JOURNAL IMPACT EUROPEAN

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Gilets jaunes: mobilisation dans toute la France, deux jours après les annonces d'Emmanuel Macron

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 28 avril, 2019 02:52:02
Gabriel MIHAI

Deux jours après les annonces d'Emmanuel Macron, les gilets jaunes ont manifesté samedi dans plusieurs villes en France dont Strasbourg.

Ce nouveau samedi illustrant la persistance d'un mouvement inédit, qui met à mal la capacité d'Emmanuel Macron à imposer ses réformes depuis plus de cinq mois, a été marqué par quelques tensions à Strasbourg, Lille et Toulouse.

À Paris, deux cortèges distincts ont réuni dans le calme 2600 gilets jaunes selon les autorités contre 9000 la semaine dernière. La préfecture de police de Paris a indiqué avoir procédé à 13 500 contrôles préventifs et à 14 interpellations.

Depuis le début du mouvement - né d'une colère contre la hausse des taxes avant de s'étendre à des revendications pour plus de pouvoir d'achat et de démocratie directe - 2400 gilets jaunes et 1700 membres des forces de l'ordre ont été blessés, selon Beauvau.

Les annonces d'Emmanuel Macron n'avaient pas convaincu les "gilets jaunes". Deux jours après la conférence de presse du président de la République à l'Élysée, censée conclure trois mois de "grand débat national", les opposants au gouvernement comptaient sur ce 24e samedi de mobilisation pour relancer leur mouvement, après un acte 23 marqué par une baisse de la participation. Mais l'objectif est manqué, les "gilets jaunes" ayant connu ce samedi une mobilisation parmi les plus faibles depuis le début du mouvement, le 17 novembre.

Alors que l'acte 23 avait été marqué par des incidents à proximité de la place de la République, l'ambiance était beaucoup plus calme ce samedi.

La mobilisation parisienne était divisée en deux cortèges. Le plus important s'est élancé à 13 heures du boulevard de Montparnasse, mêlant "gilets jaunes" et gilets rouges de la CGT, pour une convergence des luttes et une "riposte générale" au gouvernement et au Medef. Plusieurs représentants de partis de gauche, comme le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon étaient présents, et le cortège a rassemblé au plus fort de la journée 5.500 personnes. Après une arrivée vers 15 heures place d'Italie, les manifestants se sont ensuite dispersés progressivement sans incident, tandis que certains ont rejoint la place de la République, pour un rassemblement improvisé.

Les gilets jaunes ont aussi manifesté ce samedi à Bordeaux où ils étaient entre 2.000 et 2.500 selon France Bleu Gironde, soit un peu plus nombreux que les semaines précédentes.

Quelques 400 gilets jaunes ont défilé ce samedi à Evreux. Ils étaient quasiment autant à la Rochelle. A Belfort, 250 gilets jaunes ont battu le pavé dans le centre-ville sous la pluie.

A Saint-Etienne, 200 gilets jaunes ont bloqué la Nationale 88 en milieu d'après midi. Ils étaient autant à manifester à Valence dans la Drôme, à Amboise en Touraine ou encore à Avignon. Mobilisation aussi ce samedi ans le Limousin et en Dordogne.

Comme chaque semaine depuis le début du mouvement, des rassemblements étaient prévus dans de nombreuses villes à travers la France, malgré de nombreuses interdictions de manifester. À Toulouse, épicentre d'un "acte 23" du mouvement émaillé d'échauffourées entre manifestants et forces de l'ordre, il était ainsi à nouveau interdit de manifester sur la place du Capitole jusqu'à 21 heures. 2.000 personnes ont tout de même défilé dans les rues de la "Ville rose".

À Montpellier, 1.500 personnes ont battu le pavé, selon la préfecture, tandis qu'ils étaient près de 1.000 à Marseille. À Lyon, une opération escargot contre la limitation de vitesse à 70km/h sur le périphérique lyonnais était notamment organisée.

À un mois des élections européennes, les gilets jaunes entendaient donner un caractère « international » à la journée d'action avec une manifestation à Strasbourg, siège du parlement européen, où les forces de l'ordre ont barré la route du centre et des institutions européennes au cortège (2000 gilets jaunes selon la préfecture). Quarante-deux personnes ont été interpellées et la préfecture a déploré de « nombreuses dégradations ». Mais les forces de l'ordre ont empêché les manifestants de rejoindre les institutions européennes, et ont répondu à des jets de projectiles par de nombreux tirs de gaz lacrymogènes. Puis de nouveaux heurts ont éclaté à proximité du Conseil de l'Europe, avec notamment des feux de poubelles. Selon la préfecture, "de nombreuses dégradations ont été constatées (éléments du mobilier urbain détériorés et brûlés, vol de matériel de chantier, etc.)" au cours de la journée. En début de soirée, la préfecture faisait état de 42 interpellations, et de sept blessés légers (trois policiers, trois manifestants, et une riveraine).

Le ministère de l'Intérieur a recensé 23.600 manifestants dans toute la France, contre 27.900 la semaine précédente. Cette mobilisation compte parmi les plus faibles depuis le début du mouvement.

Certains "gilets jaunes" avaient d'ailleurs fait l'impasse samedi pour se concentrer sur les rassemblements à venir, une grande manifestation unitaire étant organisée par la CGT, FO, FSU, Solidaires, l'Unef (étudiants) et l'UNL (lycéens). Et sur les réseaux sociaux, des messages se multiplient depuis plusieurs jours pour inviter à faire du 1er mai ''l'acte ultime".




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Julien Lauprêtre: un engagement jusqu'au bout

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 27 avril, 2019 13:25:50
Véronique YANG

Le secours populaire vient de perdre son président, Julien Lauprêtre, décédé le 26 avril à l'âge de 93 ans.

Depuis 1955, il était à la tête du Secours Populaire, à l'époque petite association du parti communiste. Très vite, il en fera une structure caritative importante au même niveau que les Restos du Coeur grâce aux idées qu'il véhiculait pour les familles les plus démunies et sa constance dans la lutte contre l'exclusion. Hormis l'aide alimentaire, ses actions étaient ciblées vers les enfants, organisant des arbres de Noel, des chasses aux oeufs ou des "Journées des oubliés des vacances". Aujourd'hui son mouvement compte plus d'un million de membres et 80 000 bénévoles sans oublier les célèbres marraines et parrains comme Valérie Trierweiler ou Christaian Rauth pour qui il sera irremplaçable. "Jusqu'au bout il a été présent. Ces derniers jours encore, il avait émis l'idée d'organiser un événement important en novembre, pour les 30 ans de la convention internationale des droits de l'enfant." a déclaré la secrétaire nationale de l'association, Corinne Makowski.

L'ancien miroitier et résistant s'est voué toute sa vie à la lutte contre l'injustice et la pauvreté, sa plus belle récompense était de voir le regard des enfants s'illuminer lors des soirées organisées autour des Pères Noel Verts ou le moment où ils découvraient la mer pour la première fois.

Né le 26 janvier 1926, ce fils de cheminot communiste et syndicaliste a épousé une amie d'enfance qu'il avait rencontrée à l'âge de 10 ans lors de ses premières vacances dans une colonie du Secours ouvrier international à La Rochelle, où il "voit la mer pour la première fois" en compagnie d'enfants français mais aussi espagnols, italiens ou allemands, ayant fui les régimes franquiste, mussolinien ou hitlérien. C'est en se souvenant de cette période qu'il pense à créer "les Journées des oubliés des vacances" du Secours populaire.

A l'âge de 17 ans, il rejoint la résistance tout comme son père et forme un groupe avec deux anciens copains d'école puis entre dans la jeunesse communiste clandestine, distribuant des tracts et appelant à la résistance. Arrêté en 1943, il côtoie en cellule les hommes de Manouchian et de "l'Affiche Rouge". Quelques années plus tard, il devient secrétaire administratif au Secours Populaire puis est élu à la tête de l'association qu'il ne quittera pas jusqu'au jour de sa mort.

En 2017, Emmanuel Macron le fera grand officier de la Légion d'Honneur.

A l'annonce de sa mort suite à une chute, les hommages ont afflué à commencer par l'Elysée qui le considérait comme" un porte-parole des pauvres auprès des pouvoirs publics"tout comme le Premier Ministre Edouard Philippe ou le délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Christophe Robert. Pour le directeur de l'Humanité, Patrick Apel-Muller, Julien Lauprêtre était un Abbé Pierre "laic". Anne Hidalgo souligne " son humanité exceptionnelle et de sa capacité à éveiller les consciences en faveur de la solidarité, de la justice sociale et de la protection de l'enfance", tandis que pour Jean-Luc Mélenchon, "le Secours populaire et les pauvres perdent leur voix majeure avec le décès de Julien Lauprêtre.

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Emmanuel Macron s'est exprimé en direct jeudi soir pour répondre aux interrogations des Français

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 26 avril, 2019 03:54:34
Gabriel MIHAI

Le chef de l'État s'est exprimé, jeudi 25 avril depuis l'Élysée.

Emmanuel Macron a tenté d'apporter des réponses aux «justes revendications» portées par les «gilets jaunes» et reconnu sa part de responsabilité dans leur colère. Mais devant la presse, le président français a prévenu qu'il maintiendrait le cap de ses réformes.

Le président de la République a pris la parole, ce jeudi 25 avril, lors d'une conférence de presse face à des journalistes.

Que s'est-il passé au fond depuis le mois d'octobre dernier dans notre pays ? Un mouvement inédit, le mouvement des gilets jaunes qui a dit sa colère, son inquiétude, qui a dit aussi son impatience que les choses changent plus vite, plus radicalement et que le peuple français puisse avoir sa part de progrès dans un monde incertain et où il faut bien le dire, il a eu le sentiment durant plusieurs années de plutôt subir des reculs. Ce mouvement s'est ensuite progressivement transformé, tiraillé entre les injonctions contradictoires, la démocratie absolue et permanente d'un côté ou la fascination autoritaire de l'autre, le plus de services publics, tout à fait légitime, et le moins d'impôts, tout aussi légitime mais difficilement compatibles. Et ce mouvement a ensuite été récupéré, nous l'avons tous vu, par les violences de la société : l'antisémitisme, l'homophobie, les attaques contre les institutions, les journalistes parfois, les forces de l'ordre. Aujourd'hui, l'ordre public doit revenir avant tout et avec lui l'indispensable concorde. Mais je ne veux pas que les dérives de quelques-uns occultent les justes revendications portées à l'origine de ce mouvement et profondément soutenues.

Alors qu’a dit ce mouvement et qu’est-ce que j’ai saisi de ce Grand débat ? D’abord, on l’a tous entendu, un profond sentiment d’injustice : injustice fiscale, injustice territoriale, injustice sociale. Ce sentiment est là, il est installé, il faut lui apporter une réponse. Ensuite un sentiment de manque de considération : beaucoup de nos concitoyens qui ne se sentent pas respectés dans leur quotidien, dans ce qu’ils vivent par nos institutions, parfois notre organisation collective, nos manières de décider, de faire ; un manque de confiance aussi dans les élites, toutes les élites, votre serviteur au premier chef mais l’ensemble de ceux qui sont élus, exercent des responsabilités, représentent, parfois même cherchent à décrypter l’actualité.

Nous vivons dans une société avec des politiques publiques qui ont largement été pensées au sortir de la Deuxième Guerre mondiale. La famille a changé, la manière de travailler a changé, nos organisations ont changé et nous ne l’avons pas totalement vu. On a découvert, il faut bien le dire avec beaucoup d’humilité durant ce mouvement, ce qu’on appelle aujourd’hui les familles monoparentales, la plupart du temps ces femmes seules qui élèvent leurs enfants et travaillent. Très peu de choses sont faites dans la société pour elles, pour ne pas dire rien. On a vu s’exprimer les enfants victimes de harcèlement à l’école, les personnes vivant en situation de handicap qui ont dit aussi tout ce que la société avait de béances, celles et ceux qui travaillent dans les grandes villes où on a créé l’essentiel des emplois ces 20 dernières années mais n’ont pas les moyens d’y vivre et habitent parfois à trois-quarts d’heure ou une heure de route sans qu’il y ait de transport collectif. On n’avait pas non plus conçu de politique publique pour eux et donc il y a comme des plis de la société qui se sont en quelque sorte révélés, des angles morts, ces vies un peu oubliées de nos politiques publiques, de beaucoup de nos discours qui ont dit “moi je participe, je travaille, je vis mal malgré ce travail et je veux non seulement qu’on me reconnaisse mais qu’on apporte des solutions concrètes à ma vie.” Et évidemment je n’oublie pas parmi ces quelques portraits chinois que je viens de brosser les retraités modestes dont j’ai un moment cru moi-même que leurs protestations n’étaient pas totalement légitimes – “vous me parlez de la CSG, regardez c’est quelques euros par mois” – mais qui vivent aujourd’hui avec l’angoisse de parfois devoir aider les générations suivantes qui ne s’en sortent pas totalement, de devoir subvenir aux besoins de leurs propres aînés qui vivent encore et sont en dépendance et qui voient devant eux ce que va coûter la maison de retraite, l’EHPAD, entre 1800 et 2000 euros par mois là où leur retraite est à 1300 euros, et qu’ils ont travaillé toute leur vie. Ces cas concrets se sont dits à nous, se sont exprimés et ont nourri ce sentiment d’abandon. Enfin c’est la peur des grands changements : le climat avec son urgence mais aussi son lot d’inquiétudes parce qu’il faut changer des habitudes prises pour se déplacer, produire ; l’immigration ; le numérique ; le déclassement social ; le vieillissement que je viens rapidement d’évoquer.

La première orientation c’est de changer, beaucoup plus en profondeur et rapidement, notre démocratie, notre organisation, notre administration. Au fond le sentiment de beaucoup de nos concitoyens, c’est comme ça que je l’ai entendu, c’est de dire “vous nous avez demandé des changements à nous mais vous avez très peu changé. Vous vous êtes toujours avec les mêmes organisés de la même manière, on n’a rien vu bouger. Ce n’est pas faux. Alors, sur le plan démocratique, les citoyens veulent être mieux représentés participer davantage, avoir au fond une organisation plus efficace. Là-dessus, on a vu fleurir beaucoup de débats et je veux dire, très franchement, après avoir beaucoup écouté et réfléchi où je me situe. Je crois aux élus. Je crois aux élus de la République parce que l’élu a une légitimité, celle que lui procure l’élection. Si on se met à dire, quand il s’agit des décisions de la cité, la vie d’un citoyen est aussi importante que celle du maire, elle l’est en tant que citoyen mais le maire est allé à l’élection. Il a obtenu une légitimité et donc je pense qu’il faut consolider cette place de nos élus dans la République sinon il n’y a plus de décision possible, plus d'arbitrage qui se forme et au premier chef, les maires qui sont le visage, le quotidien de la République à portée parfois "d'engueulades" si vous m’autorisez cette expression, de remerciements et d'attachement aussi et qui sont essentiels. Je veux conforter leur rôle par un statut digne de ce nom, simplifier les règles qu'ils ont parfois subies lorsque le pouvoir, les responsabilités se sont par trop éloignés sans qu'ils l'aient choisi. Mais la démocratie représentative est aussi essentielle et je ne veux pas que de cette crise, le rôle du Parlement ne soit, en aucun cas, fragilisé. Cependant, nous pouvons l'améliorer. Nous pouvons le rendre plus représentatif avec une part significative de proportionnelle pour que toutes les familles politiques soient représentées, toutes les sensibilités en limitant aussi le nombre de mandats dans le temps. Nous pouvons le rendre plus efficace et je fais confiance aux assemblées pour renforcer leur contrôle indispensable, pour avoir aussi des procédures plus rapides, plus adaptées aux contraintes actuelles et aux attentes de nos concitoyens. L'efficacité, c'est aussi la réduction du nombre de parlementaires, comme je m'y étais engagé et qui est beaucoup revenue dans le débat. Mais nos citoyens veulent participer davantage, au-delà de ce que je viens de dire sur les élus et de notre démocratie représentative, et plusieurs questions ont émergé qu'il faut considérer.

Enfin je souhaite que cette place de nos concitoyens dans notre démocratie ainsi revitalisée puisse aussi se faire par la réforme que nous devons conduire du Conseil économique social et environnemental. Ce Conseil existe depuis la Constitution de 1958 c'est une présence qui a des antériorités pour représenter la société civile. Nous en réduirons le nombre mais à côté des grandes forces vives économiques sociales associatives qui y sont présentes et qui portent les grands sujets. Je souhaite que l'on puisse avoir des citoyens tirés au sort qui viennent compléter cette assemblée et qui ainsi permettra à celle-ci de représenter pleinement la société dans toute sa diversité et sa vitalité. Et je souhaite que ce conseil de la participation citoyenne ainsi refondé puisse reprendre l'ensemble des compétences de consultation qui sont émiettées entre plusieurs comités parfois devant lesquels nos lois doivent passer qui sont souvent peu clairs pour nos concitoyens qui créent beaucoup de complexité administrative. Je propose que cette réforme constitutionnelle ainsi simplifiée, clarifiée, repensée puisse être soumise par le gouvernement au Parlement à l'été. Je fais confiance à l'Assemblée nationale au Sénat pour qu'elle puisse dans les meilleurs délais prospérer et être pleinement effective. Mais sans attendre, dès le mois de juin nous tirons au sort 150 citoyens pour constituer ce début de conseil de la participation citoyenne. Ce sera organisé au CESE actuel avant sa réforme et nous commencerons à innover avec ce nouveau travail qui je crois répond aux aspirations profondes et permet de mobiliser l'intelligence collective de manière différente.

Un moment de vérité, sous haute tension pour Emmanuel Macron, tant sur la forme que sur le fond. En effet, certaines annonces ont déjà fuité dans les médias.

Le chef de l'Etat a écarté le référendum d'initiative citoyenne (RIC) stricto sensu, le vote blanc et le vote obligatoire. Pour répondre aux besoins des citoyens "d'être mieux représentés et "de participer davantage", le président de la République veut introduire "une part significative de proportionnelle"dans les élections législatives (20%), réduire le nombre de parlementaires de 25% à 30% et limiter le nombre de mandats dans le temps.

Concernant la réforme de la haute fonction publique, "je pense qu'il faut supprimer l'ENA" a confirmé Emmanuel Macron, qui a plaidé pour la fin des grands corps de l'Etat. "Nous avons besoin de filières d'excellence, nous n'avons plus besoin de protection à vie" a-t-il justifié. L'avocat Frédéric Thiriez, ex-président de la Ligue de football professionnel, sera mandaté pour réfléchir à cette transformation de la haute fonction publique.

Emmanuel Macron a clamé son intention de réduire "significativement" l'impôt sur le revenu, à hauteur de 5 milliards d'euros. "Il me semble que la meilleure orientation pour répondre aux besoins de justice fiscale n'est pas d'augmenter les impôts de tel ou tel, mais plutôt de baisser les impôts pour un maximum de nos concitoyens, en particulier pour celles et ceux qui travaillent", a-t-il affirmé, en se référant spécifiquement aux classes moyennes.
Le chef de l'État a également défendu la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) dès le début de son quinquennat, une mesure souvent critiquée lors du grand débat et lors des manifestations des "gilets jaunes".

Le chef de l'État est revenu sur la sous-indexation des retraites. Il a annonce la réindexation des retraites de moins de 2.000 euros sur l'inflation à partir du 1er janvier 2020, tout en admettant que "les décisions que nous avons prises à l'automne ont été vues comme injustes, et doivent donc être corrigées", "la retraite minimale" pour une carrière complète soit portée à 1.000 euros, un montant selon lui "significativement supérieur" au minimum vieillesse qu'il a promis de relever à 900 euros l'an prochain.

Confirmant son intention de "supprimer l'ENA", Emmanuel Macron a annoncé qu'il souhaitait mettre fin aux systèmes des "grands corps" de la haute fonction publique, dont les membres sont actuellement selon lui "garantis d'une protection à vie". Dans le même temps, Édouard Philippe présentera en mai "une profonde réforme de l'administration" destinée à déployer "plus de fonctionnaires sur le terrain", tout en supprimant des postes "en administration centrale".

Déplorant qu'il n'y ait "plus assez de monde sur le terrain" pour "apporter des solutions", le chef de l'État a notamment annoncé la création dans "chaque canton", d'ici à "la fin du quinquennat", d'un "endroit où l'on puisse trouver une solution aux problèmes", baptisé "France services". Dans ce cadre, le président s'est dit prêt à "abandonner" l'objectif de 120.000 suppressions de postes de fonctionnaires qu'il avait fixé "si ce n'est pas tenable", demandant au gouvernement de lui "donner son analyse d'ici l'été".

Emmanuel Macron a souhaité "ne plus avoir d'ici à la fin du quinquennat de nouvelles fermetures, ni d'hôpitaux, ni d'écoles sans l'accord du maire". "Ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de réorganisations, elles sont parfois indispensables. Ça veut dire qu'il n'y aura plus de disparitions, comme on l'a trop vécu", a-t-il souligné.

Emmanuel Macron a souhaité que les caisses d'allocations familiales (CAF) aient la "prérogative pour prélever les pensions alimentaires familiales" et ainsi aider les familles monoparentales. "Ces fameuses familles monoparentales sont souvent ces mères vivant seules", a souligné le président de la République, estimant qu'"on ne peut pas faire reposer sur des mères l'incivisme de leurs anciens conjoints".

Le chef de l'État a également évoqué le cas des aidants familiaux. "Nous devons les reconnaître, les nommer, mais aussi dans nos politiques publiques leur bâtir une place pendant la réforme des retraites et leur construire des droits", a-t-il poursuivi.

Pour lutter contre l'évasion fiscale et tenter de répondre au "sentiment d'injustice fiscale", Emmanuel Macron a annoncé avoir confié "à la Cour des Comptes la mission d'évaluer précisément les sommes qui échappent à l'impôt et de proposer des mesures précises."

Emmanuel Macron veut en outre transformer le Conseil économique, social et environnemental en Conseil de la participation citoyenne avec des citoyens tirés au sort. "Dès le mois de juin", 150 personnes seront ainsi désignées. Leur "première mission" sera de "redessiner toutes les mesures concrètes d'aide aux citoyens sur la transition climatique". Reconnaissant que les aides au changement de véhicules ou de chaudières étaient souvent "trop complexes", il a souhaité que ce futur conseil tente de les rendre "plus efficaces". "Ce qui sortira de cette convention, je m'y engage, sera soumis sans filtre, soit au vote du Parlement soit à référendum, soit application réglementaire directe", a-t-il promis.

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Pourquoi Erdogan accuse-t-il deux Palestiniens d'espionnage pour les Emirats Arabes Unis?

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 25 avril, 2019 15:25:50
Aureur: Imad HAJJ

L'annonce par Ankara de l'arrestation de deux Palestiniens accusés d'espionnage pour le compte des Emirats arabes unis a été décrite par les experts turcs comme une "manœuvre de diversion" visant à détourner l'attention des difficultés du président Erdogan dans son pays et à exercer une pression sur les Émirats Arabe Unis qui s’opposent à l'extrémisme soutenu par le pouvoir turque dans la région.

Les autorités turques ont indiqué avoir arrêté lundi deux individus soupçonnés d'espionnage pour le compte des Émirats arabes unis. Des sources à Istanbul ont identifié les deux hommes arrêtés. De nationalité palestinienne, il s’agit de Samir Samih Shabaan et Zaki Yousef Hassan.

Des experts régionaux s’interrogent sur le calendrier de cette arrestation et soulèvent des questions sur la motivation des autorités turques à faire une telle annonce maintenant.

« Cela ressemble à un geste classique de diversion d'Ankara après tant de mois de pressions infructueuses sur l'administration américaine et l'Arabie saoudite et à la suite du revers électoral subi par Erdogan récemment », commente un expert spécialiste de la Turquie basé à Beyrouth. « Erdogan a vécu la récente défaite électorale comme un échec majeur. Et lorsqu’il souligne des menaces et des atteintes à la sécurité nationale dans son pays, il pourrait espérer consolider les considérations nationalistes qu'il veut cultiver, et pourrait donc mettre l'accent sur d'autres problèmes que sa défaite », a-t-il ajouté.

L'annonce d'Ankara intervient dans un contexte de ralentissement économique qui a contribué à des défaites surprenantes des candidats du parti AKP au pouvoir lors des élections locales du 31 mars. Les défaites des élections, dans des villes principales comme Ankara et Istanbul, ont été perçues comme un désaveu personnel du leadership du président Erdogan, qui s’était personnellement impliqué dans la campagne électorale pour les candidats de l'AKP.

Des responsables turcs ont annoncé qu'ils enquêtaient sur les deux individus depuis environ six mois, sans toutefois expliquer pourquoi ils avaient été arrêtés cette semaine.

Les autorités turques ont indiquées qu'elles enquêtaient également sur des liens possibles entre les deux suspects et le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat d'Arabie Saoudite à Istanbul l'année dernière. Elles ont souligné que l'un des deux hommes était arrivé à Istanbul peu de temps après le meurtre et le second un peu plus tard.

Le président Recep Tayyip Erdoğan et de hauts responsables turcs ont tenté sans relâche d'exploiter le meurtre de Khashoggi par le biais de déclarations officielles et de fuites systématiques dans les médias, visant toutes à pousser l'administration américaine à prendre des mesures contre l'Arabie saoudite. Leurs efforts n’ont donné aucun résultat tangible, Washington ayant insisté pour maintenir de bonnes relations avec Riyad tout en soutenant la décision de l’Arabie saoudite d’arrêter et de juger les meurtriers de Khashoggi. Des responsables turcs ont accusé les autorités émiriennes d'avoir soutenu l'Arabie saoudite contre la Turquie dans l'affaire Khashoggi. Ankara et Abou Dhabi ne sont pas du tout sur la même longueur d’onde sur les questions régionales, en particulier au sujet des groupes extrémistes islamistes soutenus par le régime d’Erdogan et combattus par les Emirats arabes unis.

L'Agence Anadolu, gérée par l'État, a indiqué que les suspects étaient susceptibles d'être accusés "d'espionnage politique, militaire et international". La divulgation d’autant d'informations publiquement est un geste inhabituel des autorités turques dans les "cas d'espionnage" étrangers. Les dossiers de renseignements sont tenus secrets en Turquie comme dans tous pays, sauf lorsque le gouvernement cherche à obtenir une quelconque forme de monnaie d’échange à partir des informations communiquées.



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Décès de Jean-Pierre Marielle à l'âge de 87ans

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 25 avril, 2019 02:46:13
Véronique YANG

Jean-Pierre Marielle est né le 12 avril 1932 à Dijon dans un milieu très modeste. Grâce à un professeur de son lycée, il se tourne vers le théâtre alors qu'il se destinait à des études littéraires et entre au Conservatoire de Paris où il rencontre Jean-Paul Belmondo ou Jean Rochefort.

Après avoir interprété des seconds rôles durant les années 60, il change de registre et se fait remarquer dans des rôles dramatiques comme dans "Que la fête commence" de Bertrand Tavernier" en 1974. En 1975, il es nommé aux Césars pour son interprétation dans "Les galettes de Pont-Aven" de Joel Seria puis "Un moment d’égarement" de Claude Berri en 1977. Les rôles de comédie marqueront les années 80 grâce à sa voix et son regard ce qui lui vaudra d'être encore nominé aux Césars pour " Tous les matins du monde"d'Alain Corneau en 1992, "Max et Jérémie" en 1993, "La Petite Lili" en 2004 et "Faut que ça danse ! " en 2008 mais malheureusement, il n'en décroche aucun

Le représentant de parapluies, amoureux de l'amour dans "Les galettes de Pont Aven" a marqué le cinéma français par sa présence dans une centaine de films; Jean-Pierre Marielle a fait sa dernière apparition à l'écran en 2015 dans un téléfilm pour France 2, "Des roses en hiver", plaidoyer pour le droit de mourir dans la dignité où il y incarnait un vieil homme gravement malade décidant de recourir au suicide assisté en Suisse.

Côté vie privée, il avait épousé Agathe Natanson en 2003 et avait eu un enfant d'une première union. Jean-Pierre Marielle s'est éteint à l'hôpital des 4 villes à St Cloud des suites de la maladie d'Alzheimer de laquelle il souffrait. Il s'était d'ailleurs mobilisé aux côtés de Jean Rochefort et d'autres artistes pour la lutte contre cette maladie.Ses obsèques auront lieu dans la plus stricte intimité.

A l'annonce de sa mort, quelques heures après celle du rocker Dick Rivers, les réactions ne se sont pas faites attendre; le ministre de la culture, Franck Riesler, a salué la générosité et le charisme de l'acteur au théâtre comme au cinéma; les réalisateurs Josée Dayan, auteure de la série "Capitaine Marleau" et Jean-Pierre Mocky lui ont aussi rendu hommage, tout comme Pierre Arditi ou Fabrice Luchini.



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Dick Rivers est mort d'un cancer, le jour de son anniversaire

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 24 avril, 2019 11:41:11
Gabriel MIHAI

Le manager de Dick Rivers a annoncé, ce mercredi 24 avril 2019, le décès du célèbre chanteur de rock'n'roll à 74 ans, le jour de son anniversaire. Dick Rivers, né Hervé Forneri, est mort d'un cancer.

Il était l’un des plus célèbres défenseurs et le propagateur du rock’n’roll à la française au début des années 1960 avec Johnny Hallyday et Eddy Mitchell.

Après 55 ans de carrière et 36 albums, Dick Rivers, de son véritable nom Hervé Forneri, est mort à l'âge de 74 ans. Ironie du sort, celui qui est né le 24 avril 1945 à Nice est mort le jour de son anniversaire. C'est d'ailleurs un 24 avril que Dick Rivers et les Chats Sauvages ont signé leur premier album en 1961.

Dick Rivers a découvert le blues et le rock'n'roll dans sa jeunesse. C'est la proximité d'une garnison américaine installée dans la Rade de Villefranche qui a rapproché ses oreilles et son cœur de cette musique venue d'Amérique. Elvis Presley a été évidemment une grande influence pour l'artiste.

Dans son chant en français, sa voix assez grave, il y avait une pointe de cet accent, tout comme une forme de théâtralité vocale qui rappelait celle de son maître Presley.

Le rockeur a ensuite connu quelques succès en solo, notamment avec le titre Rien que toi. Il reçoit un disque d’or en 1967 pour Viens me faire oublier. Comme l’indique son site officiel, le chanteur a sorti pas moins de 35 albums et des centaines d’enregistrements.


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Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme : les nouvelles technologies de Néomerys

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 23 avril, 2019 20:41:46
Véronique YANG

Depuis 2014, la start up Neomerys se consacre à l'écopositivité en s'engageant dans des technologies pour repenser le développement humain et son rapport à l'environnement.

Neomerys est née à Montpellier en 2014 sur un projet de production d'un biocarburant renouvelable et pas cher, à base de micro-algues tout en soulignant les limites et les faiblesses des différents biocarburants existants ( biofuel à base de céréales ou de ligno-cellulose (bois et parties non-alimentaires des plantes), abondant vers un bilan carbone négatif.

Les créateurs de Neomerys sont Jeremy Dutheil, ingénieur en chimie verte et docteur en microbiologie des algues, directeur R&D de Neomerys et son père Pierre Dutheil, Pdg de Neomerys Ils ont ensuite été rejoints par 2 autres biologistes: Anne-Hélène Deniau, ingénieure et docteure en biotech, spécialiste de la valorisation des lipides par la voie enzymatique et Marcia Ortega-Ramos, docteure en microbiologie et spécialiste de la microbiologie des micro-organismes photosynthétiques. C'est ainsi qu'ils lancent le projet Kodama dont le principe est d'exploiter une micro-algue bleue qu'ils nourrissent avec la sève des arbres, une substance naturelle riche en nutriments.

Le projet propose une biotechnologie capable de remplacer le pétrole et de produire de l'énergie tout en fixant du CO2 en inversant l'effet de serre dans un contexte de crise climatique et de pénurie énergétique lié à une déforestation massive, des ressources pétrolières qui s'épuisent et la pollution atmosphérique. La solution se trouve dans des micro-algues, végétaux qui se multiplient très vite et offrent de bonnes capacités en volumes, d'autant qu'elles poussent dans l'eau et ne consomment pas de surface au sol, une technique solaire de dessalement de l'eau de mer ayant été développée pour irriguer les forêts. Ce projet permet d'absorber plus de CO2 qu'il n'en rejette et peut être considéré comme la première énergie écopositive du monde, remplaçant la dépendance au pétrole par une dépendance aux forêts tout en "réparant" la planète... L'objectif est de dépasser largement les objectifs fatalistes de la COP21 et de revenir à un climat préindustriel tout en créant de nombreux emplois verts.

Selon Jérémy Dutheil: "Toute chose vivante de l'organisme est constituée de protides, de lipides, de sucres, l'idée c'est d'aller récupérer la partie qui peut être transformée en carburant, c'est-à-dire les lipides... On va ensuite légèrement les modifier pour les rendre utilisables par les utilisateurs de véhicules... Pour produire en grande quantité, un processus innovant a été mis en place. Le végétal nourri par la sève d'arbres est intégré dans un réacteur tubulaire. Les algues sont agitées, éclairées et ont des nutriments comme pour tous les végétaux pour pouvoir se multiplier à grande échelle jusqu'à ce qu'elles le fassent de manière exponentielle..."Une fois récoltée par une méthode d'aimantation à bas coût, la partie lipide des algues est transformée pour avoir du carburant grâce au végétal lui- même plutôt que des engrais chimiques, ce qui conduit à très forte économie.

D'ici quelques mois, les premières gouttes apparaîtront mais il faudra 10 à 20 ans avant quel'on puisse remplacer l'intégralité du pétrole fossile et le retrouver dans les pompes à un prix avoisinant 2€ contre 20 aujourd'hui. La première mise sur le marché devrait se situer vers 2035. Avant cela, des sous-produits des micro-algues sont mis sur le marché pour d'autres applications: ingrédients pour faire de la cosmétique, pigments fluorophores pour faire de la recherche (imagerie fluorescente), ou des biomolécules pour le secteur pharmaceutique. La dépollution de l'eau de mer pour l'humanitaire et la valorisation du système solaire de la start up en font aussi partie. D'ici 2020, un chiffre d'affaire de 1M€ est espéré, 10M€ en 2021 et 30 M€ en 2022 sur les marchés mondiaux qui se chiffrent en milliards.

Pour mieux comprendre ce qu'est une centrale kodamique, il faut suivre les 7 différentes étapes:

1- Revalorisation de la forêt, Absorbeur puissant de CO2 grâce à la photosynthèse.

2-Extraction de la sève, 1% prélevé suffit et ne nuit pas à la santé de l'arbre.

3-Utilisation de l'eau de mer, Habitat naturel des algues, elle est ensuite dessalinisée.

4-Les micro-algues nourries par la sève sont multipliées par le bioréacteur kodamique.

5-Le surplus rejeté (eau+déchets), permet d'alimenter le réseau d'irrigation de la for^t et après retraitement d'être potabilisée.

6- Une production de biocarburant , 90% moins énergivore et 70% moins chère que les procédés actuels.

7-Une nouvelle verte, absorbera plus de CO2 qu'elle n'en dégagera.

Ce qu'apporte la centrale kodamique, acteur majeur de la transition écologique:

1-Création de nouveaux emplois liés directement aux centrales et à la reforestation.

2-Dessalinisation de l'eau de mer pour reforester en permettant de réparer le cycle naturel de l'eau et de créer une économie circulaire autour de la sève d'arbre.

3-Planter des arbres et entretenir des forêts est plus rémunérateur que de les détruire.

4-Le carburant Kodama peut remplacer le pétrole, projet réalisable et d'une ampleur sans précédent.

5-Une nouvelle économie verte est la portée de tous.

Etapes nécessaires pour le remplacement du pétrole:

4 milliards de tonnes de pétrole sont extraits du sol chaque année, soit 106 millions de barils produits chaque jour dans le monde dans 648 raffineries (la plus grande, Jamnagar fait la taille d'une ville entière, soit 1% de la production mondiale).Remplacer le pétrole à 100% nécessiterait des infrastructures adaptées:

1-Des centaines de millions d'hectares de forêts (10% des terres émergées du globe) pour produire la sève qui servira à la croissance des micro-algues.

2-Des photoréacteurs géants pour cultiver les micro-algues et produire 4 milliards de tonnes d'algocarburant écopositif.

3-De gigantesques installations de dessalement d'eau de mer (milliers de milliards .

Bénéfices liés à ce remplacement:

1-CO2 fixé massivement par les forêts(6 T/ha/an) qui ne représentent aujourd'hui que 30% des terres émergées du globe.

2-Climat stable ramené durablement à son niveau préindustriel

3-Cycle de l'eau réparé (pluies grâce aux forêts..).

4-Terres regagnées sur la désertification.

5-Biodiversité végétale et animale préservée, l'élevage représentant 30% des terres émergées du globe pour la seule production de viande.

6-Energie renouvelable illimitée.

7-Eau douce facile à potabiliser et à valoriser pour l'agriculture.

8-Production de protéines végétales et d'engrais en abondance.

9-Nombreux emplois verts partout dans le monde.

Le 18 avril à Montpellier, la start-up Neomerys annonçait son introduction en bourse où elle compte lever 15M€ avec son projet Kodama, dédié à la production d’un biocarburant à base de micro-algues. Actuellement installée dans les locaux de l'ex-École de chimie SupAgro de Montpellier, Neomerys doit déménager courant 2020 sur le site du Mas Dieu à Montarnaud (34), où sont déjà implantés cinq auvents de panneaux photovoltaïques, afin d'y construire ses laboratoires et recruter une cinquantaine de chercheurs, ceci équivaut à un investissement de 10 M€ selon Pierre Dutheil d'où son choix de l'introduction en bourse.





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“Gilets jaunes” : le journaliste Gaspard Glanz est sorti avec une interdiction de travailler à Paris les samedis et le 1e mai

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 23 avril, 2019 01:20:48
Gabriel MIHAI


Interpellé en marge du rassemblement des "gilets jaunes" samedi 20 avril, le journaliste indépendant Gaspard Glanz sera jugé le 18 octobre au tribunal de Paris.

Le journaliste Gaspard Glanz, interpellé samedi 20 avril, lors de l'acte 23 des "gilets jaunes", s'est vu remettre une convocation pour être jugé le 18 octobre au tribunal de Paris, après 48 heures de garde à vue. Il sera jugé pour "outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique", selon son avocat Me Raphaël Kempf et le parquet de Paris.

Gaspard Glanz est interdit de paraître à Paris tous les samedis et le 1er mai. Cette décision revient à lui interdire de couvrir les manifestations des Gilets jaunes et d’autres ayant lieu ces jours-là. Autrement dit, d’exercer son travail de journaliste. C’est une atteinte à la liberté d’informer, a indiqué son avocat. S'exprimant à la sortie du commissariat du XIIe arrondissement de Paris, Gaspard Glanz a déclaré : "Je me rendrai dans les manifestations les samedis et le 1er mai malgré l'interdiction (...) Parce que je suis journaliste".

Me Raphaël Kempf a expliqué au sortir du tribunal la situation (transcription des propos captés par le journaliste Charles Baudry) :
"Le juge des libertés et des détentions a décidé de faire droit à ces réquisitions en interdisant à Gaspard Glanz de se présenter à Paris tous les samedis et le 1e mai. Cette mesure l’empêche de travailler, nuit à la liberté d’informer, à la liberté d’expression, à la liberté de travailler, et pourrait aboutir pour Gaspard Glanz à une espèce de mort professionnelle. Nous contesterons par les voies de droit cette décision. Il lui est reproché uniquement une infraction d’outrage à des policiers, prévue par le Code de procédure pénale, au cours d’une manifestation, policiers avec lesquels il cherchait à discuter après avoir reçu dans le genou une grenade.

Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, un grand nombre de manifestants étaient toutes les semaines interdits de se rendre à Paris, les empêchant d’exercer leur liberté fondamentale de manifester. Aujourd’hui, l’institution judiciaire veut en plus interdire à un journaliste de faire son travail.
Ce n’est pas une peine, c’est un contrôle judiciaire. Ce qui le justifie, je ne sais pas, parce que cette décision n’est pas motivée."

Sur une vidéo diffusée sur YouTube, on peut voir Gaspard Glanz, journaliste indépendant à la tête d'une société de production, interpeller les forces de l'ordre place de la République et affirmer avoir été visé par une grenade de désencerclement. Le journaliste leur fait ensuite un doigt d'honneur après avoir été poussé par un policier.

Sur Twitter, Me Kempf a annoncé qu'il allait "contester" cette décision qui "porte atteinte à la liberté de la presse et à celle de travailler", son client s'étant spécialisé dans la couverture de mouvements sociaux et notamment de celui des "gilets jaunes".

Me Raphaël Kempf, a déclaré : « La garde à vue est une mesure de contrainte et de privation de liberté qui doit être absolument nécessaire à la réalisation d’une enquête. Dans ce cas, cette mesure n’était pas absolument indispensable. Si l’on voulait entendre Gaspard Glanz, on pouvait le convoquer à une date ultérieure et on n’avait pas besoin de l’enfermer dans une cellule crasseuse pendant quasiment 48 heures ».
Soulignant que « le procureur n’est pas un magistrat indépendant », Me Kempf a déploré que « le procureur n’ait pas daigné prendre la parole pour s’expliquer sur cette mesure ».

Dans une note d’analyse juridique, l’avocat Vincent Ollivier démontre en se référant à l’article 62-2 du Code de procédure pénale que, même si le délit « d’outrage » était constitué, « il n’existait aucun motif justifiant le placement en garde à vue de l’auteur de l’irréparable outrage ».

Une pétition demandant la libération du journaliste a recueilli plus de 23.6500 signatures.



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Les Kabyles marchent pour leur indépendance

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 22 avril, 2019 18:26:06
Véronique YANG

Samedi 20 avril, une manifestation moins médiatique que celle des "Gilets Jaunes" s'est aussi tenue de la place de la Bastille à celle de la République: la communauté kabyle a défilé afin de demander son autonomie.

En Algérie, après la démission du président sortant d'Abdelaziz Bouteflika suite aux nombreuses manifestations populaires, il reste encore un point sombre à éclaircir: le devenir de Kabyles et l'indépendance de leur territoire. C'est pourquoi, partout dans le monde, le 20 avril est la journée de gloire en hommage au combat des générations de kabyles sacrifiés pour la liberté sous l'impulsion du MAK (Mouvement pour l'Autonomie de la Kabylie) et de l'ANAVAD (gouvernement kabyle en exil) sous le slogan:"La Kabylie avant Tout".

A cette occasion, les militants se sont rendus dans les villes et villages pour rendre hommage aux combattants tombés pour leur cause tels Ameziane Mehenni à Mareghna, Guermah Massinissa et Matoub Lounes à At Dwala, Taous Amrouche à Ighil Ali … Faisant fi des risques qu'ils encourent et des arrestations qui se multiplient, 5 membres du MAK dont Aksel Bellaci (3 interpellations en moins d'une semaine) n'ont pas hésité à affronter le 17 avril dernier à Rafour, les gendarmes qui les ont interceptés puis relâchés après interrogatoire. Ces manifestations ont montré que la Kabylie reste elle-même, loin des clichés diffusés à la télévision algérienne.

Le 20 avril, près de deux millions de Kabyles ont marché avec les drapeaux kabyles et amazighs, vigilants et soucieux de leur avenir de paix, liberté et d’indépendance mais malheureusement, l'appel à observer une minute de silence à la mémoire des victimes kabyles du Printemps Noir (2001-2003) n’a pas été suivi en Algérie qu'à la condition qu'elle soit transparente et arabisée.

A Paris, la chanteuse allemande, grande amie de la Kabylie et du peuple Kabyle, Uli Rohde, a participé à la marche organisée par le MAK pour la commémoration de tafsut imazighen et tafsut taverkant (printemps amazigh et printemps noir, de Bastille à République où un grand rassemblement devait se tenir et plusieurs personnes prendre la parole dont le Président, Ferhat MEHENNI. Cette anthropologue également journaliste, professeur d’art et d’allemand, membre de l’association « Amitié Allemagne-Kabylie, se retrouve sur des plateaux de télévisions kabyles et amazighs, dans des festivals, des rassemblements et manifestations auxquelles elle participe pour soutenir les prisonniers politiques Kabyles comme Merzouk Touati, Slimane Bouhafs ou les rifains (ethnie berbère d'environ 5 millions d'habitants du nord du Maroc, qui peuple principalement les montagnes et plaines de la partie centrale et orientale des montagnes du Rif, le long de la côte méditerranéenne), à l’instar de Nasser Zefzafi et ses codétenus. Elle interprète les chansons engagées de Matoub Lounès (chanteur kabyle assassiné par le pouvoir algérien en 1998).

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Gilets jaunes à Paris: nouvelles violences lors de l'acte 23 et plusieurs journalistes arrêtés, d’autres blessés

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 21 avril, 2019 04:16:51
Gabriel MIHAI


L'acte 23 des «gilets jaunes» a rassemblé samedi 27.900 manifestants en France, dont 9.000 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur. Ces chiffres font apparaître un fléchissement de la mobilisation. La journée a été marquée par de nouvelles échauffourées dans la capitale française.

A Paris, on a compté 227 interpellations ce samedi. Les forces de l'ordre ont également procédé à plus de 20.000 contrôles préventifs, selon la préfecture de police. Depuis plusieurs jours, la capitale était annoncée comme un point chaud de contestation, même si aucun "black bloc" n'a encore été constaté.

Plusieurs milliers de personnes s'étaient rassemblées dans la matinée sous un grand soleil, à Bercy, avant de s'élancer vers midi en direction de la place de la République. D'autres manifestants se sont retrouvés vers la gare du Nord pour se rendre près de la basilique Saint-Denis, dans le 93. Ce second cortège s’est déroulé sans incident.

En revanche, des échauffourées ont émaillé le cortège de la manifestation principale, notamment dans le 11ème arrondissement. Arrivés près de la place de la République, les manifestants ont été contenus et un face-à-face tendu a opposé un groupe d’une centaine de personnes avec des forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et ont procédé à plusieurs charges, sous le regard passif de "gilets jaunes" en retrait de ces violences.

Certains criaient «Suicidez-vous, suicidez-vous», faisant référence à la vague de suicides sans précédent qui frappe la police nationale depuis le début de l'année.

Plus de 60.000 policiers et gendarmes ont été déployés dans tout le pays et des lieux symboliques interdits préventivement, à commencer par les abords de la cathédrale Notre-Dame. Sur les Champs-Élysées, également interdits, les forces de l'ordre filtraient les passants. La célèbre avenue avait été saccagée le 16 mars.

Selon l’adjoint de maire, qui se trouvait dans l’après-midi au centre de veille opérationnelle avec Anne Hidalgo, les dégâts sont de nouveaux « très importants ». « Sur tout le trajet entre Bastille et République en allant vers Goncourt, il y a de la casse de mobilier urbain et les commerces sont très touchés », a-t-il déploré alors que Paris a durement été touché avec l’incendie de la cathédrale de Notre-Dame.

Premier adjoint au maire du IIIe arrondissement, Gauthier Caron-Thibault a lui aussi critiqué à demi-mot sur Twitter le dispositif policier : « J’avoue ne pas comprendre comment l’organisation des forces de l’ordre n’a pas su éviter l’entrée des casseurs dans le dédale des rues du Marais alors que depuis plusieurs jours elle en annonce la venue ».

« Le préfet de Police salue l’action efficace et professionnelle des policiers, gendarmes et pompiers mobilisés pour la 23e fois sur une manif gilets jaunes. Ils ont mis en oeuvre les instructions du ministre de l’Intérieur et ont ainsi assuré le maintien de l’ordre public à Paris. » Le tweet a grandement fait réagir du côté des manifestants mais aussi de certains journalistes indépendants, qui rappellent que des confrères ont été malmenés aujourd’hui, malgré leur casque ou leur brassard presse.

Le journaliste indépendant Alexis Kraland, lui aussi habitué à suivre les Gilets jaunes, aurait également fait l’objet d’une interpellation devant la gare du Nord. Selon son confrère Maxime Reynié, il avait pourtant indiqué sa profession. « Et plusieurs collègues essayaient de discuter avec la police avant de se voir ordonner de quitter les lieux sinon interpellation », précise le photographe indépendant.

Le journaliste @akraland vient de se faire interpeller fermement dans la gare du nord #paris alors qu'il ai indiqué sa profession de journaliste et que plusieurs collègues essayaient de discuter avec la police avant de se voir ordonner de quitter les lieux sinon interpel #Acte23

— Maxime Reynié (@Maxime_Reynie) 20 avril 2019

Selon un confrère du Figaro, Thibault Izoret, celui qui suit régulièrement les mobilisations de Gilets jaunes a été menotté place de la République. « Les interpellations non conformes se sont multipliées et mon collègue du Figaro a été pris à partie par un membre des forces de l’ordre, je diffuserai les images ce soir », prévient-il.

Un journaliste (@GaspardGlanz selon de nombreux journalistes temoins) menotté. les interpellations non conformes se sont multipliées et mon collègue du @Le_Figaro pris à partie par un membre des FDO, je diffuserai les images ce soir#GiletsJaunes#Acte23pic.twitter.com/iOz10pnrOc

— Thibault Izoret (@TIM_7375) April 20, 2019

#Acte23 : Ns avons assisté à l'arrestation du journaliste Gaspard Glanz lors d'une offensive des FDO sur plusieurs médias (dont mon collègue Sacha Benitah qui couvrait en live l'#acteXXIII pour @Le_Figaro , vidéo à venir)#libertedelapresse @GaspardGlanz #ultimatum2 #giletsjaunespic.twitter.com/vkknSH18ZO 22:05 - 20 avr. 2019 de Paris

— Thibault Izoret (@TIM_7375)

La journaliste collaborant avec RFI Marine Jeannin partage elle une photo d’Alexis Kraland entouré de plusieurs policiers et assure qu’il a ensuite été « embarqué ».

Le journaliste @akraland est embarqué par la police à Gare du Nord#ActeXXIIIpic.twitter.com/grXM2lqr2o

— Marine Jeannin (@Marine_Jeannin_) 20 avril 2019

Alexis Kraland a raconté sur Twitter sa mésaventure, après que plusieurs témoignages de confrères aient dénoncé son arrestation : « Sorti d'une garde-à-vue de 8h parce qu'à gare du nord j'ai refusé de lâcher ma caméra à un policier dont le collègue affirmait que c'est une arme par destination. Ils ont donc matraqué ma main qui la tenait avant de m'interpeller pour rébellion de palpation ». « Aucune notification de mes droits, pas droit au médecin ni à un avocat. (...) 8h15 après l'interpellation je suis sorti sans suites (a priori) mais mon casque de skate, mes protège-tibia et mes lunettes de protection ont été détruites sur ordre d'un magistrat».

Sorti d'une garde-à-vue de 8h parce qu'à gare du nord j'ai refusé de lâcher ma caméra à un policier dont le collègue affirmait que c'est une "arme par destination". Ils ont donc matraqué ma main qui la tenait avant de m'interpeller pour "rébellion de palpation"

— Alexis Kraland (@akraland) 20 avril 2019

Pierre Tremblay, journaliste au Huffpost, rapporte que deux hommes «ont été touchés par des projectiles sortis de nulle part (grenade lacrymo?)» alors qu'ils se trouvaient près de lui, à l'écart des affrontements.

Il n'est pas nécessaire d'être au coeur des affrontements pour être blessé par les FDO. Ici, un exemple parmi d'autres. Ces deux hommes ont été touchés par des projectiles sortis de nulle part (grenade lacrymo?) alors qu'ils se trouvaient près de moi, à l'écart. #Acte23pic.twitter.com/WVgJciKUJv

— Pierre Tremblay (@tremblay_p) 20 avril 2019

Un canon à eau est utilisé place de la République pour disperser les manifestants. Un engin surnommé "le schtroumpf" par les forces de l'ordre, en raison du marqueur chimique bleu qu'il diffuse. Si l'emploi de ce dernier a pu être constaté par le reporter de RTL, les autorités ne confirment pas cette information.

Ce samedi, l'eau qui sortait des canons à eau utilisés place de la République était d'un bleu électrique, ce liquide pourrait jouer le rôle de «marqueur», déjà évoqué par Édouard Philippe mi-mars.

Lundi 18 mars, Édouard Philippe avait en effet déjà annoncé que les forces de l'ordre auraient recours au «marquage» lors des manifestations, il avait alors parlé d'un «marqueur coloré» et d'un autre «transparent» restant plusieurs semaines. Ces deux types de liquides visent à marquer quelqu'un au moment d'une infraction, pour faciliter son interpellation.

Les manifestants se sont principalement donné rendez-vous à Paris, pour ce qu'ils présentent comme un nouvel "ultimatum", alors qu'Emmanuel Macron dévoilera jeudi prochain ses réformes tirées du grand débat.



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La banque postale : les assises de la banque citoyenne sous pression

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 17 avril, 2019 16:51:27
Nathalie Grego

Les assises de la banque postale citoyenne se déroule aujourd'hui. Il s'agit d'une matinée d’échange avec de nombreux partenaires et acteurs du monde associatif sur les dernières avancées relationnelles et numériques, ainsi que sur les innovations au service des personnes en situation de fragilité financière

Au début du colloque, vers 9h15 ce mercredi 17 avril le syndicat Solidaire Sud est au porte des assises de la banque citoyenne pour demander une organisation du travaille plus humaine et de meilleurs des conditions de travail pour les salariés de la banque postale. A l'arrivée des postiers mécontents, les portes du sièges sociale de la banque se ferme. Empêchant ainsi plus de plusieurs centaines personnes d'accéder à l'auditorium à moitié vide alors que la conférence était retransmise en live via le site institutionnel de la banque postale. A 9h40, arrive la police, demandant s'il s'agit d'une manifestation sauvage. Le porte parole de l'organisation syndicale solidaire sud, Mr Gaël quirand, sans défend. Il veulent juste rester sur le côté et parler à un représentant de la banque postale. Vérifications faite, et constatant qu'il ne s'agit pas d'une manifestation non déclaré. Le représentant des force l'ordre quitte rapidement les lieux. Les revendications sont en direction de Philippe Wahl. Le président du conseille de surveillance de la banque postale .

Les postiers déplorent le fait que la police arrive avant le DRH dont ont leur a promis la venu.

(Voire le porte parole de l'intersyndicale solidaire sud en vidéo)

Les postiers regretteraient des objectifs irréalisables au regard des moyens mis à leur disposition. Il y aurait des fermetures de bureaux de poste en cascade. Chaque postier disposerait de seulement 1.30 mn pour traiter la livraison d'un recommandé qu'il ait un assesseur ou pas dans l'immeuble.

Ils n'auraient pas plus de 3mn pour voir le personnes âgés. Pas assez de temps donc pour prendre un café avec elle. Comme le montrerais les publicités du groupe, faisant la promotion de ce service.

Les facteurs qui dispenseraient ce service reçevrait une formation vidéo de 15 mn suivi d'un quizz à complète sur ordinateur.

Pire, l'intersyndicale solidaire sud. Parle de restructurations à la suite les unes des autres. Alors que de moins en moins de courrier serait distribué chaque jour. Il y aurait eu 4 réorganisations il y a 2 ans et 2 réorganisations l'année dernière. Tout les 6 mois il y a des restructurations . A Boulogne par exemple. On aurait assisté à une diminution de l'ordre de moins 10 tournés sur le nombre annuel effectuer par le postiers de cette ville. Tous les 2 ans. Il y aurait un baisse du nombre de tournée. Alors que dans le même temps les postiers auraient plus de colis à acheminer. Donc plus de temps à passer à les traiter pour les facteurs. Les colis reçu de pays comme la chine serait au même tarif que les lettre. Cependant, les délivrer prendrait plus de temps que les lettres.

Le postiers mécontent déclaré également que le facteur n'aurait pas de maitrise de leur tourné. Les opérations serait divisés. Et plusieurs facteurs se partageraient le même envoie. Des facteurs inexpérimentés se retrouveraient à distribuer des colis et des lettres dans des secteur qu'il ne connaîtrait pas. Cela engendrerait un travail moins efficace .

Moins qualitatif et assortie d'une perte de temps. Bref de nouvelle condition de travail épuisantes.

Les facteurs utiliserait des îlots qui aurait pour fonction, le remplacement des bureaux de poste fermé. Le syndicat est en colère quant à l'usage de salarié intérimaire en cdi dans leur agence d'intérim, qui remplacerait de réels embauches en interne.

10h45. C'est enfin l'ouvertures des portes. Une foule très réduite pénètre dans les locaux du groupe la banque postale.

Les facteurs en situation de revendication se sont déporté sur le côté. Le direction décide alors de laisser entrer les participants.

En conséquence, après 2 heures de pourparlers, l'interlocuteur privilégiée arrive enfin à la rencontre les salariés mécontents . Il s'agit du responsable de la relation sociale de la banque postale. Gageons que cette discussion portera les fruits escomptés...



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David Zienkiewicz : « Ma vie est une évidence. Je vais tout obtenir tout seul ».

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 17 avril, 2019 11:53:57
Daphné VICTOR

Il y a des rencontres qui ne s’expliquent pas et auxquelles on ne s’attend pas. Deux ou trois mots échangés suffisent à susciter l’intérêt sur un parcours qui s’avère hors-norme marqué par les épreuves. C’est le cas de David Zienkiewicz. À 36 ans, avec 40 sauts en parachute à son actif, l’itinéraire de ce boxeur accompli, semble tout droit extrait du livre « Sans famille ». Comme le petit Rémi, le touche-à-tout mi russe mi polonais n’a de cesse de chercher et d’assembler les pièces cachées du puzzle de sa vie pour se construire lui-même. Ex-pompier devenu pompiste puis plombier, sa soif de réussite n’a jamais été aussi forte. Rencontre avec un chef d’entreprise atypique, dynamique, empli de sensibilité et de générosité qui déborde d’énergie et de projets.

Impact European : Vous avez été pompier pendant dix ans que ce soit en province, en banlieue ou à Paris. Sauvez des vies était une vocation ?

David Zienkiewicz : Tout à fait, mais dans l’optique d’aider les gens pour les sauver.

IE : Cette expérience vous a-t-elle marqué ?

DZ : Je dirai davantage formé. Je n’en garde aucune séquelle stressante ou déstabilisatrice. Cette expérience m’a permis d’être plus fort, plus responsable et plus serein. J’en suis ressorti plus homme.

IE : Qu’est-ce qui a motivé votre décision d’arrêter ?

DZ : Je me retrouvais souvent en confrontation avec mes supérieurs. J’ai eu envie de passer à autre chose.

IE : Cette autre chose, ce fut pompiste et plombier en simultané. Comment réussit-on ce grand écart ?

DZ : Ce ne sont que des concours de circonstance. Depuis que j’ai arrêté d’être pompier, ma vie n’est faite que de hasards, de rencontres et d’opportunités. J’ai décidé d’aller vers là où mon instinct me porte.

IE : Certes, mais on ne s’improvise pas pompiste ni plombier ?

DZ : À croire que j’avais ça en moi. Beaucoup m’ont dit que sans connaissance j’irai à ma perte. La gestion des volumes, le chiffre d’affaires et les rentabilités d’une pompe à essence sont très complexes. Par les cours et les prix des carburants qui changent en permanence, c’est de la comptabilité chirurgicale. Quant à la plomberie, ça m’attirait depuis longtemps. Je me suis alors associé à un compagnon de France, meilleur élève pendant dix ans, hautement qualifié pour m’apprendre tous les rouages afin que je crée ma propre société.

IE : À Paris, les stations-essence ne sont pas légion. La vôtre dans le 11ème arrondissement est très atypique. N’est-ce pas osé d’y proposer des produits régionaux de votre Meuse natale ?

DZ : Si ça, c’est osé, ce n’est que l’apéritif des projets que je souhaite développer ! Il était normal pour moi de mettre en avant les petits producteurs de ma région qui sont des gens courageux et respectables dont on ne parle pas assez et donc, que personne ne connaît.

IE : Quels sont les produits que vous vendez ?

DZ : Je propose à ma clientèle qui m’accorde toute sa confiance, différents vins, des truffes, du miel à la truffe, de la confiture à la truffe, de la poudre de truffes, des bergamotes, des dragées, des madeleines de Commercy ainsi que des séjours en Lorraine en VIP pour visiter les champs de bataille.

IE : Vous ne faites rien comme tout le monde. Est-ce votre marque de fabrique ?

DZ : De plus en plus. Instinctivement, je prends plaisir à aller à contre-courant.

IE : À quoi est due votre soif de vivre ?

DZ : À mon enfance difficile dans les quartiers de Verdun, au suicide de mon père alors âgé de trente ans, aux mensonges de ma mère sur lui et sur mes origines, à mes placements successifs en foyers du fait du danger qu’elle représentait pour moi, à mon mariage ponctué par un divorce compliqué, à mes deux banqueroutes.

IE : Que d’épreuves qui vous poussent à prendre votre revanche sur la vie ?

DZ : Elles sont très lourdes et pas banales, certes, mais je n’en garde pas trop de séquelles. Elles font partie de mon passé et ont fait l’homme que je suis.

IE : Votre réussite, c’est donc celle de la vie ?

DZ : Exactement. Et pour cela, j’écoute les anciens à la lettre. Je ne change pas l’équation de base. Je ne fais qu’ajouter ce que j’ai compris pour la rendre plus forte et plus puissante. J’ai rentabilisé chaque domaine dans lequel je me suis développé. Ma réussite vient de là.

IE : Après quoi courez-vous ?

DZ : La réussite financière pour la redistribuer aux plus précaires.

IE : Vous êtes un touche-à-tout. Est-ce une façon de canaliser votre côté hyper actif ?

DZ : Oui. Je travaille 15 à 18 heures par jour. C’est pourquoi j’ai besoin de courir 10 à 15 km tous les deux ou trois jours (NDLR : il vient de courir le marathon de Paris), de faire 10h de boxe par semaine et de faire des affaires pour assurer mes arrières et ceux de ma famille.

IE : Est-ce également par peur de passer à côté d’une opportunité ?

DZ : Petit, manquant d’argent, je ne pouvais jamais rien faire. Je n’avais pas les moyens d’aller à la bibliothèque ou de faire du sport. Ne pas pouvoir faire de choses m’a beaucoup meurtri.

IE : C’est ce qui explique que vous venez de vous développer dans le vin avec Exult World Wines ?

DZ : C’est plus une question de partage. J’apprécie les bonnes choses qui ont du goût. Je souhaite rendre accessible à tous par leur prix, des vins qui n’ont pas l’habitude de l’être.

IE : Comment est né cet intérêt ?

DZ : Par le manque de ma fille dont me prive mon ex-femme. Il fallait que je m’occupe encore plus que je ne l’étais et que je me recentre sur ce que j’aimais pour ne pas perdre pied, ni la vie. J’ai repris la boxe à très haut niveau et ai fait des combats à l’international. Puis le vin. Découvrir des cépages qu’on ne connaissait pas, est devenu une activité.

IE : Comment se sentir crédible alors que vous n’avez pas pris de cours d’œnologie ? Seriez-vous un usurpateur ?

DZ : Non, je suis autodidacte et le revendique. C’est une respiration de cœur normale et naturelle pour moi. J’ai plaisir à regarder la matière, la sentir, l’observer. J’aime imaginer le travail du vigneron, l’animal qui est passé dans les chais, le pressage du raisin, la vinification. Je ressens, comprends ce qu’il y a à comprendre et transmets avec mes mots. Je suis un passeur d’émotion et de sensation et non de frustrations. Ça, je les garde pour moi.

IE : Si vous étiez un vin, lequel seriez-vous ?

DZ : Un vin de montagne, atypique issu de Jujuy en Argentine.

IE : Vous êtes très ami avec Pierre-Jean Chalençon (NDLR : célèbre acheteur de l’émission « Affaire conclue » sur France 2). Est-ce lui qui vous a transmis le plaisir de la transaction d’œuvres d’art ?

DZ : Absolument pas. Ça remonte à mon enfance. Petit déjà, j’aimais par simple instinct, collectionner tout ce qui était subtile, tout ce qui avait une histoire. Avec Pierre-Jean, nous nous connaissons depuis plus de 15 ans. Nous avons la même sensibilité des œuvres d’art et en achetons ensemble. Il m’a soutenu et m’a aussi aidé à être celui que je suis.

IE : Quel(s) conseil(s) donneriez-vous un jeune qui se cherche ?

DZ : « Va à l’envers de tout ce qu’on te dit. Tu réussiras sûrement. Ton atypisme paiera. »

IE : Enfant, comment vous projetiez-vous ?

DZ : Quitte à passer pour un prétentieux, j’ai toujours su que l’incompris que j’étais et qui était mis de côté allait faire des choses hors-norme, non stéréotypées. Je savais que j’allais gagner de l’argent, que j’aiderai les gens et que ma vie familiale serait compliquée.

IE : Quel est votre rêve ?

DZ : Tous les jours est un rêve. Je me lève, je respire, j’aime la vie. Ce que j’ai est fantastique. Certes, j’aspire à devenir un homme d’affaires au chiffre mensuel de 100 000 euros à la tête d’une société de vins internationale, mais mon rêve, c’est d’en donner aux autres. C’est le plus important. Tout le reste n’est qu’un jeu.

IE : Avez-vous des regrets ?

DZ : Celui de ne pas avoir connu mon père, un charcutier désosseur. C’est pourquoi j’essaie de renouer avec sa famille.

IE : Votre parcours, ponctué d’épreuves, pourrait être un exemple. Pensez-vous raconter votre histoire ?

DZ : Je pense en effet à l’écrire. J’ai déjà le titre « La réussite de 1 euro à 1 million d’euros ». Je souhaite également écrire sur le rapport père enfant mère.

IE : C’est en référence à l’association « Papa poule 2 » ?

DZ : Tout à fait. À la suite de mon éprouvant divorce, je ne peux voir ma fille qu’une heure tous les 15 jours dans un centre « père à problème ». Grâce à sa mère, je suis victime de 17 chefs d’inculpation. Un acharnement non fondé qui aujourd’hui risque de placer ma fille, tout comme je l’ai été. Rien que d’y penser m’est insupportable. L’association aura pour mission de protéger les pères qui n’auraient pas la force de lutter et de se battre.

IE : Que peut-on vous souhaiter ?

DZ : Rien. Ma vie est une évidence. Je vais tout obtenir tout seul.

Exult World Wines : Life’s Finest Pleasure

Station essence Elan : 175, av Ledru-Rollin (Paris XIème) du lundi au vendredi de 07h00 à 20h30, le samedi de 08h00 à 20h00 et le dimanche de 10h00 à 17h00 - FB : Station Voltaire

Visuels : © DR


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Notre-Dame: Paris touchée en plein coeur par les flammes, le monde entier sous choc

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 16 avril, 2019 02:36:35
Gabriel MIHAI


La cathédrale Notre-Dame de Paris a été touchée par un violent incendie, ce lundi 15 avril. La toiture de l'édifice est complètement ravagée par les flammes et la flèche s'est écroulée.

Monument historique le plus visité d'Europe, la cathédrale gothique est inscrite au patrimoine mondial de l'humanité depuis 1991. Entre 12 à 14 millions de touristes visitent chaque année ce chef-d'oeuvre de l'architecture gothique situé sur l'île de la Cité. Des milliers de personnes, Parisiens et touristes, assistaient sidérées au désastre.

Le feu, qui se propage extrêmement rapidement, a pris dans les combles de la cathédrale, ont indiqué les pompiers. Il semble être parti d'échafaudages installés sur le toit de l'édifice construit entre le XIIe et le XIVe siècle, selon les pompiers.

Environ 400 pompiers sont mobilisés sur les lieux. Par la porte principale, dans la nef plongée dans l'ombre, des braises rougeoyantes tombent sur le sol. Le parvis est vide, bouclé par des camions de pompiers qui ont dressé une grande échelle devant la rosace. Selon les dernières informations, la structure de Notre-Dame de Paris "est sauvée et préservée dans sa globalité". Mais les dégâts sont évidemment colossaux. La Fondation du patrimoine a déjà annoncé le lancement d'une "collecte nationale" pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris.

La cathédrale est victime d'un important incendie, depuis 18h50 ce lundi 15 avril. Le sentiment de perte est infini face aux flammes qui dévorent le bâtiment gothique aux impressionnantes gargouilles, dont la construction a commencé au Moyen-Âge, à la fin du XIIè siècle - en l'état actuel des connaissances, la date retenue pour le début des travaux est 1163 - pour s'étaler durant deux siècles jusqu'en 1345. Notre-Dame a été épargnée par les deux conflits mondiaux et ce sont ses cloches qui ont annoncé, le 25 août 1944, la libération de Paris. Plus récemment, les neuf cloches géantes de la cathédrale ont été remplacées en 2013. Sa flèche, qui s'est effondrée ce lundi, était en cours de rénovation.

Des cris de stupeur et des pleurs se sont élevés sur le parvis de Notre-Dame de Paris, lorsque la flèche de la cathédrale, s'est effondrée, au milieu des flammes qui ravageaient la charpente en bois.

Selon les dernières informations, les pompiers indiquent que la structure de la cathédrale "est sauvée et préservée dans sa globalité". Une enquête est ouverte pour "destruction involontaire par incendie". Plus de cinq heures, après le début de l'incendie, les flammes restent encore difficiles à maîtriser.

Parmi des centaines d'hommages adressés aux soldats du feu, qui continuent de lutter contre les flammes., on compte ceux de la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui de son côté a salué "le travail incroyable" des pompiers mobilisés, tandis que la sénatrice des Bouches-du-Rhône Samia Ghali leur a exprimé "son soutien total". "Je pense en cet instant à nos pompiers, à l'effort surhumain qu'ils font pour tenter de sauver ce qui peut l'être de bien commun. Ils méritent notre hommage et notre admiration", a écrit la sénatrice écologiste Esther Benbassa.

Les sapeurs-pompiers de Paris ont également pu compter sur le soutien de leurs collègues partout en France. "Courage à nos collègues de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris qui luttent contre l'incendie qui ravage Notre-Dame", a notamment écrit sur Twitter le Sdis de Haute-Savoie. "Un soutien total aux forces de secours engagées sur Notre-Dame de Paris. Que les pompiers de Paris soient vigilants face à cet effroyable incendie. Nous sommes sous le choc mais les pompiers sont déterminés et plus que jamais mobilisés", a assuré Grégory Allione, le président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France.

« On peut considérer que la structure de Notre-Dame est sauvée et préservée dans sa globalité », a déclaré vers 23 h le général Jean-Claude Gallet, commandant de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, alors que le sauvetage même de la cathédrale, monument le plus visité en Europe, n'était pas acquis quelques heures auparavant.

« Le feu a baissé en intensité », a renchéri à ses côtés le secrétaire d'État à l'Intérieur Laurent Nuñez, tout en invitant à rester « extrêmement prudent ».

Le président Emmanuel Macron, qui a annulé son allocution télévision post-grand débat et s'est rendu sur place vers 23h30 avec son épouse Brigitte , a dit dans un tweet, partager l'« émotion de toute une nation », le premier ministre Édouard Philippe exprimant une tristesse qui va « au-delà des mots ».

« Le pire a été évité, même si la bataille n'est pas encore totalement gagnée », a déclaré sur place le président Macron, visiblement ému. « Cette cathédrale, nous la rebâtirons », a-t-il déclaré à la presse. Notre-Dame de Paris « c'est notre histoire, notre littérature, notre imaginaire, le lieu où nous avons vécu tous nos grands moments », a-t-il lancé.

Au-delà des frontières, plusieurs responsables étrangers ont aussi fait part de leur émotion, Donald Trump évoquant des « images terribles à voir », Angela Merkel « un symbole de la France et de notre culture européenne » et le maire de Londres Sadiq Khan des « scènes déchirantes ». Le Vatican a, de son côté, exprimé « incrédulité » et « tristesse ».

« Symbole de la France », une catastrophe « terrible à voir », des « scènes déchirantes » : de Berlin, Londres, Washington et d'autres capitales, du Vatican ou de Jérusalem, du Brésil, de Grèce ou de Turquie, les réactions se sont multipliées lundi soir.

L'Organisation des Nations unies pour la culture, l'UNESCO, se tient aux « côtés de la France pour sauvegarder et réhabiliter ce patrimoine inestimable » qu'est la cathédrale Notre-Dame, a tweeté sa directrice générale Audrey Azoulay.

La société d'investissement de la famille Pinault, Artemis, va débloquer 100 millions d'euros pour participer à la reconstruction de Notre-Dame de Paris, ravagée lundi soir par les flammes, a annoncé dans un communiqué à l'AFP son président François-Henri Pinault.

« Cette tragédie frappe tous les Français et bien au delà tous ceux qui sont attachés aux valeurs spirituelles. Face à un tel drame, chacun souhaite redonner vie au plus vite à ce joyau de notre patrimoine », écrit le président de la holding familiale et du groupe de luxe Kering.

NOTRE DAME VIDEO

NOTRE DAME VIDEO

https://www.youtube.com/watch?v=R9IHVdkrj_4







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Le Président normal à l'Ecole Normale Supérieure. Invité par les étudiants, il leur conseille la lecture des "Lettres à Anne"

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 15 avril, 2019 16:52:56
Gérard CROSSAY


Une fois par mois, les étudiants de l'ENS organisent, dans le grand amphi de leur Ecole, une conférence avec une personnalité éminente.

Après Edwy Plenel, journaliste, président de Mediapart, intervenu le 20 février, c'est François Hollande qui, le 20 mars, s'est exprimé longuement devant une salle comble et attentive.

Il a d'abord souligné le fait que le pouvoir n'est pas seulement à l'Elysée mais également au niveau des corps intermédiaires, les représentants du peuple. Ceux-ci ne sont pas populaires actuellement, ils sont cependant utiles et doivent être respectés.

Etre un représentant du peuple, c'est prendre des décisions, assumer des responsabilités, avoir un éclairage sur des problèmes, donner une explication du monde, faire preuve de conviction et d'engagement.

"On a d'abord appelé le PS, le Parti des instituteurs, le Parti des barbus; de nos jours, ce terme a pris une connotation différente", a rappelé avec humour François Hollande.

Il a évoqué l'état d'urgence qui est resté associé à son quinquennat. Face à la menace terroriste persistante, ce régime d'exception - assignations à résidence, perquisitions, interdictions de séjour - s'est imposé après les attentats de janvier 2015. François Hollande aurait souhaité que cette mesure entre dans la Constitution, qu'elle soit une garantie contre le terrorisme, pas une menace pour les citoyens.

Après trois prorogations, une levée de l’état d’urgence est envisagée fin juillet 2016, après la promulgation de la loi renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et son financement.

François Hollande l'évoque lors de son allocution présidentielle du 14 juillet, mais la nuit suivante, a lieu le terrible attentat à Nice. Une nouvelle prorogation est annoncée. Il y eut ensuite, le 26 juillet, l'assassinat du prêtre Jacque Hamel, égorgé dans son église de St Etienne-du-Rouvray.
A propos de la déchéance de nationalité, il a souligné le risque de faire des apatrides.

S'interrogeant sur la justice préventive et sur les fichés S : doit-on les garder à vie en prison?

La France est intervenue en Syrie par voie aérienne pour frapper Daesh tout en préservant les populations civiles. Certains djihadistes français ont pu être tués.

François Hollande a ensuite débattu avec Christophe Prochasson, directeur de l'EHESS, auteur de nombreux travaux sur l'histoire de la Gauche.

Etre de Gauche aujourd'hui, c'est quoi?

C'est une vision du monde par rapport à l'histoire

La Gauche a longtemps célébré son passé, plus qu'elle ne l'a analysé.

Elle a 200 ans d'histoire. Avec Jaurès, elle a d'abord été réorganisatrice au temps de l'industrialisation et de la naissance du prolétariat. La libération des moeurs est aussi un thème qui pouvait la définir. Et la classe moyenne a succédé au prolétariat.

Et arrive 1981 avec l'accession de la Gauche au pouvoir. Elle est alors privée de ses caractéristiques d'avenir, la notion de progrès est contestée. Avec la critique de la raison et le relativisme qui s'instaurent, le fondement de ce courant politique n'existait plus.

"La social-démocratie en a terminé avec son projet, a affirmé François Hollande. Elle a accompli sa tâche, la construction d'un état providence.

Nous sommes à la fin d'un cycle. Il faut laisser la place. Mais à qui?"
En face du socialisme, modèle du libéralisme, du libre-échange, de l'écologie, s'est toujours trouvé le nationalisme. La contestation de la mondialisation entraîne vers les partis nationalistes. Partout dans le monde la social-démocratie est en danger.

Une régénération, une mutation profonde de la SD est-elle possible?

C'est une question majeure. Les inégalités se creusent, cela peut exploser.

La SD a une méthode et une finalité. Elle prône la planification, la liberté individuelle, la justice et la protection sociale avec des assurance vieillesse, maladie, chômage. Telles sont les garanties qu'elle peut offrir, apportant sécurité et stabilité.

Tandis que dans le monde, en Europe, on assiste au retour des nationalismes, la Gauche reste attachée à l'universalisme et à la République. Défendre la République est primordial.

Christophe Prochasson a évoqué la "trahison" de la Gauche avec François Mitterrand qui a préféré l'Europe au socialisme.

"Etes-vous responsable de la déconvenue de la Gauche?", interroge-t-il.

Léon Blum, Guy Mollet, François Mitterrand, avaient déjà subi les mêmes accusations.

François Hollande se considère responsable au même titre que les autres. On cherche toujours un traître. Dès qu'on exerce le pouvoir, on renonce, on compose, mais on ne renonce pas à l'idéal de transformation du monde.

On a parlé des "déçus du socialisme". Certes, la Gauche n'a pas été à la hauteur de ses promesses .. Il y a eu la réalité, les résultats, le chômage, le terrorisme, les questions de sécurité.

Selon François Hollande, il faut cesser de battre sa coulpe. L'adversaire, ce n'est pas soi-même, mais il faut changer. Il rappelle qu'un syndicaliste de la CGT, l'avait vivement interpellé : "Alors M. Hollande, c'est quand le changement?"

Le danger, ce sont les individus face à l'Etat qui renient le collectif et les corps intermédiaires.

Les Gilets Jaunes veulent tout changer, tout de suite, ils n'ont pas de projet d'avenir.

Le tout économique l'a emporté et le socialisme s'est trouvé réduit à la meilleure répartition des biens.
François Hollande a invité l'auditoire à relire Emile Durkheim, normalien, un des fondateurs de la sociologie moderne, qui a fait une analyse critique du monde social prenant en compte la morale, le fait religieux le philosophique.

Le vieux débat socialisme versus social-démocratie n'est plus d'actualité. L'entreprise a moins d'importance, ce n'est plus elle qu'on occupe, mais les ronds-points.

La Gauche ne peut pas revenir au pouvoir de façon mécanique, l'alternance, c'est fini.

Le Front National est actuellement le seul parti politique, l'ancien grand PR n'est plus qu'une fraction, une sensibilité, En Marche n'a pas de parti, pas de doctrine avec des militants, le parti de gauche n'existe plus, la France Insoumise, ce n'est pas un parti, c'est l'homme, Ruffin c'est "je fais du cinéma et je crois que je peux aller jusqu'au bout "...

François Hollande croit aux partis. Un parti, c'est une doctrine, une pensée, une vision du monde, de l'Histoire. Ce sont des des structures pour former les cadres, choisir des candidats pour faire vivre la démocratie.

Les étudiants lui ont proposé des citations qu'il a commentées, notamment la phrase de Napoléon Bonaparte : "on ne conduit un peuple qu'en lui montrant un avenir, un chef est un marchand d'espérances" François Hollande a dit préférer "porteur" à "marchand".

A la fin de la conférence, à la question d'un étudiant : "Quel livre recommandez-vous aux étudiants ici rassemblés? François Hollande a répondu : "Les Lettres à Anne" de François Mitterrand à Anne Pingeot.

C'est une grande et belle ne histoire d'amour, mais c'est aussi l'histoire d'un homme qui ne renonce jamais, qui a rendu possible l'impossible, offrir l'alternance à un pays, à la France. Sa ténacité et son courage sont un exemple.

La toute dernière question : "Envisagez-vous de vous représenter à la Mairie de Tulle?" - "Non, on ne repasse jamais par les mêmes chemins" ...




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Le Pape, dimanche des Rameaux : « Dans les instants sombres il faut avoir le courage de taire "le triomphalisme, les mondanités et les menaces plus fortes" pour l'Église »

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 14 avril, 2019 20:26:06
Gabriel MIHAI

Silence sans rancune: « il nous fera apparaître faibles, et alors le démon sortira à découvert ».

Après des jours difficiles au Vatican à cause des tensions et des poisons liés aux « notes » de Benoît XVI sur la pédophilie dans le clergé, le Pape François a déclaré dans son homélie du dimanche des Rameaux : « Dans les instants de souffrance il faut avoir le courage de se taire », avec douceur. Mots qui ne passent pas inaperçus, et qui ont le goût de l'encouragement envers ceux qui soutiennent l'Église menacée surtout de « triomphalisme et de mondanités ».

Aujourd'hui, le Pontife a présidé, place Saint-Pierre, la solennelle Célébration des Rameaux, prés de l'obélisque, bénissant les palmes et les branches d'oliviers lors de la procession qui rejoint le parvis puis a célèbré la Messe de la Passion du Seigneur devant plus de 40 000 personnes rassemblées sur la Place Saint-Pierre. Le Pape François a délivré une homélie exigeante, appelant à vaincre l’esprit du mal en suivant l’exemple de Jésus, obéissant à la volonté du Père, en ne tombant pas dans le piège du triomphalisme qui aurait pu le tenter après son entrée sous les acclamations à Jérusalem.

« Les acclamations de l'entrée à Jérusalem et l'humiliation de Jésus. Les cris joyeux et l'acharnement féroce. Ce double mystère accompagne tous les ans l'entrée dans la Semaine Sainte », commence l'Évêque de Rome... Le triomphalisme vit de gestes et de mots qui cependant ne sont pas passés à travers le creuset de la croix ; il s'alimente de la comparaison avec les autres en jugeant toujours. Il s'agit d'une
version "subtile" et de mondanités spirituelles, qui en sont le danger majeur , la tentation plus perfide qui menacent l'Église », dit-il en citant « De Lubac ».... Mais Jésus détruit « le triomphalisme avec sa Passion ». Attention : Dieu « a vraiment partagé les réjouisssances avec le peuple, avec les jeunes qui criaient son nom en acclamant Roi, Messie. Son coeur chavira sans voir l'enthousiasme et la fête des pauvres d'Israël.

« Derrière Lui, la première à le suivre a été sa Mère, Marie et ses disciples. La Vierge et les saints ont dû souffrir pour marcher dans la foi et dans la volonté de Dieu », souligne le pape en citant Jean-Paul II. Il s'agit de la « nuit de la foi. Mais seulement de cette nuit, il sort l'aube de la résurrection. Aux pieds de la croix, Marie repensa aux mots avec lesquels l'Ange avait annoncée son Fils : « Il sera grand ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David. Il régnera toujours sur la maison de Jacob, son règne n'aura pas de fin ». Mais ensuite « Marie sur le mont Golgota se trouve face au démenti total de cette promesse : son Fils agonise sur une croix comme un malfaiteur ». Ainsi « le triomphalisme, détruit par l'humiliation de Jésus, a été également détruit dans le coeur de sa Mère »
François met ensuite en relief les « acclamations joyeuses » et l'« acharnement féroce :" dans les instants d'obscurité et de grande souffrance il faut taire, avoir le courage de se taire. La douceur du silence « nous fera apparaître encore plus faibles, plus humiliés, et alors le démon, en prenant courage, sortira à découvert ». Il faudra « lui résister dans le silence, « en maintenant sa position », avec la même attitude que Jésus ». Ceci « nous aidera à vivre dans la sainte tension entre la mémoire des promesses, la réalité de l'acharnement présent dans la croix et l'espoir de la résurrection » a-t-il ajouté.

Lors de l'Angélus, a offert aux jeunes présents sur la Place Saint-Pierre «une couronne spéciale du Rosaire. Ces couronnes en bois d'olivier ont été fabriquées en Terre Sainte spécialement pour la Rencontre Mondiale des Jeunes au Panama en janvier dernier et pour la Journée d'aujourd'hui (répétition diocésain de la XXXIV Journée Mondiale de la Jeunesse). Il a renouvellé aux jeunes et à tous son appel à prier le Rosaire pour la paix, en particulier pour la paix en Terre Sainte et au Moyen-Orient».
Au terme de la Messe et d'Angelus François est monté sur sa papamobile ouverte pour saluer et bénir la foule des fidèles réunis place St Pierre parmi lesquels se trouvaient beaucoup de jeunes. l'itinéraire a même dépassé les limites du territoire Vatican, en traversant place Pie XII et de la Conciliation pour saluer les pèlerins présents.




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Ivanis PirèsTanoné: Une Amérindienne à Paris pour défendre la natur

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 10 avril, 2019 02:44:47
Véronique YANG

A l'heure du bilan des 100 jours du Président brésilien Bolsonaro, de nombreuses questions sont à l'ordre du jour dont celles relatives au climat et aux populations indigènes.

Ivanis Pirès Tanoné est une ses rares femmes à la tête d'une tribu indigène amazonienne, elle est la première à se rendre en France depuis la prise de fonction du nouveau président du Brésil surnommé "le Trump Tropical". Sa visite exceptionnelle est liée à la parution et la promotion du livre "Paroles des peuples racines- Plaidoyer pour la Terre" de Sabah Rahmani, présente lors de la conférence ainsi que Gert-Peter Bruch, fondateur de "Planète Amazone", réalisateur du film "Terra Libre" et membre exécutif de" l'Alliance des Gardiens de la Mère Nature". Sa présence était aussi liée à l'appel des peuples autochtones présents dans le monde, pour sauver les écosystèmes menacés. et entend interpeller l'opinion publique, ses représentants et les défenseurs de la nature.

La cacique Tanoné a 64 ans,elle représente son peuple Kariri Xoco situé au nord-est du Brésil, depuis plus de 30 ans auprès des instances officielles et lors des grandes mobilisations indigènes tel le Campement Terre Libre qui se tiendra fin avril. Mère, grand'mère et arrière grand'mère, elle s'st battue pour la nature qu'elle aimerait transmettre à sa descendance. C'est pourquoi, elle plante seule des arbres sur les derniers hectares de forêt sacrée des terres de son peuple et lutte avec sagesse contre la déforestation et l'assèchement du fleuve San Francisco. Dans sa tribu, elle a tous les rôles, aussi bien juridiques que policiers mais aussi politiques, toujours avec fermeté. Pour elle, pas de demie mesure:"Quand je dis oui, c'est oui, quand je dis non, c'est non!", c'est ce qui fait sa force de cacique.

Membre de l'Alliance des gardiens de Mère Nature, mouvement pour la paix, la justice climatique et les générations futures lancé au moment de la COP 21 par 60 représentants indigènes et écologistes dont le cacique Raoni Metuktire; Paul Watson, militant écologiste et antispéciste canadien, fondateur de la Sea Shepherd Conservation Society; ou Nicolas Hulot, ex ministre de la transition écologique et créateur de la Fondation pour la Nature et l'Homme, Tanaré était l'invitée de l'association Planète Amazone et les éditions Acte Sud pour parler de la déclaration de l'Alliance des Gardiens et Enfants de la Terre Mère, pacte pour la planète scellé à Brasilia par 200 indigènes et alliés venus de 30 pays, appel aux Etats et à l'humanité pour la préservation de la vie sur la planète et celle des générations futures.

Planète Amazone est une association,loi 1901 créée en 2011, ONG déclarée d'intérêt général depuis 2015 et financée en majeure partie par la solidarité et les dons. Son but est le soutien des peuples autochtones, particulièrement forestiers dans leur combat international contre la déforestation en responsabilisant les citoyens sur l'aggravation du changement climatique ainsi que les entreprises et responsables politiques dans le respect et la préservation de l'environnement, des droits des peuples autochtones et des droits de l'homme. Son action s'applique sur les zones forestières dégradées à l'échelle mondiale dans le but de venir en aide aux indigènes en s'appuyant sur des campagnes publiques à l'international et des rencontres avec les plus hautes autorités pour la reconnaissance des droits de la nature.

En 2014, elle fut l'instigatrice de la campagne "SOS Amazonia Tour" permettant au cacique Raoni Metuktire de rencontrer diverses autorités dont le Prince Charles, le Roi de Norvège, le Prince de Monaco, les autorités françaises et l'ex premier ministre Michel Rocard... pour leur présenter le projet du mouvement pour la paix et les générations futures: l'Alliance des Gardiens de la Mère Nature lancée lors de la COP 21 en présence de BanKi Moon, François Hollande et Nicolas Hulot.

Sous l'administration de Planète Amazone de 2015 à 2018, l'Alliance des Gardiens de Mère Nature a permis de réaliser en 2017 la Grande Assemblée de Brasilia, réunissant 200 représentants indigènes et environnementalistes venus de 30 pays du monde entier, et l'adoption d'une "Déclaration" commune.

Le 28 novembre 2015, les représentants des peuples autochtones se sont réunis avec des personnalités et des ONG du monde entier lors de l'assemblée constitutive de l'Alliance des Gardiens de Mère Nature. Ce fut l'occasion pour eux de révéler l'existence de plus de 370 millions de personnes réparties dans plus de 70 pays sur les 5 continents, parlant plus de 4 000 langues plus de 5 000 groupes en voie de disparition d'ici la fin du siècle . Il en est sorti 17 propositions et recommandations pour la préservation du climat et des générations à venir.

Pratiquement 2 ans après, la Grande Assemblée de Brasilia s'est tenue du 11 au 16 octobre 2017 afin que l'humanité prenne les mesures nécessaires à l'application des 17 mesures relatives à l'eau, l'air, la terre, le feu et le cycle de la vie; il en est sorti une déclaration commune et l'adoption d'un corpus visant à reconnaître aux écosystèmes des droits égaux à exister, à prospérer et à se régénérer, constatant que" la vie sur terre est en danger et que l'heure de la Transformation est arrivée".

Les dirigeants du monde, les états, les Nations Unies et la société civile y sont appelés à:

-" Abandonner progressivement les systèmes juridiques hérités de l'époque coloniale pour les remplacer par de nouveaux " basés sur la philosophie et la pensée indigène"

-Adopter la Déclaration des Droits de la Terre Mère proclamée par 35 000 personnes lors de la Conférence des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre Mère à Cochabamba en Bolivie en avril 2010; appliquer la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones entérinée le 13 septembre 2007

- Ratifier la Convention 169 de l'OIT et l'appliquer strictement, exigeant l'avis des peuples autochtones avant toute décision prise concernant les sols et le sous-sols en mettant fin à toute nouvelle extraction de combustibles fossiles. En 2015, seuls 22 états avaient ratifié la convention, la France, organisatrice de la COP 21 et des accords de Paris n'en faisait pas partie.

-Adopter un traité international instituant des obligations contraignantes pour les entreprises transnationales et pour le états en matière de droits de l'homme.

-Appliquer de façon stricte la Convention des Nations Unies contre la corruption par les Etats signataires afin d'endiguer le commerce illégal du bois et des espèces menacées

-Amender la Convention sur la biodiversité biologique.

-Adopter une Convention Internationale définissant les éco-crimes.

-Favoriser la mise en place d'un nouveau programme de coopération internationale pour l'accompagnement des peuples autochtones et communautés locales dans la restauration et la préservation de la forêt amazonienne et des autres forêts primaires de la planète en s'inspirant des succès du PPG7 et en sanctuarisant les espaces.

-Alerter les états et la communauté internationale pour protéger et s'assurer du futur de la biodiversité des océans en cessant les subventions pour la pêche industrielle, bannissant toute exploitation de la pêche à la baleine, augmentant les populations de poissons, mammifères et oiseaux marins et autres espèces, et mettre fin à l'alimentation à base de poisson pour les animaux domestiques ainsi qu'au délestage des produits chimiques, plastiques, déchets agricoles et radio-actifs dans la mer ."Si les océans meurent, nous mourrons".

-Réguler la construction internationale de grands barrages hydroélectriques en se conformant à la Commission des barrages (2 000) et démanteler les grands barrages construits en violation du droit lié aux obligations applicables aux peuples autochtones.

-Adoption de la et devoirs de l'humanité pour les générations futures.

-Reconnaître le crime international d'écocide garantissant le droit de l'homme à un environnement sain pour l'humanité. Pour revendiquer ces droits, les peuples autochtones demandent à pouvoir ester en justice dans leur langue traditionnelle.

Pour la venue exceptionnelle de la leader indigène du Brésil en France, un programme a été organisé:

-Rencontres publiques

-5 avril à la librairie des Nouveautés (75010) et le 14 à la Fondation "GoodPlanet (75016)

-Conférences

le 10: "Up Conférences"à Hasard Ludique (75018); le 11: "100 jours de Bolsonaro" organisée par France Amérique à l'Espace Niemeyer (75019); le 17: "SOS d'un Brésil en détresse" en partenariat avec FAL, Arbre, Collectif Marielles, Autres Brésil et RED.BR à l'espace Jean Dame (75002).

-Avant-premières du film documentaire "Terra Libre" réalisé par Gert-Peter Bruch et la cacique Tanoré (30 ansde combat des peuples indigènes du Brésil pour la planète).

le 8 à 20h15 au cinéma Chaplin Denfert, le 12 à 20h à l'Université de Caen, le 15 à 20h15 au cinéma Chaplin St Lambert et le 19 à 20h dans le cadre de la"Nuit Amazonienne" au muséum de Toulouse.




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La Foire du Trône donne tout son coeur à ADICARE et AMSTER

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 07 avril, 2019 21:23:15
Véronique YANG

La Foire du Trône a ouvert ses portes, pelouse de Reuilly, vendredi 5 avril ; comme chaque année, la vente des billets vendus pour la soirée d'inauguration bénéficie à des associations.

Cette année, c'est au profit des Associations ADICARE et AMSTER que les gains des entrées de cette soirée (Pass de 25€ pour adultes et 15€ pour les enfants de moins de 10 ans avec accès illimité à tous les manèges, à moindre coût) leur sont reversés intégralement dans le but de financer le développement de la recherche et la formation en chirurgie et réanimation cardiaque à l‘Institut de Cardiologie du groupe hospitalier Pitié Salpétrière, et d'améliorer la surveillance des patients dans les unités de soins intensifs médicales et chirurgicales.

La Foire du Trône, autrefois appelée Fête du pain d'épices" est la plus ancienne fête foraine de France et plus grande d'Europe. Elle avait lieu Abbaye de Saint-Antoine, actuelle place de la Nation en 957 durant la Semaine Sainte. En 1965, elle déménage pelouse de Reuilly (Paris 75012). En novembre 2017, la mairie du 12e souhaite la réduction de moitié du terrain à l'horizon 2019 pour améliorer le cadre de vie des riverains. La réaction des forains dénonçant un mépris de leur métier, ne s'est pas fait pas attendre.

La 1061e édition se tient du 5 avril au 2 juin 2019, tous les jours de 12 heures à minuit. L'entrée est gratuite, mais les attractions sont payantes. Il faut compter en moyenne entre 2 à 10 euros par attraction. Malgré les rares accidents qui s'y sont produits, la Foire du Trône reste la meilleure et plus fréquentée des fêtes foraines. En effet, l'accident survenu le 9 avril 2017 à 50 mètres de hauteur sur l'Adrénaline, où les sangles de sécurité ont cédé durant l'attraction de la tyrolienne, a interpellé le public quant à la sécurité mais la direction a très vite réagi en faisant démonter le manège. Comme chaque année, on dénombre près de 350 attractions et 80 manèges, dont la fameuse "tour Skyfall", qui propose une vue magnifique sur la capitale avant d'être lancé à 180 km/h; l'Ejection Seat propulsé par 2 élastiques; le Daemonium et ses 350 mètres de parcours sur 3 étages; le plus grand train fantôme au monde; Starlight qui prépare ses visiteurs à un véritable voyage dans l'espace avec une nacelle s'élevant à 20 mètres de hauteur, tournant sur 3 axes ou encore Spin Ball, attraction qui propose en 3 minutes d'élever ses passagers en rotation jusqu'à 8 mètres de hauteur. Les classiques restent au rendez-vous des petits avec les auto-tamponneuses, la boite à rire Crazy Space, l'Infernal Toboggan, le Quad Junior, King Baby, Paris Dakar, ainsi que les stands de jeux et de pêches. Les soirées et événements habituels seront au rendez-vous avec le Concours de pétanque le 9 avril, la Cavalcade le 19 mai, la Journée portugaise le 26 mai et la Journée de la diversité le 1er juin. Avec ses 65 mètres de haut et ses 360 tonnes, la Grande Roue est la plus grande mobile au monde. Ses 42 nacelles sont accessibles à tous, y compris aux personnes à mobilité réduite. Le chiffre de fréquentation de l'an dernier a atteint près de 5 millions de visiteurs en 6 semaines et 90 tonnes de frites consommées !

Cette année, le parrain de la Foire du Trône était Jean-Luc Reichmann, assisté du danseur de "Danse avec le Stars" Chris Marques et de l'animateur Sébastien Cauet. Grâce à eux, un record de gains a été enregistré avec 141 000€ qui sont reversés aux associations ADICARE et AMSTER créées par le Professeur Cabrol, pionnier de la greffe du coeur, et désormais représentées par le Professeur Pascal Leprince . De nombreuses personnalités étaient présentes pour cette soirée caritative exceptionnelle.

Au son d'un orchestre, Singrid et Marcel Campion ont accueilli leurs invités chez Vincent autour de Madame France 2019, Miss Foire du Trône Esmeralda 2019, Miss Foire du Trône Esmeralda 2018, Mister France 2019. Michel Lebeau et Christall de l’association "Le Rire, c'est l'Espoir", Nicoletta et son mari Jean-Christophe Molinier, Sylvie Ortega Munos, Sandra Ferreira, Lise Profit, Massimo Gargia, Sam Sellem, Lord Kossity, Pierre Jean Chalencon, Caroline Margeridon, Daniel, Alexandra et Guillaume Auclair, Jean-Pierre Rougé, Cindy Lopes (Secret Story 3), Bonny Schumaker,Franck Clere, Jérôme Richer, Michel Chevalet, Babette Lieure, Manuela Marsolle, Vincent Vinel, Pascal Fousset, Peggy Joly, Mathis Sourmaille, Morgan Damerval, Mike Boucher, Romain Theres, Nathalie Boileau ont répondu présents pou cette soirée caritative.

La soirée a été aussi l'occasion pour le performeur Frédéric Julien a réalisé un tableau avec la participation d'enfants. Cette oeuvre sera prochaînement vendue aux enchères lors d'un gala caritatif

A cette occasion, un tableau a été réalisé en direct par Frédéric Julien Design avec la participation de 3 enfants, il sera vendu à l'occasion d'une vente aux enchères dans le cadre d'un dîner de gala dont la date sera fixée ultérieurement. Les bénéfices seront intégralement reversés aux associations ADICARE et AMSTER, soutenues également par le comité forain de la Foire du Trône - Officiel

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Le monde merveilleux de "Toruk" côté cour

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 07 avril, 2019 21:04:26
Véronique YANG

Le spectacle du Cirque du Soleil, "Toruk" a débuté le 4 avril à l'Accordhotel Arena de Bercy et durera jusqu'au 14 avril avec une séance supplémentaire le 12 suite à la forte demande des spectateurs.

Avant de partir en Russie, la troupe s'est arrêtée à Paris pour émerveiller un public amateur d'aventures, de beaux décors et d'histoires extraordinaires. Toruk-Le premier envol raconte l'histoire de 2 jeunes Na'vi, Ralu et Entu partis sauver "l'arbre des âmes" avec leur nouvelle amie Tsyal et retracer le Toruk, prédateur rouge et jaune qui règne dans le ciel de Pandora; l'histoire se passes 3 000 ans avant Avatar, le film de James Cameron.

En avant-première, nous avons eu la chance de visiter les coulisses et rencontrer la porte-parole du cirque du Soleil, Janie Mallet, qui nous a guidés et racontés les secrets du spectacle, de ses acteurs ainsi que des costumes. Nous avons appris que Toruk-Le premier envol est un spectacle multimédia avant-gardiste, croisement du monde d'Avatar et du Cirque du Soleil. Les 2 metteurs-en-scène, Michel Lemieux et Victor Pilon sont aussi les auteurs de ce conte créé pour la première fois en 2015 à Montréal avec l'aval de James Cameron et de la 20th Century Fox. Les changements de décors sont optiques et se font en un clin d'oeil suite à des projections multimédia représentant les paysages de Pandora; les éclairages donnent du volume aux artistes synchronisés avec certains effets vidéo, donnant l'impression au public d'être dans Pandora . Les créatures volantes sont représentées par des ombres au sol et des dispositifs de repérage dissimulés dans les costumes des artistes .

Pour ce spectacle, 1 854 m² de surface de projection (1 184 m² sur la scène, 335m² sur les 2 écrans latéraux et 335m² sur les 2 colonnes de l'arbre-maison)ont été nécessaires, ce qui représente plus de 5 écrans standard IMAX; 40 vidéoprojecteurs (20 de 30 000 lumen chacun et 20 de 20 000); le contenu du sol est diffusé par 22 d'entre eux, les images sur l'arbre-maison sont assurées par 6 vidéoprojecteurs , les projections dans la foule par 8 autres et enfin les 2 derniers pour les écrans latéraux.

Le décor composé de 5 éléments principaux (l'arbre-maison d'une hauteur de 12 mètres et 24 de large et dont les colonnes se dressent à 7,60 mètres au dessus de la scène, les branches sont ornées de milliers de diodes électriques; l'île qui abrite une aire de feu, un tambour circulaire et l'arbre des âmes, structure gonflable hissée à l'aide de câbles; la ceinture verte qui donne l'aspect tridimentionnel aux images projectées; le capteur de rêves suspendu à 14 mètres au dessus de l'île et où on retrouve une énorme fleur servant pour les acrobaties et les 2 écrans latéraux), est disposé sur une scène de 26 mètres sur 49 basé sur la spirale de Fibonacci (A partir d'un carré central de côté 1, on construit un nouveau carré qui s'appuie sur le précédent. Puis on répète la construction, chaque nouveau carré appuie son côté sur l'ensemble des carrés déjà construits. Dans chaque carré, on trace un quart de cercle joignant un sommet au sommet opposé, de sorte que les quarts de cercle soient consécutifs. La courbe obtenue s'appelle la spirale de Fibonacci, les carrés sont donc de côté 1,1,2,3,5,8,13,...)

Les costumes conçus par Kim Barrett sont une autre spécificité du spectacle; ils respectent le code du film de James Cameron tout en n'étant pas des copies et tiennent compte de l'évolution vestimentaire au cours des 3 millénaires qui les séparent d'Avatar. C'est ainsi qu'on retrouve les tissages et broderies perlées des Omatikaya (graines, vignes, ossements,pierres précieuses, cadeaux et autres trésors acquis pendant les voyages). Les créateurs des costumes ont utilisé des matières disponibles dans l' environnement de Pandora, apportant un style organique et fait-main donnant l'impression de fibres qui n'existent pas sur terre (des découpes d'éponges de Luffa ou des moulages de feuilles de chou entrent dans la composition de la flore extra-terrestre; la crinoline, une étoffe à trame faite à base de crin et de lin qui servait de jupon et faisait bouffer les robes, se retrouve dans les pagnes tissés de feuilles..). Une longue queue faite de mousse avec une armature rigide complète l'allure du Na'vi ainsi que des rayures naturelles sur leur corps, les chaussures ressemblent à des pieds nus. Les marionnettistes incarnant l'esprit d'Eywa sont vêtus de noir et produisent leurs propres sons d'animaux, ils représentent les créatures de Pandora (6 loups-vipères manipulé par 1 artiste chacun; 3 équidius manipulés par 2 personnes chacun; 3 austrapèdes, mélange d'autruches, flamands roses et dinausores,manipulés par 1 marionnettiste chacun; 1 tortapède, mélange de tortue et requin; 2 nuées de 20 graines sacrées bioluminescentes, mobiles inspirées des créations du sculpteur Alexander Calder, flottant au bout de perches de 5,80mètres ; 1 toruk ou léonoptéryx d'une envergure dépassant les 12 mètres, suspendu par un câble au système d'automaion pour son déplacement dans l'espace et contôlé par 6 marionnettistes (1 à la tête, 2 aux épaules, 2 pour les ailes et 1 pour la queue)au sol), 14 autres marionnettistes évoquent le reste de la faune de Pandora.

400 mètres de tissu et 120 cannes à pêche entrent dans la composition des costumes en forme de fleur des Tawkami, certains autres sont faits à partir de pièces de hammac, le corset du conteur et les costumes des Anurai sont inspirés d'ossements, les tresses dans les cheveux des Omatikaya sont réalisées grâce à des visseuses ou des batteurs d'oeufs. Il y a au total 115 costumes soit un peu plus de 3 par artiste, l'équipe a produit plus de 1 000 éléments (chaussures, parures de tête, colliers...); une partie d'entre elle accompagne les acteurs en tournée. Il faut 4 avions pour déplacer le matériel et un pour les 115 membres de la distribution.

Les acrobaties sont mêlées à la chorégraphie qui tient compte de la gravité sur Pandora, des surfaces de rebond du plancher ont été aménagées pour la vitesse de propulsion et que les artistes se déplacent comme les Na'vi. Chaque clan a ses propres aptitudes et ses caractéristiques (Grand métier à tisser et vignes pour les Omatikawa; Sculpture de Thanahor pour un rituel d'équilibre chez les Anurai; Cerfs-Volant (6 à 4 fils, 11 sur perche et 1 géant à traction qui vole même au dessus du public) tractés sans vent au sommet des montagnes pour les Kekunan; Pôles et perches pour les guerriers Tipani; La flore de Pandora pour les Tawkami). Les chorégraphes Tuan Le et Tan Loc se sont inspirés du film Avatar et accompagné les artistespour stimuler leur créativité; l'ancienne gymnase et actrice dans Avatar, Julene Renee leur a enseigné comment bouger.

La couleur et le teint de la peau des Na'vi sont basées sur une déclinaison 25 combinaisons de 4 nuances de bleu devant convenir à toutes couleurs de peau confondues. Le tissu de base imite la peau, les muscles sont imprimés sur une fibre synthétique de blanc optique, un produit réagissant aux filtres de lumières qui crée l'effet de bioluminescence. La forme du nez, plus large et des yeux plus grands sont liées aux effets de maquillage; il faut environ une heure à chaque artiste pour se maquiller et 20 minutes pour se démaquiller.

La musique de la bande sonore est composée par Bob & Bil, créant des sons spécifiques pour chacun des clans et le Toruk. Ils ont trouvé une musique venue d'ailleurs dans l'ambiance de Pandora en faisant appel à l'expert linguistique et inventeur de la langue Na'vi, Paul Frommer pour traduire les paroles des pièces musicales et se sont inspirés des instruments de musique et de la théorie musicale de la "Pandoradépia", guide de terrain officiel du monde d'Avatar, élaboré par James Cameron. Ils ont même enregistré dans un bois pour que les sons soient le plus naturel possible.

Afin de mieux suivre le spectacle, il existe une application " Toruk- The First Flight" à télécharger sur son téléphone. Elle permet de profiter de tous les effets visuels du spectacle en utilisant des technologies de traitement des données et vivre une expérience plus immersive, plus interactive et plus personnalisée en fonction de son emplacement dans la salle. Cette application est connectée à la plateforme de SAP HANA. Les spectateurs peuvent interagir ou sentir, sous forme de vibrations, le tonnerre et la foudre. L'idée est d'inciter les gens à participer à l'histoire après la fin du spectacle. Par ailleurs, les données de l’application seront utilisées pour améliorer les futurs spectacles, inventer de nouvelles choses et continuer à évoluer.

Dans le but de comprendre la langue des Na'vi, voici quelques exemples des paroles utilisées lors du spectacle:

Oel ngati kameie: je te vois

Sta ni oet, txo tsun: attrappe moi si tu peux!

Pxong tikangkem si ko!: laissez nous travailler!

Ting tsat oer!: donne le moi!

Ngaru fi' ut: le voici

Ngari frawzo srak?: ça va?

Oe ngar srung sivi ko: laisse moi t'aider

Lu hasey: c'est terminé

Fko kxap si Vitrautralur: l'Arbre des âmes est en danger

Fyape fko syaw ngar: comment t'appelles-tu?

Irayo: merci

Toruk makto: le chevaucheur de la dernière ombre

........

Toruk-Le Premier Envol est un magnifique spectacle du Cirque du Soleil, de par ses décors, ses personnages, ses jeux de lumières et l'ambiance qu'il dégage.




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Inauguration de la Foire du Trône en faveur d’Amster et Adicare

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 07 avril, 2019 17:22:18
Véronique PHITOUSSI

La Soirée d’Inauguration de la Foire du Trône, parrainée par Jean-Luc Reichmann, s’est tenue Vendredi 5 Avril. L’intégralité de la recette (141 000 euros) sera reversée aux associations Amster et Adicare. Ces deux associations furent créées par Le Professeur Cabrol, pionnier de la greffe du cœur.Cette nouvelle édition permet à l’Institut Amster de récolter des fonds afin de contribuer au développement de la recherche et de la formation en chirurgie et réanimation cardiaque à l‘Institut de Cardiologie du groupe hospitalier « Pitié Salpétrière » et d'améliorer la surveillance des patients dans les unités de soins intensifs médicales et chirurgicales.Afin de sensibiliser le public, Pascal Leprince, Chirurgien thoracique et cardiovasculaire et président de l’association AMSTER a sollicité Marcel Campion et les forains pour organiser cette soirée caritative. Jérémy Julien a fait une performance avec l’aide d’enfants. L’œuvre sera vendue aux enchères et la somme récoltée sera reversée à l’Association Amster.La Foire du Trône, a réinvesti la pelouse de Reuilly pour son édition 2019. Ce vendredi 5 avril à partir de 18 heures. Sandra Ferreira, Madame France 2019, Lise Profit, Miss Foire du Trône Esmeralda 2019, Bonny Schumacker, Miss Foire du Trône Esmeralda 2018, Jean-Pierre Rougé, Cindy Lopes (Secret Story 3), Michel Lebeau et Christall de l’association « Le Rire, c'est l'Espoir », Sylvie Ortega Munos, Singrid Campion, Massimo Gargia, Lord Kossity, Pierre Jean Chalencon, Caroline Margeridon, Daniel Auclair, Alexandra Auclair, Guillaume Auclair, Chris Marques, Franck Clere, Jérôme Richer, Michel Chevalet, Babette Lieure, Manuela Marsolle, Vincent Vinel, Pascal Fousset, Peggy Joly, Mathis Sourmaille, Morgan Damerval, Mike Boucher, Romain Theres, Nathalie Boileau étaient présentes pour l’inauguration de la Foire du Trône.Cette fête foraine parisienne, ancienne de plus d’un millénaire, la plus grande de France, se compose de nombreuses attractions, de stands de jeux, de restaurants ; C'est 300 attractions sur 10 ha. Tout pour faire plaisir aux enfants et aux parents.La Foire du Trône remonterait en 957. La famine frappe le royaume en 957 et le roi des Francs, Lothaire décide alors d’autoriser les moines de l’Abbaye Saint-Antoine-des-Champs à vendre du pain d'épice. La foire était alors appelée la « foire au pain d'épice ».La Foire du Trône s’appelait jadis « Foire Saint-Antoine » était plutôt un marché découvert et se déroulait sur la censive de l’abbaye de Saint-Antoine de Paris.La Foire du Trône s'établit en 1964 sur la pelouse de Reuilly à Paris sur la place de la Nation (appelée autrefois la place du Trône).

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Dernier coup de ciseaux pour Jean-Louis David

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 05 avril, 2019 02:55:40
Véronique YANG

Le coiffeur Jean-Louis David est mort en Suisse où il habitait, le 3 mars à l'âge de 85 ans des suites d'une longue maladie.

Jean Louis David est né à Paris le 24 mars 1934 à Paris dans une famille de coiffeurs originaire de Grasse. Alors qu'il se destinait à la mode, il se tourne dans les années 60 vers l'univers de la coiffure en ouvrant son premier salon parisien Avenue Wagram et se fait connaître dans les années 70 grâce à sa coupe dégradée et ses techniques de coloration, "résille".C'est ainsi qu'il est considéré comme coiffeur attitré du Festival de Cannes

En 1976, il crée le groupe Jean-Louis David puis crée un système de salons de coiffure franchisés à travers la France et aux 4 coins du monde. En 1995, il compte 378 salons dont 227 franchisés et plus de 700 à travers le monde ( Mongolie, Suisse, Italie, Espagne, Québec, Pologne et Brésil, avant la Russie et la Corée du Sud).

Sa renommée n'est plus à faire, prouvée par un chiffre d'affaire de près de 6,7 milliards de francs. C'est alors qu'il décide de se lancer dans les produits cosmétiques, particulièrement capillaires (shampoings, masques, conditionneurs, laques, barrettes, chouchous, etc...) qu'il vend dans les grandes surfaces.

Sous la direction de Jean-Christophe David depuis 1993, son fils vend un plan d'épargne destiné aux candidats à la franchise afin de garder se meilleurs éléments (managers ou premiers coiffeurs).

Finalement, il vend le groupe en 2002 à l'Américain Régis Corporation associé au groupe Frank Provost et se retire définitivement en Suisse à Epalinges.



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