied de la Tour Eiffel (de loin la plus intéressante et la plus variée des activités)




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Le Village International de la Gastronomie: une activité prestigieuse mise en valeur dans un décor grandiose

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 17 sept., 2018 16:56:06
VÉRONIQUE YANG

La 3ème édition du Village de la Gastronomie et des Cuisines Populaires se tient cette année du 21 au 23 septembre au pied de la Tour Eiffel, Mail Brandy.

Anne-Laure Descombin, présidente de l'association Arte del Alma et initiatrice de ce magnifique projet ainsi que Jean-Claude Meritte, président de la société Codecom et organisateur du Village ont choisi pour parrains de cette édition, 2 personnalités incontournables du monde de la gastronomie: Guillaume Gomez, chef des cuisines du Palais de l'Elysée et fondateur des Cuisiniers de la République ainsi que Stéphane Layani, présent du Marché International de Rungis.

Initialement installé Port du Gros Caillou pour les 2 premières éditions, le Village plante ses tentes au pied de la Tour Eiffel, promenade du quai Branly. Ce sera pour les Parisiens et les visiteurs l'occasion de satisfaire leur curiosité pour des saveurs inconnues venant des 4 coins du monde. Ils pourront découvrir la culture, des spécialités populaires et traditionnelles et inédites présentées par les pays participants et que le public ne trouve pas toujours dans les restaurants parisiens.

De nombreuses manifestations vont se dérouler durant ces 3 jours, des concerts , des spectacles, du folklore, de la danse mais aussi des cours de cuisine et des démonstrations avec des invités de prestige conviés par Sébastien Ripari et le Bureau d'Etudes Gastronomiques.

Des grands chefs français et étrangers vont venir à la rencontre des visiteurs et montrer leur savoir-faire. Parmi eux, on peut citer Christian Etchebest, Mercotte, Gregory Cohen, Mercedes Ahumada (Mexique), Nicolas Baretje (Polynésie Française), Béatrice Fabignon (Outre-mer), Dina Nikolaou (Grèce), Mihaeli Cristian George (Roumanie)...

58 pays et régions françaises vont être présents à ce Village International de la Gastronomie dont le pays d'honneur est la Finlande. Ce pays de 5,5 millions d'habitants reste encore méconnu, on y trouve 188 000 lacs d'eau douce, la plus grande forêt d'Europe et bien sûr le Père Noel! Il présentera des produits naturels et authentiques avec plus de 15 producteurs venant de toutes les régions.

De son côté, l'Indonésie est le pays partenaire du Village; avec ses 18 307 îles, 750 langues, 500 ethnies, elle regroupe 260 millions d'habitants et des multitudes de trésors.



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À vos fouets, moussez !

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 28 août, 2018 23:37:07
Daphné VICTOR


Après les concours de cuisine et de pâtisserie, place à celui de la mousse aux chocolats amateurs. Derrière cette idée crémeuse, le non moins célèbre torréfacteur de cacao, Patrice Chapon himself ! Le chocolat est toute sa passion. Tombé dedans très jeune, l’ancien glacier n’a de cesse d’élaborer son chocolat idéal en confectionnant ses propres recettes, en créant en permanence de nouveaux mariages gustatifs. Résultat : sa renommée est internationale.

Il y a sept ans, inspiré par celle que lui faisait sa mère, le maître du chocolat propose dans ses boutiques, six variétés de mousses à déguster dans des cornets, présentées dans une vitrine ambulante réfrigérée. Une instigation qui le conduit vers une autre. Et pourquoi ne pas demander à des amateurs de réaliser leurs propres recettes ? Qu’à cela ne tienne. « Les Mousses Chapon Awards » sont ainsi créées en 2017.

Cette année, la seconde édition du concours aura lieu le 4 octobre dans l’une des salles de la mairie du 7ème arrondissement de Paris. Sur l’ensemble des dossiers d’inscription transmis par mail (concours@chocolat-chapon.com), seuls quinze candidats seront retenus. Leur mission gourmande ? Imaginer une mousse aux chocolats non salée, avec carte blanche quant aux choix des ingrédients qui la composeront ; la quête pittoresque n’étant pas une garantie pour figurer dans le trio de tête.

Constitué de professionnels de la gastronomie comme la restauratrice Babette de Rozières, la blogueuse Mercotte et le chef Gaël Orieux et de personnalités des médias, un jury devra retenir après dégustation, trois gagnants ; leurs votes devant respecter les critères d’aspect mousseux, de régularité, de texture, de goût et de saveur ainsi que d’originalité quant à la recette présentée. À la clé : outre l’obtention du titre de « La Meilleure Mousse aux chocolats amateurs » et un diplôme du « Mousses Chapon Awards » :

1er prix :

1 robot i-Cook’in connecté de Guy Demarle d’une valeur de 1250€

1 colis cadeaux Chapon

1 Flexipan « Petits fours » (48 empreintes) d’une valeur de 54€

1 livre Guy Demarle édition limitée « 20 ans de passion » d’une valeur de 45€

2ème prix :

1 dîner pour 2 dans un restaurant du 7ème arrondissement

1 magnum de Champagne

1 colis cadeaux Chapon

1 Flexipan « Petits fours » (48 empreintes) d’une valeur de 54€

1 livre Guy Demarle édition limitée « 20 ans de passion » d’une valeur de 45€

3ème prix :

1 magnum de Grand Marnier d’une valeur de 66€

1 colis cadeaux Chapon

1 Flexipan « Petits fours » (48 empreintes) d’une valeur de 54€

1 livre Guy Demarle édition limitée « 20 ans de passion » d’une valeur de 45€

Ainsi que pour les autres participants 17 livres Guy Demarle édition limitée « 20 ans de passion » d’une valeur de 45€.

Alors, à vos marques, prêts, inscrivez-vous, pâtissez et que ça mousse !



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L’itinéraire d’une cheffe qui s’est construite à la force de sa détermination

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 17 juil., 2018 03:36:17
DAPHNÉ VICTOR

Qui ne connait pas Babette de Rozières ? Cheffe au franc parlé, animatrice télé, mais aussi femme engagée en politique aux côtés de Valérie Pécresse, avec Babette c’est tout au rien. Mais que sait-on réellement de ses débuts ? Pourquoi est-elle parti soudainement de Pointe à Pitre pour venir s’installer à Paris, loin des siens alors qu’elle n’est pas encore majeure ? Comment est-elle devenue cette toque antillaise, fée des fourneaux reconnue pour qui les gens se déplacent des quatre coins du monde afin d’être reçus à sa table d’hôtes gourmets pour déguster ses plats créoles ? Confidences dans son havre de paix chaleureux à la décoration cosy et romantique à Maule (78), à quarante-cinq kilomètres de Paris.

Qui êtes-vous donc Babette ?

Je suis issue d’une famille métissée mélangée. Ma mère était blanche. C’était une mulâtresse aux yeux clairs. Mon père était un très beau sénégalais, à la peau très foncée. L’amour n’a pas eu de frontière entre eux. La « Babounette » en a été le fruit illégitime, car ils n’étaient pas mariés.

Cela a été un problème pour votre famille ?

Une fille mère dans la famille ? C’était comme si on avait tué ma grand-mère !!! Ma famille étant très à cheval sur l’éducation, je suis devenue l’enfant de ma grand-mère, le secret de famille.

Et votre mère, vous ne l’avez jamais revue ?

Si, au décès de ma grand-mère. Je suis allée vivre chez elle. Mais elle était une totale étrangère pour moi puisque c‘est ma grand-mère qui s’était jusqu’alors occupée de moi. Je n’étais donc pas des siens. C’est pourquoi lorsque me parle de racisme, cela me fait doucement rire. J’ai voulu comprendre mon histoire. La vérité m’a été donnée. À 17 ans, j’ai ressenti le besoin de couper le cordon ombilical avec toute cette maltraitance que je subissais. Alors, après le bac, j’ai décidé de prendre ma liberté et je suis partie à Paris.

Mais vous n’étiez pas majeure et sans argent ?

En effet et ce, malgré que ma famille soit aisée. Je suis rentrée à l’université d’Antony pour suivre des cours d’histoire géographie. Mais ça ne me plaisait pas du tout. J’ai alors passé différents concours tout en continuant de suivre mon cursus. Et j’ai été reçue à l’ORTF. Tous les jours, je faisais Antony, rue du Ranelagh dans le 16ème à pied pour gagner 500 francs ! L’échelle sociale, avant de prendre l’ascenseur, je connais !

Comment gériez-vous votre quotidien ?

L’argent que je gagnais n’était pas suffisant. Il fallait que je travaille plus. Je suis allée faire des extras comme standardiste dans un hôtel de 20h à 6h du matin.

Et la cuisine dans tout cela ?

C’est dans cet hôtel que je l’ai découvert. Je passais du temps avec le chef. J’étais enivrés par tous les produits que je voyais et que je ne connaissais pas. J’ai commencé à cuisiner par le nez. Ce sont les bonnes odeurs qui m’ont incitée à faire la cuisine.

Mais quand avez-vous eu LE déclic de vous lancer ?

Dans ma chambre d’étudiante. Au bout de dix ans. J’avais réussi à économiser 10 000 francs et là je me suis dit, « ça suffit, achète-toi un restaurant ». J’avais craqué pour un endroit tout petit avec 2 tables seulement, 4 chaises et un bar face aux Folies Bergère, mais il coûtait 15 000 francs.

Une somme en effet. Comment avez-vous fait ?

Dans ma vie, la chance m’a souvent souri. C’est le directeur de la banque européenne d’Afrique, rencontré grâce à une amie, qui me les a donnés, sans rien attendre en retour. Je n’en revenais pas et cela m’émeut toujours autant aujourd’hui. (NDLR : les larmes lui montent aux yeux). C’est grâce à lui que j’ai pu ouvrir mon premier restaurant. J’ai alors démissionné de l’ORTF.


Qu’y proposiez-vous ?

Le seul plat que je savais faire à l’époque le Colombo d’agneau avec des accras. Mais je n’avais pas un client. J’ai alors l’idée de me faire livrer via une amie hôtesse de l’air du rhum pour proposer beaucoup de punch. C’est comme ça que tout a enfin commencé.

Des restaurants, vous en avez ouverts et fermés, mais pourquoi avoir éteint les fourneaux de « La table de Babette » où le tout Paris venait manger ?

Un jour on m’appelle pour me dire de me rendre à l’hôpital américain. Mon mari était en train de faire une embolie pulmonaire bilatérale. C’est alors que je me suis rendu compte que je n’avais rien fait de ma vie, à l’exception de travailler. Le lendemain, je mettais mon restaurant en vente. J’arrêtais tout.

Qu’est-ce qui vous a convaincu de rouvrir alors « La Case de Babette », qui est aussi, votre chez vous ?

Ne rien faire me déprimait. Nous avions acheté cette maison à Maule il y a vingt-trois ans. Un jour, je dis à mon mari que j’ai envie de monter quelque chose dans notre garage. J’entreprends les travaux avec une extension sur le jardin. Il en a été très mécontent, car il a compris l’importance que cela allait prendre. « La Case de Babette » existe maintenant depuis huit ans.

C’est pourquoi, vous ne vous impliquez plus de la même manière qu’avant ?

Je ne travaille que sur réservation et que le jour où j’en ai envie. « La Case de Babette » n’est pas un restaurant où l’on se dit « Tient on va manger chez Babette». Il faut appeler. Si je veux travailler, alors je reçois. Je fais toutefois une exception pour les vendredis et samedis soirs ainsi que les soirées d’été où je suis ouverte.

En revanche, vous restez très impliquée dans le salon des Outres mers et de la Francophonie …

Oui. Ce sera la quatrième édition. Elle va se tenir du 1er au 3 février 2019 dans le hall 5.1 à la porte de Versailles (Paris XVème). Tous ceux qui étaient là l’an passé, souhaitent revenir. C’est super. Cette année, La Louisiane et les épices seront à l’honneur. J’y vais justement prochainement pour aller rencontrer le maire et le consul.

« La case de Babette » Villa le Saint-Vincent, 2, rue Saint-Vincent, Maule (Yvelines) – Réservations : 01-30-90-38-97, www.lacasedebabette.com





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Patrice Chapon - Profession, torréfacteur de cacao: "Le secret dans les boîtes de chocolat"

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 15 juil., 2018 17:36:50
Daphné VICTOR

Comme Obélisque et la potion magique, Patrice Chapon est tombé dans le chocolat très jeune. Rien d’étonnant, bien qu’il se rêvât architecte, à ce que celui qui faisait du chocolat dans sa chambre soit devenu … chocolatier.

Mais au-delà du simple artisan passionné par son art, l’ancien glacier est un enchanteur. Pour lui, plaisir rime avec gourmandise. « Je ne suis pas dans le très grand luxe, ni dans la haute couture. Ma vision du chocolat est de faire des chocolats gourmands ». Le cacao qu’il fabrique est une liaison directe avec son enfance et ses souvenirs. Il est donc à son image.

C’est un chocolat d’exception. Et en quoi cela ?
Parce qu’il modèle chacun des cépages selon ses envies et ses inspirations.
Chapon ne fait pas que de transformer des fèves. Tel un chimiste, le magicien qu’il est, élabore son chocolat idéal en confectionnant ses propres recettes et en ajustant le dosage en fonction de la qualité et de l’origine de la fève ; un trésor inestimable si on sait le trouver. Et c’est son cas ! Car ayant une grande maîtrise des différentes variétés de cacao, c’est lui-même qui les sélectionne auprès des cultivateurs et des planteurs qu’il est allé rencontrer.

Sa technique ?
En choisir une trentaine, les ouvrir pour vérifier comment elles sont à l’intérieur. Si elles sont crevassées, de couleur brun clair, c’est tout bon. Une fois réceptionnée dans son atelier de Chelles (Seine et Marne) créé en 1986, chacune sera trier à la main. Grâce à ses machines datant du siècle dernier, restaurées avec minutie, le perfectionniste maîtrise toutes les étapes de la fabrication traditionnelle et même celle de la torréfaction.

Chaque fève va être grillée à des températures différentes et à des stades différents. Elles sont ensuite passées dans un « cacao tarare » pour que leur peau soit enlevée. Le grain obtenu est ensuite broyé dans un « conche », puis « meulé » pendant 48 heures pour que soit conservée son amertume, tout en éliminant son acidité. Résultat : un chocolat affiné, aéré, de très grande qualité dont la teneur en cacao oscille de 74 à 76%.

Qu’il s’agisse d’enrobages, de tablettes, de ganaches parfumées ou de fondants pralinées, toutes ces créations sucrées ont en commun d’être uniques ; leur particularité étant de raconter une histoire. Et oui, Patrice Chapon est aussi un poète. Pour lui « la tablette incarne le rêve de transporter son désir avec soi dont le carré est le fragment. Avec cette tablette, je cherche bien plus à nourrir les souvenirs d’enfance que les appétits… »

La force de l’imaginaire pour réveiller les papilles, il n’y avait qu’un « rêveur en chocolat(s) » pour le penser …
Même l’emballage n’est pas choisi au hasard. Car avant de se déguster par les papilles, le chocolat se goûte avec les yeux. D’où l’importance que Patrice Chapon lui accorde. Il essaie de le magnifier via la lithographie des images anciennes qui renvoient au passé et donc … à l’enfance. Il en est de même pour son logo. Son choix des trois petits personnages n’est pas innocent puisqu’encore une fois, il est lié à l’âge tendre. Et oui, Patrice Chapon reste cohérent jusque dans les moindres finitions…

Ce qui explique pourquoi l’artisan élu parmi les 12 meilleurs chocolatiers à Paris par le « club des croqueurs de chocolats » et distingué en 2018 de la médaille de bronze lors des « French International Cocoa Awards » pour la tablette Blanc Tonka/vanille/régisse et le praliné « le Canela » est en perpétuelle quête de renouveau. Alors, le laborantin teste, ose des expériences et crée en permanence de nouveaux mariages gustatifs. Dôme de praliné au sel fumé, ganache cassis-violette ou praliné aux baies rose…, Patrice Chapon n’a de limites que celle de sa gourmandise et de son imagination.

Sa dernière création ?
Un bar à mousses aux chocolats. L’idée de reprendre la recette de sa mère lui est venue il y a sept ans en inventant un concept consistant à servir de la mousse au chocolat dans des cornets. Le pari du bol de chocolat dégusté à table servi autrement était osé, mais il l’a relevé. Chacune de ses boutiques en sont désormais équipées et propose ainsi six variétés de mousses (Pérou, Équateur, Madagascar, Venezuela, Équagha et à l’eau d’amande pour les intolérants au lactose) dans une vitrine ambulante réfrigérée.

Grâce à lui, il n’y a pas que des glaces qu’il est possible de déguster tout en se promenant. Avec Chapon, tout est prétexte pour fondre de plaisir, même cuillère en bouche…

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Vincennes : suivez le guide !

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 13 juil., 2018 23:24:12
Daphné VICTOR

Quoi de plus original que de pouvoir apprécier sous un angle différent, ce qui fait la réputation de la commune du Val-de-Marne, à savoir, son magnifique château fortifié du XIVème siècle en y associant une visite gastronomique ? Il fallait y penser.

L’épicerie fine Mademoiselle Amande l’a fait en proposant un parcours « Art et Gourmandise ». Mais quésaco ? Découvrir Vincennes (94) sous un angle nouveau à travers ses dix siècles d’histoire et ses métiers de bouche. Et pourquoi cela ? Parce que Vincennes a obtenu en 2012 le label « Ville d’art et d’histoire » ? Très probablement. Pour son patrimoine architectural, ses bâtiments classés et son bois ? Très certainement aussi. Mais ce circuit initiatique résulte avant tout de l’idée de faire découvrir Vincennes autrement, notamment par la rencontre avec quatre artisans.

Tous vincennois, aux savoir-faire traditionnels, chacun est animé par la même passion : celle du plaisir. Yeux comme papilles ne pourront qu’être séduits par cette visite guidée mariant histoire et art de la table. Les amateurs de bonnes choses seront charmés par la meringue emblématique de Frédéric Vaucamps, les savoureux chocolats de Julien Dechenaud, le pétillement des bulles de la Petite Flute ainsi que par les produits d’exception de Mademoiselle Amande.

Deux heures trente de pure délectation qui fait la part belle à la gourmandise. À découvrir sans modération !

Le parcours « Art et gourmandise », une initiative atypique bien pensée par Mademoiselle Amande.

Visite du château + visite des artisans – Durée : 2h30 – Tarif : 65 euros/personne

Visite uniquement des artisans – Durée 1h30 – Tarif : 50 euros/personne

Tous les jeudi, vendredis et samedis – Départs : 10h ou 16h - Parcours en français, anglais ou italien.

Réservation au 06 60 49 86 15 ou directement chez Mademoiselle Amande au 14, rue Saulpic à Vincennes.

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La Tour Eiffel met les petits plats dans les grands

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 28 juin, 2018 18:13:02

DAPHNE VICTOR

Rien que l’an dernier, 51 pays y participaient, servant 65 000 plats à 31 000 visiteurs au son d’une quarantaine de concerts. Fort de ce succès, le Village de la Gastronomie revient cette année pour le plus grand plaisir des gourmets. Pour sa troisième édition, il va cette fois investir le quartier chic de la promenade du quai Branly, port de Suffren-Bourdonnais, au pied de la Dame de fer. 17 657m² où cuisines traditionnelles du monde vont communier ensemble du 21 au 23 septembre 2018.

À l’initiative d’Anne-Laure Descombin en 2016, ce rendez-vous encore tout jeune de la gastronomie a tout d’un grand. À la question, pourquoi village et non salon, la créatrice répond que « dans le mot village, il y a la notion de maison. On y rentre pour y retrouver les siens, une chaleur familiale. C’est un lieu de partage ». Le Village de la gastronomie, c’est donc cela : la communion de cuisines méconnues et de valeurs retrouvées. Exit le côté cliché surfait des plats trop facilement associés à un pays tel le taboulé pour le Liban ou le couscous pour le Maroc ... L’ADN de l’événement est de valoriser des mets ignorés. Pour l’y aider, cette nouvelle édition sera placée sous le parrainage de Stéphane Layani, président directeur général de la Semmaris, Rungis marché International. « Ouvrir la France et les parisiens aux influences internationales qui sont des matrices de l’universalisme culinaire, c’est important. Tel est le but du Village de la gastronomie ». Guillaume Gomez, consacré meilleur ouvrier de France à l’âge de vingt-cinq ans et chef au palais de l’Élysée, sera le deuxième prestigieux soutien engagé de cet opus placé outre sous celui du partage, sous le signe de la qualité et de la diversité.

Alors au menu ? Réaliser un tour du monde gourmand en trois jours mettant en avant l’héritage culturel culinaire de chaque pays présent, les ingrédients utilisés pour réaliser les plats locaux et les modes de cuisson respectés. Plus qu’un amuse-bouche, ce rendez-vous populaire sera l’occasion pour les participants, d’échanger, de partager leur talent et leur technicité. Fédérateur de rencontres entre le public, les amateurs, les passionnés et les professionnels, le Village sera porteur d’un message d’espoir et de fraternité.

Au total, une soixantaine de pays, dont la Finlande qui sera mis à l’honneur, vont prendre part à cette fête dédiée aux arts culinaires et de la table à travers différents assortiments : conférences, ateliers de cours de cuisine où recettes, traditions et savoir-faire se croiseront pour mieux s’échanger, se mélanger et s’apprendre, mais aussi folklore constitueront de belles assiettes composées et ce, dès la cérémonie d’ouverture avec la Grande Parade des pays participants ; un moment fort de cet événement à déguster sans modération. Concerts, spectacles de danse, défilés de costumes animeront ces trois jours gourmands et seront le clin d’oeil donné à l’héritage culturel de chacun des pays représentés. Un menu convivial et familial pour séduire les papilles les plus novices comme les plus avisées.

Village International de la Gastronomie et des cuisines populaire – Voyage culinaire gourmand du 21 au 23 septembre 2018 – Promenade du quai Branly, port de Suffren-Bourdonnais - Entrée libre et gratuite. Menu, cartes et pains surprises sur :






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Le miel et les abeilles

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 24 juin, 2018 13:38:54
VÉRONIQUE YANG

Cette année, Paris a fêté le miel et les abeilles pour la quatrième année consécutive dans 12 sites différents, une façon de sensibiliser le public au métier d'apiculteur et au rôle des pollinisateurs.

Afin de protéger et développer encore d'avantage la faune et la flore, le Plan Biodiversité de Paris 2018-2024 a été voté en mars dernier. La pollinisation ( transport du pollen des étamines au pistil d'une fleur par des abeilles, papillons, mouches ou coléoptères) et l'apiculture en sont un des volets.

Le 16 juin, les parisiens ont pu visiter l'un des 12 ruchers ouverts au public pour l'occasion et aller à la rencontre d'apiculteurs pour découvrir les secrets du miel et de sa fabrication.

Parmi les 12 ruchers proposés, on trouvait celui du chai du parc de Bercy qui a proposé de nombreuses animations autour du miel et des abeilles dont une ruche vitrée, un atelier pour fabriquer des bougies à la cire d'abeille ou des ateliers pour créer des ruchettes à plat...

D'autres ruchers parisiens étaient ouverts au public dont celui de l'Hôtel Ibis Paris Bastille qui proposait la mise en place d'un extracteur et la récolte du miel de printemps, le rucher pédagogique du parc Georges Brassens (15ème) avec la découverte de l'apiculture et des animations ou encore le rucher du jardin partagé sur le toit du 89 rue des Haies dans le 20ème et ses activités ludiques autour de l'apiculture parisiens. D'autres lieux plus insolites accueillent nos abeilles citadines comme les toits de l'Opéra Garnier, ceux du Grand Palais ou du Musée d'Orsay.

A Paris il existe plus de 1000 ruches dont 140 sur des équipements municipaux, gérées par des associations et des apiculteurs professionnels ou amateurs.Grâce à ces ruchers parisiens, une partie des abeilles sont protégées, une mortalité importante ayant été enregistrée depuis une vingtaine d'années à cause des pesticides. Afin de lutter contre l'importance de cette mortalité, un plan d'urgence a été demandé par les apiculteurs afin d'interdire les néonicotinoides.

C'est derrière une vitre que l'apiculteur portant une combinaison, un camail ( chapeau de protection avec voile) et des gants, un enfumoir près de lui, montre des cadres issus d'une ruche. On y voit les alvéoles, le couvain, le pollen, le nectar ou miellat, le miel, la cire et la propolis. La visite se termine par une dégustation et souvent de l'achat d'un pot de miel.

Longtemps avant l’apparition des hommes sur terre, vivaient déjà les abeilles. Des peintures rupestres de plus de 8 000 ans montrent que l'homme des cavernes aimait et récoltait le miel. Les Egyptiens pratiquait l'apicultures en installant des ruches pour la pollinisation 4 000 ans avant J.C.,ils s'en servaient aussi pour la momification et les Romains utilisaient du liège, de l'argile, de l'argile et de la bouse de vache pour construire les ruches dans lesquelles ils élevaient les abeilles. Tout comme les Grecs, ils pensaient que les abeilles provenaient de cadavres d'animaux et les considéraient comme symbole de mort et résurrection. Plus tard, au Moyen-Age, les moines possédaient beaucoup de ruches pour fabriquer la cire des cierges qu'ils utilisaient. Au 16e siècle, un savant espagnol découvrit que la reine était une femelle pondant des œufs et qu’elle était mère de toutes les abeilles de la ruche. En Asie, on s'en sert dans la médecine traditionnelle chinoise.

Les abeilles servent à la pollinisation, 80% au moins des principales cultures sont pollinisées uniquement par des insectes. Ce sont les meilleures alliées des agriculteurs car elles récoltent le nectar (ou miellat) d’un grand nombre de fleurs différentes pour l’amener dans la ruche. A l’aide de leurs glandes, elles produisent de la cire pour la construction des nouveaux rayons et alvéoles de leur ruche. Source de protéines pour les abeilles, le pollen est consommé comme fortifiant ou remède. Les ouvrières nourrissent la reine avec la gelée royale . Riche en vitamines, on l'utilise en complément alimentaire énergétique dans l’alimentation humaine. Elles fabrique aussi de la propolis à partir de résine qu'elles trouvent sur les bourgeons et s'en servent pour boucher les fissures et les trous des rayons et des alvéoles. On s'en sert en médecine ainsi que pour la fabrication de laques et produits de traitement du bois. Par ailleurs, le venin des abeilles peut entrer dans la composition de médicaments.

La composition d'une ruche est bâtie autour d'une reine, de 1 000 à 2 000 faux bourdons et jusqu'à 30 000, chaque catégorie a sa propre fonction bien définie:

La Reine, bien plus grande que les autres abeilles pond des oeufs et assure le renouvellement de la colonie. Les larves de la future reine se développent dans des alvéoles plus grandes que celles des ouvrières. Elles sont nourries de gelée royale. Six jours après l’éclosion, elle effectue son vol nuptial à l’air libre et s’accouple avec plusieurs bourdons issus d’autres ruches qui déposent 3 à 7 millions de spermatozoïdes dans sa spermathèque.

De retour à la ruche, la reine se met immédiatement à pondre jusqu’à 1200 œufs par jour. Si la reine garde fermée sa spermathèque, les œufs resteront stériles, naîtrons alors des faux bourdons qui féconderont les reine. Une reine peut vivre jusqu'à 5 ans. Les ouvrières élèvent les jeunes abeilles, produisent du miel, construisent les alvéoles, transportent et entreposent le pollen, le nectar et l’eau. Elles sont les filles de la Reine mais n’ont que des organes sexuels rudimentaires.

Elles sont normalement stériles mais pourraient, dans certaines circonstances, développer des œufs non fécondés qui donnent naissance à des mâles; toutefois les phéromones, substances chimiques produites par la reine les en empêchent. Les deux premiers jours de leur vie (environ un mois), elle nettoient la ruche, les alvéoles et le couvain,ensemble des oeufs, larves et nymphes protégés par les nourrices situé au centre de la ruche et entouré de rayons de miel et de pollen (pain d'abeille) pour l'alimenter. On le reconnait à sa couleur blanchâtre.

Elles servent de nourrices du second au douzième jour et durant la dernière période, elles fabriquent le miel, l'entreposent, construisent les alvéoles hexagonales des rayons avec la cire qu’elles sécrètent de leur propre corps et gardent l’entrée de la ruche. C’est seulement au vingtième jour qu’elles sortent et deviennent des butineuses pour récolter le nectar, le pollen, le miellat et l’eau nécessaires pour nourrir la colonie, jusqu’à la fin de leur vie. En hiver, elles s'agglutinent en grappe pour maintenir une température suffisante dans la ruche (entre 20 et 30 degrés).
Les abeilles nées en hiver peuvent vivre entre 6 et 9 mois.
Les faux bourdons, à ne pas confondre avec le bourdon, est le mâle de l'abeille. Il est né d’un ovule non fécondé, il est parfois considéré comme un parasite, le faux bourdon joue un rôle primordial dans le rôle de porteur de gènes. Il ne participe pas aux travaux de la ruche peut circuler d'une ruche à une autre afin d'assurer la diversité génétique. Le faux bourdon meurt quelques minutes après l'accouplement avec une reine; son système reproducteur reste attaché à celle-ci.

Pour produire 1kg de miel, il faut 2 à 3kg de nectar et miellat . Les abeilles butineront quelque deux millions de fleurs pour récolter cette quantité.

Les différentes étapes de la récolte commencent par l'enfumage des abeilles, le décollage et brossage des cadres et le transport dans un véhicule étanche jusqu’à la miellerie. Il faut ensuite désopercuter à l'aide d'un couteau spécial en tranchant la couche de cire de bas en haut c'est à dire enlever la pellicule de cire qui bouche les alvéoles remplies de miel.

Arrive alors l'extraction du miel par une machine munie d'une manivelle qui fait tourner les cadres posés sur un bras et fait jaillir le miel sur les parois.
A la sortie de l’extracteur, le miel contient des impuretés, on procède au filtrage à l'aide d' une grille à double filtre qui va retirer diverses particules de propolis, de cire, d’opercules, de pattes d’abeilles ou de pollen.

Une fois filtré, le miel doit encore reposer 4 à 5 jours à une température de 20°C minimum pour faire remonter en écume l’ensemble des dernières impuretés. Cette écume est ensuite enlevée avant le conditionnement.







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Les Raràmuri de Chihuahua présents au Mercado de Que Gusto!

GASTRONOMIEPosté par IMPACT EUROPEAN 20 juin, 2018 19:21:19
VÉRONIQUE YANG

Cette année pour la quatrième année consécutive, le festival "Qué Gusto s'est tenu à Paris du 9 au 17 juin avec une programmation riche et variée.

Le plus grand territoire du Mexique, l'état de Chihuahua était le grand invité du festival. Situé au nord du pays, à la frontière des Etats-Unis, il propose une large gamme de spécialités culinaires à commencer par le burrito qu'il a inventé, mais aussi de somptueux paysages à découvrir témoins des exploits de Pancho Villa. On le retrouve dans toutes les animations, que ce soit au menu des restaurants participant à l'opération avec une élaboration conjointe de chefs français et invités, au challenge du Taco qui élit le meilleur Taco de Paris mais aussi lors du Mercado.

Le festival Que Gusto a été créé en 2015 pour promouvoir la gastronomie mexicaine élue au patrimoine mondial immatériel par l'Unesco pour sa richesse et sa variété.

Après avoir été lancé la seconde année du festival mais absent l'an dernier, le Mercando a fait son retour cette année avec une nouvelle formule. Il s'est tenu durant les trois derniers jours du 15 au 17 juin dans le quartier des Halles, rue Berger. Ce marché et restaurant éphémère s'est tenu dans un ancien restaurant "Les crocs des Halles"où les visiteurs ont pu découvrir des produits alimentaires et artisanaux, des alcools directement importés pour l'occasion et les petits plats de Mercédès Ahumada. Des animations, soirées football, dégustations et découvertes y étaient proposées. Tous les produits typiques, particulièrement de Chihuahua étaient exposés afin de donner envie aux visiteurs de se rendre sur place.

Lors de ce Mercado, Isela Martinez, directrice de Fordarch (Fondation pour le Développement Artisanal de l'Etat de Chihuahua) a fait découvrir aux visiteurs des objets typiques sortant de l'ordinaire parmi lesquels se trouve une paire de sandales à semelles en pneu (huarache) servant à faire le marathon aux Raràmuri, "Peuple aux pieds légers" face à des occidentaux sur une distance de 190 km.. Des petits paniers fabriquées à partir d'épines de pin avec des motifs en forme de triangles qui représentent la montée au ciel, des blouses joliment brodées et une grande variété d'objets de décoration, religieux ou pour le foyer toujours en rapport illustrent ce groupe ethnique qui lutte pour préserver ses coutumes et ses traditions.

Les Raràmuri sont originaires de l'état de Chihuahua; ils se sont réfugiés dans la région de la Barranca del Cobre dans la Sierra Madre Occidentale dans le nord-ouest du Mexique lors de la progression des Espagnols au xvie siècle. Ils habitent actuellement la " Sierra Tarahumara". Les foyers étaient séparés par des canyons et reliés par des sentiers, ce qui les a amenés çà pratiquer la course à pied. Ils sont actuellement plus de 110 000 au Mexique, ce qui fait d'eux, un des groupes indigènes les plus importants d'Amérique du Nord;

La tradition de la course de fond a des aspects de cérémonie et de compétition. À l’occasion, les coureurs poussent du pied une balle de bois, tout en courant. Le développement sur de longues distances est du au faible peuplement et assure le transport et la communication entre les établissements éloignés. Ce qui leur donne une réputation et une capacité à endurer des efforts physiques considérables.

Un autre stand était réservé aux coutumes de la Fête des morts qui est l'une des fêtes les plus importantes au Mexique, la "Dia de Muertos" est l'occasion d'organiser des festivités où les familles se réunissent autour d'un autel; décorations, chants, danses, folklore et rires mais aussi plats confectionnés en l'honneur des morts, tout est de mise pour célébrer cette fête. Les femmes portent un habit traditionnel et le maquillage de Catrina (squelette d’une dame de la haute société, vêtue de riches habits, portant généralement un chapeau et devenue emblème de la Fête des morts d'origine Aztèque, vieille de 3 500 ans). Toute la société mexicaine est représentée sous forme de squelettes (religieux, militaires, bourgeois, indigènes...et de "Calaveras", têtes de morts humoristiques apparues au Mexique au 19ème siècle sous la plume de caricaturistes.

Ce stand "The Glorious Life of Catrinas"présente des "Catrinas" et leurs époux en céramique, figurines de 20 à 30 cm, fabriqués et peintes à la main au Mexique puis importés en Europe, des "Calaveras (crânes peints) , des cierges, des encens, des fleurs, des "Papel Picado"(papier de soie découpé), des bonbons, têtes de mort en sucre et des "Pan de Muertos" ( petites brioches recouvertes de sucre et pains d'épices à la vanille ou à la cannelle, spécialement réalisées pour la Fête des morts) et plein de petits objets de décoration.

Le Mercado a aussi été un lieu de dégustation de bière (Corona, Pacifico, Bohemia, Victoria, XX), Mezcal et Téquila en provenance directe avec des dérivés comme les macarons à la téquila. Différentes sauces étaient présentées pour accompagner des tortillas, totopas et autres plats, de la plus douce réalisée à base de tomates vertes en à la plus pimentée en passant par celle à base de chocolat amer.

L’entreprise RAIZS, de commerce durable social et solidaire fait la promotion de l'artisanat des peuples indigènes mexicains en proposant un assortiment de pièces uniques tels que des bijoux, des sacs, des vêtements (robes chemises pour hommes..),et des pièces décoratives. Les gains de chaque vente sont versés directement aux communautés afin de contribuer à l’emancipation économique des indigènes afin et améliorer leurs conditions de vie.

Le Festival Que Gusto! et son Mercando se sont terminés dimanche soir avec la victoire du Mexique sur l'Allemagne (1-0). Cette année, la fréquentation a été en hausse avec plus de 2 000 visiteurs, ce qui pousse la créatrice du festival, Ximena Velasco à repartir avec le Bureau d’Études Gastronomiques, pour une nouvelle aventure en 2019 où elle sortira de Paris pour peut-être créer des repas à 4 mains avec des chefs de province comme cette année la cheffe grecque Dina Nikalaou qui a réalisé ce délicieux déjeuner mi-grec, mi-mexicain et qui a su mêler intelligemment les deux cultures gastronomiques. Son idée serait de " faire venir une région mexicaine de bord de mer dont la cuisine locale est basée sur les poissons et les fruits de mer" et de faire "un dîner en bord de mer hors de Paris" . De plus, elle veut continuer à travailler avec des chocolatiers, pour parler du cacao et pourquoi pas de la route du cacao mais aussi promouvoir la vanille mexicaine et faire des chefs français des porte-parole de la cuisine mexicaine.

Rendez-vous l'année prochaine pour le prochain Que Gusto!




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