JOURNAL IMPACT EUROPEAN

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L'ancien syndicaliste Jacques Chérèque vient de disparaître à l'âge de 89 ans

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 25 déc., 2017 22:35:37
VÉRONIQUE YANG

La CFDT vient d'annoncer le décès de son ancien numéro deux Jacques Chérèque à l'âge de 89 ans.

Jacques Chérèque a té numéro deux de la CFDT et ancien ministre délégué chargé de l'aménagement du territoire de Michel Rocard.

Jacques Louis André Chérèque est né le 9 septembre 1928 à Dijon. Il épouse Marie Colson en 1950 avec qui il a 5 fils:

  • Philippe Chérèque en 1951, ingénieur diplôme de l'Institut supérieur d'électronique de Paris (ISEP) ,vice-président exécutif commercial du groupe Amadeus de 2009 à 2011, président d’American Express Global Business Travel depuis 2016
  • Marc Chérèque en 1953, ingénieur diplômé de l'École nationale supérieure d'informatique et de mathématiques appliquées (ENSIMAG) et président du FC Grenoble
  • Pierre Chérèque
  • François Chérèque (1956-2017), éducateur spécialisé, responsable syndical CFDT, inspecteur général des Affaires sociales et président de l'Agence du service civique (2013-2016)
  • Paul Chérèque, ingénieur diplômé de l'École supérieure du bois (ESB) promotion 1981

Militant à la CFDT lorsqu'il était chef de fabrication aux acieries de Pompey en Meurthe et Moselle, il devient secrétaire général de la Fédération générale de la métallurgie (FGM-CFDT) puis secrétaire général adjoint de la CFDT.

Ancien membre du PSU, il adhère au Parti socialiste après les Assises du socialisme organisées par Michel Rocard en octobre 1974.

Devenu préfet délégué pour le redéploiement industriel en 1984 grâce à une politique de réindustrialisation de la Lorraine, il devient ministre sous le second gouvernement Rocard de 1988 à 1991, c'est l'un des artisans de la convention générale de protection sociale qui entérine la fermeture de nombreux sites sidérurgiques français. Il est l'inspirateur de la notion de banane bleue qui désigne l'espace le plus développé du continent européen.

Considéré comme militant n'ayant jamais oublié ses valeurs, sa mort a fait réagir de nombreux politiques dont l'ancien président de la République François Hollande ou encore Martine Aubry.

Il abandonne l'unité d'action avec la CGT de la métallurgie pour accepter les suppressions d'emplois dans la sidérurgie. Les plans sociaux de la sidérurgie entraînèrent de nombreuses suppressions d'emplois dans le Nord et en Lorraine.



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Visite du Maire de la Nouvelle Orléans à Paris

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 28 nov., 2017 15:56:45
Alex CROSSAY

Le Maire de la Nouvelle Orléans Mitchell Landrieu était en visite officielle à Paris ce lundi 27 novembre. Accompagné d’une délégation de son conseil municipal ainsi que de leaders économiques, il a tout d’abord visité la station F avec la Maire de Paris, Anne Hidalgo. La Station F est le plus gros incubateur de startups au monde, créé par Xavier Niel et inauguré le 29 juin 2017. Elle occupe 34 000 mètres carrés dans la Halle Freyssinet, bâtiment ferroviaire des années 20. L’idée de la Station F est d’héberger des startups dans un lieu où tout ce qui leur est nécessaire est à disposition immédiate : plus de 3000 stations de travail, plusieurs programmes internationaux d’accompagnement de startups, des lieux de réunion, un auditorium, des espaces de restauration et de détente. Des éléments indispensables au fonctionnement des startups sont également présents, comme des fonds d’investissement, un fablab, des imprimantes 3D et des services publics.

La journée du Maire de la Nouvelle Orléans devait se poursuivre par une croisière sur la Seine à bord du bateau à aubes « Mississippi », ainsi que par la visite du nouveau parc Rives de Seine, mais ces deux événements ont malheureusement dû être annulés, du fait des mauvaises conditions météo et de conditions de navigation sur la Seine inadéquates. En fin de journée, la Maire de Paris a reçu le Maire de la Nouvelle Orléans et sa délégation à la Mairie de Paris pour une réunion de travail, afin d’envisager de nouveaux axes de coopération entre les deux villes.

Visite de la Station F et réunion de travail en images :


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Un projet de loi qui simplifie les démarches administratives

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 27 nov., 2017 17:39:54
GABRIEL MIHAI

Le gouvernement a dévoilé son plan de simplification administrative loi sur le droit à l’erreur.

Ce sera à l'administration de démontrer le mauvaise foi du citoyen en cas d'erreur. Autre proposition : zéro papier en 2022. Pour le ministre, trop de feuilles circulent entre les administrations. Un coffre-fort numérique protégé sera mis en place pour les particuliers. Nous n'aurons donc plus besoin de fournir les mêmes justificatifs à différentes administrations. Il est aussi proposé d'avoir un interlocuteur unique à la Caisse d'allocations familiales (CAF) désigné pour toutes les démarches.

Une mesure phare de la campagne d'Emmanuel Macron et une nouvelle tentative de simplifier les démarches administratives après d'autres initiatives plus ou moins abouties, le texte, qui répond à une promesse dans les rapports avec l'administration et considérer l'usager ou l'entreprise comme étant de bonne foi dans ses démarches.

Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, "une nouvelle conception de l'action publique pour remettre de la confiance dans les relations entre les Français et leurs administrations, la bonne foi doit profiter à l'usager et à l'entreprise."

Les entreprises bénéficieront d'un " droit au contrôle," leur permettant de demander à une administration de les contrôler pour s'assurer qu'elles sont en conformité et d'opposer ensuite les conclusions rendues en cas de réclamation.

L'Inspection du travail ne sanctionnera plus automatiquement l'entreprise qu'elle contrôle pour certaines infractions, mais pourra donner un simple avertissement dès lors qu'il n'y avait pas d'intention frauduleuse.

Le principe de la "bienveillance," - doit se traduire ainsi : toute personne physique ou morale ayant involontairement méconnu, pour la première fois, une règle applicable à sa situation, ne subira ainsi plus ni amende ni privation de droit si elle rectifie son erreur, à son initiative ou quand l'administration le lui demande. Ainsi, si l'administration fiscale détecte une erreur de bonne foi dans le cadre d'un contrôle, les intérêts de retard seront réduits de 30 %. Si c'est l'usager qui rectifie son erreur de lui-même, les intérêts seront réduits de moitié.

Le texte s'appuie aussi largement sur le principe de l'expérimentation. La médiation dans les Urssaf, testée en Île-de-France, sera généralisée à l'ensemble du territoire. D'autres dispositions feront l'objet d'expérimentations avant d'être instituées. Les Hauts-de-France et la région Auvergne-Rhône-Alpes testeront la limitation de durée cumulée des contrôles réalisés par les administrations sur une même entreprise à neuf mois sur trois ans. Du côté de la simplification, le projet de loi promet la fin des surtranspositions du droit européen, ce qui avait déjà été annoncé lors du précédent quinquennat, sans grand succès.

Le gouvernement entend aussi expérimenter des horaires d'ouverture correspondant plus à la réalité de la vie des Français. Il va aussi tester le « permis de faire », fixant aux entreprises une obligation de résultat et non plus de moyens.

Gérald Darmanin a annoncé l'instauration d'un comité de suivi qui se réunirait une fois par mois pour contrôler la mise en œuvre du texte.

Avec ce projet de loi, les contrôles fiscaux seront allégés pour les entreprises de moins de 250 salariés. Dans les plus petites sociétés, le rapport de gestion, qui doit être rempli tous les ans, sera supprimé.

Le projet de loi prévoit d'alléger les lourdeurs administratives, que ce soit pour les entreprises comme pour les particuliers.

Le gouvernement mobilisera une partie des 1,5 milliard d'euros sur 5 ans prévus dans le grand plan d'investissement annoncé en septembre pour former les agents publics à ces nouvelles règles, selon le dossier de presse.



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Malgré les sifflets, interpellé par Baroin, Macron applique sa séduction face aux maires...

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 24 nov., 2017 00:04:56
GABRIEL MIHAI

Accueilli par des sifflets et des huées, Emmanuel Macron a fait face ce jeudi a Baroin et aux maires réunis en Congrès à Paris.

« Vous pouvez être en désaccord. J’ai fait campagne (…) et les sifflets ne m’ont jamais beaucoup étourdi. J’ai toujours demandé dans mes meetings aux gens de ne pas siffler. C’était des militants. Je peux demander la même chose aux maires », a-t-il lancé devant plusieurs milliers d’édiles.

C'est un dialogue qui s'est transformé en une longue proclamation ce jeudi, devant les 16.000 édiles réunis à Paris pour le congrès de l'Association des maires de France, François Baroin, le président de l'Association des maires de France, maire de Troyes, a entre autres dénoncé les contrats "léonins" pour l'encadrement des dépenses des collectivités locales.

François Baroin, lui a rappelé les enjeux de son discours ce jeudi devant le congrès de son organisation, il attend du président, dont il apprécie "la qualité d'écoute", "qu'il prenne la mesure sur les dotations, qu'il corrige le tir, qu'il ouvre la porte sur la problématique de la taxe d'habitation et qu'il ouvre le débat sur une vraie réforme fiscale, qu'il s'engage sur la problématique du logement social". "Il y a beaucoup de déficits à combler, mais il y a en a un immense et d'urgence à combler qui est un déficit de considération vis-à-vis des élus", a-t-il souligné.

«Je souhaite vraiment la réussite d’Emmanuel Macron. Ce n’est pas ce président et ce gouvernement qui sont en cause, c’est une pente inexorable qui est mise en oeuvre depuis longtemps», argumente François Baroin (LR), le président de l’Association des maires de France (AMF). Après sept ans de baisse des dotations de l’Etat, «c’est l’inscription de cette politique dans la durée qui pose question» a-t-il dit.

Au moment de terminer son discours, il a mis en garde, avec humour, le président de la République, rappelant deux exemples montrant que l'AMF avait pu déjà dans le passé s'opposer à l'exécutif, il a posé: "je redis ma petite parabole sur le magistrat et l’avocat. J’ai pris le temps pour ma plaidoirie, prenez le vôtre pour que vous soyez à présent et pour les cinq ans qui viennent l’avocat de la cause des communes."

Il a alors conclu: "Si vous épousez cette cause, si vous devenez le premier porteur des intérêts des communes de France, vous qui incarnez à présent la République, et nous qui en sommes les gardiens au quotidien, nous serons à vos côtés".

Emmanuel Macron, qui s'exprimait jeudi devant l'Association des maires de France réunie en Congrès, a appliqué dans un discours de plus d'une heure une méthode désormais bien connue.

A son tour au pupitre, Emmanuel Macron a relevé le gant, citant l'héroïne des Mille et une nuits: "J’ai bien entendu votre défi, monsieur le président, qui consiste à ne pas m’arrêter tant que je n’ai pas convaincu. Pour ceux qui ont eu à subir précédemment mes discours, vous prenez, je pense, un risque certain. Il paraît qu’ils peuvent durer longtemps. En quelque sorte vous m’infligez le supplice de Shéhérazade consistant à parler pour ne pas être exécuté, mais je peux tout à fait être Shéhérazade."

Emmanuel Macron a démarré son discours en déclarant sans appel : « Ce que je vais vous dire a vocation (…) pas toujours à vous contenter, parfois à répondre à une inquiétude que j’estime légitime mais a vocation en tout cas à être appliqué ». Il a ensuite annoncé : « j’ai besoin de vous parce que le pays ne réussira que parce que partout sur les territoires il y a les engagés que vous êtes ».

« Les mesures prises durant l’été concernant les collectivités n’ont pas été dûment concertées », a-t-il reconnu, une allusion notamment à la baisse des emplois aidés. « Je veux que maintenant elles le soient pleinement », a-t-il ajouté.

Il a enfin souligné qu’il n’avait « pas peur d’affronter une grogne lorsque l’action publique l’exige » et fait appel à la responsabilité des maires sur la maîtrise des dépenses, « parce que nous avons cette dépense publique en partage ».

Il n'y aura pas de regroupements de collectivités forcés. "L'Etat ne forcera pas à des regroupements de communes ni à des modifications de la carte intercommunale", a-t-il annoncé, assurant qu'il ne toucherait pas à la "carte territoriale", car "nous perdrions du temps et de l'énergie à [la] revoir". "C'est donc la stabilité institutionnelle qui sera retenue", promet-t-il.

« Vous savez mieux que moi où sont les bons regroupements donc mieux vaut faire confiance à ceux qui savent qu’à ceux qui le définiraient d’en haut, avec une doctrine pré-établie (…) Et, sur le terrain, ça marche mieux quand vous l’avez voulu que lorsque cela vous a été imposé », a ajouté Emmanuel Macron.

« L’Etat vous accompagnera pour que les solutions pragmatiques sur le terrain puissent être facilitées. Nous jouerons un rôle de facilitateur dans le cadre des coopérations volontaires, dans les créations de nouvelles communes, dans les regroupements intercommunaux souhaités », a assuré le chef de l’Etat.

Emmanuel Macron est revenu sur tous les points de blocage avec les élus locaux, de la suppression de la taxe d'habitation, qu'il a entièrement assumée et confirmée, même sous les huées, aux baisses de dotation pour les collectivités. Sur ce point-là, le chef de l'État a reconnu une erreur de communication. "Des mesures prises pendant l'été n'ont pas été dûment présentées, concertées, je le reconnais pleinement."

"J'aurais aussi pu vous dire que tout va bien, que nos finances publiques ne sont plus un problème. Ma fonction m'oblige à une chose : la cohérence, la responsabilité devant tous les Français et devant tous nos partenaires."

Emmanuel Macron a également rappelé qu'il prévoyait une "réforme ambitieuse, cohérente" de la fiscalité locale, "dont la taxe d'habitation n'est que le premier acte".

Cette réforme qui doit amener en trois ans à la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des Français « ne doit être qu’un début, un début nécessaire et juste parce qu’il enclenche quelque chose qu’on a refusé de faire depuis 40 ans dont les victimes étaient les Français », a-t-il expliqué.

"Si cet impôt est mauvais pour 80% de nos concitoyens, il y a peu de chances qu'il soit bon pour 100%", a simplement laissé entendre le chef de l'État, sans évoquer de calendrier. Dans son discours a une nouvelle fois promis la compensation à l'euro près, par des économies de l'État, de la disparition progressive de cet impôt local pour les communes.

"Ce que je vais vous dire aujourd'hui n'a pas vocation à vous plaire systématiquement. Cela a vocation en tout cas à être appliqué."

"Nous entrons dans une ère nouvelle".

Le chef de l’Etat a conclu son plaidoyer d’une heure et quart devant les maires.

Après l'intervention d'Emmanuel Macron, le ministre de l'Action et des Comptes publics a annoncé ce jeudi soir que la taxe d'habitation disparaîtrait purement et simplement après 2020 et concernera "100% des Français" après cette date.

"Sous trois ans, 80% des Français vont voir la suppression de leur taxe d'habitation. La moyenne de la taxe d'habitation en France, c'est 600 euros. Le contribuable qui paie 600 euros n'en paiera plus que 400 l'année prochaine, puis 200, puis 0 euro."

Pour définir "l'impôt de demain", qui s'inscrira dans la grande "refonte de la fiscalité locale" annoncée par Emmanuel Macron ce jeudi, Gérald Darmanin le ministre de l'Action et des Comptes publics explique qu'il y a "plusieurs solutions", dont "un point d'impôt national qui doit être distribué localement (...) ça peut être la CSG, l'impôt sur le revenu ou la TVA". Il a ajouté que "toutes les hypothèses sont sur la table".

Emmanuel Macron a jugé l'actuelle fiscalité territoriale "trop illisible" et avec une "dynamique de base" inadaptée aux missions. En outre, il s'est engagé à revenir "chaque année" devant ce même congrès, pour "rendre compte des engagements", sait très bien qu’il a choisi le côté des Français plutôt que celui des élus.



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Les fonctionnaires ne seront plus indemnisés le premier jour en cas d'arrêt maladie

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 20 nov., 2017 22:47:20
GABRIEL MIHAI

Macron l'avait annoncé pendant sa campagne et l'Assemblée nationale a adopte le retour d'un jour de carence dans la fonction publique ce soir.

Les députés ont adopté ce soir l'une des mesures phares du budget 2018 : le rétablissement d'un jour de carence en cas d'arrêt maladie pour les agents de la fonction publique. Pour le gouvernement, il s'agit d'un moyen de lutter contre l'absentéisme.

Cette mesure consiste à ne pas payer à l'agent son premier jour d'arrêt maladie, et de reprendre la rémunération à partir du deuxième jour d'absence seulement. Objectif : "lutter contre le micro-absentéisme qui désorganise les services, alourdit la charge de travail des collègues en poste et coûte environ 170 millions d'euros", avait annoncé dès le mois de juillet le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, pour justifier la promesse dans la campagne d'Emmanuel Macron.

En réinstaurant ce jour de carence dans la fonction publique, le gouvernement entend rapprocher le statut des fonctionnaires de celui des salariés du privé. Dans le secteur privé, les salariés doivent attendre le 4e jour de maladie pour toucher des indemnités. Beaucoup d'entreprises compensent toutefois ce manque à gagner.

Ils n'ont pas, en revanche, voté en faveur d'un amendement visant à exempter les femmes enceintes de ce jour de carence. Le ministre a déclaré souhaiter une concertation préalable à ce sujet avec les organisations syndicales.



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Saad Hariri et Emmanuel Macron les initiatives nécessaires pour la stabilité du Liban

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 18 nov., 2017 20:18:44
GABRIEL MIHAI

Saad Hariri à Paris contribue à "apaiser les tensions" au Proche-Orient, où la France va continuer à agir en ce sens, a estimé samedi la présidence française.

Le Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri s'est entretenu samedi à Paris avec le président français Emmanuel Macron pour tenter de trouver une issue à la crise libanaise qui reste entière. Il devrait ensuite rentrer à Beyrouth au plus tard mercredi.

A l'issue d'un déjeuner à l'Élysée avec le président français et sa femme Brigitte, en compagnie de son épouse et de leur fils aîné, M. Hariri a confirmé qu'il rentrerait au Liban au cours des «prochains jours» et au plus tard mercredi pour participer aux célébrations de la Fête nationale.

Il a également indiqué que c'est là-bas qu'il s'exprimerait à propos de sa démission, annoncée depuis Ryad le 4 novembre.

Cette démission, annoncée le 4 novembre sur fond de fortes tensions entre les deux poids lourds de la région, l'Arabie saoudite sunnite et l'Iran chiite, a plongé le Liban dans une crise. Son séjour prolongé en Arabie Saoudite, sans qu'il ne revienne au Liban pour y remettre sa démission au président, ont fait l'objet d'intenses spéculations.

Dans un tweet, M. Hariri avait assuré que son séjour à Ryad visait simplement «à mener des consultations concernant l'avenir du Liban et ses relations avec ses voisins arabes». «Tout ce qui se dit (...) sur mon séjour (...) n'est que rumeurs», avait-il assuré.

Ancienne puissance mandataire du Liban, la France a joué les médiateurs et le président Macron a invité à Paris M. Hariri et sa famille afin de tenter de sortir de l'impasse. Une solution acceptée par M. Hariri avec l'accord du parrain saoudien.

Le président Macron avait précisé qu'il le recevait «en tant que premier ministre» , sa démission n'étant pas encore reconnue au Liban, et c'est «avec les honneurs dus à un premier ministre» qu'il a été accueilli à la présidence, quelques heures après son arrivée en France en provenance de Ryad.

Le président Emmanuel Macron "continuera à prendre toutes les initiatives nécessaires pour la stabilité du Liban", a précisé l'Élysée à l'issue de la réception de Saad Hariri, quelques heures après l'arrivée de ce dernier en France en provenance d'Arabie saoudite.

"Nous contribuons à apaiser les tensions dans la région", a ajouté la présidence. L'Élysée n'a pas voulu indiquer si le Premier ministre libanais avait ou non confirmé au président français sa démission, comme il l'avait annoncé le 4 novembre à Ryad. "Il a indiqué qu'il se rendait dans les prochains jours à Beyrouth" et "il n'est pas anormal qu'il réserve ses annonces" à son pays.

Paris envisage de réunir le groupe international de soutien au Liban à Paris "en fonction de l'évolution de la situation". Aucune date n'a encore été fixée. "L'objectif est que le Liban puisse conserver sa stabilité et de le protéger des crises régionales", notamment des tensions entre l'Arabie saoudite et l'Iran, les deux rivaux.

"Nous parlons très librement avec l'Iran" de ces tensions, a indiqué l'Élysée, en précisant qu'il n'y avait "pas d'interruption" de ces contacts, bien que Téhéran ait dénoncé, à deux reprises en 24 heures la position de la France. "Il faut rester serein" et Paris "ne remet pas en cause" le "principe d'un dialogue ferme et exigeant" avec l'Iran, a affirmé l'Élysée, en précisant qu'un prochain voyage du chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian à Téhéran était toujours envisagé.

Saad Hariri a confirmé samedi à Paris qu’il se rendrait à Beyrouth pour la fête nationale, le 22 novembre, et annoncé qu’il s’y exprimerait alors sur la situation politique de son pays. « Je me rendrai à Beyrouth les jours prochains et participerai à la fête nationale et de là-bas je ferai connaître ma position, après m’être entretenu avec le président Michel Aoun », a-t-il dit dans une brève déclaration en français à la presse, à l’issue d’un entretien et d’un déjeuner au palais présidentiel de l’Élysée.

M. Hariri a également remercié le président Emmanuel Macron « pour son soutien ». « Il a fait preuve d’une amitié infaillible et je ne l’oublierai jamais », a-t-il dit. « La France a montré encore une fois la grandeur de son rôle dans le monde et la région. Elle prouve son attachement au Liban et à sa stabilité », a-t-il ajouté.



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Après le silence, Macron lance sa politique de la ville

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 14 nov., 2017 17:28:56
Gabriel MIHAI


Emmanuel Macron à Tourcoing ce mardi 14 novembre pour présenter les mesures phares en faveur des quartiers populaires.

Des mois que les associations et les élus locaux manifestaient leur colère face à ce qu’ils ont vécu comme du « mépris » et de la « brutalité » de la part de l’exécutif. Depuis l’annonce, en juillet, des coupes dans le budget de la politique de la ville pour 2017, les mauvaises nouvelles se sont enchaînées pour les banlieues, comme la baisse de l’APL (aides personnalisées au logement) et le gel des emplois aidés. Le tout, sans un mot – ou si peu – de l’Elysée.

L’annonce de la sanctuarisation du budget en 2018 n’a pas suffi à apaiser les tensions. Au point qu’élus et associations ont organisé, le 16 octobre, à Grigny (Essonne), des Etats généraux de la politique de la ville afin de tirer le signal d’alarme. Un événement inédit.

Lundi 13 novembre, le président de la République a décidé de rompre le silence. Au cours d’un déjeuner à l’Elysée avec une trentaine d’acteurs locaux, suivi d’une visite à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) puis à Roubaix (Nord), et avant un discours de aujourd'hui à Tourcoing, il s’est adressé aux banlieues et à leurs habitants, qui représentent 5,5 millions de personnes réparties dans les 1 514 quartiers les plus pauvres, où le chômage est 2,5 fois plus élevé que la moyenne nationale.

Macron poursuit sa tournée des quartiers populaires. Après un passage à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le président de la République est en déplacement dans le Nord où il a fait un discours à Tourcoing.

Depuis le début de son mandat, beaucoup de Français de ces quartiers populaires se disent inquiets ou déçus de son action, souvent taxée de profiter d’abord aux plus aisés.

M. Macron est donc allé au contact, dans le quartier du Tourcoing, bien mal en point et qui attend toujours sa réhabilitation, puis dans la rue.

Dans ces quartiers, l'État veut aussi faire revenir les services publics, comme la Poste par exemple. Les maisons de santé ne sont pas oubliées alors que le chef de l'État espère les doubler durant les années à venir.

Le président annoncera aussi des initiatives pour les collégiens et lycéens : renforcement des internats, aide aux stages de 3e que les principaux de collèges auront la charge de trouver.

L'émancipation et la méthode doivent être au coeur du discours. A travers, notamment, les «emplois francs », dont l'expérimentation commencera début 2018. Un dispositif qui était dans le programme présidentiel mais absent, d'abord, du projet de budget et réintégré à la faveur d'un amendement de la majorité. Signe de l'urgence d'avancer du concret en la matière.

Sur la méthode, le chef de l'Etat souhaite fonctionner, comme souvent, de manière partenariale : en impliquant les habitants, les associations, les collectivités. Ce qui ne manquera pas de créer des tensions sur le financement. Il souhaite aussi - et c'est une demande des acteurs du secteur - une approche globale (via l'éducation, la culture, la formation etc...), avec, lui qui a assuré le lundi midi et ce mardi, vouloir sonner «la mobilisation nationale », la mobilisation de tous les ministères et pas seulement celui de la Cohésion des territoires.



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Mise en garde de Nicolas Sarkosy à Laurent Wauquiez

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 14 nov., 2017 02:12:24

Daniel Lambert

Bientôt les élections pour la présidence L.R.: Dans une allusion dont il a le secret, Nicolas Sarkosy met en garde Laurent Wauquiez.

La campagne pour la présidence des Républicains est en cours,Nicolas Sarkozy s’y est impliqué vendredi soir lors d’une apparition publique à Nancy. Il a notamment mis ne garde le favori du scrutin, Laurent Wauquiez.

« Celui qui ne rassemble pas, qui pense qu’une famille politique c’est une secte, ne peut pas défendre ses convictions », a lancé l’ancien président, dans des propos rapportés par Le Parisien. Une répartie qui fait écho aux critiques des adversaires de Laurent Wauquiez qui lui reprochent de trop droitiser son discours et de radicaliser sa base électorale. Ainsi Gérard Larcher avait appelé le favori à la « modération » dans ses paroles. Toutefois, Brice Hortefeux a précisé, toujours , que « ce n’est pas une critique, mais c’est plutôt un encouragement à rassembler ». Un encouragement qui peut très vite se transformer en critique.



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Les députés ont voté, les deux projets de loi emblématiques sur la moralisation

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 30 juil., 2017 17:10:00
GABRIEL MIHAI

Ce vendredi soir, la suppression de la réserve parlementaire pour les députés et sénateurs, mesure emblématique du projet de loi sur la moralisation de la vie publique. Les Républicains ont voté contre. La Nouvelle gauche, les communistes et les insoumis se sont abstenus.

Les députés français ont voté dans la nuit de vendredi à samedi les deux projets de loi emblématiques sur la moralisation de la vie publique. Les textes traduisent des engagements pris par le président Emmanuel Macron pendant une campagne présidentielle marquée par les «affaires».

Après quasiment 50 heures de débats et l'examen de plus de 800 amendements, les députés ont adopté le projet de loi ordinaire visant à restaurer «la confiance» par 319 voix contre 4.

Les groupes La République en marche (LREM), qui dispose de la majorité absolue, et celui du MoDem ainsi que la majorité des élus du groupe dit des constructifs, qui rassemble des élus de droite et du centre «Macron compatibles», ont voté pour le premier texte, ainsi que le groupe Les Républicains (LR) et Nouvelle Gauche (ex-PS). Les groupes de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) et La France insoumise (LFI) se sont abstenus.

Pour le second texte, validé par 203 voix contre 37, les groupes LREM et MoDem ont voté pour ainsi que les constructifs et le groupe Nouvelle Gauche. Le groupe LR a voté contre en raison de la suppression de la réserve parlementaire. Les groupes GDR et LFI se sont abstenus.

Le gouvernement a décidé d'utiliser la procédure accélérée, qui permet de réduire le nombre des navettes entre les deux chambres. Une commission mixte paritaire assemblée-Sénat sera convoquée pour lundi afin de tenter de mettre au point des textes communs aux deux assemblées.

Les deux textes devraient être définitivement adoptés jeudi prochain par le Parlement, l'assemblée ayant le dernier mot.

Les projets font suite notamment à l'affaire des emplois fictifs présumés dont l'ex-premier ministre Les Républicains François Fillon, candidat malheureux de la droite à la présidentielle, aurait fait profiter sa famille.



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Ce qu'il faut retenir du discours de politique générale d'Édouard Philippe

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 04 juil., 2017 22:17:03
GABRIEL MIHAI

Taxe d'habitation, vaccins, tabac, arrête de vivre à crédit .

Après Emmanuel Macron lundi, c'est au tour d'Édouard Philippe de s'adresser aux députés. Il a prononcé ce mardi son discours de politique générale, développant les mesures notamment économiques et sociales à venir pour le gouvernement.

C'est une tradition à laquelle se plie chaque nouveau Premier ministre : ce mardi, Édouard Philippe a prononcé son premier discours de politique générale, à la tribune de l'Assemblée nationale. Au même moment, ce même discours a été lu aux sénateurs par le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.

Après les prises de parole des représentants des différents groupes parlementaires, le vote de confiance a été largement favorable à Édouard Philippe et son équipe, avec 370 voix pour, 67 contre et 129 abstentions, soit le plus faible nombre de votes contre de toute la Ve République. Cela fait plus d'un mois que l'ancien maire du Havre, nommé Premier ministre le 15 mai dernier, préparait ce discours. Que faut-il en retenir ?

Paquet de cigarettes porté progressivement à 10 euros, vaccins obligatoires pour les enfants, réforme du bac: pour sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée nationale, le chef du gouvernement a souvent donné dans les annonces concrètes. Il a été régulièrement applaudi par sa large majorité pro-Macron pendant son allocution de plus d'une heure.

Face au risque de dérapage budgétaire hérité du quinquennat de François Hollande, Edouard Philippe a précisé des mesures devant permettre de trouver les quatre milliards d'euros nécessaires pour ne pas franchir la barre des 3% du PIBN pour le déficit public. «La France est dans les cordes et aucune esquive ne nous sauvera», a justifié cet adepte de la boxe devant les députés. Le président lui avait laissé le soin de détailler l'impopulaire feuille de route budgétaire.

«Addiction» à la dépense publique

Promesse majeure du candidat Macron, la baisse de la taxe d'habitation (un impôt prélevé sur la superficie habitée et relative à la localisation du bien immobilier, ndlr) sera bien mise en oeuvre «d'ici la fin du quinquennat», mais le Premier ministre n'a pas donné de calendrier plus clair. Les contribuables espéraient une mise en place progressive entre 2018 et 2020.

Confirmée également la hausse de la CSG (contribution sociale généralisée, ndlr.). Cible de la droite, elle devrait être plus que compensée pour les actifs par la baisse des cotisations sociales, autre mesure phare du programme Macron.

«Nous avons anesthésié nos compatriotes à force de parler comme des comptables», mais «il y a une addiction française à la dépense publique» dont il faut se «désintoxiquer», a fait valoir le chef du gouvernement: «Aucun ministère, aucun opérateur, aucune niche fiscale» ne seront «sanctuarisés».

«Les contribuables ne seront pas la variable d'ajustement du budget», a-t-il assuré. Et de promettre que la «pression fiscale» baisserait d'un point de PIB d'ici 2022 et la dépense publique de trois points de PIB sur la même période.

Équilibre de la Sécu en 2020

Pour ne pas vider les caisses, l’allègement de l'impôt sur la fortune et la transformation du CICE (crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi, ndlr) en allègement de charges sont reportés en 2019. Objectif gouvernemental: une Sécurité sociale à l'équilibre «à l'horizon 2020».

D'autres promesses électorales du président se sont concrétisées en objectifs officiels: 2% du PIB consacrés à la Défense d'ici 2025, suppression du régime social des indépendants (RSI), convergence diesel-essence, accès au très haut débit partout en France d'ici 2022...

Ce discours devait être lu au même moment au Sénat par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. Il se voulait comme un discours «concret, terre à terre», au lendemain d'un discours d'Emmanuel Macron consacré essentiellement à la chasse gardée du président: les institutions et l'international.

La confiance, largement

Citant ses prédécesseurs Michel Rocard, Alain Juppé et Jacques Chaban-Delmas, le Premier ministre a exploité à plein de cette heure d'exposition maximale. Il pouvait attendre très sereinement les interventions des représentants des groupes parlementaires qui suivaient son discours, puis le vote de confiance prévu aux alentours de 18h30, avec un résultat une demi-heure plus tard.

Edouard Philippe est déjà assuré du soutien des 314 députés du groupe REM (hors six élus nommés au gouvernement et pas encore remplacés) et des 47 députés MoDem. Mais d'autres groupes pourraient aussi voter pour lui ou s'abstenir.

Au total, le gouvernement Philippe pourrait donc obtenir une très large majorité, autour de 380 voix, un niveau qui n'a pas été atteint depuis les gouvernements Raffarin (374), mais qui restera loin du record du gouvernement Juppé (464 voix en 1996).

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François de Rugy élu président de l'Assemblée nationale, un mandat deux fois plus court

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 27 juin, 2017 20:12:03
GABRIEL MIHAI


François de Rugy, il devient le treizième président de l'Assemblée nationale.

En Marche, François de Rugy a été élu président de l'Assemblée nationale. Le député de la 1re circonscription de Loire-Atlantique a obtenu l'assentiment de ses collègues lors de la première journée de la quinzième législature, mardi 27 juin.

Jean-Charles Taugourdeau (Les Républicains) a recueilli 94 voix, devant Laure de la Raudière, du groupe LR «constructifs», UDI et indépendants (34). Laurence Dumont, du groupe Nouvelle gauche (ex-PS) a obtenu 32 voix et Caroline Fiat (La France insoumise), qui avait reçu le soutien du groupe de la gauche démocrate et républicaine, trente.

Le député de Loire-Atlantique François de Rugy a été élu président de l'Assemblée nationale, ce mardi. Il a recueilli 353 voix sur 543 bulletins exprimés. Plus tôt dans la journée, il avait été désigné candidat par les membres du groupe majoritaire de La République en marche, et faisait donc figure de favori.

Un vote sans surprise, le gouvernement disposant d'une large majorité avec les groupes LREM et MoDem sans oublier une partie du groupe «LR constructif, UDI et indépendant».

Dans la Constitution, le mandat du président de l'Assemblée dure tout le temps de la législature. Mais Richard Ferrand, patron du groupe majoritaire, a annoncé que le "perchoir" et tous les autres postes à responsabilité occupés par La République en marche seront remis en jeu à mi-mandat, dans deux ans et demi. Les sortants ne pourront se représenter pour ces postes. François de Rugy ne restera donc pas président de l'Assemblée nationale pendant cinq ans. Reste à savoir comment ces postes seront remis en jeu, puisque la Constitution ne prévoit rien en la matière.

Mercredi, le bureau de l'Assemblée sera constitué (éventuellement par un vote). C'est à lui que revient de gérer l'organisation de l'institution, de veiller au respect de la déontologie, ou encore de lever les immunités parlementaires. Jeudi seront composées huit commissions permanentes de l'Assemblée (Finances, Lois, Affaires sociales...). Enfin, la conférence des présidents, qui réunit autour du président de l'Assemblée les chefs de file des groupes politiques et les présidents de commission, fixera un premier calendrier de travail.


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Les ministres et secrétaires d'État du gouvernement Philippe II

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 22 juin, 2017 12:13:56
GABRIEL MIHAI

E mmanuel Macron et Edouard Philippe ont formé le 21 juin un gouvernement étoffé, après la cascade de démissions enregistrées depuis lundi, avec 30 membres contre 23 dans l'équipe précédente, une parité stricte (15 hommes/15 femmes) et une majorité de membres (17) venus de la société civile.

Le gouvernement Édouard Philippe II a été formé hier, avec plusieurs changements consécutifs au départ de Richard Ferrand, Sylvie Goulard, Marielle de Sarnez et François Bayrou. C’est cette nouvelle équipe qui aura à gérer le vote du projet de loi « rétablissant la confiance dans l'action publique », celui renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme et enfin, le texte prorogeant une dernière fois l’état d’urgence jusqu’au 1er novembre.

Ministre d’État, ministre de l'Intérieur : Gérard Collomb

Ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire : Nicolas Hulot

Garde des Sceaux, ministre de la Justice : Nicole Belloubet (à la place de François Bayrou)

Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères : Jean-Yves Le Drian

Ministre des Armées : Florence Parly (à la place de Sylvie Goulard)

Ministre de la Cohésion des territoires : Jacques Mézard (à la place de Richard Ferrand)

Ministre des Solidarités et de la Santé : Agnès Buzyn

Ministre de l'Économie et des Finances : Bruno Le Maire

Ministre de la Culture : Françoise Nyssen

Ministre du Travail : Muriel Pénicaud

Ministre de l'Éducation nationale : Jean-Michel Blanquer

Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation : Stéphane Travert

Ministre de l'Action et des comptes publics : Gérald Darmanin

Ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation : Frédérique Vidal

Ministre de l'Outre-Mer : Annick Girardin

Ministre des Sports : Laura Flessel

Ministre, auprès du ministre d’État, en charge des Transports : Élisabeth Borne

Ministre en charge des Affaires européennes : Nathalie Loiseau (à la place de Marielle de Sarnez)

Ministre, auprès du ministre de l'Intérieur : Jacqueline Gourault

Secrétaire d’État, en charge des relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement : Christophe Castaner

Secrétaire d’État, en charge de l'Egalite entre les femmes et les hommes : Marlène Schiappa

Secrétaire d’État, en charge des personnes handicapées : Sophie Cluzel

Secrétaire d’État en charge du numérique : Mounir Mahjoubi

Secrétaire d’État auprès du ministre de l'Économie et des Finances : Benjamin Griveaux

Secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique : Sébastien Lecornu et Brune Poirson.

Secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires : Julien Denormandie

Secrétaire d’État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères : Jean-Baptiste Lemoyne

Secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées : Geneviève Darrieusecq

On trouve désormais huit secrétaires d’État, contre trois lors du premier gouvernement, mais également des ministres nommés auprès d'autres ministres. Parmi cette trentaine de personnes, tout comme Françoise Nyssen, encore consacrée rue de Valois, Mounir Mahjoubi reste en charge du numérique.

Dans la distribution des rôles, Nicole Belloubet aura à défendre le projet rétablissant la confiance dans l’action publique, déjà déposé au Sénat (une loi normale, une loi organique). Pour nourrir ces travaux, le Conseil national du numérique s’est autosaisi avec l’espoir de proposer des pistes pour « favoriser l’ouverture et la circulation des données de qualité, produites dans le cadre des activités parlementaires », « mieux associer les citoyen-ne-s à chaque étape de l’élaboration et du suivi des textes de loi, à l’instar de ce qui a été testé pour la loi pour une République numérique » et « faciliter le travail des élus grâce aux ressources, pratiques et services numériques ».

C’est Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, qui aura la tâche de défendre les deux textes sécuritaires bientôt examinés à l’Assemblée nationale et au Sénat. Après la tentative d’attentat sur les Champs Élysées, le même a tenu à expliquer à « celles et ceux qui s'interrogeaient sur la nécessité d'avoir de telles lois », assurant qu’« on voit bien aujourd'hui que l'état de la France le nécessite et que, si nous voulons protéger efficacement nos concitoyens, il faut que nous puissions prendre un certain nombre de mesures qui nous permettent de prévenir, de suivre des individus comme celui-là et donc d'empêcher des attentats, que ce soit des attentats contre les civils ou contre les forces de sécurité ».

Les ministres passent, les argumentaires restent : qu’un attentat frappe la France, c’est la preuve de l’utilité de ces textes sécuritaires. Que la période soit en façade paisible, c'est celle de leur efficacité.

La photo du premier gouvernement d'Edouard Philippe avait été réalisée dans les escaliers du hall de l'Elysée. Un peu étriquée et peu esthétique, le service communication de l'Elysée a cette fois-ci choisi de la prendre dans les jardins du Palais. On remarque que le président de la République Emmanuel Macron ne s'est pas placé au premier rang mais au second, au milieu de ses troupes. Les ministres ont été disposés de façon à alterner un homme et une femme, et ils sont entourés de drapeaux français et européens.

Dans l'ordre, de droite à gauche et de haut en bas : Sébastien Lecornu (secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique), Marlène Schiappa (secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les hommes et les femmes), Gérard Collomb (ministre d'Etat, de l'Intérieur), Françoise Nyssen (ministre de la Culture), Bruno Le Maire (ministre de l'Economie), Nicole Belloubet (Garde des Sceaux, ministre de la Justice), Jean-Michel Blanquer (ministre de l'Education nationale), Frédérique Vidal (ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de l'Innovation), Stéphane Travert (ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation), Elisabeth Borne (ministre chargée des Transports), Jean-Baptiste Lemoyne (secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères), Sophie Cluzel (secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées), Jacques Mézard (ministre de la Cohésion des Territoires), Agnès Buzyn (ministre des Solidarités et de la Santé), Edouard Philippe (Premier ministre), Emmanuel Macron (président de la République), Laura Flessel (ministre des Sports), Julien Denormandie (secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des Territoires), Brune Poirson (secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique), Benjamin Griveaux (secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie), Geneviève Darrieussecq (secrétaire d'Etat auprès du ministre des Armées), Jacqueline Gourault (ministre auprès du ministre de l'Intérieur), Christophe Castaner (secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement), Annick Girardin (ministre des Outre-mer), Gérald Darmanin (ministre de l''Action et des Comptes publics), Florence Parly (ministre des Armées), Nicolas Hulot (ministre d'Etat de la Transition écologique et solidaire), Muriel Pénicaud (ministre du Travail), Mounir Mahjoubi (secrétaire d'Etat chargé du Numérique), Nathalie Loiseau (ministre chargée des Affaires européennes) et Jean-Yves Le Drian (ministre de l'Europe et des Affaires étrangères).



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Législatives : Edouard Philippe a remis la démission de son gouvernement

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 19 juin, 2017 22:26:47
GABRIEL MIHAI



Au lendemain des législatives en France, le Premier ministre Edouard Philippe a été reconduit ce lundi dans ses fonctions par le président Emmanuel Macron et devra former un nouveau gouvernement d'ici à mercredi soir, a annoncé la présidence.

Edouard Philippe est reconduit à Matignon et doit désormais former sa nouvelle équipe. La composition du nouveau gouvernement sera rendue publique mercredi avant 18h, précise l'Élysée. Le premier poste à remanier sera celui de ministre de la Cohésion des territoires, puisque Richard Ferrand a annoncé sa démission lundi. Il va briguer la présidence du groupe La République en Marche à l'Assemblée nationale, à la demande d'Emmanuel Macron.

Le porte-parole du gouvernement Christope Castaner avait indiqué lundi matin que le Premier ministre remettrait dans la journée sa démission et celle de son gouvernement. "Comme d'usage", avait-il précisé sur RTL. "Dans les jours qui viennent, un nouveau gouvernement sera constitué sous l'autorité, je pense, d'Edouard Philippe", a ajouté M. Castaner, qui a évoqué "un remaniement dont je pense qu'il ne sera pas d'ampleur, un remaniement technique, et une confirmation, celle d'Edouard Philippe, à mon avis".

Comme attendu, un remaniement va s'opérer dans la foulée des élections législatives. Édouard Philippe a remis à Emmanuel Macron la démission de son gouvernement, lundi 19 juin. Le président de la République l'a acceptée, annonce l'Élysée. Par la même occasion, il a reconduit l'ancien maire du Havre à Matignon et l'a chargé de former une nouvelle équipe gouvernementale d'ici mercredi 18h.

Ce remaniement, qui devait être un léger réajustement selon les premiers bruits de couloir, sera finalement sans doute plus important. Des secrétaires d'État, peut-être issus du camp de la droite, devraient faire leur apparition pour renforcer l'action de certains ministères. Enfin, une incertitude plane sur le cas de François Bayrou, en délicatesse avec l'affaire des assistants parlementaires du MoDem et dont les récents agissements ont fait l'objet d'un recadrage.

Malgré un niveau d'abstention sans précédent, le président Macron a obtenu une majorité parlementaire écrasante lors des élections législatives de dimanche, obtenant toute latitude pour conduire ses réformes.

La République en Marche avec son allié du MoDem a obtenu dimanche soir une confortable majorité absolue à l'Assemblée (351 sièges), dans un second tour marqué par une abstention record (près de 57%).



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Législatives - 1er tour : La République en marche vers une majorité absolue

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 11 juin, 2017 23:14:17
GABRIEL MIHAI

Un mois après la victoire d'Emmanuel Macron à la Présidentielle, les Français ont voté ce dimanche pour une nouvelle Assemblée nationale, plaçant La République en marche en tête, devant Les Républicains et le Front national.

Le parti d'Emmanuel Macron a largement dominé ce premier tour des élections législatives avec 32,90% des suffrages exprimés, selon une estimation Kantar-Sofres. En terme de projection en sièges, La République En Marche obtiendrait la majorité absolue avec plus de 400 sièges à l'Assemblée nationale.

Les projections pour la composition de la prochaine Assemblée nationale sont les suivantes: de 390 à 430 sièges pour LREM/MoDem qui, dans tous les cas obtiendrait la majorité absolue. De 85 à 125 sièges pour LR/UDI/DVD et de 20 à 35 sièges pour le PS/PRG/DVG/EELV. De 3 à 10 sièges iraient au FN. Les autres partis s'octroient entre 7 et 12 sièges.

La parti d'Emmanuel Macron s'octroie 32,2% des votes, devant LR/UDI/DVD qui en comptabilise 21,5%. Le FN, capte 14% des suffrages, LFI 11% et PS/PRG/DVG 10,2%.

Le taux d'abstention atteint finalement 51,59%. Ce qui représente une forte baisse de la participation par rapport aux élections législatives de 2012 et surtout de 2007. Selon une estimation Ipsos/Sopra Steria. En 2012, la participation finale avait été de 57,22%.

Selon une estimation Ipsos/sopra Steria publiée par la chaîne publique France Info, l'abstention finale devrait atteindre 50,5%. Dans ce cas de figure, les candidats devront donc atteindre 25% des votes émis pour pouvoir se présenter au second tour. Si personne n'atteint ce pourcentage élevé, les seuls deux premiers candidats classés pourront se représenter la semaine prochaine. Ce qui réduira considérablement les élections triangulaires.

Quelque 7877 candidats, dont un peu plus de 42% sont des femmes, se disputent 577 sièges. Et le renouvellement de l'Assemblée est assuré avec près de 40% des députés sortants qui ne se représentent pas, après l'entrée en vigueur de la loi sur le non-cumul des mandats. Les Français de l'étranger, qui ont voté par anticipation le week-end dernier, ont plébiscité les candidats de La République en Marche!, en mesure de l'emporter dans dix des onze circonscriptions en jeu.

Le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, est éliminé dès le premier tour à Paris. Idem le candidat socialiste malheureux à la Présidentielle, Benoît Hamon. Nicolas Bay, qui menait la campagne des législatives pour le Front national, est logé à la même enseigne. D'anciens ministres ou secrétaires d'État de François Hollande sont également hors-jeu, à l'image de Matthias Fekl, Aurélie Filippetti ou encore Ségolène Neuville.

A commencer par Les Républicains qui obtiennent le deuxième meilleur résultat. "Notre pays attend des pouvoirs équilibrés et pas concentrés dans les mains d'un seul parti" a déclaré François Baroin, chef de file des Républicains.

Marine Le Pen demande, elle, aux électeurs, d'aller voter massivement dimanche prochain pour "contrer les projets d'Emmanuel Macron".

Enfin, selon Jean-Luc Mélenchon, les résultats montrent une situation politique "Totalement instable en raison de l'abstention ". Selon lui, "Il n'y a pas de majorité pour 'détruire' le code du travail ".

Comme pour la présidentielle, 50.000 policiers et gendarmes seront mobilisés dimanche et le 18 juin, pour le second tour, dans le cadre d'un dispositif sécuritaire renforcé sur fond de menace terroriste, selon le ministère de l'Intérieur.

A 23H00, tous les résultats n’étaient pas encore connus, mais pour certains, le sort en était jeté pour le meilleur (le second tour) ou pour le pire. Voici le verdict pour certaines des personnalités, connues, ou apparues récemment dans l’univers politique français.

-Marine Le Pen est nettement en tête du premier tour de la législative dans sa circonscription du Pas-de-Calais (près de 45% des voix). Elle sera présente au second tour.

-Bruno Le Maire, ministre du gouvernement Macron, accusé de trahison par ses anciens collègues du parti " Les Républicains " est en ballotage favorable et figurera au second tour.

-Benoît Hamon, le candidat malheureux du PS à l'élection présidentielle française serait éliminé dès le premier tour dans les Yvelines.

-Richard Ferrand, ministre du gouvernement Macron arrive en tête de sa circonscription et figurera au second tour.

-Christophe Castaner, ministre du gouvernement Macron figurera au second tour.

-Manuel Valls, en ballottage favorable passe au second tour, contre la candidate de la France insoumise.

-Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, qui était opposé à Mounir Mahjoubi, le secrétaire d'Etat du numérique du gouvernement Philippe, ne se qualifie pas pour le second tour.

-Nicolas Bay, le secrétaire général du FN, est éliminé dès le 1er tour

-François Ruffin, le réalisateur de "Merci patron", passe au second tour

-Gilbert Collard (FN) est au coude-à-coude avec la torera Marie Sara de La République en Marche, dans la seconde circonscription du Gard. Tous deux passent au second tour.

-Paul Molac (En marche) est le premier élu officiel de ces élections législatives françaises. Il est rejoint par Napole Polutélé (Wallis-et-Futuna) et par Stéphane Demilly (UDI) dans la Somme.



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La loi de moralisation politique pour interdire les emplois familiaux

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 01 juin, 2017 22:30:53
GABRIEL MIHAI

Le gouvernement français a présenté jeudi une loi de moralisation de la vie politique, premier chantier du quinquennat d'Emmanuel Macron qui ambitionne de restaurer la «confiance» des Français, alors même qu'un ministre proche du président est mis en cause dans une affaire immobilière.

Le ministre français de la Justice a présenté ce jeudi son projet de loi de moralisation de la vie politique. Parmi les mesures, François Bayrou a notamment évoqué l’interdiction de recruter sa famille pour les membres du gouvernement, les parlementaires et les cabinets des exécutifs locaux.

L’exécutif compte «restaurer la confiance des citoyens dans l’action publique» à l’aide de deux nouvelles lois et d’une révision de la Constitution, a-t-il également fait valoir.

Entre autres révélations, la presse a affirmé la semaine dernière que la compagne de M. Ferrand avait bénéficié de l'attribution d'un marché de location de la part d'une mutuelle d'assurance quand il en était directeur général (1998-2012).

Mercredi, l'association anticorruption Anticor a déposé une plainte contre X pour délit d'abus de confiance dans cette affaire.

Le ministre a vigoureusement démenti toute irrégularité et plusieurs fois exclu de démissionner. Tout en reconnaissant «l'exaspération des Français», le premier ministre Edouard Philippe a estimé que M. Ferrand n'avait «aucune raison» de quitter le gouvernement s'il n'était pas inculpé.

Le garde des Sceaux a évoqué les trois objectifs de son projet de loi : « en finir avec un système où la responsabilité publique s’exonère des règles que les citoyens sont obligés de respecter » mais aussi, « régler les conflits d'intérêt » ainsi qu’« assainir et garantir l’exercice équilibré de la démocratie ».

La loi de moralisation politique était l’une des mesures phares de la campagne d’Emmanuel Macron. Ce projet de loi intervient notamment après l’affaire du « Penelopegate » qui porte sur les soupçons d’emploi fictifs de l’épouse du candidat de la droite à l’élection présidentielle François Fillon.

Le gouvernement français compte aussi encadrer plus strictement les pratiques des parlementaires. Il leur sera interdit, comme aux ministres, de recruter des membres de leur famille. Une référence limpide au scandale Fillon qui a empoisonné la campagne présidentielle.

Le candidat de droite avait vu sa popularité dégringoler après des révélations de presse sur les emplois fictifs présumés de son épouse et de deux de ses enfants comme assistants parlementaires, payés sur les deniers publics.

Enfin M. Bayrou a promis une «refonte» du financement public de la vie politique, passant en particulier par la création d'une «banque de la démocratie» qui pourra prêter de l'argent aux partis pour leurs campagnes électorales.

Mais le message reste brouillé par la polémique Ferrand, qui sert d'angle d'attaque aux adversaires du camp Macron à moins de deux semaines d'élections législatives cruciales, les 11 et 18 juin.

Pour des responsables du parti de droite Les Républicains, le projet de loi «est aujourd'hui décrédibilisé» par les soupçons pesant sur Richard Ferrand. «Dans l'ADN d'En Marche (mouvement d'Emmanuel Macron, NDLR), il y avait la probité, l'intégrité, l'exemplarité. Cette promesse est morte», a lancé l'un d'entre eux, Xavier Bertrand, sur la radio RTL.

De son côté, Marine Le Pen, la présidente du Front national (extrême droite, 33,90 % à la présidentielle face à M. Macron), a dénoncé un «enrichissement personnel» du ministre. Le parti socialiste a demandé sa démission, l'extrême gauche a fustigé une «carabistouille».

Au niveau national, le parti présidentiel arrive en tête des intentions de vote pour le premier tour des législatives, avec 31 %, largement devant la droite, à 18 %, et l'extrême droite, à 17 %, selon un sondage Kantar Sofres-onepoint publié mardi.

Une large majorité de Français (70 %) estime néanmoins que M. Ferrand doit démissionner en raison des soupçons pesant sur lui, selon un autre sondage publié mercredi.



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Edouard Philippe : donne la première feuille de route, "il faudra aller vite"

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 21 mai, 2017 17:31:55
GABRIEL MIHAI

Dans un entretien au "Journal du Dimanche", le Premier ministre a énuméré les dossiers sur lesquels le gouvernement entendait agir vite.

Le Premier ministre, il veut mener sa réforme du code du travail sans tarder. Dans une interview au JDD, il assure qu'il discutera avec les partenaires sociaux mais insiste sur «l’urgence de la transformation du pays».

Alors qu'Emmanuel Macron et Édouard Philippe doivent encore bâtir une majorité parlementaire lors des élections législatives des 11 et 18 juin prochain, les deux chefs de l'exécutif ont décidé de mettre en chantier plusieurs gros dossiers sensibles.

Dans un entretien avec Le Journal du Dimanche, le Premier ministre s'est affiché comme le réel porteur de la volonté présidentielle, dont la méthode de travail sera la même pour tout le monde : "collégialité, efficacité, loyauté et exemplarité". D'autant que le chef de l'État et le chef du gouvernement veulent aller vite dans un certain nombre de domaines, tout en prenant les avis des uns et des autres. Au JDD, Édouard Philippe a livré une première feuille de route pour le gouvernement.

Code du travail

Emmanuel Macron a souvent été critiqué pendant la campagne pour son implication dans la loi Travail, dite loi El-Khomri, mais il a insisté à plusieurs reprises sur la nécessité d'aller vite en matière de réforme du Code du Travail. Un sentiment partagé par le Premier ministre qui insiste sur la volonté du gouvernement de travailler avec les partenaires sociaux en amont. "C'est une réforme majeure, clame-t-il. La réforme du Code du travail a été bien pensée. Nous allons désormais la discuter pour l'enrichir et l'expliquer (...) Mais une fois que la discussion aura eu lieu, il faudra aller vite".

Le nouveau chef du gouvernement juge que la réforme à mener est «majeure», «puissante» et assure qu'elle passera par une phase de discussion avec les partenaires sociaux et le Parlement. Des discussions qui ne devront cependant pas empiéter sur la rapidité d'exécution de la réforme, Edouard Philippe soulignant qu'il faudra «aller vite» pour la mettre en place.

«On ne peut pas attendre deux ans pour achever cet exercice», annonce clairement le locataire de Matignon. «Emmanuel Macron a entendu la colère des Français. Il sait aussi l’urgence de la transformation du pays», estime t-il encore.

Une discussion qui doit passer par des rencontres bilatérales entre le Premier ministre, la ministre du Travail Muriel Pénicaud et les différentes organisations syndicales, puis par une discussion parlementaire. Discussion, précise-t-il "qui aura lieu à l'occasion du vote de la loi d'habilitation qui permettra au gouvernement de prendre des ordonnances dans le cadre défini par le Parlement".

Une "médiation de six mois" pour Notre-Dame-des-Landes

Au sujet d'épineux dossier de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le Premier ministre revient sur la "médiation de six mois" que le gouvernement souhaite lancer. "Il est urgent de baisser le niveau de tension sur ce dossier. La médiation va nous y aider. Elle durera six mois. Nicolas Hulot et moi souhaitons vraiment que toutes les options soient sur la table. Puis viendra le temps de la décision et de sa mise en œuvre."

Visite d'une "maison partagée"

Ce dimanche matin, Edouard Philippe visitait une "maison partagée", un endroit où vivent des personnes valides et handicapées, à Rungis (Val-de-Marne), avec la nouvelle Secrétaire d'État en charge des personnes handicapées, Sophie Cluzel.

CSG

Édouard Philippe souligne également que l'augmentation de 1,7 point de la CSG sera l'un des premiers dossiers sur lequel le gouvernement, et le ministre de l'Économie Bruno Le Maire en tête, devra se pencher. Le Premier ministre ne s'étend cependant pas sur le sujet. "Cette disposition prendra place dans le cadre d'une réforme fiscale guidée par le justice et l''équité", dit-il, "je souhaite que cette réforme soit jugée dans son ensemble". Il se veut également rassurant envers les retraités qui craignent que cette augmentation n'impacte trop leur pension. "Arrêtons de faire peur aux Français : une large partie des retraités n'est pas concernée par cette mesure", a-t-il ainsi ajouté, précisant que le Président était "attentif aux inquiétudes formulées par les Français".

Impôt à la source

Emmanuel Macron a fait savoir à plusieurs reprises qu'il souhaitait que soit revue la décision du gouvernement Valls de mettre en place l'impôt à la source. Dans cette idée, Édouard Philippe a ainsi demandé "au ministre en charge du budget, Gérald Darmanin, d'examiner les conditions de sa mise en oeuvre", informe-t-il le JDD. Il attend donc le retour et les propositions du député LR avant de poursuivre davantage le dossier. "Ensuite nous en discuterons au sein du gouvernement et une décision sera prise très rapidement. Tout le monde sait que cette réforme, telle qu'elle a été envisagée, est une source de complexités supplémentaires pour les entreprises", observe-t-il par ailleurs.

Un audit sur les finances publiques du pays sera lancé "dans les prochains jours", comme Emmanuel Macron l'avait annoncé pendant la campagne électorale. Le Premier ministre l'annonce ce dimanche matin dans un entretien au Journal du dimanche.

Suivant les promesses de campagne d'Emmanuel Macron, Édouard Philippe a également fait savoir qu'un audit des finances publiques sera bel et bien lancé "dans les prochains jours". Un audit dont le résultat devrait avoir sur la mise en place ou non du prélèvement de l'impôt à la source, comme l'avait annoncé Benjamin Grivault sur le plateau de LCI le 12 mai dernier.





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L'Elysée désamorce les tensions avec la presse

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 19 mai, 2017 23:27:22
GABRIEL MIHAI


L’Élysée a tenté vendredi d'apaiser les tensions avec la presse qui, quelques jours seulement après l'investiture d'Emmanuel Macron, s'est alarmée des tentatives de la présidence de choisir les journalistes couvrant les déplacements du nouveau chef de l’État.

"Les journalistes qui se sont inquiétés peuvent se rassurer : l’Élysée n’entend pas faire le travail des rédactions", a voulu rassurer le palais présidentiel dans un courrier adressé à Reporters sans frontières (RSF).

En amont du déplacement d'Emmanuel Macron vendredi au Mali, la cellule communication de l’Élysée avait contacté directement des journalistes pour leur proposer de couvrir cette visite, une entorse sans précédent aux relations entre l'exécutif et les médias.

Interrogé par l'AFP, Sylvain Fort, responsable de la communication de la présidence, a admis que "dans un ou deux cas, comme il y avait une relation personnelle entre un journaliste défense et un membre de la cellule, celle-ci a alerté ce journaliste".

Les sociétés de journalistes de 25 médias parmi lesquels l'AFP, TF1, BFMTV, Europe 1, Le Figaro, Le Monde ou Franceinfo, une quinzaine de responsables de rédactions, ainsi que RSF, ont co-signé une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron pour manifester leurs "inquiétudes quant à l'organisation de la communication présidentielle".

"Il n'appartient en AUCUN CAS à l’Élysée de choisir ceux d'entre nous qui ont le droit ou non de couvrir un déplacement, quel qu'en soit le thème (défense, diplomatie, économie, éducation, social...)", soulignait ce courrier.

En réponse, l’Élysée a assuré vendredi ne pas avoir cherché à "imposer un journaliste plutôt qu'un autre" pour le premier déplacement du chef de l’État sur un théâtre d'opération.

La présidence évoque cependant une "démarche d'ouverture", expliquant que le nouveau président "est très attaché au traitement de fond des sujets et souhaite ouvrir l’Élysée aux journalistes sectoriels (rubricards) qui portent sur l'action présidentielle un autre regard".

Enfin, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, s’est lui aussi exprimé sur la polémique, soulignant la volonté d’Emmanuel Macron d’avoir une parole «rare» et «maîtrisée».

Christophe Deloire, le secrétaire général de RSF à qui la lettre de l'Elysée était adressée, a accueilli favorablement ces explications, tout en exprimant qu'il souhaitait que la preuve soit apportée dès les prochains jours que des limites ne seraient pas imposées à la presse pour les besoins du «storytelling» de la présidence.

L'investiture d'Emmanuel Macron avait été marquée par un autre incident, quand la salle de presse de l’Élysée avait été fermée, y compris aux journalistes accrédités permanents, peu après la fin de la cérémonie.

La cour d'honneur a également été fermée à la presse à l'issue du premier Conseil des ministres, réuni jeudi, l’Élysée invoquant des "raisons pratiques" pour l'organisation de la traditionnelle photo de famille.

Il n'y a pas, a-t-il fait valoir, "de journalistes de rang un et de rang deux" ou "seulement les journalistes politiques" même s'ils continueront d'être "le fil rouge de la couverture" de l’Élysée.

"Personne n'est propriétaire ou dépositaire de la parole présidentielle", a-t-il insisté.

"Nous indiquons aux rédactions une préférence non pas intuitu personae mais par rapport à la rubrique mais ensuite, c'est la rédaction qui choisit, ce n'est pas nous", a-t-il cependant poursuivi, évoquant le deuxième principe.

Quant au troisième, il s'agit de la "concertation" avec les rédactions, l’Élysée ayant "bien conscience" qu'il "bousculait des habitudes".

"Le président est totalement en ligne avec cette volonté d'ouverture", a encore assuré Sylvain Fort concédant que le "modus operandi" de la nouvelle doctrine de communication de l’Élysée restait à fixer.



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Un gouvernement de 22 membres: Macron a nommé des éléments clés de sa campagne

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 17 mai, 2017 23:04:59
GABRIEL MIHAI

Le nouveau président Emmanuel Macron a dévoilé mercredi son premier gouvernement, une équipe de rupture marquée par une stricte parité hommes-femmes et un panachage politique intégrant des personnalités de gauche, de droite, du centre et de la société civile.

Emmanuel Macron a nommé un gouvernement paritaire de 22 membres dont trois ministres d'Etat: le maire de Lyon Gérard Collomb à l'Intérieur, le très populaire militant écologiste Nicolas Hulot à la Transition écologique et le centriste François Bayrou à la Justice.

Macron voulait un casting en phase avec sa promesse de «renouvellement» politique et une équipe resserrée qui soit à la fois «et de droite et de gauche» en vue de la bataille décisive des législatives, les 11 et 18 juin. L'équipe, qui respecte la parité hommes-femmes, mêle juniors et seniors, poids-lourds politiques et nouveaux visages.

Il y a cinq ministres issus du centre et de la droite: trois centristes du Modem - François Bayrou (Justice), Sylvie Goulard (Armées) et Marielle de Sarnez (Affaires européennes) - et deux issus du parti de droite Les Républicains (LR): Bruno Le Maire (Économie) et Gérald Darmanin (Action et comptes publics).

Voici la liste des ministres du gouvernement d'Edouard Philippe:

Ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur: Gérard Collomb

Ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire: Nicolas Hulot

Ministre d'Etat, garde des Sceaux , ministre de la Justice: François Bayrou

Ministre des Armées: Sylvie Goulard

Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères: Jean-Yves Le Drian

Ministre de la Cohésion des territoires: Richard Ferrand

Ministre des Solidarités et de la Santé: Agnès Buzyn

Ministre de la Culture: Françoise Nyssen

Ministre de l'Economie: Bruno Le Maire

Ministre du Travail: Muriel Pénicaud

Ministre de l'Education nationale: Jean-Michel Blanquer

Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation: Jacques Mézard

Ministre de l'Action et des Comptes publics: Gérald Darmanin

Ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation: Frédérique Vidal

Ministre des Outre-mer: Annick Girardin

Ministre des Sports: Laura Flessel

Ministre chargée des Transports: Elisabeth Borne

Ministre chargée des Affaires européennes: Marielle de Sarnez

Secrétaires d'Etat:

Chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement : Christophe Castaner Chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes : Marlène Schiappa Chargée des Personnes handicapées : Sophie Cluzel Chargé du Numérique : Mounir Mahjoubi.

Premier Conseil des ministres jeudi

Le gouvernement dirigé par Edouard Philippe (LR) compte également quatre secrétaires d'Etat rattachés à Matignon: Christophe Castaner hérite des Relations avec le Parlement et devient porte-parole du gouvernement, Marlène Schiappa de l'égalité homme-femme, Sophie Cluzel des handicapés et Mounir Mahjoubi du Numérique.

Le premier Conseil des ministres avec le nouveau gouvernement se tiendra jeudi à 11h00, a aussi annoncé l'Elysée.



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Le Secrétaire Général de l'ONU, Antonio Guterres a été reçu par le Président de la République Emmanuel Macron

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 17 mai, 2017 22:07:01
VÉRONIQUE YANG

Après sa visite à Berlin pour rencontrer Angela Merkel, la première visite à l'étranger étant le déplacement en Allemagne pour le président français, Emmanuel Macron a reçu son premier hôte étranger à l'Elysée, Antonio Guterres, Secrétaire Général de l'ONU et ancien Premier Ministre portugais nommé à la tête de l'ONU en octobre 2016.

Les deux hommes ont discuté des droits humains et de la place de la France à l'ONU. "Je serai un défenseur de l'ONU et y servirai les intérêts de la France" a déclaré Emmanuel Macron. Il a été aussi question de l'Europe et de ses rapports avec notre pays.

Antonio Guterres se rend ensuite à Strasbourg où il sera reçu par le parlement européen.

Lors de l'entretien de la chancelière allemande et du président français, le renforcement de l'Union européenne et de la zone euro ont été évoqués, ils essayeront donc de supprimer les désaccords à ce sujet existant entre eux. Ce n'était pas la première rencontre pour le dirigeant français puisqu'il avait eu l'occasion de rencontrer Angela Merkel plusieurs fois durant le quinquénat de François Hollande.

Emmanuel Macron souhaite continuer à entretenir l'amitié franco-allemande mais aussi garder une place privilégiée par rapport à l'Europe.





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Emmanuel Macron veut un gouvernement «irréprochable»... comme le nouveau Premier ministre!

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 17 mai, 2017 00:23:15
GABRIEL MIHAI

Le président centriste français Emmanuel Macron a repoussé à mercredi la présentation de son premier gouvernement pour passer au crible avant de la nommer la future équipe ministérielle, qu'il souhaite «irréprochable», paritaire et «de droite et de gauche».

«Conformément à ses engagements de moraliser la vie publique», le chef de l'État «a souhaité introduire un temps de vérification», à la fois sur la «situation fiscale» et sur les possibles «conflits d'intérêt» des personnalités pressenties, selon un communiqué de l'Élysée.

Une fois leur profil approuvé par les autorités compétentes, les nouveaux ministres «s'engageront à exercer leur fonction gouvernementale de manière irréprochable», poursuit le communiqué, alors que 75% des Français pensent qu'élus et dirigeants politiques sont plutôt corrompus, selon un récent sondage.

En écho, le premier Conseil des ministres du quinquennat Macron a été reporté de mercredi à jeudi matin. Parmi ses premiers chantiers devrait figurer un projet de loi de moralisation de la vie publique, avec une «interdiction du népotisme pour les parlementaires» - référence claire au scandale qui a conduit à la défaite du conservateur François Fillon à la présidentielle, après des soupçons d'emplois fictifs au profit de sa famille.

Les rumeurs autour des nominations ministérielles vont crescendo depuis la nomination, lundi, d'Edouard Philippe, un élu de la droite modérée de 46 ans, quasi inconnu du grand public.

L'annonce de la composition du nouveau gouvernement français, initialement prévue mardi, a été reportée à mercredi 15 heures, a annoncé l'Élysée. L'exécutif souhaite procéder à la vérification des situations des situations fiscales et d'éventuels conflits d'intérêts.

Le président Emmanuel Macron, «en lien avec le Premier ministre» Édouard Philippe, nommé lundi, «a souhaité introduire un temps de vérification afin que la direction générale des Finances publiques et la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique puissent réaliser les diligences nécessaires», écrit la présidence française mardi dans un communiqué.

Ces deux instances devront vérifier «que les personnalités qui sont pressenties au gouvernement font l'objet d'une première vérification de leur situation fiscale, alors que la loi prévoit que cette vérification ne s'opère qu'après leur nomination». Elles devront vérifier que lesdites personnalités «ne se trouvent pas dans des situations de conflit d'intérêts au regard des informations dont dispose la HATVP», selon l'Élysée.

«Une procédure approfondie sera menée sur la situation fiscale et les déclarations d'intérêt des membres du gouvernement dès leur nomination», précise la présidence. Le premier Conseil des ministres du quinquennat, initialement prévu mercredi, a été reporté à jeudi, a-t-on précisé à l'Élysée.

Pendant la campagne présidentielle, le candidat Macron avait promis de soumettre un projet de loi de moralisation de la vie politique «avant les législatives» prévues les 11 et 18 juin. Ce projet inclut notamment «l'interdiction du népotisme pour les parlementaires, qui ne pourront salarier aucun membre de leur famille».

Une référence limpide au scandale qui a éclaboussé le candidat de droite François Fillon, empêtré dans une affaire d'emplois fictifs présumés attribués à sa femme et deux de ses enfants, et payés sur les deniers publics. Parti favori de l'élection, le conservateur, inculpé en mars pour détournement de fonds publics, a été éliminé au premier tour.

Edouard Philippe, n'est pas connu en politique, mais connu dans un conflit d’intérêt et impliqué dans le pillage de l’uranium selon "L’Observatoire du nucléaire"

L’Observatoire du nucléaire dénonce la nomination au poste de premier ministre de M. Edouard Philippe qui n’est en rien le personnage "modéré" que la communication macronienne tente de mettre en scène. Bien au contraire, M. Philippe a les mains très sales, ou plutôt… radioactives. En effet, lorsqu’il travaillait pour la multinationale atomique Areva, il a participé à de sombres manœuvres dans les coulisses uranifères de la Françafrique.

En octobre 2007, Edouard Philippe est nommé directeur de la communication et directeur des affaires publiques d’Areva. Son activité principale est alors de s’assurer de la collaboration de parlementaires acquis au lobby de l’atome. Il est ainsi en contact rapprochés avec Marc Vampa, député de l’Eure et président du groupe d’amitié France-Niger à l’Assemblée Nationale selon Charlie Hebdo, 29 avril 2009.

C’est précisément pendant cette période, le 13 janvier 2008, qu’un accord est signé entre Areva et le pouvoir du Niger concernant l’exploitation de l’uranium, accord immédiatement contesté par le Mouvement des Nigériens pour la justice, mouvement touareg en rébellion contre le pouvoir central de Niamey (selon AFP, 17 janvier 2008).

En effet, les maigres revenus de l’uranium, largement sous payé depuis des décennies par Areva, ne bénéficient en rien à la population, et encore moins aux Touaregs, alors que les mines d’uranium sont situées dans leurs zones traditionnelles de vie.

Il est donc logique de considérer que les manoeuvres en coulisse de M Philippe ne sont pas étrangères aux graves troubles qui ont eu lieu par la suite dans la zone sahélienne (Niger/Mali) et dans le fait que, poussés par la misère, des groupes Touaregs aient fini par s’allier à des mouvements djihadistes.

Mais, surtout, il est légitime de se demander pour qui agit M Philippe lorsqu’il est en charge des affaires publiques, que ce soit auparavant comme maire du Havre et désormais comme premier ministre.

Une première réponse est apportée par le fait que, à peine assis dans le fauteuil de maire du Havre (aimablement offert par son prédécesseur qui a démissionné en cours de mandat !), Edouard Philippe a offert un pont d’or… à son ancien employeur Areva, pour qu’il installe deux usines d’éoliennes off-shore, projet finalement abandonné piteusement en septembre 2016 : il serait intéressant d’enquêter pour voir ce que la sympathie d’Edouard Philippe pour Areva a finalement coûté aux citoyens-contribuables…

On notera d’ailleurs que, de 2007 à 2010, M. Philippe a cumulé sans état d’âme son poste chez Areva et son mandat d’adjoint au maire du Havre mais, aussi, que la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) lui a infligé un blâme pour avoir refusé de fournir des informations sur sa déclaration de patrimoine de 2014, pourtant exigées par la loi.

M. le président Emmanuel Macron le premier gouvernement sera "irréprochable"!? vs le premier ministre M. Edouard Philippe...









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