JOURNAL IMPACT EUROPEAN

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Grenoble: Arrêté interdisant le retour à la rue

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 21 mai, 2019 15:46:39
Véronique YANG

Un arrêté interdisant la remise à la rue après une expulsion vient d'être voté à Grenoble par le conseil municipal.

Le maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle et le conseil municipal ont voté cet arrêté inédit dans une préfecture afin de suspendre les expulsions locatives reprises depuis le 1er avril dernier. Grenoble est la 16ème ville la plus peuplée de France et abrite malheureusement des centaines de familles dans la difficulté qui ne peuvent acquitter leur loyer et ce vote intervient après la mobilisation des militants et associations luttant contre les expulsions locatives dont le DAL 38 , mais aussi les "Gilets Jaunes", l'arrêté s'adresse aussi aux dépense d'énergie.

Un mois plus tôt, le DAL avait organisé un rassemblement à Paris, place Louis Lépine 75004 pour venir en aide aux mal-logés et sans abri et dire non aux expulsions et aux coupures. A cet effet, des débats et des forums ont été organisés alors que le nombre des expulsions est en hausse, avec des témoignages de personnes menacées ou ayant été expulsées et des interventions d'élus autour des arrêtés anti-expulsions mais aussi la précarité énergétique et le coût élevé des logements qui majore les crises du logement.

Les premiers signataires contre les expulsions sans relogements ont été CLCV, CNL, CSF, DAL, Indecosa CGT, ACDL-Resel, APPUII, ATTAC, Bagagérue, CAL, CGT, CNAFAL, Collectif Logement Paris 14, Construire !, Convergence de défense des Services publics, Coordination Nationale Pas Sans Nous, COPAF, Défense Profession Architecte, Femmes Egalité, SNUP Habitat.

Avec le vote de Grenoble, on se rapproche du vote des villes communistes de moins grande ampleur, qui ont pris ce genre d'arrêtés depuis plusieurs années. Le DAL lance donc un appel aux maires des grandes villes pour prendre des arrêtés allant dans le même sens car l'expulsion peut concerner tout le monde, plus particulièrement les personnes seules soumises à des difficultés en cascades suite à des changements dans leur vie ou des accidents de la vie tels un licenciement, une maladie, une séparation ou une baisse de revenus liée à la retraite, le décès d'un conjoint, une mauvaise rencontre qui entravent leur capacité de payer et les prive de gérer leur situation correctement.

Les conditions sont différentes selon les cas, si on appartient au parc public ou au parc privé. En Isère, avant le vote de cet arrêté, un certain nombre de CCAS avaient pris l’initiative de mettre
en place des commissions locales d’impayés agissant principalement sur le parc public, assurant une coordination entre les différents acteurs au stade du traitement des impayés, pour garantir au mieux et
le plus en amont possible l’accompagnement social du ménage en appui sur un partage d’information, toutefois dans le privé,l'action est plus difficile.

L'arrêté de non mise à la rue en cas d'expulsion voté le 13 mai dernier empêche toute expulsion sans solution de relogement pour les locataires, même si les expulsions continuent. Pour le maire de Grenoble, Eric Piolle, cette mesure ne permet pas de ne plus payer son loyer mais elle contribuera à" sécuriser les plus démunis car on ne sanctionne pas la vulnérabilité ou la difficulté par une mise à la rue", " L'arrêté cherche simplement à vérifier que tous les mécanismes qui doivent s'activer lorsqu'une procédure d'expulsion est lancée soient bien suivis" a-t-il déclaré au micro de France Info.

Le texte, qui devait être signé le 20 mai pourrait rencontrer des difficultés quant à sa viabilité si on se réfère aux arrêtés similaires adoptés en Seine St Denis puis rejetés. En ce qui concerne Grenoble, le maire assure que l"arrêté ne sera pas remis en cause par la Préfecture. "Les associations ont trouvé une solution juridique pour éviter qu'il ne soit cassé comme tous les arrêtés anti-expulsion qui étaient des prises de position fortes mais illégales", a-t-il déclaré au micro de France Bleu Isère. Toutefois, attendu qu'il ne peut avoir de lois différentes d'une ville à une autre, la question de la pérennité de l'arrêté reste posée. Cependant, aucune décision du Conseil d'Etat n'existant, une évolution de la jurisprudence peut évoluer et faire agir les législateurs.



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Décès de l'architecte Ieoh Ming Pei, concepteur de la Pyramide du Louvre

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 20 mai, 2019 21:54:33
Véronique YANG

Ieoh Ming Pei, l'architecte sino-américain créateur de la Pyramide du Louvre s'est éteint à l'âge de 102 ans à New-York le 16 mai dernier.

Ieoh Ming Pei est né le 26 avril 1917 à Canton dans une famille de 5 enfants. A l'âge d'un an, il déménage avec sa famille à Hong Kong alors que son père dirigeait la Bank of China, puis ses parents s'installent à Shanghai en 1927 alors qu'il a 10 ans. Malheureusement, il perd sa mère 3 ans plus tard et son père décide d'envoyer les enfants chez des parents éloignés. Il fait ses études chez les missionnaires protestants, très rigides, ne laissant aux loisirs qu'une demie-journée par mois. Pourtant le jeune homme trouve du temps pour le billard et les films américains avec Charlie Chaplin et Buster Keaton; il apprend l'anglais en lisant la Bible et des romans de Dickens. A l'âge de 17 ans, il part aux Etats -Unis en Pennsylvanie pour y étudier l'architecture qu'il décide d'abandonner, ne partageant pas le style des "Beaux-Arts" et préférant le moderne. Il s'inscrit au MIT (Massachusetts Institute of Technologie) de Boston. Il y découvre dans des livres le style du franco-suisse Le Corbusier qu'il rencontrera en 1935; et son nouveau style international lié à la simplicité des formes et à l'utilisation de matériaux comme le verre et l'acier.Il se rend 3 ans plus tard dans le Wisconsin, à Spring Green croyant pouvoir rencontrer Franck Lloyd Wright. En 1940, il reçoit son diplôme et passe ensuite 2 ans au National Defense Research Committee (NDRC) où il travaille sur les bombes incendiaires. En 1948, Pei est recruté par le promoteur immobilier William Zeckendorf ; il établit sept ans plus tard son cabinet d'études indépendant; Depuis 1951, il a accumulé de nombreuses distinctions dont le Prix Golden Door de l'Université de Boston en tant que membre d'honneur du Royal Institute of British Architects et de l'American Society of Interiors Designers en 1970, la Médaille d'or pour l'Architecture de l'Académie américaine des Arts et Lettres et la Médaille d'or d'honneur du National Arts Club ainsi que la Grande Médaille d'or de l'Académie d'Architecture de Paris en 1979, lauréat en 1983 du Prix d'architecture Pritzke, récompense internationale décernée chaque année depuis 1979 à un architecte vivant pour sa contribution dans ce domaine, la Praemium Imperiale au Japon en 1989, le Premier Prix d'Excellence de la Fondation Colbert à Paris en 1991, la Médaille Présidentielle en 1992, la Médaille d'Or Royale pour l'architecture en 2010.

Héritier d'un style international, il est le concepteur de nombreux édifices aux lignes géométriques épurées et irrégulières à travers le monde inspirées quelquefois de bâtiments locaux. Parmi ses premières constructions, on retrouve la Banque nationale U. S. de Denver (Colorado) en 1952; la National Gallery of Art de Washington en 1978; la pyramide du Louvre à Paris en 1989; la tour de la Banque de Chine à Hong Kong, d'une hauteur de 367 mètres et restée la plus haute durant 4 ans; le musée Miho au Japon en 1997, enterré aux 3/4 pour préserver le site naturel classé, un tunnel amène les visiteurs jusqu'à l'entrée; le musée de Suzhou en Chine près de Shanghai inspiré des constructions locales en 2001, le musée d'Art islamique de Doha au Qatar en 2008.

Le 30 mars dernier, pour l'anniversaire de la Pyramide du Louvre et en hommage à l'architecte sino-américain I.M.Pei, l'artiste JR a installé dans la Cour Napoléon un immense collage en trompe-l’œil, nommé " le secret de la grande pyramide" , réalisé à partir d’un collage photographique créé par anamorphose de plus de 2000 bandes collées au sol.

A l'annonce de sa mort, les employés du Louvre se sont rassemblés pour un dernier hommage et ont applaudi pendant une minute.

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Sampion Bouglione est allé rejoindre sa maman Rosa

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 18 mai, 2019 15:09:55
VÉRONIQUE YANG

Le 26 août 2018, Rosa Bouglione quittait cette terre à l'âge de 107 ans et laissait le monde circassien orphelin, un peu plus de 8 mois après, son fils Sampion, désormais patriarche des Bouglione est allé la rejoindre. Il est décédé le 14 mai 2019 à l'âge de 82 ans.

Fils de Rosa et Joseph Bouglione, Sampion Bouglione est né en 1938 dans une famille de 7 enfants dont il était le 5ème. Son prénom était celui de son grand'père Joseph, dit Sampion, fondateur du premier cirque familial avec ses 4 fils, ce qui pour lui était un honneur. Ayant débuté sa carrière à l'âge de 12 ans au cirque d'hiver, giron de sa famille, il se sentait complexé d'avoir quitté l'école trop jeune. Spécialisé dans la présentation d’éléphants, il occupa aussi la place de Monsieur Loyal avant que Sergio ne le remplace. Ce dernier deviendra diacre par la suite.

Marié à Anna, il avait 2 enfants: Francesco et Sandrine qui ont continué sur ses traces. Sampion, surnommé "l'avocat" vivait avec sa famille au dessus du cirque rue Amelot (75011) et codirigeait le Cirque d'hiver avec son frère Emilien né en 1935. C'était un personnage peu bavard mais possédant beaucoup d'humour et de franchise. Atteint depuis quelques années d'exophtalmie ou syndrome des yeux exorbités lié à un disfonctionnement thyroidien et souvent à la maladie de Basedow, il devait porter des lunettes et était contraint de rester en chaise roulante.

Vendredi 17 mai, un dernier hommage au sein du Cirque d'Hiver, dans le 11ème arrondissement de Paris a été rendu à partir de 10h par tous ses amis circassiens, à celui que ses proches surnommaient" Papouk, surnom aux consonances slaves qu'il affectionnait. Il a ensuite été inhumé à 14h à Izy sur Ourcq en Seine et Marne dans le caveau familial, un mauselée gardé par 2 lions où reposent une vingtaine de membres de la famille dont la première fut Marie-Louise Bouglione en 1897. Autour de la famille, de nombreux amis du cirque dont Alexis Gruss et Sergio (Monsieur Loyal) avaient fait le déplacement. Parmi les gerbes déposées, se trouvait celle de la Princesse Stéphanie de Monaco et de ses enfants, tous très attachés au cirque depuis de longues années.




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Le meilleur croissant au beurre AOP de Charentes-Poitou se trouve dans le 14ème arrondissement de Paris

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 18 mai, 2019 14:35:39
Véronique YANG


Depuis l'inauguration de la Fête du pain le 11 mai dernier place Louis Lépine, les récompenses ont été remises aux lauréats. Les premières d'entre elles ont été celles concernant la meilleure baguette tradition de la ville de Paris dont le gagnant, Stéphane Leroy de la boulangerie Leroy-Monti, 203 avenue Daumesnil 75012, a reçu son prix des mains de la maire de Paris, Anne Hidalgo. Ce fut ensuite le tour de la meilleure baguette régionale IdF, grande couronne puis petite couronne. Les résultats du concours national sera divulgué le 15 mai et ceux de la sélection Europe de la coupe du monde de boulangerie le 19 mai. Les résultats du 19ème concours du meilleur croissant d’Ile de France au beurre AOP-Charentes Poitou, ont été quant à eux révélés le 13 mai à partir de 17h30 pour les 2 catégories, Salariés et Employeurs.

Le meilleur croissant au beurre AOP de Charentes-Poitou du Grand Paris a été sélectionné le 16 avril par un jury de 50 membres (anciens boulangers, consommateurs, représentants de la profession) à l'Ecole de Paris des métiers de la table (EPMT), parmi les 1045 croissants proposés à la dégustation par les 209 candidats répartis dans les catégories chefs d'entreprise et salariés. Chaque personne devait présenter 5 croissants d'un poids unitaire de 40 à 50 grammes. Après vérification par l’huissier, les jurés, présidés par Franck Thomasse, Président du Syndicat des boulangers-pâtissiers du Grand Paris ont du départager les candidats selon 5 critères: la cuisson, la brillance et la forme (aspect du croissant) , le feuilletage et le fondant (goût du croissant) du Grand Paris. Seuls 10 sur les 20 meilleurs par catégorie ont été classés.

Le Beurre Charentes-Poitou AOP est utilisé dans la confection du croissant au beurre. Il provient d’un terroir unique, entre terre et mer, regroupant les 5 départements de la Charente, la Charente-Maritime, des Deux -sèvres, la Vienne et la Vendée et est produit par 3 500 producteurs et 6 laiteries au sein de l’Association Centrale des Laiteries Coopératives des Charentes et du Poitou créée en 1985 dirigée par Joseph Giraud. Le label européen AOP (Appelation Origine Protégée) garantit l'authenticité du goût du terroir, l'origine unique et un savoir-faire reconnu. Voulant protéger un patrimoine du terroir, l'ACCLCP et le Syndicat des Laiteries dont le président actuel est Patrick Roulleau ont demandé en 1977 l'appellation AOP pour les beurres de la région.

La remise des Prix du Meilleur Croissant d'Ile de France au beurre AOP Charentes-Poitou s'est effectuée le 13 mai, les trophées ont été remis par Franck Thomasse, Président du syndicat des boulangers-pâtissiers du Grand Paris dévoilant les noms des finalistes dans les 2 catégories.

Catégorie Salariés:

1- Cidem Acvi chez Auguste Moulière, Gournay sur Marne (93)

2- Franck Lefuel chez Lionel Bonnamy, La fabrique aux gourmandises, Paris (75014)

3- Guillaume Dufour chez François Poletto-Aux délices du Morin, Villiers sur Morin (77)

Catégorie Employeurs:

1- Lionel Bonnamy, La fabrique aux gourmandises, Paris (75014)

2- Jean-Alexandre Michel, Le péché de gourmandise, Paris (75014)

3- Anne Sophie Giard, l'Atelier de Courbevoie, Courbevoie (92)

Portrait du lauréat employeurs: Lionnel Bonnamy

Lionel Bonnamy est originaire d'Auvergne. Il a fait ses classes dans sa région où il a eu la chance de rencontrer les bonnes personnes pour lui mettre le pied à l'étrier. Ainsi, avec un ami, Joel Portier, il décide de prendre un fonds sur les bases du "Fait maison"et au bout de quelques années, monte à Paris. Ils s'installent alors rue du Commandant Mouchez dans le 14ème arrondissement courant 2011 et ouvrent une boulangerie-pâtisserie qu'ils nomment "La Fabrique aux Gourmandises". Toutes sortes de viennoiseries sont au programme dont le croissant au beurre AOP de Charentes- Poitou pour lequel il vient de recevoir le prix du meilleur croissant au beurre AOP de Charentes-Poitou. Au bout de7 ans, chacun suit son parcours. Lionel Bonnamy a un rêve secret pour un avenir lointain: pouvoir céder son fonds à un apprenti qu'il aura formé. Cette année d'ailleurs, son salarié a été primé et est arrivé second du classement" employés".

VIDEO : https://www.youtube.com/watch?v=9KsxmgkA9u0



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Muriel Hermine : « Je donne aux jeunes une deuxième naissance »

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 16 mai, 2019 13:21:39
Daphné VICTOR

Championne du monde de natation synchronisée, Muriel Hermine s’est également développée dans l’artistique par la création de spectacles et la sortie d’un livre (*) ainsi que dans l’humanitaire. Devenue conférencière et coach mental en entreprise, elle s’est lancé un défi : celui de créer il y a dix mois, l’Académie des Passions, une « école » portée par son association « J’ai un rêve », reconnue d’intérêt général, venant au secours des jeunes en difficulté et en décrochage scolaire. À quelques jours de présenter les actions et les résultats de cette première année d’activité lors d’une journée festive à l’Abbaye de Royaumont (95) en partenariat avec la Fondation ENGIE, Muriel évoque ses motivations à vouloir aider ces jeunes et nous parle du programme d’accompagnement qu’elle a élaboré pour leur permettre de retrouver le chemin professionnel.

Impact European : On connait votre carrière sportive et artistique, mais moins celle de conférencière et de coach mental en entreprise. Pourquoi cette reconversion ?

Muriel Hermine : Ayant monté mon association, il me fallait trouver des financements. Je me suis tournée vers les DRH d’entreprise. En échangeant avec eux, ils m’ont évoqué leur problème de management et m’ont sollicité pour redynamiser leurs équipes. J’ai ainsi commencé en tant que conférencière, puis comme formatrice. Mon souhait étant d’amener les gens à aligner leur émotionnel et leur ressenti physique, j’ai alors organisé des team building ainsi que des ateliers sportifs pratiques. Je me suis ainsi rendu compte que l’on pouvait vraiment accompagner une personne dans sa globalité mentale, physique et émotionnelle.

IE : D’où votre master en coaching ?

MH : Exactement, que j’ai passé à l’Académie du coaching.

IE : Aussi, comment passe- t-on du monde de l’entreprise à celui des adolescents ?

MH : Les adolescents ne me sont pas inconnus. Cela fait douze ans que je travaille auprès d’eux à travers mon association. Mes expériences en entreprises m’ont fait prendre conscience que les jeunes avaient besoin de la même qualité de travail et des mêmes outils. Je les ai adaptés et c’est comme cela que le projet de l’Académie a émergé.

IE : Est-ce le fait d’être vous-même une « décrochée » du système scolaire qui a motivé la création de cette Académie ?

MH : Oui. Je me reconnais dans ces jeunes, car j’ai le même parcours qu’eux. Ils me guérissent de ma propre enfance. Je n’ai pas diplôme à l’exception du brevet du collège que l’on m’a donné, non pas pour mes résultats scolaires, mais parce que je réussissais dans le sport. C’était ma passion. Nous avons tous des talents. Il s’agit de les révéler et de les développer. C’est le but de l’Académie.

IE : l’Académie est-elle une école à proprement parlé comme celle de la seconde chance ?

MH : Non. L’école de la seconde chance a été créée il y a vingt ans pour donner une deuxième chance. Moi, je donne aux jeunes une deuxième naissance. Je les fais naître à ce qu’ils sont vraiment.

IE : Quelle est sa vocation ?

MH : Celle d’accompagner des jeunes sur le chemin de l’emploi qui sont sans formation et sans qualification.

IE : Par quels objectifs ?

MH : Celui de les reconstruire par rapport à des fragilités qui les ont conduits à des échecs scolaires, en travaillant sur la résilience, l’estime de soi et la confiance en soi. Celui de les confronter à leur réalité au lieu de la fuir. Celui de les amener à regarder à l’intérieur d’eux-mêmes en leur faisant détecter les formes d’intelligence (du corps, émotionnelle, artificielle…) qu’ils ont développées et leur faisant découvrir leurs talents naturels.

IE : C’est le cheminement nécessaire pour savoir à quel secteur d’activité leurs talents peuvent être associés ?

MH : Exactement, mais au lieu d’associés je dirai plutôt attendus, reconnus ou valorisés. On va regarder quel est le métier au sein du secteur d’activité avec ses contraintes, qui sera le plus approprié à leur personnalité et à ce qu’ils ont envie de faire.

IE : N’importe quel jeune peu suivre le programme de l’Académie ?

MH : Dans l’absolu oui, y compris des jeunes qui ont été jusqu’à la première ou la terminale, qui ont passé le bac et qui ne l’ont pas eu. Mais, je privilégie tout de même les jeunes qui ont eu un parcours chaotique.

IE : Combien de jeunes encadrez-vous actuellement ?

MH : Depuis sa création, l’Académie a accueilli une soixantaine de jeunes.

IE : Comment en avez-vous pensé le programme ?

MH : L’élaboration du programme m’a demandée cinq ans de travail. Les conférences et les team building que j’évoquais n’ont été que des graines semées. Il fallait que je les complète ; chose faite avec des formations sur une semaine. Mais ce n’était pas assez. Aujourd’hui, le programme comprend des conférences, des team building et quatre semaines de formation. Petit à petit et en fonction des possibilités budgétaires que je trouve, le programme se développe et s’étend dans le temps.

IE : Quels en sont les outils ?

MH : Le sport pour structurer l’individu en affrontant ses fragilités et ses propres limites. Les arts avec le chant, la danse, le théâtre, les arts plastiques et les jeux de clown pour gérer les émotions. Le coaching mental et les outils numériques en s’appuyant sur les neurosciences.

IE : Quelle en est l’équipe pédagogique encadrante ?

MH : Je me suis entourée de vrais grands professionnels qui se sont tous réalisés dans leur métier tels que l’ancienne DRH de Disney, des coachs thérapeutes qui interviennent dans de grandes sociétés auprès de managers ou de patrons, des éducateurs sportifs, des formateurs professionnels et des intervenants issus du mécénat de compétences

IE : Redonner confiance à des jeunes qui ne croient plus en rien, est un véritable challenge…

MH : Ça peut le laisser paraître, mais non. Ces jeunes, je sais les écouter, les comprendre. Je m’adapte à chacun d’eux pour les faire grandir. Cette capacité naturelle fait que ça marche.

IE : Certains reprennent-ils leurs études ?

MH : Oui. S’ils en ont le potentiel et la volonté, la possibilité de revenir dans le cursus scolaire s’offre à eux. Aussi incroyable que cela puisse sembler, en moyenne, 30% des jeunes veulent retourner à l’école, car ils ont compris que malgré tout, ils ont raté une étape qui était censé leur ouvrir des portes. Avec la maturité acquise, ils sont prêts à faire aujourd’hui les concessions, tant au niveau de leur comportement que de leur travail, qui leur étaient encore impensables hier et qui leur sont nécessaires pour y retourner.

IE : Quel est justement le taux de réussite de la formation dispensée ?

MH : Il y a déjà ces 30%. Sinon 50% retournent dans les structures d’insertion avec lesquelles ils sont affiliés. Les 20% restant correspondent aux jeunes que nous présentons aux portes des entreprises pour un stage rémunéré ou un emploi.

IE : En dix mois d’existence, c’est un premier bilan plutôt encourageant …

MH : Bien sûr, ce qui me conforte à penser que le travail que nous faisons est extrêmement positif. J’avoue être fière, pas pour moi, mais pour ces jeunes qui me font grandir et prendre conscience que je suis une belle personne.

IE : Peut-on dire que vous êtes telle une grande sœur pour certains et peut-être une mère pour d’autres ?

MH : Oui. Je les amène à renaître. Aussi, quelque part, je suis comme une mère d’adoption qui leur offre un cadre dans lequel ils peuvent se sentir bien et dans lequel ils peuvent oser être eux.

IE : Quelles sont les perspectives de développement ?

MH : J’envisage de développer des stages pendant les vacances scolaires pour les jeunes qui sont plus en souffrance personnelle qu’en difficulté scolaires. Sinon, nous sommes en train d’ouvrir le programme à la région Centre-Val-de-Loire, à l’Agrocampus de Tours-Fondettes. La prochaine étape sera Chartres.

IE : Mais alors, à quand une école dans un lieu rien qu’à vous et sur toute l’année ?

MH : Dès que nous en aurons les moyens. Pour cela, il faudrait que je croise le chemin d’un mécène qui soit touché par le combat que je mène pour ces jeunes, qui me permette de financer la structure, les intervenants et le matériel.

IE : Êtes-vous aidée ?

MH : Je le suis par le monde institutionnel via de petites subventions, ainsi que par des petites entreprises et des fondations qui croient en ce que je fais, mais pas suffisamment pour que l’Académie puisse se déployer comme elle le devrait. J’ai donc besoin de leur soutien et qu’il soit pérenne, car c’est maintenant que l’Académie doit prendre son essor, c’est maintenant que sa formation doit être connue et reconnue pour aider ces jeunes à devenir des citoyens responsables. Sans aide, je ne le pourrai pas.

IE : Que peut-on souhaiter à l’Académie ?

MH : Une longue vie grâce à des soutiens et à des partenaires solides.

L’Académie des passions : programme complet, inscriptions et informations sur : www.jai-un-reve.com

(*) Spectacles : Sirella, Crescend’O et Freedom

Livre : « Le défi d’être soi » aux éditions Eyrolles



Visuels : (C) DR



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24ème fête du pain place Louis Lépine

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 12 mai, 2019 03:18:43
Véronique YANG

La 24 ème édition de la fête du pain à Paris se tient Place Louis Lépine du 11 au 20 mai 2019 et reçoit le Canada en invité d'honneur sous l'égide de l'association France-Canada.

Après le tragique incendie de la cathédrale Notre-Dame, la Fête du pain qui ordinairement se tient sur le parvis a du être transférée non loin de là, place Louis Lépine, métro Cité, près de la Préfecture de police de Paris, du marché aux fleurs, de l'hôpital Hôtel Dieu et du Palais de Justice. Toutefois, elle reste dans le 4ème arrondissement.

Tous les jours, le public peut se rendre sous les 2 tentes de 9h30 à 18h30 afin de découvrir la plus grande boulangerie du monde, les boulangers du Grand Paris et les invités canadiens ainsi que des animations.

Créé en 1996 sur une idée de la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie, cet événement se déroule un peu partout en France et met en avant les valeurs, le savoir-faire transmis aux jeunes générations et l’excellence des artisans boulangers grâce au choix des matières premières utilisées. Parmi les animations, on notera la fabrication du pain où les visiteurs, petits et grands peuvent mettre la main à la pâte puis repartir avec un diplôme de parfait petit mitron.

Pendant 10 jours, 13 étudiants en arts culinaires et 3 chefs enseignants du collège « La Cité » d’Ottawa* feront découvrir les pattes de lynx, le pain au citron-pavot ,le roulé érable et canneberge, les boulangers parisiens fabriqueront quant à eux la baguette de tradition française.

Par ailleurs, la remise du Grand Prix de la baguette de la Ville de Paris est remis le jour de l'inauguration lors d'une cérémonie, le 11 mai à 15h, suivi de la proclamation du classement du concours de la baguette régionale (77,78,91 et 95) à 17 h. Le lendemain, proclamation du classement du concours de la baguette régionale (75,92,93 et 94) le à 16h. Le concours national de la baguette se déroulera du lundi 13 au mercredi 15 où la proclamation du classement se fera à 17h. La sélection Europe de la Coupe du monde de la boulangerie se tiendra du vendredi 17 au dimanche 19 où le classement sera dévoilé à 17h.

Spécialistes des viennoiseries, les artisans boulangers ont pu concourir au concours du meilleur croissant de l’ile de France au beurre AOP-Charentes Poitou . Le palmarès sera dévoilé au public le lundi 13 mai à 17h30.

En ce qui concerne le Grand Prix de la baguette de Paris, les prix ont été remis le 11 mai par la Maire de Paris. Les 10 premiers lauréats se sont vus remettre la médaille et le diplôme des mains d'Anne Hidalgo entourée de son adjointe en charge du commerce et des professions libérales et artisanales, Olivia Polski, du Président des boulangers du Grand Paris, Franck Thomasse, du président de la Chambre des métiers et de l'artisanat, Pascal Barillon, du président de la Confédération nationale de la boulangerie-Pâtisserie française, Dominique Ancart, des maires du 3ème, Pierre Aidenbaum, du 4ème, Ariel Weil, du 11ème, François Vauglin, du conseiller de Paris Philippe Ducloux.

Un petit rappel sur le Grand prix de la meilleure baguette 2019;

Le concours s'est déroulé le 17 avril au syndicat des boulangers du Grand Paris, 75004 devant un jury de 17 membres, présidé par Olivia Polski, dont 6 volontaires tirés au sort, le président de la CMA, Pascal Barillon, le président de l'Académie Culinaire de France, Fabrice Prochasson, le MOF fromager Eric Lefebvre, le maître boucher Christian Le Lann et le lauréat 2018, Mahmoud M'Seddi.

Les 228 baguettes sélectionnées ont été jugées selon 5 critères: aspect du produit, qualité de la cuisson, consistance de la mie, odeur et goût. Chaque baguette devait mesurer entre 55 et 65 cm, peser entre 250 ET 300 grammes et avoir une teneur en sel d'un niveau de 18 grammes par kilo de farine.

Le gagnant 2019 a remporté un chèque de 4 000 euros et a l'honneur pendant 1 an de fournir officiellement les cuisines du Palais de l'Elysée. Il s'agit de Fabrice Leroy de la Boulangerie Leroy-Monti, 203 avenue Daumesnil,75012; le second est Philippe Simoes de la Boulangerie Aux 2 Anges, 23 rue Daval, 75011; le troisième Youssef Afantrous de la Boulangerie Paris & Co Ecoles, 4bis rue des Ecoles, 75005.




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Promenade en mémoire de Marceline Loridan-Ivens inaugurée à Paris

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 12 mai, 2019 00:49:31
Véronque YANG

Anne Hidalgo a inauguré vendredi 10 mai, une promenade à la mémoire de Marceline Loridan-Ivens en bordure de Seine, en amont du pont du Carrousel et en contrebas du quai Malaquais. Les maires du 4ème, 6ème et 7ème, la rabbin Delphine Horvilleur et la famille de Marceline Loridan-Ivens dont sa soeur Jacqueline Haby et son neveu Mathias Haby.

Cinéaste, militante féministe et survivante des camps d'extermination et de concentration nazis, avec son amie Simone Veil, Marceline Loridan-Ivens a consacré la fin de sa vie à témoigner de la déportation et de la Shoah afin de transmettre des valeurs humanistes aux nouvelles générations.

En 1919, la famille juive polonaise de Marceline Loridan-Ivens née Rozenberg émigre en France puis s'installe dans le Vaucluse au début de la seconde guerre mondiale. Entrée dans la Résistance, elle est arrêtée par la Gestapo avec son père puis déportée à Auschwitz-Birkenau par le convoi 71 du 13 avril 1944. Elle y rencontre Simone Veil et devient son amie ainsi qu'Anne-Lise Stern. Elle est ensuite envoyée à Bergen Belsen puis au camp de Theresienstadt duquel elle est libérée le 10 mai 1945 par l'Armée Rouge. Après 1 an d'adhésion au parti communiste, elle quitte le parti en 1956; elle rencontre ensuite des "déviationnistes comme le philosophe Henri Lefebvre ou le sociologue Edgar Morin. Elle devient "porteuse de valises pour le FNL, tape des manuscrits pour des intellectuels et travaille au service de reprographie d'un institut de sondage.

En 2003, après de nombreux documentaires, elle réalise un film de fiction,"La petite prairie aux bouleaux" avec Anouk Aimé, inspiré de son parcours dans les camps. Jusqu'à la fin de sa vie, elle a donné des conférences sur la Shoah et a travaillé pour le devoir de mémoire dans les collèges et lycées.



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L'abolition de l'esclavage commémoré par le Président Macron et la ville de Paris

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 11 mai, 2019 12:56:17
Véronique YANG

La Journée nationale des mémoires de la traite de l'esclavage et de leurs abolitions a été commémorée vendredi 10 mai, lors d'une cérémonie au jardin du Luxembourg en présence du Président de la République, Emmanuel Macron et du Président du Sénat, Gérard Larcher ainsi que Christiane Taubira, George Pau-Langevin et de nombreuses autres personnalités.

Après l'adoption de la loi Taubira en 2001 sur la reconnaissance de la traite et de l’esclavage comme crime contre l’humanité, la date de commémoration de la Journée nationale des mémoires de la traite de l'esclavage et de leurs abolitions a été fixée en 2006 au 10 mai de chaque année.

Avant de s'exprimer, le Président de la République s'est vu présenter l'exposition "Représenter l'esclavage par l'image,"Le Cri, l'Ecrit", une statue de 3,70m constitué de 3 anneaux de bronze soudés entre eux afin de former une chaîne. Il s'agit d'une oeuvre de Fabrice Hyber dont chaque anneau a une explication, inférieur=les racines, milieu=l'esclavage, supérieur=abolition. Elle porte aussi des mots inscrits en relief sur la surface portant sur l'esclavage et plusieurs dates sur le revers.

A cette occasion, les prix de la 4e édition du concours national "La Flamme de l'égalité" récompensant les projets des classes du primaire et secondaire sur l'histoire des traites et des captures, sur la vie des esclaves et la lutte pour l’abolition, ainsi que leurs effets et héritages contemporains ont été remis par les présidents de la République et du Sénat.

Le 27 avril 2018, le Président Macron avait pris des engagements pour ériger à Paris, dans le Jardin des Tuileries, un mémorial qui rende hommage aux victimes de l'esclavage. Ce mémorial, qui sera inauguré en 2021 et sera situé entre les Tuileries où la Convention vota la première abolition et tenait ses séances, et l'hôtel de la Marine,place de la Concorde où a été préparée la deuxième abolition. Il annonça aussi, lors de ce 170e anniversaire de l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises, qu'une fondation pour la mémoire de l'esclavage, annoncée par le Président Hollande en 2016, verrait le jour dans les mois suivants, avant l'inauguration du mémorial à Paris en 2021 tout en signifiant que"la mémoire de l'esclavage avait besoin d'actes, de lieux, d'institutions". Par ailleurs, un renforcement des moyens pour le Mémorial ACTe de Guadeloupe est prévu ainsi que l'insertion de l'histoire de l'esclavage dans les programmes scolaires.

La fondation pour la mémoire de l'esclavage, présidée par l'ancien Premier ministre socialiste Jean-Marc Ayrault est "une institution nationale moderne, rassembleuse, adressée aux outre-mer et ouverte sur l'international, elle renforce "la cohésion nationale". L'ancienne ministre de la Justice et ex-députée de Guyane Christiane Taubira y apporte sa force grâce à son aura, en tant que présidente du comité de soutien à cette fondation.

Un esclave est une personne qui n'est pas de condition libre et se trouve sous la dépendance absolue d'un maître dont elle est la propriété. La condition d'esclave existe depuis l'Antiquité. A cette époque, n y trouvait certains artistes ou philosophes. Ensuite, les esclaves étaient capturés en Afrique puis revendus en Europe et plus tard en Amérique. La traite négrière (Europe/Etats-Unis) a commencé en 1441 avec les premiers navigateurs portugais. Son but était d'amasser de l'argent grâce au travail des esclaves, de construire de belles colonies avec la sueur et le sang des captifs.

Ce n'est qu'après 1815 que l'interdiction de la traite des esclaves intervient, particulièrement en 1817 sous Louis XVIII. L'esclavage est définitivement aboli à Paris par le décret de Victor Schœlcher qui en décida l'abolition en France et dans ses colonies, le 27 avril 1848. Au paravent, la Convention nationale avait sorti un décret d''abolition de l'esclavage dans les colonies françaises le 4 février 1794(16 pluviôse an II ) . Le décret décide l'abolition de l'esclavage des Nègres dans toutes les Colonies. Cependant, une terrible ré pression conduite par le général Richepanse, sur les investigations de Lacrosse et Decrès, ministre des colonies éclate entre mai et juillet 1802, Bonaparte rétablit l'esclavage et le code noir ou édit sur la police des esclaves créé en 1695 pour réglementer un trafic, principalement lié à la culture de la canne à sucre, jusque là illégal; il est de nouveau aboli en 1948 grâce à Victor Schoelcher qui a beaucoup lutté pour dénoncer l'esclavage.

Après la France, c'est le Brésil qui abolit officiellement la traite en 1850 puis l'esclavage le 13 mai 1888, causant le renversement de l'empereur Pedro II. Le dernier navire négrier arrive à Cuba en 1867. Toutefois, une traite persiste entre l'île de Zanzibar et le monde arabe.

Aux Etats-Unis, l'abolition de l'esclavage a pris effet grâce au 13ème amendement à la Constitution le 18 décembre 1865 sous l'impulsion d'Abraham Lincoln. En Europe, le Portugal fut le premier à abolir l'esclavage par le décret du 12 février 1761. Le 29 août 1793 par le conventionnel Léger-Félicité Sonthonax à Saint-Domingue. L'Angleterre abolit l'esclavage le 26 juillet 1833, la Chambre des Communes vote avec le soutien du Premier Ministre libéral Charles Grey, une loi d'émancipation qui abolit l'esclavage dans toutes les colonies britanniques en prévoyant de confortables indemnités pour les planteurs. On compte 12 à 18 millions d’Africains déportés depuis l’Afrique Subsaharienne vers les Amériques, entre le milieu du 17ème siècle et les années 1850.

Seconde commémoration de l'abolition de l'esclavage, le 10 mai à 17h30 par la maire de Paris Anne Hidalgo, place du Général Catroux dans le 17ème arrondissement entourée de nombreuses personnalités dont la maire du 17ème, Geoffroy Boulard, Benjamin Griveaux, Cédric Villani, Francis Kalifat, président du CRIF, Patrick Karam, représentant de la région IDF, Claude Ribbe, écrivain, philosophe et réalisateur; ils ont rendu hommage aux descendants d'esclaves dont l'écrivain Alexandre Dumas, petit-fils du général Dumas, fils d'une mère esclave et d'un père nobleAle et premier général français d'origine africaine et victimes de la Traite tout en insistant sur l'attachement de Paris aux valeurs de liberté et d'égalité face au racisme et à l'intolérance pour ne pas oublier le passé. La cérémonie s'est achevée par la dépose de gerbe sous la pluie qui n'avait pas cessé.

Plusieurs films seront projetés à Paris pour le grand public et les groupes scolaires pendant le mois de mai.

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Paris célèbre la Fête de l'Europe à quelques jours de la Journée de l'Europe

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 08 mai, 2019 01:36:26
Véronique YANG

Pour la 14 éme édition de la Fête de l'Europe, Paris a invité tous les Européens sur le parvis de l'Hôtel de Ville au village européen.

Durant 2 jours, les 4 et 5 mai, des expositions et des animations ont été proposés au public au village, à l'hôtel de ville et tout le mois dans les mairies d'arrondissement, certaines ambassades et centres culturels européens. Depuis 2006, "Faites l’Europe" est co-organisé par la Maison de l’Europe et la Mairie de Paris sur le parvis de l’Hôtel de Ville. Cette année, le thème principal est tourné vers les prochaines élections européennes du 26 mai 2019.

La Maison de l’Europe de Paris, fondée en 1956 est aussi le Centre d’information Europe Direct (le CIED), ouvert à tous ,en accès libre et gratuit. Située dans le centre de Paris, plus exactement le Marais, non loin de la place des Vosges cette association siège dans l’hôtel de Coulanges, monument historique du XVIIe siècle, où vécut Mme de Sévigné et est ouverte à tous quelque soit l'âge ou la nationalité; elle offre des services d’informations et de documentation tout en favorisant des rencontres au niveau local avec des européens des différents pays membres ou partenaires de l’Union Européenne mais aussi des débats et travaux sur les enjeux les plus contemporains. Le public peut y recevoir aide et conseil, soutien aux démarches pour des projets européens, formation, conférences; elle organise aussi des animations comme la Fête de l'Europe et des conférences sur l’Europe. On trouve 35 Maisons de l'Europe dans toute la France pour aider à la construction européenne.

La programmation des animations gratuites sur le parvis regroupait:

  • Concerts: Kasy Lambist (France), Villagers (Irlande), Juicy (Belgique) , Garbonatas (Lituanie) et Stella (Grèce).
  • Humoristes en stand'up: Shirley Souagnon, Charles Nouveau, Sébastien Marx et Urbain.
  • Débats sur la citoyenneté à l'approche des prochaines élections européennes et sur l'environnement.

Des activités d'un autre ordre étaient proposées à l'intérieur de l'Hôtel de Ville:

  • Simulation d'une session plénière du Parlement Européen dans l'hémicycle du Conseil de Paris, ouverte par Anne Hidalgo, sur la thématique des néonicotinoides et du plastique, animée par l'AJEF (Association des Jeunes Européens de France) dans le cadre du programme INCLUDE (Initiatives Nouvelles pour la Citoyenneté Locale et Urbaine Des Européens) lancé en mars 2018 pour faire la promotion de la citoyenneté européenne.
  • Table ronde sur les carrières européennes
  • Rencontres linguistiques et initiations de langues animés par le FICEP (Forum des Instituts Culturels des Etrangers à Paris).
  • Remise des prix des Erasmus Games où 350 étudiants étrangers se sont affrontés du 2 au 4 mai lors de tournois sportifs (football, Basket-ball, volley-ball, athlètisme.
  • Ateliers gastronomiques dans la cantine de l'Hôtel de Ville organisés par Food Sweet Food, association de collaboration entre restaurants et cuisiniers réfugiés en partenariat avec l'ASPP (Action Sociale en faveur des Personnels de la ville de Paris et du département de Paris) autour d'aliments européens.
  • Projection de courts métrages proposés par le FICEP et le Bureau du Parlement Européen à Paris et de "Woman at War", Prix LUX 2018 (prix cinématique du Parlement Européen), du réalisateur islandais Benedikt Erlingsson.
  • Annonce des lauréats du Label Paris Europe 2019 par Hermano Sanchez Ruivo, conseiller délégué à l'Europe et appel aux porteurs de projets parisiens pour des initiatives locales, citoyennes et européennes.

L'EUNIC (European Union National Institut for Culture) et 9 centres culturels européens proposent une exposition photographique "Visages/Portraits européens" sur les grilles de la Tour St Jacques durant tout le mois de mai. Chacun d'eux a choisi ses artistes et ses photos pour montrer la diversité de l'Europe en s'éloignant des clichés touristiques, proches des lieux et des personnes. Les promenades européennes durant le week-end du 4 et 5 mai au nombre de 3 par jour relèvent aussi de l'initiative des centres culturels européens dont le but est de révéler l'histoire des noms de rues et de places portant le patronyme d'européens célèbres. On pouvait retrouver l'Europe dans les distributeurs d'histoires des gares parisiennes ainsi que des textes écrits par les gagnants du concours d'écriture d'enfants de 8 à 11 ans, un prix officiel a été remis le 5 mai.

La fête de l'Europe s'est poursuivie en nocturne dans la nuit du 4 au 5 dans une dizaine de lieux emblématiques (Rex Cub, Petit Palace, N-F34, Wanderlust Paris,Noctus, La Concrete, Le Sacré, Le Point Ephémère, Le réseau MAP, L Station gare des Mines, Chez Moune...) sur invitation ou en gagnant des passeports européens.

Le Conseil de l'Europe a été institué le 5 mai 1949 par le traité de Londres et est basé à Strasbourg, nous fêtons donc ses 70 ans. En 1950, Robert Schuman prononçait le discours fondateur de la Communauté Européenne; en 1956, la Maison de l'Europe était créée. Depuis sa création, elle a réuni 28 pays. Elu au suffrage universel,direct, le Parlement européen vote les lois, le budget de l'EU et contrôle l'action de la Commission européenne. Les députés sont élus tous les 5 ans; en France le Bureau du Parlement européen facilite les liens entre le Parlement européen et les pouvoirs publics, les médias et les relais associatifs grâce à une communication directe avec les députés européens. La commission européenne propose les nouvelles législations au Parlement et au Conseil de l'EU, il veille à ce que le droit soit appliqué dans les états. Jean-Claude Junker en est le président et depuis le 16 mars 2016 Isabelle Jégouzo en est la représentante en France;

Avec tous ces renseignements prix au Village de l'Europe, il sera plus facile de se rendre aux urnes le 26 mai prochain (du 23 au 26 mai dans toute l'Europe) pour élire nos députés français. A ce jour, il est annoncé 33 listes de candidats en France comportant chacune 79 noms avec une alternance de candidats de chaque sexe. La campagne va débuter le 13 mai prochain. Pour voter, il faut être inscrit sur les liste électorales. Pour les ressortissants de l'UE vivant en un état membre, il est désormais possible d'y voter ou y être éligible en tant que représentant du Parlement européen.

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Journée mondiale de la Liberté de la Presse: Inauguration d'une place au nom de 3 journalistes tués

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 06 mai, 2019 21:29:34
Véronique YANG

La journée mondiale de la liberté de la presse a lieu chaque année depuis le 3 mai 1993, proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies sur recommandation de la 26e session de la Conférence générale de l’UNESCO en 1991.

A cette occasion, un hommage est rendu aux journalistes et photographes morts sur le terrain; elle permet aussi de défendre les principes fondamentaux de la liberté de la presse, de l’évaluer à travers le monde et de défendre l’indépendance des médias.

Le thème choisi cette année est: " Les médias pour la démocratie : Journalisme et élections en temps de désinformation". Au coeur de l'actualité depuis quelques temps, on ne peut s'empêcher de se poser les questions de fond concernant les journalistes et leur métier sans penser aux fausses informations ou aux accusations (vraies ou fausses) mais aussi leurs rapports avec les réseaux sociaux.

Cette année, l'UNESCO a lancé la campagne " Défends le journalisme" qui consiste à insérer des GIF ou des bannières dans les médias pour montrer leur soutien à un journalisme libre et indépendant. Elle a aussi organisé conjointement avec le gouvernement éthiopien et la Commission de l'union africaine, une Conférence mondiale du 1er au 3 mai à Addis-Abeba en Ethiopie. D'autres événements à travers le monde, ont eu lieu pour célébrer cette journée.

La première journée de cette conférence (1er mai) a présenté les nouvelles recherches sur la sécurité des journalistes, notamment les femmes dans un contexte électoral ainsi qu'un "Laboratoire" sur le harcèlement en ligne des femmes journalistes et différentes autres thématiques dont les médias et les élections en Afrique ou sur la réforme des médias en Ethiopie. Tout au long de la Conférence, une salle de presse était mise à disposition de jeunes professionnels et d’étudiants en journalisme afin de pouvoir rencontrer des collègues du monde entier et de couvrir un événement international.

Le lendemain (2 mai), la directrice générale de l'UNESCO Audrey Azoulay, la présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde, la secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, Vera Songwe et le vice-président de la Commission de l'Union africaine, Kwesi Quartey ont donné le coup d'envoi de l'événement devant plus d'un millier de participants venant de la société civile, des médias, des associations professionnelles, du milieu universitaire et du secteur judiciaire. Les débats ont porté sur le renforcement du rôle des médias face aux nouveaux défis et les liens entre les médias, la démocratie et les élections.

Dans la soirée, Audrey Azoulay a décerné le Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano aux journalistes du Myanmar emprisonnés, Wa Lone et Kyaw Soe Oo (Reuters), élus par un jury international indépendant, en présence du Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed et du vice-président de la Commission de l'Union africaine, Kwesi Quartey.

Le Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano a été créé par le Bureau exécutif de l'UNESCO en 1997 pour distinguer une personne, une organisation ou une institution qui a contribué à la défense et/ou à la promotion de la liberté de la presse où que ce soit dans le monde, surtout si, pour cela, elle a pris des risques. Il porte le nom de Guillermo Cano Isaza, journaliste colombien assassiné devant les bureaux de son journal, El Espectador, à Bogotá, le 17 décembre 1986.

Le 3 mai a été réservé à la célébration de la Journée mondiale de la Liberté de la Presse, c'est pourquoi de nombreuses initiatives ont été prises aux 4 coins du globe pour défendre l'indépendance des médias face aux mondes politiques et judiciaires, protéger la liberté d'expression, le droit à l'information et à l'image sans oublier le journalisme indépendant mais aussi rendre hommage à toutes les victimes de la censure, voire de leur liberté si ce n'est assassinés lors de leurs missions.

A Paris, une place en hommage à Ghislaine Dupont, Claude Verlon, journalistes tués au Mali en 2013 et Camille Lepage, journaliste et photographe tuée en Centrafrique en 2014, a été inaugurée par Hélène Bidard, adjointe à la maire de Paris en charge de l'égalité femmes-hommes, de la lutte contre les discriminations et des droits humains, à l'intersection des rues d'Aboukir, du Louvre et de Montmartre, haut quartier de la presse, en présence du maire du 2ème arrondissement, Jacques Boutault ainsi que des présidents de l'association "Les amis de Ghislaine Dupont et Claude Verlon", Danièle Gonod, de l'association "Camille Lepage-On est ensemble", Maryvonne Lepage, de la Fédération des Journalistes (FDJ), Philppe Leruth, de la Maison des Journalistes, Christian Auboyneau, de Magnum Photo, Thomas Dworzak, du premier secrétaire général du Syndicat National des Journalistes (SNJ), Vincent Lanier, de l'ambassadeur chargé des Droits de l'Homme, François Croquette.

En fin de journée, l'exposition "D'ici" coproduite par l'Agence Magnum Photos et la MDJ a été inaugurée sur les grilles de l'Hôtel de Ville marquant ainsi la liberté de la presse, une des priorités démocratiques et politiques de la Mairie de Paris.

L'exposition "D'ici" est le résultat du croisement de photos de 8 photographes de l'Agence Magnum Photos et de 8 journalistes exilés racontant des expériences personnelles autour de l'exil, l'accueil, la répression, la résistance, le succès ou l'échec et permettant à ces journalistes exilés de pouvoir écrire et s'exprimer à nouveau.

Le vernissage de l'exposition était suivi d'un débat sur le thème:"La liberté de la presse, un enjeu rédactionnel et photographique", animé par Michel Urvoy, ancien journaliste politique à Ouest France.




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"Gilets jaunes l'acte 25": une mobilisation une nouvelle fois en baisse

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 04 mai, 2019 22:56:50
GABRIEL MIHAI

Il s'agit de la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement de contestation sociale, qui avait réuni 23.600 manifestants le week-end dernier et 282.000 personnes pour son lancement le 17 novembre, 18.900 "gilets jaunes" se sont mobilisés ce samedi 4 mai partout en France.

Ces rassemblements ont lieu trois jours après les heurts entre manifestants et forces de l'ordre lors du 1er mai, marqué par l'irruption de plusieurs dizaines d'entre eux dans l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, après un mouvement de panique. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, sous le feu des critiques après avoir parlé d'«attaque», a reconnu vendredi qu'il n'aurait pas dû employer ce mot.

La préfecture de police de Paris a reconduit son arrêté d'interdiction de manifester sur les Champs-Elysées, et dans un périmètre incluant l'Assemblée Nationale, le palais de l'Elysée et le secteur de la cathédrale Notre-Dame, touchée mi-avril par un incendie.

À Paris, trois manifestations déclarées avaient été autorisées par la préfecture, dont une prévoyait de faire un tour des sièges des médias, dans l'ouest de la capitale.

Le principal cortège de plusieurs centaines de personnes s'est élancé à la mi-journée de l'hôpital Lariboisière, dans le nord de Paris, en direction de la place de la Nation, plus à l'est.

En fin de matinée, une vingtaine de gilets jaunes avaient distribué des tracts à l'aéroport parisien Roissy-Charles-de-Gaulle pour protester contre la privatisation de la société Aéroports de Paris.

Dans une tribune publiée par le journal Libération, intitulée "Gilets jaunes : Nous ne sommes pas dupes!", des comédiennes comme Juliette Binoche ou Emmanuelle Béart, des écrivains comme Édouard Louis ou Annie Ernaux ainsi que 1.400 autres acteurs du monde de la culture apportent leur soutien au mouvement des "gilets jaunes".

Tous saluent "un mouvement que le pouvoir cherche à discréditer et réprime sévèrement alors que la violence la plus menaçante est économique et sociale". Selon les signataires de cette tribune, ce mouvement "réclame des choses essentielles : une démocratie plus directe, une plus grande justice sociale et fiscale, des mesures radicales face à l’état d’urgence écologique".

À Paris, la préfecture a fait état de dix personnes interpellées, essentiellement dans le cadre de contrôles préventifs, dont huit ont été placées en garde à vue, selon le parquet. Trois personnes ont été interpellées à Montpellier, selon la préfecture. La mobilisation est en baisse depuis plusieurs semaines, avec des manifestations souvent émaillées de violences et dispersées dans un déluge de lacrymogènes.

À La Roche-sur-Yon, 500 personnes ont défilé, répondant à un appel à manifester interrégional. Quelques heurts ont éclaté dans l'après-midi et une manifestante, blessée au nez, a été évacuée par les pompiers.

Quelques appels à manifestation ont également été lancés sur les groupes de "gilets jaunes" de Bordeaux, Montpellier ou Rouanne. À Lyon et Metz, des manifestations appelant à faire converger les "gilets jaunes" et les manifestants soucieux de lutter contre le réchauffement climatique se sont élancés vers 14h.

À Lyon, la manifestation des "gilets jaunes" s'est rattachée au cortège (déclaré) répondant à l'appel du mouvement "Youth for Climate". À Montluçon, dans l'Allier, 400 personnes ont participé à un rassemblement contre les violences policières, à l'appel de "street medics". Des "barbecues anti-Macron" se sont tenus sur plusieurs ronds-points, partout en France, à l'initiative du député de la France Insoumise François Ruffin, qui y a projeté son film J'veux du soleil sur les "gilets jaunes".

À Toulouse, un petit rond-point du centre-ville a été décoré de ballons jaunes, "pour rappeler aux gens qu'il est important de revenir aux ronds-points, là où tout a commencé". Dans plusieurs villes, comme à Chateau-Thierry, dans l'Aisne, ou Castelnau-de-Médoc, en Gironde, les ronds-points ont été réinvestis par des poignées de manifestants.

Les slogans «Tout le monde déteste la police», «Anti, anti, anti-capitaliste» et «On est là même si Macron ne veut pas, nous on est là» ont supplanté les «Et 1, et 2, et 3 degrés, c'est un crime contre l'humanité» ou «On est plus chauds, plus chauds que le climat» scandés par les manifestants venus marcher pour le climat, relégués en fin de cortège.


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LE DERNIER ADIEU A DICK RIVERS

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 04 mai, 2019 21:59:27
Jean Hugues Blanc

C'est ce jeudi 2 mai à 15 h30 qu ' a eu lieu le dernier adieu à Dick Rivers en L'église Saint Pierre de Montmartre rue du mont Cenis à deux pas du Sacré Cœur, plus de 500 personnes étaient présentes pour saluer la mémoire du chanteur.

Le père Michel Sonnier a accueilli le cercueil blanc de Dick Rivers de son vrai nom Hérvé Fornéri suivi de sa femme Babette, son fils Pascal, sa fille adoptive Natala toute sa famille, amis et artistes rassemblés devant et dans cette jolie église ou le chanteur aimait y venir avec son épouse se recueillir très souvent .

Une cérémonie très émouvante, retransmise à l'extérieur également car tous les admirateurs plus que nombreux n'ont pu rentrés dans l'église. Le père Michel Sonnier pendant cette célébration a saluer l'homme qu'était Hérvé Fornéri, son enfance, sa carrière, sa vie de famille de l'homme au grand cœur qu'il était.

Des témoignages élogieux, sincères, et qui nous ont appris que Mr Dick était un artiste complet et n'avait pas été que chanteur

Brice Hortefeux ami de vingt ans a saluer la mémoire de l'homme qui a fait partie du jury de sciences Po quelqu’un de généreux , optimiste, fidèle et des projets plein la tête, il pour faire référence a ta chanson "TU n'est parti, tu n'es plus là", mais sache Dick que tu es sera toujours là".

Eric Naulleau lors de son discours a rappelé comment Dick Rivers était un grand depuis les chats sauvages jusqu a son dernier album " RIVERS ", il avait sur faire avec noblesse fait évoluer sa carrière, un rare français à chanter en anglais sans que le Commonwealth entier ne s'écroule de rire .

Cet artiste performant savait passer du professeur Choron à Jean Genet, un film avec Jean Pierre Mocky, doublage de dessin anim , animateur radio et, n'en déplaise aux cons descendants Dick Rivers restera authentique jusqu au bout.

Jean Charles Liozu, son gendre et ingénieur du son marié à Natala a été drôle et émouvant en nous narrant des anecdotes vécues avec son beau père depuis 2013. Les surnoms qu'il aimait donner à tout son entourage, les épisodes de Columbo qu'il regardait pour la 145 eme fois , un épicurien généreux qui pouvait appeler l'Élysée, 45 fois pour vous offrir un diner avec le Président de la République d'appeler toujours en avance pour présenter ses vœux pour la nouvelle année.

C'est par de beaux applaudissements que le joli cercueil blanc quitta cette église afin que le chanteur soit inhumé dans la plus stricte intimité au cimetière de Montmartre. Le monde du spectacle ne s'était pas bousculé au portillon pour rendre un dernier hommage à l'artiste aux 35 albums et 55 ans de carrière et pour reprendre les propos d'Eric Naullau " Les Cons Descendants avaient fait porte close ".

Il y avait pour saluer sa mémoire entre autres le producteur Jean Claude camus, isabelle Aubret, Michel Orso, Christophe Dechavanne, Françis Cabrel, Pierre Billon, Patrick Coutin, Jean Luc Lahaye, Pierre Bonte, Olivier Kieffer, le député niçois Eric Ciotti, Nicoletta qui très émue qui a déclaré :

"C'était le plus rockeur des rockeurs , il n'a jamais trahi, il est resté fidèle au rock and roll".

Une magnifique plaque a été crée le représentant prés d'une Cadillac, réalisé par la famille Barattini , marbriers à Montagnac

dans l'Hérault ils avaient tissés des liens l'ors d'un concert dans cette région et avaient accueillis Mr Dick en Cadillac, trés touché celui ci avait tenu a ce que cette famille réalise sa plaque .

Sur cette butte Montmartre les applaudissements en ce 2 mai furent trés émouvents et mérités pour ce grand artiste, le corbillard marqua un arrêt devant son producteur Denis Sabouret complice de toujours .

Mr Dick Rivers votre départ a touché toutes les générations , vous qui avait aussi une passion pour la Country d'où aussi votre ressemblance avec Johnny Cash vous êtes parti discrètement, on se souviendra de votre talent, de votre élégance, je repense à deux de vos chansons : l homme qui se rappelle, et viens me faire oublier .

Alors sachez cher Dick Rivers qu'on se rappellera de vous et qu'on ne vous oubliera jamais car vous vous etes gravé à tout jamais dans nos cœur.



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Paris a rendu hommage au père du Secours Populaire

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 04 mai, 2019 01:00:08
VÉRONIQUE YANG

Jeudi 2 mai, Anne Hidalgo et la Mairie de Paris ont rendu hommage à Julien Lauprêtre, président du secours populaire décédé le 26 avril dernier à l'âge de 93 ans.

Autour de la Maire de Paris, de nombreuses personnalités fidèles soutiens du Secours Populaire ainsi que des bénévoles vêtus de tee-shirts jaunes et arborant des badges SPF,étaient venus de toute la France, présents pour dire un dernier adieu à celui qui avait dédié sa vie aux autres. Parmi eux, on pouvait voir la chanteuse Isabelle Aubret, Nicoletta et son mari Christophe Molinier, Valérie Trierweiler et Romain Magellan, Christian Rauth, l'actrice Saïda Jawad, la journaliste Isabelle Alonso, le comédien Christophe Alévêque et sa compagne, la comédienne Serena Reinaldi, l'animateur Marc-Emmanuel Dufour (Tous Ensembles)., le patineur Philippe Candéloro, des politiques comme la Présidente de la région le de France Valérie Pécresse, plusieurs adjoints de la maire parmi lesquels Ian Brossat chargé du logement(groupe PCF), Dominique Versini chargée de la famille, de la petite enfance et de la lutte contre l'exclusion, Catherine Vieu-Charrier chargée de la mémoire et des anciens combattants mais aussi la maire du 12ème Catherine Baratti-Elbaz, mais aussi des représentants de la société civile comme Stéphane Layani, président du marché de Rungis....

Beaucoup d'émotion dès le début de cet hommage, surtout quand les 4 enfants (Jean Claude, Josette, Françoise, Denise, et petits enfants de Julien Lauprêtre se sont levés et retournés vers la salle qui les a applaudis chaleureusement avant la projection d'images relatant la vie du Président du Secours Populaire, au son des chansons "J'veux du Soleil" ( en référence aux "Journées à la mer pour les oubliés des vacances") puis "Ma France" de Jean Ferrat, lui aussi militant communiste...

Ce fut ensuite les discours des officiels, d'Anne Hidalgo à Fabien Roussel, secrétaire national du PCF en passant par Henriette Steinberg, secrétaire nationale du SPF ou Corinne Makowski, secrétaire nationale de l'association ainsi que de jeunes et une représentante d'une maison "Copains du Monde".

Dans tout ce qui a été dit, on retiendra sa place dans la politique avec sa présence à la Mairie du 12ème durant 15 ans 1949-1965) en tant que conseiller municipal après avoir aidé en 1944 à la libération de Paris en tant que résistant mais aussi grâce à la promesse de lutter contre l’injustice qu'il avait faite à Missak Manoukian et ses compagnons de "l'Affiche Rouge" fusillés.

Grâce à son engagement depuis 1955, le Secours Populaire, petite structure du PCF, est devenue une association incontournable dans l'aide aux personnes en difficulté et présente dans des cas d'importante gravité comme récemment à Paris lors de l'explosion due au gaz dans le 9ème arrondissement mais cette lutte est aussi passée à l'international toujours fidèle au slogan "Tout ce qui est humain est nôtre".

Ainsi suite à la création en 1992, le mouvement "Copains du Monde"s'est retrouvé à travers le monde, proposant la création de nouveaux clubs avec l'aide de nouveaux bénévoles pour la plupart des jeunes prêts à "intervenir là où le malheur frappe, à agir sur les conséquences des drames, en laissant à chacun le choix d’intervenir sur les causes".On a aussi trouvé Julien Lauprêtre auprès des autres associations, faire bataille commune pour l’ouverture des frigos européens et le maintien du programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD).

A l'heure de sa disparition, on compte 80 000 bénévoles dont 3 300 à Paris, qui continueront le travail qu'il avait commencé pour venir en aide aux plus démunis Corinne Makowski souligna dans son discours:"Il a été présent jusqu'au bout... Il va manquer à tous les gens du Secours populaire, mais surtout à la société, qui a besoin de plus de personnes comme lui." Par ailleurs, les messages de condoléances affluent des 4 coins du monde où SPF était présent, particulièrement en Afrique, au Moyen Orient et en Asie dont en Chine qui déplore cette grande perte.

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L'amitié franco-italienne renforcée autour de la commémoration des 500 ans de la mort de Léonard de Vinci

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 03 mai, 2019 23:58:30
GÉRARD CROSSAY

L'Italie et la France célèbrent cette année le 500ème anniversaire de la mort de Léonard de Vinci mais aussi de la Renaissance.

Emmanuel Macron et son homologue italien, Sergio Mattarella, se sont rendus, ce 2 mai 2019, au château royal d'Amboise pour se recueillir sur la sépulture de Léonard de Vinci qui repose depuis la Révolution dans la chapelle Saint Hubert.

Le peintre et savant génial, né en 1452 à Vinci en Toscane, s'est éteint le 2 mai 1519 au château du Clos-Lucé d'Amboise. Trois ans auparavant, le roi François 1er l'avait invité en France.

Les deux Chefs d'Etat ont visité le château d'Amboise, déjeuné au château du Clos-Lucé, puis se sont rendus au château de Chambord à la rencontre de 500 jeunes français et italiens pour célébrer la Renaissance. Ces derniers s'étaient répartis en 4 ateliers : "Architecture" avec le célèbre architecte Renzo Piano, "Littérature" avec l'écrivain Alessandro Baricco, "Espace" avec les astronautes Samantha Cristoforetti et Thomas Pesquet, "Physique" avec Fabiola Gianotti, première femme à occuper le poste de Directrice générale du CERN et Gabriel Chardin du CNRS. Les deux Présidents ont assisté aux restitutions de ces groupes de travail avant de rejoindre les jardins du château pour une photo de famille avec les jeunes regroupés devant la façade.

Emmanuel Macron et Sergio Mattarella, accompagnés respectivement de leur femme et de leur fille, ainsi que le ministre de la Culture Franck Riester, le prince Jean d'Orléans,comte de Paris, héritier des rois de France, la comtesse et leurs enfants, avaient auparavant assisté à la présentation par Stéphane Bern de 50 porteurs de projets du programme "Viva Leonardo Da Vinci 500 ans de Renaissance en Centre-Val de Loire", parrainé par l'animateur de télévision.


Le but de cette visite était double : célébrer la culture européenne avec cette rencontre entre les jeunes des deux nations, réaffirmer l'amitié franco-italienne. Les deux Présidents ont la volonté de s'ériger en remparts contre l'extrême-droite, Marine le Pen pour la France, Luigi Di Maio et Matteo Salvini pour l'Italie.

En 2019, les châteaux d'Amboise et de Chambord participent pleinement à ces célébrations de Léonard de Vinci et de la Renaissance.

Le château d'Amboise, résidence de plusieurs rois de France, dont François 1er, peut se visiter avec une tablette-guide pour faire un voyage dans le temps absolument époustouflant.
Le château de Chambord, le plus grand des Châteaux de la Loire, célèbre par son fameux escalier à double révolution, est un joyau du patrimoine de l'humanité. Pensé par son fondateur, François 1er et l'architecte inspirateur, Léonard de Vinci, c'est un monument de beauté et d'intelligence. Les jardins à la française ont été restitués en 2017, un mur de clôture de 32km, le plus long du monde, entoure le Domaine national, le "Théâtre de Molière", où se joua pour la première fois Le Bourgeois gentilhomme, y a été reconstitué.

Léonard de Vinci, un grand peintre, un génie universel, à la fois, philosophe humaniste, inventeur - il a développé l'idée de l'avion, de l'hélicoptère, du sous-marin, de l'automobile, nommé par François 1er, fasciné par cet artiste, "premier peintre, premier ingénieur, premier architecte du roi". Ses recherches on touché tant l'anatomie, les mathématiques que l'optique, l'hydrologie, le génie civil ... il était d'une exceptionnelle beauté ... grand ordonnateur de fêtes, même ... what else?


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1er mai: forte mobilisation en France et violences à Paris

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 02 mai, 2019 00:25:17
Gabriel MIHAI

Le ministère de l'intérieur fait état d'une ambiance plutôt calme en général, sauf à Paris où des heurts entre «black blocs» et forces de l'ordre ont éclaté.

Les manifestations de syndicats et de "gilets jaunes" ont débuté ce mercredi 1er mai en France pour cette fête du travail.
De premiers heurts ont éclaté à Paris à partir de 13 heures avant le démarrage officiel de la manifestation syndicale, entre des forces de police et des "black blocs" qui avaient rejoint des "gilets jaunes" en début de cortège.

Entre 160.000 et 300.000 personnes, militants syndicaux et «gilets jaunes», ont manifesté mercredi dans toute la France, dans une ambiance bon enfant en région mais plus tendue et confuse à Paris, où des heurts ont éclaté.
164 .000 personnes ont manifesté selon le ministère de l'Intérieur, 310.000 selon la (CGT) contre 143.500 (police) et 210.000 personnes (CGT) l'an dernier.

Dans la capitale, la mobilisation pour la fête des travailleurs a réuni 40.000 manifestants, selon un comptage réalisé pour un collectif de médias par le cabinet Occurrence.

Vitrines brisées, pluie de pavés, feux de poubelles, départs d'incendie, jets de lacrymo, grenades de désencerclement, canons à eau : avant le départ officiel du cortège parisien, des échauffourées ont eu lieu entre «black blocs» et police, avant un retour au calme en début de soirée.

Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, a été pris à partie, en tête du cortège. Il a été contraint de quitter momentanément la manifestation parisienne. Dans un communiqué, la CGT "dénonce fermement les violences en cours à Paris", ainsi qu'une "répression inouïe et sans discernement".

Selon Philippe Martinez, le syndicat "est très identifiable". "Quand on a des badges CGT, des drapeaux CGT et une camionnette CGT, ça ne fait que trois lettres, on doit pouvoir le lire".
Dans une ambiance tendue, des grenades de désencerclement et lacrymogènes ont été lancées par les forces de l'ordre sur quelque centaines de militants anticapitalistes "blacks blocs". Les policiers avaient remonté en colonne la manifestation au milieu de "gilets jaunes" sur le boulevard du Montparnasse. Les forces de l'ordre ont essuyé également des jets de projectiles.

Des projectiles ont été lancés sur le commissariat du 13e, protégé par des barrières anti-émeutes, des manifestants ont mis le feu à des poubelles ou barricades et une voiture, une agence d’assurance, une agence bancaire et plusieurs commerces ont été vandalisés, leurs vitrines bisées.

La place d’Italie a été un moment totalement saturée de gaz lacrymogène. Les policiers, qui ont essuyé des jets de projectiles -bouteilles, pavés…- ont également utilisé à plusieurs reprises des grenades de désencerclement, de même que des canons à eau pour disperser les manifestants, dont plusieurs ont été interpellés.

Un CRS blessé, au visage a été pris en charge en milieu hospitalier à la Pitié Salpêtrière, en urgence relative, a indiqué la préfecture de police de Paris.

Plus de 7400 policiers et gendarmes ont été déployés dans la capitale pour faire barrage aux quelque «1000 à 2000 activistes radicaux» attendus par les autorités. S'appuyant sur une récente loi «anti-casseurs» qui a fait polémique, le président Macron a réclamé que la réponse à ces «black blocs» soit «extrêmement ferme» en cas de violences, après des appels sur les réseaux sociaux à transformer Paris en «capitale de l'émeute».

En région, la journée du travail a été globalement célébrée dans une ambiance festive par les syndicalistes, les «gilets jaunes» et les politiques, mais sous haute surveillance policière. Plusieurs préfectures ont interdit des défilés dans le centre ville, comme à Caen ou à Lyon.

Ils étaient 6200 à Lyon, 5500 à Marseille, 3400 à Nantes, 2400 à Montpellier, 2100 à Besançon, 1800 à Saint-Etienne, 1600 à Strasbourg, 1500 à Lille, 1400 à Dijon, selon la police, et jusqu'à 20 000 à Toulouse, selon la CGT.

Parmi les pancartes, on pouvait lire : «Le peuple déteste Macron», «Merci pour Notre Dame, mais donnez aussi aux Misérables», «Mieux vaut être une cathédrale qu'un gilet jaune», «Macron arrête de nous enfumer».

Malgré leur mobilisation en ordre dispersé, les syndicats craignent que leurs revendications ne soient brouillées au milieu des violences.

La préfecture de police signalait 330 interpellations à Paris (50 en région) et plus de 17.706 contrôles, et le parquet 254 gardes à vue.
Trois ressortissants de nationalité étrangère font partie des individus placés en garde à vue, a souligné le parquet de Paris. Ils l'ont notamment été pour "détention et transports d'armes de catégorie A" et "association de malfaiteurs en vue de la commission de crimes ou délits".



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Anémone a perdu son combat contre la maladie

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 01 mai, 2019 03:39:34
VÉRONIQUE YANG

L'actrice Anémone, de son vrai nom Anne Bourguignon vient de s'éteindre le 30 avril des suites d' une longue maladie à l'âge de 68 ans.

Elle restera l'inoubliable Thérèse du "Père Noel est une ordure" avec Marie-Anne Chazel, Christian Clavier, Thierry Lhermitte ou Marcelle du "Grand Chemin" aux côtés de Richard Bohringer où tous 2 décrochèrent le césar de la meilleure actrice et du meilleur acteur en 1988.

Elle aura eu à son actif plus de 70 films au cinéma et une vingtaine de pièces de théâtre dont celle qui fait référence dans sa carrière sur les planches comme ensuite au grand écran:"Le Père Noel est une ordure".

Sa magistrale interprétation pleine d'humour et d'émotion au Palais des Glaces fin 2017 dans la pièce "Des noeuds aux mouchoirs" fut sa dernière prestation sur scène après 50 ans passés entre théâtre et cinéma. Elle décida donc d'arrêter sa carrière commencée l'âge de 17 ans, suite à un ras-le-bol lié au rapport de l’évolution du métier, regrettant que "le fric se soit emparé de tout, partout!" On la retrouve tout de même en 2018 à l'affiche du film d'Anne Le Ny, "La monnaie de leur pièce" qui sera son dernier long métrage.

Petite fille du professeur Louis-Justin Besançon par sa mère et fille du psychiatre André Bourguignon, Anne Bourguignon voit le jour le 9 août 1950 à Paris. Elle passe son enfance au château Mauras en Gironde avec son frère cadet agronome, Claude Bourguignon. Arrivée à Paris, elle entre à l'école Sainte-Marie des Invalides puis au Collège Sévigné, au lycée Victor Duruy, aux Cours Gaudéchaux, aux Cours Jaillard, au Couvent Notre-Dame-des-Oiseaux à Megève, à l'Institut Saint-Pierre à Brunoy et à l'Institut Notre-Dame à Epernay. Anémone est la mère de deux enfants : Jacob, né en 1979 d'une première relation et Lily, née en 1983, fille de son mari, c'est aussi une bonne grand'mère.

Anémone démarre sa carrière au cinéma à 18 ans avec le film "Anémone" de Philippe Garrel qui lui donné ce pseudonyme. Elève de l’école de théâtre fondée à Reims par Robert Hossein, elle rejoint la troupe du Splendid après son premier grand rôle auprès de Coluche en 1977 dans "Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine". Dans un registre plus sérieux, elle joue en 1987 le rôle de Marcelle dans "Le grand Chemin".

Militante et membre de l'association Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne) depuis 1998, elle en devient la porte-parole en 2002. Prônant le retour à une société plus éthique et écologique, elle décide de vivre à la campagne dans un tout petit village du Poitou, dans les environs de Lezay où elle est décédée.

Son engagement dans la politique commence en 1988 où elle soutient la candidature d'Antoine Waechter, candidat des Verts à l'élection présidentielle.

En 1992, elle crée la polémique en déclarant : " En Alsace on est chez les Boches" puis devient candidate aux élections municipales à Paris en 1995 sur la liste "Paris Écologie Solidarité Citoyenneté" , dans le 20ème arrondissement. En 2002, elle est porte-parole d'Attac et participe au Forum social mondial. L'année suivante, elle participe avec la Confédération paysanne, des élus Verts français et quelques citoyens connus, comme Lambert Wilson, Robert Guédiguian et d'autres moins connus, à un arrachage de soja génétiquement modifié. L'opération consistait d'ailleurs à les remplacer par du soja traditionnel.

En 2005, elle est en faveur du non lors du référendum sur le projet de traité constitutionnel européen considérant que" le texte se préoccupe plus de commerce que de l’homme".En 2012, elle soutient Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle, au détriment des écologistes.

Dans le documentaire engagé "Demokratia", en 2015,"elle déclare que " L'homme est la seule espèce animale à ne pas être d'accord sur quel mode d'organisation sociale adopter ".

Al'annonce de sa mort, de nombreuses personnalités lui ont rendu hommage à commencer par le ministre de la culture Franck Riester. Les membres de la Troupe du Splendid se sont aussi exprimés bien qu'elle était fâchée avec eux depuis plusieurs années mais aussi Patrice Leconte, Bernard Montiel, Riad Sattouf, Laurent Ruquier, François Cluzet, Marion Cotillard...



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Gilets jaunes: un «traitement médiatique impartial» réclamé

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 28 avril, 2019 04:27:03
Gabriel MIHAI

Le cortège s’est mis en route aux environs de 13h depuis le parvis situé à proximité de la Maison de la Radio en direction de TF1, LCI et CNews, avant de traverser la Seine pour rendre visite à France Télévisions et enfin à BFM TV.

Le deuxième cortège était plus clairsemé, composé d'une centaine de personnes. Ces dernières ont arpenté Paris lors d'une "marche sur les médias", pour réclamer "un traitement médiatique impartial" du mouvement social. Partant du parvis proche de la Maison de la Radio, les "gilets jaunes" ont rejoint la tour de la chaîne privée TF1, puis les sièges de France Télévisions et du CSA, avant de se disperser dans le calme et sous la pluie un peu avant 17 heures.

Dans la foule, des banderoles en faveur du référendum d’initiative citoyenne (RIC), principale revendication du mouvement, des messages de soutien à Gaspard Glanz, journaliste interpellé durant l’acte 23, et des messages comme «La précarité n’est pas un métier» ou «L’IGPN a-t-elle pris une année sabbatique ?».

«Comme chaque manifestation, nous essayons de dégager un thème et aujourd’hui c’est celui des médias pour mettre l’accent sur le manque de partialité sur le traitement de l’information concernant les Gilets jaunes avec l’ensemble des insultes que l’on peut entendre et la diabolisation du Gilets jaunes», explique Jérôme Rodrigues, une des figures du mouvement, ajoutant que les Gilets jaunes n'étaient «pas des terroristes, des violents, mais simplement des gens en colère».

L'empêchés d’accéder au parvis du bâtiment où se trouvent les locaux de CNews par plusieurs fourgons des forces de l'ordre, les Gilets jaunes scandaient : «Vous (les journalistes) êtes des vendus et des pourris» ou encore «Collabos les journalistes».

"BFM corrompu", ont chanté certains "gilets jaunes" devant le siège de la chaîne d'information en continu.

"Les policiers veulent arrêter les journalistes indépendants parce que ce sont les seuls à dire la vérité. Les médias traditionnels ne disent pas la vérité", a estimé dans le cortège Julien, un boulanger de 29 ans à Grigny (Essonne).

Les Gilets jaunes attend une réponse du CSA des quelques jours afin d'exprimer leur désillusion quant au manque de respect et d'information de la presse dans l'espoir d'être invitées à exprimer leur mécontentement vis-à-vis des chaînes de télévision suivantes, "TF1, BFM, CNEWS, FRANCE TÉLÉVISION, LCI, etc. "


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Gilets jaunes: mobilisation dans toute la France, deux jours après les annonces d'Emmanuel Macron

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 28 avril, 2019 02:52:02
Gabriel MIHAI

Deux jours après les annonces d'Emmanuel Macron, les gilets jaunes ont manifesté samedi dans plusieurs villes en France dont Strasbourg.

Ce nouveau samedi illustrant la persistance d'un mouvement inédit, qui met à mal la capacité d'Emmanuel Macron à imposer ses réformes depuis plus de cinq mois, a été marqué par quelques tensions à Strasbourg, Lille et Toulouse.

À Paris, deux cortèges distincts ont réuni dans le calme 2600 gilets jaunes selon les autorités contre 9000 la semaine dernière. La préfecture de police de Paris a indiqué avoir procédé à 13 500 contrôles préventifs et à 14 interpellations.

Depuis le début du mouvement - né d'une colère contre la hausse des taxes avant de s'étendre à des revendications pour plus de pouvoir d'achat et de démocratie directe - 2400 gilets jaunes et 1700 membres des forces de l'ordre ont été blessés, selon Beauvau.

Les annonces d'Emmanuel Macron n'avaient pas convaincu les "gilets jaunes". Deux jours après la conférence de presse du président de la République à l'Élysée, censée conclure trois mois de "grand débat national", les opposants au gouvernement comptaient sur ce 24e samedi de mobilisation pour relancer leur mouvement, après un acte 23 marqué par une baisse de la participation. Mais l'objectif est manqué, les "gilets jaunes" ayant connu ce samedi une mobilisation parmi les plus faibles depuis le début du mouvement, le 17 novembre.

Alors que l'acte 23 avait été marqué par des incidents à proximité de la place de la République, l'ambiance était beaucoup plus calme ce samedi.

La mobilisation parisienne était divisée en deux cortèges. Le plus important s'est élancé à 13 heures du boulevard de Montparnasse, mêlant "gilets jaunes" et gilets rouges de la CGT, pour une convergence des luttes et une "riposte générale" au gouvernement et au Medef. Plusieurs représentants de partis de gauche, comme le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon étaient présents, et le cortège a rassemblé au plus fort de la journée 5.500 personnes. Après une arrivée vers 15 heures place d'Italie, les manifestants se sont ensuite dispersés progressivement sans incident, tandis que certains ont rejoint la place de la République, pour un rassemblement improvisé.

Les gilets jaunes ont aussi manifesté ce samedi à Bordeaux où ils étaient entre 2.000 et 2.500 selon France Bleu Gironde, soit un peu plus nombreux que les semaines précédentes.

Quelques 400 gilets jaunes ont défilé ce samedi à Evreux. Ils étaient quasiment autant à la Rochelle. A Belfort, 250 gilets jaunes ont battu le pavé dans le centre-ville sous la pluie.

A Saint-Etienne, 200 gilets jaunes ont bloqué la Nationale 88 en milieu d'après midi. Ils étaient autant à manifester à Valence dans la Drôme, à Amboise en Touraine ou encore à Avignon. Mobilisation aussi ce samedi ans le Limousin et en Dordogne.

Comme chaque semaine depuis le début du mouvement, des rassemblements étaient prévus dans de nombreuses villes à travers la France, malgré de nombreuses interdictions de manifester. À Toulouse, épicentre d'un "acte 23" du mouvement émaillé d'échauffourées entre manifestants et forces de l'ordre, il était ainsi à nouveau interdit de manifester sur la place du Capitole jusqu'à 21 heures. 2.000 personnes ont tout de même défilé dans les rues de la "Ville rose".

À Montpellier, 1.500 personnes ont battu le pavé, selon la préfecture, tandis qu'ils étaient près de 1.000 à Marseille. À Lyon, une opération escargot contre la limitation de vitesse à 70km/h sur le périphérique lyonnais était notamment organisée.

À un mois des élections européennes, les gilets jaunes entendaient donner un caractère « international » à la journée d'action avec une manifestation à Strasbourg, siège du parlement européen, où les forces de l'ordre ont barré la route du centre et des institutions européennes au cortège (2000 gilets jaunes selon la préfecture). Quarante-deux personnes ont été interpellées et la préfecture a déploré de « nombreuses dégradations ». Mais les forces de l'ordre ont empêché les manifestants de rejoindre les institutions européennes, et ont répondu à des jets de projectiles par de nombreux tirs de gaz lacrymogènes. Puis de nouveaux heurts ont éclaté à proximité du Conseil de l'Europe, avec notamment des feux de poubelles. Selon la préfecture, "de nombreuses dégradations ont été constatées (éléments du mobilier urbain détériorés et brûlés, vol de matériel de chantier, etc.)" au cours de la journée. En début de soirée, la préfecture faisait état de 42 interpellations, et de sept blessés légers (trois policiers, trois manifestants, et une riveraine).

Le ministère de l'Intérieur a recensé 23.600 manifestants dans toute la France, contre 27.900 la semaine précédente. Cette mobilisation compte parmi les plus faibles depuis le début du mouvement.

Certains "gilets jaunes" avaient d'ailleurs fait l'impasse samedi pour se concentrer sur les rassemblements à venir, une grande manifestation unitaire étant organisée par la CGT, FO, FSU, Solidaires, l'Unef (étudiants) et l'UNL (lycéens). Et sur les réseaux sociaux, des messages se multiplient depuis plusieurs jours pour inviter à faire du 1er mai ''l'acte ultime".




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Julien Lauprêtre: un engagement jusqu'au bout

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 27 avril, 2019 13:25:50
Véronique YANG

Le secours populaire vient de perdre son président, Julien Lauprêtre, décédé le 26 avril à l'âge de 93 ans.

Depuis 1955, il était à la tête du Secours Populaire, à l'époque petite association du parti communiste. Très vite, il en fera une structure caritative importante au même niveau que les Restos du Coeur grâce aux idées qu'il véhiculait pour les familles les plus démunies et sa constance dans la lutte contre l'exclusion. Hormis l'aide alimentaire, ses actions étaient ciblées vers les enfants, organisant des arbres de Noel, des chasses aux oeufs ou des "Journées des oubliés des vacances". Aujourd'hui son mouvement compte plus d'un million de membres et 80 000 bénévoles sans oublier les célèbres marraines et parrains comme Valérie Trierweiler ou Christaian Rauth pour qui il sera irremplaçable. "Jusqu'au bout il a été présent. Ces derniers jours encore, il avait émis l'idée d'organiser un événement important en novembre, pour les 30 ans de la convention internationale des droits de l'enfant." a déclaré la secrétaire nationale de l'association, Corinne Makowski.

L'ancien miroitier et résistant s'est voué toute sa vie à la lutte contre l'injustice et la pauvreté, sa plus belle récompense était de voir le regard des enfants s'illuminer lors des soirées organisées autour des Pères Noel Verts ou le moment où ils découvraient la mer pour la première fois.

Né le 26 janvier 1926, ce fils de cheminot communiste et syndicaliste a épousé une amie d'enfance qu'il avait rencontrée à l'âge de 10 ans lors de ses premières vacances dans une colonie du Secours ouvrier international à La Rochelle, où il "voit la mer pour la première fois" en compagnie d'enfants français mais aussi espagnols, italiens ou allemands, ayant fui les régimes franquiste, mussolinien ou hitlérien. C'est en se souvenant de cette période qu'il pense à créer "les Journées des oubliés des vacances" du Secours populaire.

A l'âge de 17 ans, il rejoint la résistance tout comme son père et forme un groupe avec deux anciens copains d'école puis entre dans la jeunesse communiste clandestine, distribuant des tracts et appelant à la résistance. Arrêté en 1943, il côtoie en cellule les hommes de Manouchian et de "l'Affiche Rouge". Quelques années plus tard, il devient secrétaire administratif au Secours Populaire puis est élu à la tête de l'association qu'il ne quittera pas jusqu'au jour de sa mort.

En 2017, Emmanuel Macron le fera grand officier de la Légion d'Honneur.

A l'annonce de sa mort suite à une chute, les hommages ont afflué à commencer par l'Elysée qui le considérait comme" un porte-parole des pauvres auprès des pouvoirs publics"tout comme le Premier Ministre Edouard Philippe ou le délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Christophe Robert. Pour le directeur de l'Humanité, Patrick Apel-Muller, Julien Lauprêtre était un Abbé Pierre "laic". Anne Hidalgo souligne " son humanité exceptionnelle et de sa capacité à éveiller les consciences en faveur de la solidarité, de la justice sociale et de la protection de l'enfance", tandis que pour Jean-Luc Mélenchon, "le Secours populaire et les pauvres perdent leur voix majeure avec le décès de Julien Lauprêtre.

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Emmanuel Macron s'est exprimé en direct jeudi soir pour répondre aux interrogations des Français

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 26 avril, 2019 03:54:34
Gabriel MIHAI

Le chef de l'État s'est exprimé, jeudi 25 avril depuis l'Élysée.

Emmanuel Macron a tenté d'apporter des réponses aux «justes revendications» portées par les «gilets jaunes» et reconnu sa part de responsabilité dans leur colère. Mais devant la presse, le président français a prévenu qu'il maintiendrait le cap de ses réformes.

Le président de la République a pris la parole, ce jeudi 25 avril, lors d'une conférence de presse face à des journalistes.

Que s'est-il passé au fond depuis le mois d'octobre dernier dans notre pays ? Un mouvement inédit, le mouvement des gilets jaunes qui a dit sa colère, son inquiétude, qui a dit aussi son impatience que les choses changent plus vite, plus radicalement et que le peuple français puisse avoir sa part de progrès dans un monde incertain et où il faut bien le dire, il a eu le sentiment durant plusieurs années de plutôt subir des reculs. Ce mouvement s'est ensuite progressivement transformé, tiraillé entre les injonctions contradictoires, la démocratie absolue et permanente d'un côté ou la fascination autoritaire de l'autre, le plus de services publics, tout à fait légitime, et le moins d'impôts, tout aussi légitime mais difficilement compatibles. Et ce mouvement a ensuite été récupéré, nous l'avons tous vu, par les violences de la société : l'antisémitisme, l'homophobie, les attaques contre les institutions, les journalistes parfois, les forces de l'ordre. Aujourd'hui, l'ordre public doit revenir avant tout et avec lui l'indispensable concorde. Mais je ne veux pas que les dérives de quelques-uns occultent les justes revendications portées à l'origine de ce mouvement et profondément soutenues.

Alors qu’a dit ce mouvement et qu’est-ce que j’ai saisi de ce Grand débat ? D’abord, on l’a tous entendu, un profond sentiment d’injustice : injustice fiscale, injustice territoriale, injustice sociale. Ce sentiment est là, il est installé, il faut lui apporter une réponse. Ensuite un sentiment de manque de considération : beaucoup de nos concitoyens qui ne se sentent pas respectés dans leur quotidien, dans ce qu’ils vivent par nos institutions, parfois notre organisation collective, nos manières de décider, de faire ; un manque de confiance aussi dans les élites, toutes les élites, votre serviteur au premier chef mais l’ensemble de ceux qui sont élus, exercent des responsabilités, représentent, parfois même cherchent à décrypter l’actualité.

Nous vivons dans une société avec des politiques publiques qui ont largement été pensées au sortir de la Deuxième Guerre mondiale. La famille a changé, la manière de travailler a changé, nos organisations ont changé et nous ne l’avons pas totalement vu. On a découvert, il faut bien le dire avec beaucoup d’humilité durant ce mouvement, ce qu’on appelle aujourd’hui les familles monoparentales, la plupart du temps ces femmes seules qui élèvent leurs enfants et travaillent. Très peu de choses sont faites dans la société pour elles, pour ne pas dire rien. On a vu s’exprimer les enfants victimes de harcèlement à l’école, les personnes vivant en situation de handicap qui ont dit aussi tout ce que la société avait de béances, celles et ceux qui travaillent dans les grandes villes où on a créé l’essentiel des emplois ces 20 dernières années mais n’ont pas les moyens d’y vivre et habitent parfois à trois-quarts d’heure ou une heure de route sans qu’il y ait de transport collectif. On n’avait pas non plus conçu de politique publique pour eux et donc il y a comme des plis de la société qui se sont en quelque sorte révélés, des angles morts, ces vies un peu oubliées de nos politiques publiques, de beaucoup de nos discours qui ont dit “moi je participe, je travaille, je vis mal malgré ce travail et je veux non seulement qu’on me reconnaisse mais qu’on apporte des solutions concrètes à ma vie.” Et évidemment je n’oublie pas parmi ces quelques portraits chinois que je viens de brosser les retraités modestes dont j’ai un moment cru moi-même que leurs protestations n’étaient pas totalement légitimes – “vous me parlez de la CSG, regardez c’est quelques euros par mois” – mais qui vivent aujourd’hui avec l’angoisse de parfois devoir aider les générations suivantes qui ne s’en sortent pas totalement, de devoir subvenir aux besoins de leurs propres aînés qui vivent encore et sont en dépendance et qui voient devant eux ce que va coûter la maison de retraite, l’EHPAD, entre 1800 et 2000 euros par mois là où leur retraite est à 1300 euros, et qu’ils ont travaillé toute leur vie. Ces cas concrets se sont dits à nous, se sont exprimés et ont nourri ce sentiment d’abandon. Enfin c’est la peur des grands changements : le climat avec son urgence mais aussi son lot d’inquiétudes parce qu’il faut changer des habitudes prises pour se déplacer, produire ; l’immigration ; le numérique ; le déclassement social ; le vieillissement que je viens rapidement d’évoquer.

La première orientation c’est de changer, beaucoup plus en profondeur et rapidement, notre démocratie, notre organisation, notre administration. Au fond le sentiment de beaucoup de nos concitoyens, c’est comme ça que je l’ai entendu, c’est de dire “vous nous avez demandé des changements à nous mais vous avez très peu changé. Vous vous êtes toujours avec les mêmes organisés de la même manière, on n’a rien vu bouger. Ce n’est pas faux. Alors, sur le plan démocratique, les citoyens veulent être mieux représentés participer davantage, avoir au fond une organisation plus efficace. Là-dessus, on a vu fleurir beaucoup de débats et je veux dire, très franchement, après avoir beaucoup écouté et réfléchi où je me situe. Je crois aux élus. Je crois aux élus de la République parce que l’élu a une légitimité, celle que lui procure l’élection. Si on se met à dire, quand il s’agit des décisions de la cité, la vie d’un citoyen est aussi importante que celle du maire, elle l’est en tant que citoyen mais le maire est allé à l’élection. Il a obtenu une légitimité et donc je pense qu’il faut consolider cette place de nos élus dans la République sinon il n’y a plus de décision possible, plus d'arbitrage qui se forme et au premier chef, les maires qui sont le visage, le quotidien de la République à portée parfois "d'engueulades" si vous m’autorisez cette expression, de remerciements et d'attachement aussi et qui sont essentiels. Je veux conforter leur rôle par un statut digne de ce nom, simplifier les règles qu'ils ont parfois subies lorsque le pouvoir, les responsabilités se sont par trop éloignés sans qu'ils l'aient choisi. Mais la démocratie représentative est aussi essentielle et je ne veux pas que de cette crise, le rôle du Parlement ne soit, en aucun cas, fragilisé. Cependant, nous pouvons l'améliorer. Nous pouvons le rendre plus représentatif avec une part significative de proportionnelle pour que toutes les familles politiques soient représentées, toutes les sensibilités en limitant aussi le nombre de mandats dans le temps. Nous pouvons le rendre plus efficace et je fais confiance aux assemblées pour renforcer leur contrôle indispensable, pour avoir aussi des procédures plus rapides, plus adaptées aux contraintes actuelles et aux attentes de nos concitoyens. L'efficacité, c'est aussi la réduction du nombre de parlementaires, comme je m'y étais engagé et qui est beaucoup revenue dans le débat. Mais nos citoyens veulent participer davantage, au-delà de ce que je viens de dire sur les élus et de notre démocratie représentative, et plusieurs questions ont émergé qu'il faut considérer.

Enfin je souhaite que cette place de nos concitoyens dans notre démocratie ainsi revitalisée puisse aussi se faire par la réforme que nous devons conduire du Conseil économique social et environnemental. Ce Conseil existe depuis la Constitution de 1958 c'est une présence qui a des antériorités pour représenter la société civile. Nous en réduirons le nombre mais à côté des grandes forces vives économiques sociales associatives qui y sont présentes et qui portent les grands sujets. Je souhaite que l'on puisse avoir des citoyens tirés au sort qui viennent compléter cette assemblée et qui ainsi permettra à celle-ci de représenter pleinement la société dans toute sa diversité et sa vitalité. Et je souhaite que ce conseil de la participation citoyenne ainsi refondé puisse reprendre l'ensemble des compétences de consultation qui sont émiettées entre plusieurs comités parfois devant lesquels nos lois doivent passer qui sont souvent peu clairs pour nos concitoyens qui créent beaucoup de complexité administrative. Je propose que cette réforme constitutionnelle ainsi simplifiée, clarifiée, repensée puisse être soumise par le gouvernement au Parlement à l'été. Je fais confiance à l'Assemblée nationale au Sénat pour qu'elle puisse dans les meilleurs délais prospérer et être pleinement effective. Mais sans attendre, dès le mois de juin nous tirons au sort 150 citoyens pour constituer ce début de conseil de la participation citoyenne. Ce sera organisé au CESE actuel avant sa réforme et nous commencerons à innover avec ce nouveau travail qui je crois répond aux aspirations profondes et permet de mobiliser l'intelligence collective de manière différente.

Un moment de vérité, sous haute tension pour Emmanuel Macron, tant sur la forme que sur le fond. En effet, certaines annonces ont déjà fuité dans les médias.

Le chef de l'Etat a écarté le référendum d'initiative citoyenne (RIC) stricto sensu, le vote blanc et le vote obligatoire. Pour répondre aux besoins des citoyens "d'être mieux représentés et "de participer davantage", le président de la République veut introduire "une part significative de proportionnelle"dans les élections législatives (20%), réduire le nombre de parlementaires de 25% à 30% et limiter le nombre de mandats dans le temps.

Concernant la réforme de la haute fonction publique, "je pense qu'il faut supprimer l'ENA" a confirmé Emmanuel Macron, qui a plaidé pour la fin des grands corps de l'Etat. "Nous avons besoin de filières d'excellence, nous n'avons plus besoin de protection à vie" a-t-il justifié. L'avocat Frédéric Thiriez, ex-président de la Ligue de football professionnel, sera mandaté pour réfléchir à cette transformation de la haute fonction publique.

Emmanuel Macron a clamé son intention de réduire "significativement" l'impôt sur le revenu, à hauteur de 5 milliards d'euros. "Il me semble que la meilleure orientation pour répondre aux besoins de justice fiscale n'est pas d'augmenter les impôts de tel ou tel, mais plutôt de baisser les impôts pour un maximum de nos concitoyens, en particulier pour celles et ceux qui travaillent", a-t-il affirmé, en se référant spécifiquement aux classes moyennes.
Le chef de l'État a également défendu la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) dès le début de son quinquennat, une mesure souvent critiquée lors du grand débat et lors des manifestations des "gilets jaunes".

Le chef de l'État est revenu sur la sous-indexation des retraites. Il a annonce la réindexation des retraites de moins de 2.000 euros sur l'inflation à partir du 1er janvier 2020, tout en admettant que "les décisions que nous avons prises à l'automne ont été vues comme injustes, et doivent donc être corrigées", "la retraite minimale" pour une carrière complète soit portée à 1.000 euros, un montant selon lui "significativement supérieur" au minimum vieillesse qu'il a promis de relever à 900 euros l'an prochain.

Confirmant son intention de "supprimer l'ENA", Emmanuel Macron a annoncé qu'il souhaitait mettre fin aux systèmes des "grands corps" de la haute fonction publique, dont les membres sont actuellement selon lui "garantis d'une protection à vie". Dans le même temps, Édouard Philippe présentera en mai "une profonde réforme de l'administration" destinée à déployer "plus de fonctionnaires sur le terrain", tout en supprimant des postes "en administration centrale".

Déplorant qu'il n'y ait "plus assez de monde sur le terrain" pour "apporter des solutions", le chef de l'État a notamment annoncé la création dans "chaque canton", d'ici à "la fin du quinquennat", d'un "endroit où l'on puisse trouver une solution aux problèmes", baptisé "France services". Dans ce cadre, le président s'est dit prêt à "abandonner" l'objectif de 120.000 suppressions de postes de fonctionnaires qu'il avait fixé "si ce n'est pas tenable", demandant au gouvernement de lui "donner son analyse d'ici l'été".

Emmanuel Macron a souhaité "ne plus avoir d'ici à la fin du quinquennat de nouvelles fermetures, ni d'hôpitaux, ni d'écoles sans l'accord du maire". "Ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de réorganisations, elles sont parfois indispensables. Ça veut dire qu'il n'y aura plus de disparitions, comme on l'a trop vécu", a-t-il souligné.

Emmanuel Macron a souhaité que les caisses d'allocations familiales (CAF) aient la "prérogative pour prélever les pensions alimentaires familiales" et ainsi aider les familles monoparentales. "Ces fameuses familles monoparentales sont souvent ces mères vivant seules", a souligné le président de la République, estimant qu'"on ne peut pas faire reposer sur des mères l'incivisme de leurs anciens conjoints".

Le chef de l'État a également évoqué le cas des aidants familiaux. "Nous devons les reconnaître, les nommer, mais aussi dans nos politiques publiques leur bâtir une place pendant la réforme des retraites et leur construire des droits", a-t-il poursuivi.

Pour lutter contre l'évasion fiscale et tenter de répondre au "sentiment d'injustice fiscale", Emmanuel Macron a annoncé avoir confié "à la Cour des Comptes la mission d'évaluer précisément les sommes qui échappent à l'impôt et de proposer des mesures précises."

Emmanuel Macron veut en outre transformer le Conseil économique, social et environnemental en Conseil de la participation citoyenne avec des citoyens tirés au sort. "Dès le mois de juin", 150 personnes seront ainsi désignées. Leur "première mission" sera de "redessiner toutes les mesures concrètes d'aide aux citoyens sur la transition climatique". Reconnaissant que les aides au changement de véhicules ou de chaudières étaient souvent "trop complexes", il a souhaité que ce futur conseil tente de les rendre "plus efficaces". "Ce qui sortira de cette convention, je m'y engage, sera soumis sans filtre, soit au vote du Parlement soit à référendum, soit application réglementaire directe", a-t-il promis.

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