JOURNAL IMPACT EUROPEAN

JOURNAL IMPACT EUROPEAN

François de Rugy, victime d'un "lynchage médiatique" a démissionné et déposé plainte contre Mediapart

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 16 juil., 2019 18:44:19
Gabriel MIHAI

Le ministre de la Transition écologique François de Rugy, au centre d'une polémique sur des dépenses excessives, a annoncé avoir présenté sa démission au Premier ministre, s'estimant victime d'un "lynchage médiatique" et précisant avoir déposé une plainte en diffamation contre Mediapart. Le préisent Emmanuel Macron a accepté la "décision personnelle" de démissionner de François de Rugy, annonce l'Elysée.

Le ministre estime que «depuis le début de la semaine dernière, Mediapart l'attaque sur la base de photos volées, de ragots, d'approximations, d'éléments extérieurs à ma fonction». «La volonté de nuire, de salir, de démolir, ne fait pas de doute. Je suis soumis à un feu roulant de questions nouvelles et contraint de parer sans cesse à de nouvelles attaques», déplore Francois de Rugy.

"L'information a été plus forte que la communication", a réagi auprès de l'AFP Fabrice Arfi, l'un des journalistes de Mediapart à l'origine des enquêtes visant le ministre. "Mediapart n'a fait que son travail et continuera de le faire", a souligné le journaliste. "La démission de Monsieur Rugy, qui n'appartient qu'à lui et au gouvernement, montre une chose: l'information a été plus forte que la communication".

La pression s'était encore accrue autour du ministre après que soient révélés plus de 63.000 euros de travaux aux frais du contribuable pour rénover son logement de fonction. Enfin, sa directrice de cabinet Nicole Klein a conservé pendant 12 ans un logement HLM qu'elle n'habitait plus. Le ministère a indiqué qu'il avait été mis fin aux fonctions de cette dernière.

La semaine dernière, Édouard Philippe avait demandé au secrétariat général du gouvernement de diligenter "une inspection" afin de vérifier que certaines des dépenses engagées par le ministre se conformaient au "respect des règles" et "au principe d'exemplarité". Maintenu à son poste, François de Rugy s'était engagé "à rembourser chaque euro contesté" si la moindre ambiguïté subsistait à l'issue de cette vérification, mais il avait écarté l'hypothèse d'une démission.

Le ministre de la Transition écologique a démissionné mardi 16 juillet. Il est au cœur d'une polémique sur des dîners fastueux lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale, et des dépenses de rénovation de son logement de fonction.

  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post3936

Européennes: Les Républicains lancent leur campagne lors du Conseil National de Lyon

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 20 mars, 2019 21:56:29
Gabriel MIHAI

Les Républicains ont promis samedi "de déjouer les pronostics" en entérinant leurs propositions pour les Européennes.

Les noms ont beau avoir été déjà rendus publics, rien ne vaut une officialisation en grande pompe. Samedi 16 mars, les membres du parti Les Républicains (LR) étaient invités au Matmut Stadium Gerland de Lyon pour leur conseil national, sorte de parlement de la formation, l’occasion d’entériner officiellement la liste pour les élections européennes et de dévoiler les grandes lignes du programme, lançant ainsi la campagne mais aussi d’envoyer quelques messages politiques.

Jean Leonetti, président du Conseil national, a ensuite pris la parole pour demander « une Europe qui protège et qui se projette, une Europe qui rassure face à l'immigration et dans le respect des peuples mais aussi une Europe qui se projette dans l'avenir et reparle au monde ». Le vice-président délégué des Républicains a rappelé que c'est cette vision que LR entendait porter dans la campagne des élections européennes.

Lors des 25 candidats présentés, le trio de tête composé de François-Xavier Bellamy, Agnès Evren et Arnaud Danjean est resté sur scène afin de faire découvrir à la salle le projet européen « Pour la France : transformer l'Europe ». Un projet construit autour de 5 grands axes : l'Europe frontière, l'Europe civilisation, l'Europe puissance, l'Europe projet et l'Europe efficace.

François-Xavier Bellamy a ensuite pris la parole pour exposer sa vision pour le pays et le continent, en soulignant l'importance pour les Européens, de défendre la civilisation. « L'avenir ne consiste pas à gérer le déclin. Nous refusons cette fatalité. Nous ne voulons pas subir notre avenir. Nous voulons écrire notre histoire. Faisons des choix courageux pour notre pays et pour l'Europe. » a-t-il lancé depuis la tribune.

Michèle Alliot-Marie, députée européenne et ancienne ministre a tenu à s'exprimer pour réaffirmer l'importance de l'Europe dans le futur de la France et dans ses possibilités de rayonnement au niveau mondial. L'ancienne ministre de la Défense a plaidé, elle aussi, pour une Europe plus concrète : «Oui, je vous le dis, pour les défis des prochaines années, la France a tout les atouts nécessaires, à condition de nous appuyer sur l'Europe, une Europe du concret, pas une Europe des discours, une Europe des projets».

L'intervention de Laurent Wauquiez, a plaidé pour « redonner un avenir à la civilisation européenne ». Avec cette anaphore, Laurent Wauquiez a décliné tous les aspects du projet des Républicains qui permettront de redonner un avenir à la civilisation : se souvenir que l’Europe a une histoire ; assumer les racines ; défendre notre mode de vie ; arrêter de sous-estimer la menace islamiste ; en finir avec l’élargissement sans fin ; redonner des fondations solides au projet européen et ces fondations sont dans nos différentes nations constitutives de notre identité ; sortir l’Europe de ce que Tocqueville appelait ces petites règles compliquées, minutieuses et uniformes » qui « gênent, compriment, énervent, éteignent, hébètent » ; bâtir une Europe capable de répondre aux enjeux de demain ; et ne plus subir l’immigration de masse.

« Réaffirmer le sens de la frontière, arrêter de subir, ne plus se soumettre, retrouver le goût de l’ambition et des grands projets, redessiner l’avenir de cette civilisation européenne que nous chérissons. Se réapproprier ce que nous sommes pour mieux assurer ce que nous serons. C’est cela la question qui nous attend: Pas pour ou contre l’Europe, mais l’Europe que nous voulons. Il est temps ! Il est temps de rendre aux Français l’Europe qu’ils veulent. Ce que nous voulons, au fond, c’est à la fois simple et gigantesque. Nous voulons continuer l’histoire de notre civilisation; l’histoire de nations, de peuples, de cultures, dont le génie lucide et millénaire ne veut pas mourir. Nous voulons redonner un avenir à la civilisation européenne. » a conclu Laurent Wauquiez.
Toutefois, n'étant pas tête de liste, Laurent Wauquiez a décliné devant les 1.500 participants, les quelques 75 propositions du parti, très largement dominées par les questions d'immigration, de civilisation et de lutte contre le terrorisme.
"Emmanuel Macron, Marine Le Pen, pour ou contre l'Europe, c'est la même alternative stérile, les deux mêmes impasses", a-t-il également estimé. Affirmant sentir que "quelque chose est en train de se passer", Laurent Wauquiez a assuré que les Républicains étaient en mesure de "déjouer tous les pronostics".

Le président de la région Normandie, Hervé Morin, est parvenu à un accord avec Laurent Wauquiez, en plaçant deux de ses fidèles sur la liste LR: Nathalie Colin-Oesterlé conseillère départementale de Moselle, en sixième position et Anne Brissaud, conseillère municipale de Montpellier, en dix-huitième position, permettant à la liste LR de se revendiquer désormais "de la droite et du centre".

Une seule liste de 79 noms, un seul meneur par parti. C'est la nouveauté de ces élections européennes. Le 26 mai 2019, en un seul tour, tous les électeurs français auront le choix entre les mêmes candidats, alors qu'ils votaient jusqu'alors par grandes régions. Paradoxe: à ce scrutin désormais national, propice à l'affrontement de têtes d'affiche, les principaux partis présentent des visages peu connus des Français, souvent vierges de tout mandat électif.

De nombreux cadres du Rassemblement national (RN), dont le député Louis Aliot et l'eurodéputé Nicolas Bay, ont un temps rêvé de prendre la tête de la liste. Marine Le Pen a finalement choisi le conseiller d'Île-de-France Jordan Bardella, âgé de 23 ans. Le porte-parole du parti coche plusieurs cases à ses yeux: il est jeune, sait manier la rhétorique du RN sans dévier de la ligne, et peut, en tant qu'élu de Seine-Saint-Denis, envoyer un signal à l'électorat des banlieues.

La République en marche (LREM) a longtemps hésité entre deux profils: un candidat plutôt senior, «expérimenté et crédible», ou un autre issu de la société civile. La «synthèse» Nathalie Loiseau devrait régler le problème. Face à Marine Le Pen, le 14 mars dernier sur France 2, la ministre des Affaires européennes s'est dite «prête à être candidate». Jamais élue, cette proche d'Alain Juppé, ancienne directrice de l'ENA, mène de facto campagne depuis des mois, à travers ses offensives contre le RN sur les réseaux sociaux. Un temps pressentie pour s'emparer de la tête de la liste macroniste, Agnès Buzyn se consacre finalement à son ministère de la Santé.

À peine lancé dans la bataille politique, depuis qu'il a fondé mi-novembre le parti écologiste, de gauche et européen Place publique, l'essayiste Raphaël Glucksman est propulsé à la tête d'une liste commune avec le Parti socialiste (PS). Fils du philosophe André Glucksmann, il a publié, à 39 ans, une demi-douzaine d'essais politiques et conseillé l'ancien président géorgien Mikheil Saakachvili. Dans les rangs des socialistes, aucun cadre ne s'est bousculé pour mener la bataille.

Un intellectuel conduira la liste des Républicains (LR). François-Xavier Bellamy, 33 ans, normalien et professeur de philosophie, n'est pas pour autant vierge de toute expérience politique: il est adjoint au maire de Versailles (Yvelines) depuis 2008. Penseur des limites et des permanences, tenant d'un discours pro-européen teinté de souverainisme, l'auteur de Demeure est proche de la Manif pour tous.

Issue de la société civile (porte-parole de l'ONG Oxfam), Manon Aubry, 29 ans, a été parachutée par Jean-Luc Mélenchon comme tête de liste de La France insoumise (LFI). Experte sur les questions de lutte contre la fraude fiscale, elle souhaite se spécialiser sur ce sujet au Parlement européen. Sa jeunesse et sa virginité politique rassurent le chef des Insoumis: il sait qu'elle ne pourra pas lui faire de l'ombre.

Seul dans son couloir. Convaincu du potentiel d'une liste écologiste aux européennes, Yannick Jadot ne veut pas entendre parler d'une alliance à gauche. Déjà élu deux fois député européen, l'ancien soutien de Benoît Hamon à la présidentielle devrait une nouvelle fois reprendre le chemin de Bruxelles au printemps prochain.

Le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan a annoncé dès septembre sa première candidature à la tête d'une liste aux européennes. Sa plateforme d'union des droites, baptisée «Les Amoureux de la France» et lancée avec Jean-Frédéric Poisson, du Parti chrétien-démocrate, et Bruno North, du CNIP, veut créer la surprise et faire élire des eurodéputés pour la première fois.

Le communiste, Ian Brossat, adjoint chargé du logement à la mairie de Paris, a été désigné en juin dernier pour porter la couleur du Parti communiste français (PCF) aux européennes. Malgré les mauvais sondages (la liste est créditée à 2 ou 3%), et les demandes insistantes d'unité à gauche, le porte-parole du parti, âgé de 38 ans, a toujours fait part de son envie d'aller «jusqu'au bout».

Loin d'être démotivé par son mauvais score à la présidentielle (6,36%), Benoît Hamon se lance désormais dans la bataille des européennes avec son mouvement Génération-s. L'ancien socialiste prône l'unité de la gauche pour ne pas laisser le monopole à La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Mais il ne souhaite pas s'associer avec le PS aux européennes. Pour l'heure, il échange avec le PCF.

Pris en étau, au centre-droit, entre une liste LR selon lui «confiée à l'extrême droite», et le «calcul politique de M. Macron», le député UDI de Seine-Saint-Denis, Jean-Christophe Lagarde, a choisi l'autonomie. Avec l'ambition que sa liste UDI conquière des électeurs de droite en rupture avec Les Républicains version Laurent Wauquiez, et partisans d'une plus forte intégration européenne.

À la tête des Patriotes qu'il a fondé en septembre 2017, l'eurodéputé Florian Philippot a rompu avec Marine Le Pen, dont il déplore l'inflexion sur l'Union européenne et l'euro. Le pro-Frexit a tendu la main à des «gilets jaunes», fin décembre. Mais il semble faire cavalier seul, affaibli par le départ de sa vice-présidente, Sophie Montel, et le refus de François Asselineau de saisir sa main tendue.

Le député béarnais Jean Lassalle a refusé les propositions d'alliance de Nicolas Dupont-Aignan et Florian Philippot. Depuis son départ du Modem, en 2016, et sa candidature à la présidentielle (1,21% des voix), il tient à son indépendance. Pour la première fois tête de liste aux européennes, au nom de son parti, Résistons!, l'élu des Pyrénées-Atlantiques espère réunir au moins 500.000 euros pour se lancer en campagne.

Déjà candidate lors des deux dernières présidentielles, Nathalie Arthaud repart en campagne pour les élections européennes à la tête d'une «liste autonome», distincte du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) de Philippe Poutou. Au risque de contribuer à la division de l'extrême gauche.

François Asselineau le répète sur tous les tons: le «Frexit est urgent». L'ancien candidat à la présidentielle (0,92% des voix), ex-directeur de cabinet de Charles Pasqua, se verrait bien arriver au Parlement européen - «un Parlement croupion» selon lui - pour le marteler dans l'hémicycle.

Après l'échec de la constitution d'une liste «Ralliement d'initiative citoyenne» (RIC) par Ingrid Levavasseur, aide-soignante de l'Eure, l'hypothèse d'une candidature des «gilets jaunes» a pris du plomb dans l'aile. Thierry Paul Valette, un acteur social du Calvados de 42 ans, souhaite toujours présenter une liste «Rassemblement des gilets jaunes citoyens». L'ex-directeur commercial niçois Patrick Cribouw, 64 ans, se voit pour sa part à la tête d'une «Union jaune» et assure que «sa liste est prête». L'hypothèse d'une liste «gilets jaunes» est créditée de 3% des intentions de vote, selon la deuxième vague d'enquête Harris Interactive-Agence Epoka pour Le Figaro.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post3771

Macron défend l'usage LBD: "Je ne laisserai pas les forces de l'ordre sans aucun moyen (...) face à des gens qui arrivent aujourd'hui armés"

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 28 févr., 2019 01:42:31
Gabriel MIHAI

Emmanuel Macron a défendu ce mercredi 27 février l'usage controversé des lanceurs de balles de défense (LBD) par les forces de l'ordre. Il a de nouveau dénoncé les casseurs du "samedi après-midi", après l'appel du Conseil de l'Europe à suspendre l'usage du LBD au nom des droits de l'homme.

Le Conseil de l'Europe a appelé mardi à "suspendre l'usage" des lanceurs de balles de défense (LBD) dans les opérations de maintien de l'ordre en France pour "mieux respecter les droits de l'Homme". Ils ont été utilisés lors des manifestations des "gilets jaunes".

Emmanuel Macron a tenu à relativiser les décisions à venir de l'exécutif à ce sujet : "Il appartiendra au ministre de l'Intérieur de répondre point par point sur les recommandations qui sont faites", a déclaré le chef de l'État lors d'une conférence de presse commune avec Angela Merkel.

Le chef de l'État a ensuite insisté sur l'encadrement actuel de l'utilisation de ces armes. "Il y a déjà eu une politique de très grande limitation et de transparence de ces matériels", a-t-il précisé, avant d'évoquer les caméras "mises en place pour s'assurer d'une bonne utilisation du suivi".

Pour clore le sujet, le chef de l'État a écarté tout retrait des moyens de défense des policiers. "Je le dis très simplement, je ne laisserai pas les forces de l'ordre sans aucun moyen, ni d'assurer l'ordre public, ni de se défendre face à des gens qui arrivent aujourd'hui armés et avec les pires intentions", a-t-il martelé.

Emmanuel Macron a fermement appuyé ses dernières déclarations à propos des violences commises lors des manifestations et leurs participants, estimant que "la meilleure manière d'éviter ces utilisations (...) est d'éviter d'avoir des gens qui considèrent que le samedi après-midi est fait pour casser des vitrines, des institutions ou attaquer les forces de l'ordre".

Dunja Mijatovic, recommande notamment de ne pas introduire une interdiction administrative de manifester, "une grave ingérence dans l'exercice de ce droit", mais aussi de renoncer à "ériger en délit la dissimulation volontaire 'sans motif légitime' de tout ou partie du visage au sein ou aux abords immédiats d'une manifestation".

Le Conseil de l'Europe a appelé mardi 26 février la France à "suspendre l'usage du LBD dans le cadre des opérations de maintien de l'ordre". Aujourd'hui le chef de l'État "je ne laisserai pas les forces de l'ordre sans aucun moyen (...), est la seul moyens de défense des policiers, (...) face à des gens qui arrivent armés."



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post3735

Macron au dîner du Crif a fait une série d'annonces pour lutter contre l'antisémitisme

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 21 févr., 2019 14:03:52
Gabriel MIHAI

Lutter contre la haine sur internet, lutter contre "la déscolarisation" des enfants juifs, "l'antisémitisme tue en France"(...) la dissolution de trois associations d'extrême droite.

«Notre pays - comme d'ailleurs l'ensemble de l'Europe et la quasi-totalité des démocraties occidentales - est confronté à une résurgence de l'antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde guerre mondiale», face à cette poussée d'antisémitisme, le chef de l'Etat a décrété que le temps des «actes» était venu, réitérant la promesse qu'il avait faite mardi en se rendant à Quatzenheim (Bas-Rhin), où une centaine de tombes du cimetière juif ont été recouvertes de croix gammées.

Comme chacune et chacun, j'aurais souhaité que ce dîner - le deuxième auquel j'ai l'honneur d'assister comme président de la République - se tienne dans des circonstances plus sereines. Nous aurions évoqué avec émotion Claude LANZMANN, ce qu'il donna à la France en entrant en résistance dès l'âge de 18 ans, ce qu'il offrit au monde avec son monument SHOAH, cette œuvre immortelle contre l'inexorable travail d'oubli du temps. Nous nous serions souvenus de Marceline LORIDAN disparue en septembre et son inlassable action pour transmettre la mémoire du génocide et de son insolence. De Georges LOINGER qui nous a quittés en décembre emportant avec lui une vie d'héroïsme, lui qui sauva près de quatre cents enfants juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Nous aurions revécu ensemble cette matinée ensoleillée de juillet où le peuple français rassemblé rue Soufflot communièrent autour des cercueils bleu blanc rouge de Simone et Antoine VEIL. Simone VEIL qui puisa dans l'indicible horreur des camps la force de faire grandir encore par ses combats pour la mémoire, pour les femmes, pour l'Europe l'œuvre universelle de la France. Nous serions certainement revenus sur la relation d'amitié de 70 ans liant la France et Israël, que la saison culturelle croisée de 2018 a fait vivre et que la visite du président RIVLIN à Paris à la mi-janvier est venue sceller. Peut-être même aurions-nous échangé sur le rôle de René CASSIN dans la rédaction de la Déclaration des Droits de l'Homme cette grammaire commune des nations dont nous venons de célébrer le 70ème anniversaire. Oui, chacune et chacun d'entre nous aurait aimé évoquer tout cela. Cette part juive de l'âme française, cette histoire des Français juifs qui a contribué à faire de notre nation belle et grande. Mais le moment que nous vivons appelle un propos autrement plus grave. Depuis plusieurs années - et la situation s'est encore aggravée ces dernières semaines - notre pays, comme d'ailleurs l'ensemble de l'Europe et la quasi-totalité des démocraties occidentales, est confronté à une résurgence de l'antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde Guerre mondiale, a-t-il affirmé le chef de l'État.

Le président de la République a dévoilé mercredi soir plusieurs mesures pour lutter contre l'antisémitisme, mercredi soir dans un discours prononcé lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), à Paris. Le chef de l'État a ainsi annoncé que la France allait mettre en oeuvre une définition de l'antisémitisme élargie à l'antisionisme, sans toutefois modifier le Code pénal. La France a connu récemment une multiplication d'actes antisémites, dont la profanation mardi de 96 tombes dans un cimetière juif alsacien.

"Face à cette inacceptable, il serait faux de dire que nous n'avons rien fait. Nous avons condamné beaucoup, adopter des plans, souvent depuis des années et des années, voter des lois parfois. Mais nous n'avons pas su agir efficacement. C'est vrai. Et si nous en sommes là aujourd'hui c'est bien pour cela.

Et cette litanie que je viens de reprendre c'est notre échec.

Trop d'indignation. Trop de mots. Pas assez de résultats.

Le temps est donc venu des actes tranchants, concrets", a-t-il poursuivi le président de la République.

Le chef de l'État a aussi demandé la dissolution "d'associations ou groupements" racistes ou antisémites, à commencer par les organisations d'extrême droite Bastion social, Blood and Honour Hexagone et Combat 18. "Parce que la période met en cause ce que nous sommes, la France doit tracer de nouvelles lignes rouges (...). J'ai demandé au ministre de l'Intérieur d'engager des procédures visant à dissoudre des associations ou groupements qui par leur comportement nourrissent la haine, promeuvent la discrimination ou appellent à l'action violente", a déclaré Emmanuel Macron.

"La honte sur ces sujets d’urgence doit changer de camp. Elle ne doit plus ronger les victimes. Elle doit accabler les agresseurs. Enfin, parce que la période met en cause ce que nous sommes, la France doit aussi tracer des nouvelles lignes rouges et nous le ferons par des mesures concrètes et des décisions que la loi permet aujourd’hui de prendre. C’est pourquoi j’ai aussi demandé au Ministre de l’Intérieur d’engager des procédures visant à dissoudre des associations ou groupements qui, par leurs comportements, nourrissent la haine, promeuvent la discrimination ou appellent à l’action violente : Bastion social, Blood & Honour Hexagone et Combat 18 pour commencer."

Emmanuel Macron a également annoncé que la députée LREM Laëtitia Avia allait déposer une proposition de loi pour lutter contre la haine sur internet "dès le mois de mai", mercredi lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).

"Le combat européen doit se poursuivre mais il est trop lent, et nous ne pouvons plus attendre. C’est pourquoi la Député Laetitia AVIA déposera, dès les mois de mai, c’est-à-dire dès la première fenêtre parlementaire possible, au Parlement, une proposition de loi pour lutter contre la haine sur Internet reprenant les propositions de ce rapport. Nous devons, à ce titre, nous inspirer de ce que nous voisins allemands ont su faire, de manière efficace et pragmatique. Apporter des sanctions judiciaires, pénales et pécuniaires ; appeler la responsabilité des individus, comme des plateformes. Il s’agira de mettre fin aux stratégies d’éviction déployées par des sites étrangers qui, changeant régulièrement de serveurs, sont aujourd’hui très difficiles à bloquer. Dans ce contexte, la question de l’anonymat sera évidemment posée. Elle est, trop souvent, le masque des lâches. Et derrière chaque pseudonyme, il y a un nom, un visage, une identité.

Faut-il interdire partout sur Internet l’anonymat ? Je pense que nous pourrions aller par cette voie à quelques égards vers le pire. Il faudra donc y réfléchir à deux fois. Par contre, ce que nous ne pouvons pas accepter, c’est que parce qu’il y a l’anonymat, le contenu ne soit pas retiré dans les meilleurs délais, que l’identité ne soit pas recherchée et ne soit pas donnée. Il y a aujourd’hui encore des plateformes comme Twitter, pour citer les mauvais exemples, qui attend des semaines, quand ça ne l’est des mois, pour donner les identifiants qui permettent d’aller lancer les procédures judiciaires contre ceux qui ont appelé à la haine, au meurtre ; qui, parfois, prend des jours, des semaines pour retirer des contenus ainsi identifiés. Ce que ce texte portera donc, ce sont des dispositions claires imposant le retrait dans les meilleurs délais de tous les contenus appelant à la haine et mettant en œuvre toutes les techniques permettant de repérer l’identité dans les meilleurs délais et enfin appelant à la responsabilité, y compris sur le plan juridique, les dites plateformes. Il nous faut adopter nos sanctions à la société numérique ; nous donner les moyens aussi de pouvoir interdire la présence sur un réseau social de personnes coupables de propos racistes et antisémites, comme on interdit les Hooligans dans les stades, ou à tout le moins faire en sorte que les condamnations pour actes racistes et antisémites soient publiées pour ceux s’en rendant coupables."

Autre annonce, le gouvernement va lancer un "audit" des établissements scolaires touchés par la "déscolarisation" des enfants de confession juive. Déplorant que des élèves de certains quartiers soient "trop souvent" obligés de "quitter l'école publique", le chef de l'Etat a chargé son ministre de l'Éducation d'évaluer ce phénomène pour que l'école joue à plein "son rôle de rempart républicain".

"Mais trop souvent, nous avons vu aussi, dans ces quartiers de la République, ces dernières années, des enfants quitter l’école publique, disons-nous les choses franchement, pour aller vers des écoles privées sous contrat, quelle que soit, d’ailleurs, la confession, pour pouvoir changer de quartier, parce que quelque chose se passait, que l’enfant ou les parents eux-mêmes n’osaient pas dire. C’est pourquoi j’ai demandé au ministre de mettre en place des actions spécifiques et de procéder à un audit de tous les établissements marqués par le phénomène de déscolarisation des enfants de confession juive", a précisé Emmanuel Macron.

Dans son discours, le président du Crif, Francis Kalifat, avait lancé un appel aux musulmans et aux imams à lutter contre l'antisémitisme et à «en finir avec la justification religieuse de la haine des juifs». Il avait également dénoncé «l'antisémitisme de certains musulmans, l'antisémitisme de certains gilets jaunes». Ce dîner intervient au lendemain d'une mobilisation en demi-teinte dans plusieurs villes de France.

Selon le ministre de l'Intérieur, 541 actes antisémites ont été recensés en 2018, un chiffre en forte hausse mais qui reste inférieur aux pics de 2014 (851) et 2004 (974).




  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post3717

AUCUNE MESURE N'A ÉTÉ ANNONCÉE LORS DE LA RÉUNION À L'ELYSÉE...

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 10 déc., 2018 19:09:03
GABRIEL MIHAI


Deux jours après l'acte IV des "gilets jaunes", le chef d’État va leur présenter les mesures qui seront annoncées dans la soirée, lors d'une allocution télévisée en direct de l'Elysée.

Emmanuel Macron a reçu ce lundi 10 décembre, pendant 4 heures, les responsables des syndicats, du patronat, des deux assemblées et des associations d'élus locaux. L'objectif était de roder son discours "à la Nation", très attendu ce lundi à 20 heures, et de mieux inclure les corps intermédiaires qui se sentent méprisés depuis le début du quinquennat.

Début de la réunion à l'Elysée. Au total, 37 personnes y participent, dont le Premier ministre Edouard Philippe, douze membres du gouvernement, les principaux syndicats et le patronat, ainsi que les présidents de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, du Sénat, Gérard Larcher et des associations de collectivités locales.

Emmanuel Macron n'a rien dévoilé de ce qu'il comptait annoncer lundi soir, ont indiqué plusieurs participants, dont le patron de la CFDT Laurent Berger, à l'issue d'une longue réunion avec les élus et partenaires sociaux à l'Elysée.

Le président de la République n'a donné «aucun élément» sur le contenu de son allocution télévisée, a indiqué Laurent Berger. «Aucune mesure n'a été annoncée, le président nous a simplement écoutés. Ce qu'on a entendu, c'est qu'il y aurait du concret, du solide», a déclaré Hervé Morin président de Régions de France.

Emmanuel Macron prononcera à 20h une allocution télévisée en direct de l’Élysée. Que va-t-il annoncer ? Quelques pistes de réflexion sont envisagées.

Une revalorisation du SMIC, demandée par les "gilets jaunes", n'est pas à l'ordre du jour. La ministre du Travail Murielle Pénicaud a exclu cette possibilité. Cela engendrerait des coûts supplémentaires pour les entreprises et risquerait de "détruire des emplois" selon elle.

Autre possibilité : annoncer l'instauration d'une prime de fin d'année défiscalisée pour les bas-salaires qui échappent aux cotisations sociales. L'idée de mettre en place une "prime mobilité" a également été évoquée par le Premier ministre, lors de son discours du 4 décembre. Un coup de pouce adressé à ceux qui se rendent au travail en voiture, soit 7 Français sur 10.

Le gouvernement "garde le cap" mais pourrait bien accélérer son calendrier. Ainsi, certaines promesses de campagne, comme les heures supplémentaires désocialisées, la baisse de l'impôt sur le revenu ou bien la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des foyers les plus modestes, pourraient être avancées.

Emmanuel Macron doit revenir lundi soir sur la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes s'il veut avoir une chance de "renouer le lien" avec les Français, demande l'association 40 millions d'automobilistes. "M. Macron n'a plus le choix: il doit revenir ce soir sur la limitation de la vitesse à 80 km/h" instaurée en juillet dernier, a déclaré Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d'automobilistes, farouchement opposée à cette mesure.




  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post3583

Bilan pour l'Outre-Mer après le 101ème Congrès des Maires ouvert au Sénat

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 27 nov., 2018 18:35:06
VÉRONIQUE YANG

Alors que de graves difficultés menacent l'Outre-Mer, l'Association des Maires de France s'est réunie le 19 novembre au Sénat lors de la journée d'ouverture du 101ème Congrès des maires et présidents d'intercommunalités de France, en présence du Président de l'AMF, François Baroin, de la Ministre des Outre-Mer, Annick Girardin.

Les édiles d'Outre-Mer ont évoqué les difficultés qu'ils rencontrent face aux problèmes sociaux et économiques auxquels ils doivent faire face et ont demandé à l'Etat de les aider à surmonter les conflits auxquels ils sont confrontés selon les territoires. On peut constater un taux de chômage avoisinant 33% en Martinique et à la Réunion, des conditions d'accès au logement et à l'eau potable sans compter les frais liés à la reconstruction après le passage des ouragans...

La Réunion était au centre du discours de la Ministre des Outre-Mer particulièrement à cause du mouvement des "Gilets Jaunes"qui a réuni près de 2 000 manifestants et ont tenu 400 barrages sur l'île laissant place à des scènes de violences que regrette Annick Girardin.

Bien que très attachée au droit de manifester mais aussi à la liberté de circuler et le respect de l'ordre public, la ministre a demandé des renforts au préfet de la Réunion pour un retour au calme après la manifestation des "gilets jaunes". Depuis l'an dernier, un exercice de consultation a permis la remise du Livre bleu outre-mer au président de la République."Il constitue le point de départ de la transformation des outre-mer en territoires de rayonnement grâce à l'action de premier plan des édiles et est un outil au service des territoires".

En réponse aux attentes des ultra-marins, des réponses sont étudiées et apportées, là où l'Etat s'est vu garantir des moyens et identifier des projets porteurs dont voici les domaines:

-Une qualité de vie améliorée (accès à l'eau en Guadeloupe et Polynésie française; création du village pilote de l'aménagement durable à Wallis- et- Futuna engageant les habitants dans une démarche respectueuse de l'eau du lagon; création d'ateliers "sport-santé"à St Martin liés à de pratiques alimentaires et accompagnées par des spécialistes)

-Des services publics mieux adaptés aux territoires ( des bases de la future convention entre l'Etat et le pays doivent être posées en Polynésie concernant le Régime de solidarité (RSPF))

-Des crèches ( augmentation du nombre en Guyane, à Mayotte et à la Réunion; expérimentation de "guichets uniques de la petite enfance"sous l'égide de la CAF pour accélérer les créations de places)

-Des transports et infrastructures (création du premier concept d'éco-taxi senior en Martinique; augmentation des crédits du FEI portés de 40 M€ à 110 M€ par an, niveau d'engagement maintenu avec près de 500 M€ affectés au financement des infrastructures essentielles, signature des contrats de convergence prévus par la loi EROM auxquels a été ajouté le terme "transformation")

-Un système de santé performant (lutte contre la dengue à la Réunion ou les sargasses et chlordécone aux Antilles; l'accès aux soins et la lutte contre les déserts médicaux ainsi que la création de médecins spécialistes "outre-mer"pour 2019).

-Des formations et des emplois pour les jeunes (accompagnement pédagogique en ligne, caravane-pirogue et activités socio-pédagogiques, projet de mobilité éducative pour les jeunes Mahorais, du fleuve Maroni aux rives de l'Oyapock,; extension du RSMA à Bourail en Nouvelle Calédonie ainsi que d'un EREA, d'un institut thérapeutique et d'un internat de réussite éducative; développement du numérique grâce à un financement de 10 M€; investissement de 56 M€ pour les infrastructures sportives outre-mer d'ici 2022; développement des contrats aidés devenus "parcours emploi compétence; financement dès cette année de 11 380 formations au profit des publics les plus éloignés au même titre que la garantie jeune)

- Une société plus solidaire et moins inégalitaire (questions sécuritaires et migratoires à Mayotte et en Guyane; conférence sur le logement outre-mer avant la fin de l'année, amélioration de l'accès au logement des ménages ultra-marins les plus fragiles, redynamisation du plan logement OM 2015-2020 grâce à la loi ELAN; le rétablissement par le gouvernement en 2019 des" APL accession"de manière transitoire et exceptionnelle afin de solder l'ensemble si n'ont pu être menées à terme des opérations engagées et nouveau dispositif d'accompagnement pour le futur)

En 2019, une conférence doit se tenir, un travail sur l'amélioration et la fiabilisation des ressources des collectivités ( Bases fiscales, fiscalité indirecte et dotations) y sera étudié accompagné d'une réflexion sur une meilleure maîtrise de la dépense des collectivités.

Un dernier point soulevé, le développement durable et ses 17 objectifs qui recouvrent les enjeux du climat, de la biodiversité, de l'énergie, de l'eau, de la pauvreté, l'égalité des genres ou la prospérité économique. Ils recouvrent 169 cibles parmi lesquelles se trouvent les territoires" bas carbone"accompagnés du développement de la mobilité électrique, les sociétés économes grâce au "plan eau DOM ou le tri des déchets à la source, la protection des populations des pollutions ou substances chimiques par des alternatives aux produits phytosanitaires, les sociétés inclusives luttant contre toute forme d'exclusion et accompagnant les ménages les plus fragiles vers un logement, les territoires résilients face au changement climatique et aux risques naturels.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post3553

Les mots d’Edouard Philippe sont les mêmes que ceux prononcés par Emmanuel Macron devant les édiles à l’Elysée

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 26 nov., 2018 01:37:34
GABRIEL MIHAI

Le 101e Congrès des maires de France s’est conclu jeudi à Paris avec un goût d’inachevé. Quelques heures après Emmanuel Macron à l’Élysée, le premier ministre est resté sur la ligne fixée par le président de la République, sans convaincre les élus locaux.

A la veille du discours du Premier ministre Édouard Philippe au congrès annuel des maires à Paris, le chef de l’État a reçu sous les dorures de la salle des fêtes de l’Élysée quelque 2.000 élus avec lesquels il s’est livré à un jeu de questions-réponses.

“Je sais que votre quotidien n’est pas facile, celui du gouvernement ne l’est pas davantage”, a-t-il déclaré dans ses propos liminaires. Face aux défis, “on a une responsabilité commune, c’est d’être ensemble. Si on n’est pas ensemble, alors on ouvre un formidable boulevard, non pas aux populistes, mais aux démagogues”.

“Il faut un changement de méthode entre nous, c’est ce que j’ai voulu initier ce soir et ce qu’on va poursuivre ensemble dans les prochains mois, dans la manière de préparer les textes au niveau national et de les porter”, a-t-il poursuivi, quelques heures après une rencontre avec le bureau de l’Association des maires de France (AMF) qui n’a pas mâché ses mots ces dernières semaines contre l’exécutif.

Devant les 4 000 élus présents, le Premier ministre a affirmé la volonté du Gouvernement d’un dialogue de bonne qualité. Pour lui, le mandat de maire honore ceux qui l’exercent parce qu’il repose sur une confiance exprimée au plus près des citoyens.

Autrement, concernant la limitation de la hausse des dépenses de fonctionnement à 1,2% pour 322 communes, départements et régions – qui a poussé ces dernières au boycott de la dernière Conférence nationale des territoires en juillet dernier – Edouard Philippe assure “constater que cet objectif semble très correctement fonctionner”. Comme lors de la dernière conférence des villes organisée par les métropoles de France Urbaine, il a dans le même temps promis d’être “à l’écoute des questions de retraitement”.

Par ailleurs, à l’instar d’Emmanuel Macron, le Premier ministre s’est engagé à revoir le fonctionnement de la dotation globale de fonctionnement (DGF) ce qui a suscité les applaudissements de la salle :
“Entendons les remarques. Le fait est que les 42 critères sont tellement complexes qu’ils offrent un résultat incompréhensible. Il vous appartient de faire des propositions.”

Dans un communiqué publié un peu plus tôt dans la journée, l’AMF avait demandé à Emmanuel Macron et au gouvernement de s’engager dans “une vraie négociation” avec les communes pour rétablir la confiance entre l’État et les élus.

“Nous souhaitons la mise en place d’une méthode de travail avec un calendrier précis qui permette à l’État et à l’AMF de s’engager dans une négociation sincère afin de rétablir la confiance”, avait indiqué l’association. “Il y a urgence à renouer le dialogue dans une vraie négociation”.
Lors de l’échange avec les maires, Emmanuel Macron s’est dit “tout à fait prêt à ouvrir le chantier de la réforme des règles de la DGF”, “favorable à confier aux élus la gestion de la fonction publique territoriale” et à “améliorer à la marge la loi Notre (nouvelle organisation territoriale de la République)”.

“Ca ne veut pas dire revenir en arrière, mais (…) on peut améliorer des choses”, a-t-il souligné. Quant à la suppression de la taxe d’habitation à l’horizon 2020, “l’engagement a été tenu”, a-t-il ajouté, sans donner plus de précisions sur la compensation de la suppression de cette taxe, traditionnelle source de recettes pour les communes.

Edouard Philippe ne s’est pas exprimé sur d’autres propositions de l’AMF : l’élaboration d’une loi de finances annuelle des collectivités, la création d’un fonds de lissage financé par l’Etat en faveur des communes dont les dotations ont diminué ainsi que l’ajustement de la contribution du bloc communal à la réduction de la dette publique au prorata de sa part dans l’endettement.

Pour Edouard Philippe, les maires ont pour volonté farouche de faire vivre et se développer les territoires de la France. La méthode du Gouvernement est le cousu-main. L’objectif est de donner à chaque territoire la possibilité de se développer, à son rythme, à sa mesure, en fonction de ses ambitions, de ses faiblesses, de ses besoins.

Sur la suppression de la taxe d’habitation, l’objectif est simple : faire en sorte que dès l’été prochain, [les maires sachent] comment va s’éteindre la taxe d’habitation et comment nous la compenserons”, a-t-il affirmé.

Il a annoncé “qu’au printemps 2019, le Gouvernement présentera les principes de cette “extinction-compensation”. Et aux alentours de la mi-avril, le conseil des ministres examinera un projet de loi consacré à la réforme de la fiscalité locale.

Le Premier ministre n’était pas en terrain conquis, et avait bien peu de bonnes nouvelles pour s’attirer la sympathie des édiles présents porte de Versailles.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post3551

Découvrez la nouvelle équipe gouvernementale remaniée

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 17 oct., 2018 18:33:33
GABRIEL MIHAI

Au terme du premier conseil des ministres de cette équipe gouvernementale, ce mercredi 17 octobre, les ministres et secrétaires d'État ont posé sur les marches du perron de l'Élysée.

L'attente a pris fin ce mardi matin : après deux semaines de discussions, l'Élysée a annoncé, ce mardi, la nouvelle équipe gouvernementale remaniée, censée apporter un "second souffle" au quinquennat d'Emmanuel Macron, après un été et une rentrée chaotiques. Au total, le gouvernement compte huit entrants avec également les arrivées de quatre secrétaires d'Etat. Il s'agit "d'une équipe renouvelée, dotée d'un second souffle, mais dont le mandat politique reste le même", a commenté l'Elysée.

Le gouvernement devra, dans les prochains mois, montrer plus de flexibilité à l'égard des 16 millions retraités. La question de la conversion des 42 régimes de retraites actuels en un régime universel doit elle aussi être tranchée.

Christophe Castaner, devient ministre de l'Intérieur en remplacement de Gérard Collomb, démissionnaire. Il sera secondé par Laurent Nuñez, désigné secrétaire d'Etat. Laurent Nuñez est l’actuel patron des services de renseignement intérieur, la DGSI. Lors de la passation de pouvoir avec Edouard Philippe, qui assurait l'intérim à ce poste, le premier ministre a estimé que Castaner était "parfaitement armé pour faire face à cette mission".

Didier Guillaume, devient ministre de l'Agriculture en remplacement de Stéphane Travert, qui quitte le gouvernement. Lors de la passation de pouvoir, Didier Guillaume a assuré qu'il allait être un "inlassable militant, défenseur et promoteur de l'agriculture".

Franck Riester, remplace Françoise Nyssen au ministère de la Culture.

Christelle Dubos, devient secrétaire d'État auprès d'Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la Santé.

Gabriel Attal, devient secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale.

Marc Fesneau est désormais chargé des Relations avec le Parlement, en remplacement de Christophe Castaner.

Jacqueline Gourault, qui était secrétaire d’État auprès du ministre de l'Intérieur, devient ministre en charge de la Cohésion des Territoires, en remplacement de Jacques Mézard. A la tête d'un grand ministère, elle est secondée par Sébastien Lecornu, nommé ministre auprès d'elle chargé des collectivités territoriales, et Julien Denormandie, ministre chargé de la ville et du logement.

Emmanuelle Wargon est nommée secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire en remplacement de Sébastien Lecornu.

Agnès Pannier-Runacher est également nommée secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances.

Mounir Mahjoubi, ex-secrétaire d'État auprès du Premier ministre chargé du Numérique, passe sous la tutelle de Bruno Le Maire et de Gérald Darmanin à Bercy.

Marlène Schiappa a désormais en charge, en tant que secrétaire d'État , la lutte contre les discriminations.

De la jeunesse, du dialogue avec le local, de la lutte contre la pauvreté... De quoi faire espérer à l'exécutif que la page de cet été chaotique est enfin tournée.

Emmanuel Macron a assuré mardi qu'il n'y aura "ni tournant ni changement de cap" de sa politique et que sa "volonté d'action" sera "plus forte encore" après le remaniement gouvernemental.




  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post3475

François de Rugy et Roxane Maracineaneanu sont les deux nouveaux membres du gouvernement

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 04 sept., 2018 23:16:15
Véronique YANG

Après le départ surprise de Nicolas Hulot de son poste de ministre d'Etat de la Transition écologique et solidaire, ce fut le tour de la ministre des sports Laura Flessel d'annoncer sa démission, une semaine plus tard, pour des raisons personnelles.

Dès 12h50, l'Elysée a annoncé le nom des deux remplaçants. François de Rugy, président de l'Assemblée Nationale, remplace Nicolas Hulot au ministère de la Transition Ecologique et Roxana Maracineanu succède à Laura Flessel à celui des sports. Nous assistons au troisième remaniement ministériel depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron. En ce qui concerne le perchoir, le nom de Richard Ferrand, actuel président du groupe LREM à l'Assemblée Nationale.

Qui sont ces nouveaux ministre?

-François de Rugy est né le 6 décembre 1973 à Nantes dans une famille d’enseignants. Diplômé de l’Institut politique de Paris en 1994, il fonde l’association Ecologie 44 qu’il préside jusqu’en 1999.

Elu député écologiste de Loire-Atlantique en 2007, il est réélu en 2012 et décide en 2017 de se présenter aux primaires socialistes pour la présidentielle. N’ayant obtenu qu’un très faible score, il décide de quitter le parti socialiste et soutenir Emmanuel Macron pour le second tour. En juin 2017, il devient président de l’Assemblée Nationale, le plus jeune dans cette fonction depuis Laurent Fabius.

Après la démission de Nicolas Hulot la semaine dernière, il devient le numéro 3 du gouvernement en tant que ministre de la transition écologique et solidaire.

-Roxana Maracineanu est née 7 mai 1975 à Bucarest en Roumanie. Après avoir vécu en Algérie avec ses parents, elle arrive en France en 1984; elle apprend le français dans un centre de transit et obtient la nationalité française à l’âge de 16 ans en 1991.

Elle débute sa carrière de nageuse à Mulhouse entraînée par Lionel Horter et obtient ses premiers titres de 100 et 200 mètres en 1991; pendant une dizaine d’années, on la retrouve sur les podiums de grandes compétitions, nationales et internationales. Parmi ses récompenses, on relève une médaille d’argent aux jeux olympiques de Sydney pour le 200 mètres dos, 2 médailles d’or dans la même compétition aux championnats du monde de Perth en 1998 et aux championnats d’Europe d’Istanbul en 1999 où elle obtient aussi le bronze pour le 100 mètres dos; 2 ans plus tôt à Séville, elle avait décroché l’argent pour le 100 mètres et le bronze pour le 200 mètres.

A l’arrêt de sa carrière sportive, elle est consultante pour France Télévision lors des championnats du monde de natation de Melbourne en 2007 puis pour Europe 1 en 2008 lors des JO de Pékin. On la retrouve au même poste pendant plusieurs années jusqu’en 2015 où elle postule pour le poste de directeur technique national de la FFN après le départ de Lionel Hortel. Le poste ira finalement à un de ses concurrents, Jacques Favre.

Roxana Maracineanu s’engage aussi en 2005 auprès de la Fondation du Sport pour la campagne de sensibilisation auprès des jeunes, « Bien mangé, bien joué », en leur apprenant les bases d’une alimentation adaptée à l’effort physique.

A partir de 2010, elle entre en politique auprès du parti socialiste et est élue au conseil régional francilien et intègre la commission sports et loisirs. Son mandat se termine en 2015.

Après avoir rejoint une mission inter-ministérielle (E N et Sport) en juillet 2018 suite à de nombreuses noyades d’enfants, elle vient d’être nommée ministre des sports en remplacement de Laura Flessel.




  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post3366

L’affaires Benalla: tous les concernés ont menti aux médias à tous les égards

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 08 août, 2018 16:27:48
GABRIEL MIHAI


L'avocat du couple agressé par Alexandre Benalla assure que l'enquête a établi que ces derniers n'étaient pas des casseurs, démentant la version donnée par l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron lors de la procédure judiciaire et devant les médias.

"La défense de M. Benalla essaye de les faire passer pour des casseurs pour tenter de justifier la façon dont ils ont été molestés, mais, aujourd'hui, les faits ressortent et l'information judiciaire permet d'établir que les deux victimes de M. Benalla n'étaient pas des fauteurs de troubles, c'étaient des personnes qui étaient de passage place de la Contrescarpe", affirme Me Sahand Saber.

Reconnaissant que ses clients avaient bien lancé des projectiles en direction des CRS – un geste qu'il a qualifié de «déplacé» – Sahand Saber a martelé qu'ils n'avaient pas le profil de «Black Blocs», n'ayant pas de casier judiciaire et n'étant pas connus des services de police. L'avocat a par ailleurs souligné que, contrairement à ce qu'avait avancé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, le jeune homme et la jeune femme ont accepté de donner leur identité aux forces de l'ordre au moment de leur interpellation.

Me Saber affirme également que, contrairement à ce qui avait été avancé dans un premier temps, le couple a accepté de donner son identité dès son interpellation : "M. Collomb avait aussi indiqué qu'il s'agissait de casseurs qui avaient donné une fausse identité, c'est également faux, puisque la jeune femme a donné une bonne identité et le jeune homme lui, a un nom d'origine grecque, son nom et son prénom ont été très mal orthographiés, mais à aucun moment, il n'a donné une fausse identité."

Alexandre Benalla, chargé de mission pour la sécurité à l'Élysée, a été filmé le 1er Mai en train de molester des manifestants place de la Contrescarpe, à Paris, alors qu'il était officiellement présent pour observer le travail des forces de l'ordre. Il a notamment été mis en examen, le 22 juillet, pour "violences en réunion".

Lors de son audition par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale lundi 23 juillet, Michel Delpuech a dit ne pas connaître personnellement Alexandre Benalla, cet ex-chargé de mission à l'Élysée accusé d'avoir violenté des manifestants le 1er mai. Mais ce mercredi 8 août, Le Canard Enchaîné dévoile un document qui vient fragiliser cette affirmation.

Dans une carte envoyée en janvier dernier, le préfet de police se montre très amical avec Alexandre Benalla. "Merci pour la magnifique photo-souvenir de "quelques forces de l'ordre" réunies autour du couple présidentiel. Amicalement à vous." Un document potentiellement compromettant, retrouvé au domicile de M. Benalla lors d'une perquisition à Issy-les-Moulineaux. Interrogé par Le Canard Enchaîné, le préfet s'est justifié en parlant "d'un pur geste de courtoisie".

Lors de son audition devant les députés, Michel Delpuech avait pourtant insisté : "Dans mon téléphone portable, je n'ai jamais eu le numéro d'Alexandre Benalla", laissant entendre qu'il ne connaissait pas personnellement l’intéressé.

Il avait raconté qu’il avait rencontré pour la première fois le collaborateur d'Emmanuel Macron "l’avant-veille ou 3 jours avant la soirée présidentielle, le 14 mai 2017".

Laissant entendre qu'il ne l'aurait revu qu'à des événements ponctuels comme les cérémonies du 8 mai ou du 14 juillet.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post3331

L'ancien syndicaliste Jacques Chérèque vient de disparaître à l'âge de 89 ans

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 25 déc., 2017 22:35:37
VÉRONIQUE YANG

La CFDT vient d'annoncer le décès de son ancien numéro deux Jacques Chérèque à l'âge de 89 ans.

Jacques Chérèque a té numéro deux de la CFDT et ancien ministre délégué chargé de l'aménagement du territoire de Michel Rocard.

Jacques Louis André Chérèque est né le 9 septembre 1928 à Dijon. Il épouse Marie Colson en 1950 avec qui il a 5 fils:

  • Philippe Chérèque en 1951, ingénieur diplôme de l'Institut supérieur d'électronique de Paris (ISEP) ,vice-président exécutif commercial du groupe Amadeus de 2009 à 2011, président d’American Express Global Business Travel depuis 2016
  • Marc Chérèque en 1953, ingénieur diplômé de l'École nationale supérieure d'informatique et de mathématiques appliquées (ENSIMAG) et président du FC Grenoble
  • Pierre Chérèque
  • François Chérèque (1956-2017), éducateur spécialisé, responsable syndical CFDT, inspecteur général des Affaires sociales et président de l'Agence du service civique (2013-2016)
  • Paul Chérèque, ingénieur diplômé de l'École supérieure du bois (ESB) promotion 1981

Militant à la CFDT lorsqu'il était chef de fabrication aux acieries de Pompey en Meurthe et Moselle, il devient secrétaire général de la Fédération générale de la métallurgie (FGM-CFDT) puis secrétaire général adjoint de la CFDT.

Ancien membre du PSU, il adhère au Parti socialiste après les Assises du socialisme organisées par Michel Rocard en octobre 1974.

Devenu préfet délégué pour le redéploiement industriel en 1984 grâce à une politique de réindustrialisation de la Lorraine, il devient ministre sous le second gouvernement Rocard de 1988 à 1991, c'est l'un des artisans de la convention générale de protection sociale qui entérine la fermeture de nombreux sites sidérurgiques français. Il est l'inspirateur de la notion de banane bleue qui désigne l'espace le plus développé du continent européen.

Considéré comme militant n'ayant jamais oublié ses valeurs, sa mort a fait réagir de nombreux politiques dont l'ancien président de la République François Hollande ou encore Martine Aubry.

Il abandonne l'unité d'action avec la CGT de la métallurgie pour accepter les suppressions d'emplois dans la sidérurgie. Les plans sociaux de la sidérurgie entraînèrent de nombreuses suppressions d'emplois dans le Nord et en Lorraine.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post2818

Visite du Maire de la Nouvelle Orléans à Paris

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 28 nov., 2017 15:56:45
Alex CROSSAY

Le Maire de la Nouvelle Orléans Mitchell Landrieu était en visite officielle à Paris ce lundi 27 novembre. Accompagné d’une délégation de son conseil municipal ainsi que de leaders économiques, il a tout d’abord visité la station F avec la Maire de Paris, Anne Hidalgo. La Station F est le plus gros incubateur de startups au monde, créé par Xavier Niel et inauguré le 29 juin 2017. Elle occupe 34 000 mètres carrés dans la Halle Freyssinet, bâtiment ferroviaire des années 20. L’idée de la Station F est d’héberger des startups dans un lieu où tout ce qui leur est nécessaire est à disposition immédiate : plus de 3000 stations de travail, plusieurs programmes internationaux d’accompagnement de startups, des lieux de réunion, un auditorium, des espaces de restauration et de détente. Des éléments indispensables au fonctionnement des startups sont également présents, comme des fonds d’investissement, un fablab, des imprimantes 3D et des services publics.

La journée du Maire de la Nouvelle Orléans devait se poursuivre par une croisière sur la Seine à bord du bateau à aubes « Mississippi », ainsi que par la visite du nouveau parc Rives de Seine, mais ces deux événements ont malheureusement dû être annulés, du fait des mauvaises conditions météo et de conditions de navigation sur la Seine inadéquates. En fin de journée, la Maire de Paris a reçu le Maire de la Nouvelle Orléans et sa délégation à la Mairie de Paris pour une réunion de travail, afin d’envisager de nouveaux axes de coopération entre les deux villes.

Visite de la Station F et réunion de travail en images :


  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post2740

Un projet de loi qui simplifie les démarches administratives

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 27 nov., 2017 17:39:54
GABRIEL MIHAI

Le gouvernement a dévoilé son plan de simplification administrative loi sur le droit à l’erreur.

Ce sera à l'administration de démontrer le mauvaise foi du citoyen en cas d'erreur. Autre proposition : zéro papier en 2022. Pour le ministre, trop de feuilles circulent entre les administrations. Un coffre-fort numérique protégé sera mis en place pour les particuliers. Nous n'aurons donc plus besoin de fournir les mêmes justificatifs à différentes administrations. Il est aussi proposé d'avoir un interlocuteur unique à la Caisse d'allocations familiales (CAF) désigné pour toutes les démarches.

Une mesure phare de la campagne d'Emmanuel Macron et une nouvelle tentative de simplifier les démarches administratives après d'autres initiatives plus ou moins abouties, le texte, qui répond à une promesse dans les rapports avec l'administration et considérer l'usager ou l'entreprise comme étant de bonne foi dans ses démarches.

Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, "une nouvelle conception de l'action publique pour remettre de la confiance dans les relations entre les Français et leurs administrations, la bonne foi doit profiter à l'usager et à l'entreprise."

Les entreprises bénéficieront d'un " droit au contrôle," leur permettant de demander à une administration de les contrôler pour s'assurer qu'elles sont en conformité et d'opposer ensuite les conclusions rendues en cas de réclamation.

L'Inspection du travail ne sanctionnera plus automatiquement l'entreprise qu'elle contrôle pour certaines infractions, mais pourra donner un simple avertissement dès lors qu'il n'y avait pas d'intention frauduleuse.

Le principe de la "bienveillance," - doit se traduire ainsi : toute personne physique ou morale ayant involontairement méconnu, pour la première fois, une règle applicable à sa situation, ne subira ainsi plus ni amende ni privation de droit si elle rectifie son erreur, à son initiative ou quand l'administration le lui demande. Ainsi, si l'administration fiscale détecte une erreur de bonne foi dans le cadre d'un contrôle, les intérêts de retard seront réduits de 30 %. Si c'est l'usager qui rectifie son erreur de lui-même, les intérêts seront réduits de moitié.

Le texte s'appuie aussi largement sur le principe de l'expérimentation. La médiation dans les Urssaf, testée en Île-de-France, sera généralisée à l'ensemble du territoire. D'autres dispositions feront l'objet d'expérimentations avant d'être instituées. Les Hauts-de-France et la région Auvergne-Rhône-Alpes testeront la limitation de durée cumulée des contrôles réalisés par les administrations sur une même entreprise à neuf mois sur trois ans. Du côté de la simplification, le projet de loi promet la fin des surtranspositions du droit européen, ce qui avait déjà été annoncé lors du précédent quinquennat, sans grand succès.

Le gouvernement entend aussi expérimenter des horaires d'ouverture correspondant plus à la réalité de la vie des Français. Il va aussi tester le « permis de faire », fixant aux entreprises une obligation de résultat et non plus de moyens.

Gérald Darmanin a annoncé l'instauration d'un comité de suivi qui se réunirait une fois par mois pour contrôler la mise en œuvre du texte.

Avec ce projet de loi, les contrôles fiscaux seront allégés pour les entreprises de moins de 250 salariés. Dans les plus petites sociétés, le rapport de gestion, qui doit être rempli tous les ans, sera supprimé.

Le projet de loi prévoit d'alléger les lourdeurs administratives, que ce soit pour les entreprises comme pour les particuliers.

Le gouvernement mobilisera une partie des 1,5 milliard d'euros sur 5 ans prévus dans le grand plan d'investissement annoncé en septembre pour former les agents publics à ces nouvelles règles, selon le dossier de presse.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post2738

Malgré les sifflets, interpellé par Baroin, Macron applique sa séduction face aux maires...

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 24 nov., 2017 00:04:56
GABRIEL MIHAI

Accueilli par des sifflets et des huées, Emmanuel Macron a fait face ce jeudi a Baroin et aux maires réunis en Congrès à Paris.

« Vous pouvez être en désaccord. J’ai fait campagne (…) et les sifflets ne m’ont jamais beaucoup étourdi. J’ai toujours demandé dans mes meetings aux gens de ne pas siffler. C’était des militants. Je peux demander la même chose aux maires », a-t-il lancé devant plusieurs milliers d’édiles.

C'est un dialogue qui s'est transformé en une longue proclamation ce jeudi, devant les 16.000 édiles réunis à Paris pour le congrès de l'Association des maires de France, François Baroin, le président de l'Association des maires de France, maire de Troyes, a entre autres dénoncé les contrats "léonins" pour l'encadrement des dépenses des collectivités locales.

François Baroin, lui a rappelé les enjeux de son discours ce jeudi devant le congrès de son organisation, il attend du président, dont il apprécie "la qualité d'écoute", "qu'il prenne la mesure sur les dotations, qu'il corrige le tir, qu'il ouvre la porte sur la problématique de la taxe d'habitation et qu'il ouvre le débat sur une vraie réforme fiscale, qu'il s'engage sur la problématique du logement social". "Il y a beaucoup de déficits à combler, mais il y a en a un immense et d'urgence à combler qui est un déficit de considération vis-à-vis des élus", a-t-il souligné.

«Je souhaite vraiment la réussite d’Emmanuel Macron. Ce n’est pas ce président et ce gouvernement qui sont en cause, c’est une pente inexorable qui est mise en oeuvre depuis longtemps», argumente François Baroin (LR), le président de l’Association des maires de France (AMF). Après sept ans de baisse des dotations de l’Etat, «c’est l’inscription de cette politique dans la durée qui pose question» a-t-il dit.

Au moment de terminer son discours, il a mis en garde, avec humour, le président de la République, rappelant deux exemples montrant que l'AMF avait pu déjà dans le passé s'opposer à l'exécutif, il a posé: "je redis ma petite parabole sur le magistrat et l’avocat. J’ai pris le temps pour ma plaidoirie, prenez le vôtre pour que vous soyez à présent et pour les cinq ans qui viennent l’avocat de la cause des communes."

Il a alors conclu: "Si vous épousez cette cause, si vous devenez le premier porteur des intérêts des communes de France, vous qui incarnez à présent la République, et nous qui en sommes les gardiens au quotidien, nous serons à vos côtés".

Emmanuel Macron, qui s'exprimait jeudi devant l'Association des maires de France réunie en Congrès, a appliqué dans un discours de plus d'une heure une méthode désormais bien connue.

A son tour au pupitre, Emmanuel Macron a relevé le gant, citant l'héroïne des Mille et une nuits: "J’ai bien entendu votre défi, monsieur le président, qui consiste à ne pas m’arrêter tant que je n’ai pas convaincu. Pour ceux qui ont eu à subir précédemment mes discours, vous prenez, je pense, un risque certain. Il paraît qu’ils peuvent durer longtemps. En quelque sorte vous m’infligez le supplice de Shéhérazade consistant à parler pour ne pas être exécuté, mais je peux tout à fait être Shéhérazade."

Emmanuel Macron a démarré son discours en déclarant sans appel : « Ce que je vais vous dire a vocation (…) pas toujours à vous contenter, parfois à répondre à une inquiétude que j’estime légitime mais a vocation en tout cas à être appliqué ». Il a ensuite annoncé : « j’ai besoin de vous parce que le pays ne réussira que parce que partout sur les territoires il y a les engagés que vous êtes ».

« Les mesures prises durant l’été concernant les collectivités n’ont pas été dûment concertées », a-t-il reconnu, une allusion notamment à la baisse des emplois aidés. « Je veux que maintenant elles le soient pleinement », a-t-il ajouté.

Il a enfin souligné qu’il n’avait « pas peur d’affronter une grogne lorsque l’action publique l’exige » et fait appel à la responsabilité des maires sur la maîtrise des dépenses, « parce que nous avons cette dépense publique en partage ».

Il n'y aura pas de regroupements de collectivités forcés. "L'Etat ne forcera pas à des regroupements de communes ni à des modifications de la carte intercommunale", a-t-il annoncé, assurant qu'il ne toucherait pas à la "carte territoriale", car "nous perdrions du temps et de l'énergie à [la] revoir". "C'est donc la stabilité institutionnelle qui sera retenue", promet-t-il.

« Vous savez mieux que moi où sont les bons regroupements donc mieux vaut faire confiance à ceux qui savent qu’à ceux qui le définiraient d’en haut, avec une doctrine pré-établie (…) Et, sur le terrain, ça marche mieux quand vous l’avez voulu que lorsque cela vous a été imposé », a ajouté Emmanuel Macron.

« L’Etat vous accompagnera pour que les solutions pragmatiques sur le terrain puissent être facilitées. Nous jouerons un rôle de facilitateur dans le cadre des coopérations volontaires, dans les créations de nouvelles communes, dans les regroupements intercommunaux souhaités », a assuré le chef de l’Etat.

Emmanuel Macron est revenu sur tous les points de blocage avec les élus locaux, de la suppression de la taxe d'habitation, qu'il a entièrement assumée et confirmée, même sous les huées, aux baisses de dotation pour les collectivités. Sur ce point-là, le chef de l'État a reconnu une erreur de communication. "Des mesures prises pendant l'été n'ont pas été dûment présentées, concertées, je le reconnais pleinement."

"J'aurais aussi pu vous dire que tout va bien, que nos finances publiques ne sont plus un problème. Ma fonction m'oblige à une chose : la cohérence, la responsabilité devant tous les Français et devant tous nos partenaires."

Emmanuel Macron a également rappelé qu'il prévoyait une "réforme ambitieuse, cohérente" de la fiscalité locale, "dont la taxe d'habitation n'est que le premier acte".

Cette réforme qui doit amener en trois ans à la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des Français « ne doit être qu’un début, un début nécessaire et juste parce qu’il enclenche quelque chose qu’on a refusé de faire depuis 40 ans dont les victimes étaient les Français », a-t-il expliqué.

"Si cet impôt est mauvais pour 80% de nos concitoyens, il y a peu de chances qu'il soit bon pour 100%", a simplement laissé entendre le chef de l'État, sans évoquer de calendrier. Dans son discours a une nouvelle fois promis la compensation à l'euro près, par des économies de l'État, de la disparition progressive de cet impôt local pour les communes.

"Ce que je vais vous dire aujourd'hui n'a pas vocation à vous plaire systématiquement. Cela a vocation en tout cas à être appliqué."

"Nous entrons dans une ère nouvelle".

Le chef de l’Etat a conclu son plaidoyer d’une heure et quart devant les maires.

Après l'intervention d'Emmanuel Macron, le ministre de l'Action et des Comptes publics a annoncé ce jeudi soir que la taxe d'habitation disparaîtrait purement et simplement après 2020 et concernera "100% des Français" après cette date.

"Sous trois ans, 80% des Français vont voir la suppression de leur taxe d'habitation. La moyenne de la taxe d'habitation en France, c'est 600 euros. Le contribuable qui paie 600 euros n'en paiera plus que 400 l'année prochaine, puis 200, puis 0 euro."

Pour définir "l'impôt de demain", qui s'inscrira dans la grande "refonte de la fiscalité locale" annoncée par Emmanuel Macron ce jeudi, Gérald Darmanin le ministre de l'Action et des Comptes publics explique qu'il y a "plusieurs solutions", dont "un point d'impôt national qui doit être distribué localement (...) ça peut être la CSG, l'impôt sur le revenu ou la TVA". Il a ajouté que "toutes les hypothèses sont sur la table".

Emmanuel Macron a jugé l'actuelle fiscalité territoriale "trop illisible" et avec une "dynamique de base" inadaptée aux missions. En outre, il s'est engagé à revenir "chaque année" devant ce même congrès, pour "rendre compte des engagements", sait très bien qu’il a choisi le côté des Français plutôt que celui des élus.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post2724

Les fonctionnaires ne seront plus indemnisés le premier jour en cas d'arrêt maladie

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 20 nov., 2017 22:47:20
GABRIEL MIHAI

Macron l'avait annoncé pendant sa campagne et l'Assemblée nationale a adopte le retour d'un jour de carence dans la fonction publique ce soir.

Les députés ont adopté ce soir l'une des mesures phares du budget 2018 : le rétablissement d'un jour de carence en cas d'arrêt maladie pour les agents de la fonction publique. Pour le gouvernement, il s'agit d'un moyen de lutter contre l'absentéisme.

Cette mesure consiste à ne pas payer à l'agent son premier jour d'arrêt maladie, et de reprendre la rémunération à partir du deuxième jour d'absence seulement. Objectif : "lutter contre le micro-absentéisme qui désorganise les services, alourdit la charge de travail des collègues en poste et coûte environ 170 millions d'euros", avait annoncé dès le mois de juillet le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, pour justifier la promesse dans la campagne d'Emmanuel Macron.

En réinstaurant ce jour de carence dans la fonction publique, le gouvernement entend rapprocher le statut des fonctionnaires de celui des salariés du privé. Dans le secteur privé, les salariés doivent attendre le 4e jour de maladie pour toucher des indemnités. Beaucoup d'entreprises compensent toutefois ce manque à gagner.

Ils n'ont pas, en revanche, voté en faveur d'un amendement visant à exempter les femmes enceintes de ce jour de carence. Le ministre a déclaré souhaiter une concertation préalable à ce sujet avec les organisations syndicales.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post2712

Saad Hariri et Emmanuel Macron les initiatives nécessaires pour la stabilité du Liban

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 18 nov., 2017 20:18:44
GABRIEL MIHAI

Saad Hariri à Paris contribue à "apaiser les tensions" au Proche-Orient, où la France va continuer à agir en ce sens, a estimé samedi la présidence française.

Le Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri s'est entretenu samedi à Paris avec le président français Emmanuel Macron pour tenter de trouver une issue à la crise libanaise qui reste entière. Il devrait ensuite rentrer à Beyrouth au plus tard mercredi.

A l'issue d'un déjeuner à l'Élysée avec le président français et sa femme Brigitte, en compagnie de son épouse et de leur fils aîné, M. Hariri a confirmé qu'il rentrerait au Liban au cours des «prochains jours» et au plus tard mercredi pour participer aux célébrations de la Fête nationale.

Il a également indiqué que c'est là-bas qu'il s'exprimerait à propos de sa démission, annoncée depuis Ryad le 4 novembre.

Cette démission, annoncée le 4 novembre sur fond de fortes tensions entre les deux poids lourds de la région, l'Arabie saoudite sunnite et l'Iran chiite, a plongé le Liban dans une crise. Son séjour prolongé en Arabie Saoudite, sans qu'il ne revienne au Liban pour y remettre sa démission au président, ont fait l'objet d'intenses spéculations.

Dans un tweet, M. Hariri avait assuré que son séjour à Ryad visait simplement «à mener des consultations concernant l'avenir du Liban et ses relations avec ses voisins arabes». «Tout ce qui se dit (...) sur mon séjour (...) n'est que rumeurs», avait-il assuré.

Ancienne puissance mandataire du Liban, la France a joué les médiateurs et le président Macron a invité à Paris M. Hariri et sa famille afin de tenter de sortir de l'impasse. Une solution acceptée par M. Hariri avec l'accord du parrain saoudien.

Le président Macron avait précisé qu'il le recevait «en tant que premier ministre» , sa démission n'étant pas encore reconnue au Liban, et c'est «avec les honneurs dus à un premier ministre» qu'il a été accueilli à la présidence, quelques heures après son arrivée en France en provenance de Ryad.

Le président Emmanuel Macron "continuera à prendre toutes les initiatives nécessaires pour la stabilité du Liban", a précisé l'Élysée à l'issue de la réception de Saad Hariri, quelques heures après l'arrivée de ce dernier en France en provenance d'Arabie saoudite.

"Nous contribuons à apaiser les tensions dans la région", a ajouté la présidence. L'Élysée n'a pas voulu indiquer si le Premier ministre libanais avait ou non confirmé au président français sa démission, comme il l'avait annoncé le 4 novembre à Ryad. "Il a indiqué qu'il se rendait dans les prochains jours à Beyrouth" et "il n'est pas anormal qu'il réserve ses annonces" à son pays.

Paris envisage de réunir le groupe international de soutien au Liban à Paris "en fonction de l'évolution de la situation". Aucune date n'a encore été fixée. "L'objectif est que le Liban puisse conserver sa stabilité et de le protéger des crises régionales", notamment des tensions entre l'Arabie saoudite et l'Iran, les deux rivaux.

"Nous parlons très librement avec l'Iran" de ces tensions, a indiqué l'Élysée, en précisant qu'il n'y avait "pas d'interruption" de ces contacts, bien que Téhéran ait dénoncé, à deux reprises en 24 heures la position de la France. "Il faut rester serein" et Paris "ne remet pas en cause" le "principe d'un dialogue ferme et exigeant" avec l'Iran, a affirmé l'Élysée, en précisant qu'un prochain voyage du chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian à Téhéran était toujours envisagé.

Saad Hariri a confirmé samedi à Paris qu’il se rendrait à Beyrouth pour la fête nationale, le 22 novembre, et annoncé qu’il s’y exprimerait alors sur la situation politique de son pays. « Je me rendrai à Beyrouth les jours prochains et participerai à la fête nationale et de là-bas je ferai connaître ma position, après m’être entretenu avec le président Michel Aoun », a-t-il dit dans une brève déclaration en français à la presse, à l’issue d’un entretien et d’un déjeuner au palais présidentiel de l’Élysée.

M. Hariri a également remercié le président Emmanuel Macron « pour son soutien ». « Il a fait preuve d’une amitié infaillible et je ne l’oublierai jamais », a-t-il dit. « La France a montré encore une fois la grandeur de son rôle dans le monde et la région. Elle prouve son attachement au Liban et à sa stabilité », a-t-il ajouté.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post2703

Après le silence, Macron lance sa politique de la ville

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 14 nov., 2017 17:28:56
Gabriel MIHAI


Emmanuel Macron à Tourcoing ce mardi 14 novembre pour présenter les mesures phares en faveur des quartiers populaires.

Des mois que les associations et les élus locaux manifestaient leur colère face à ce qu’ils ont vécu comme du « mépris » et de la « brutalité » de la part de l’exécutif. Depuis l’annonce, en juillet, des coupes dans le budget de la politique de la ville pour 2017, les mauvaises nouvelles se sont enchaînées pour les banlieues, comme la baisse de l’APL (aides personnalisées au logement) et le gel des emplois aidés. Le tout, sans un mot – ou si peu – de l’Elysée.

L’annonce de la sanctuarisation du budget en 2018 n’a pas suffi à apaiser les tensions. Au point qu’élus et associations ont organisé, le 16 octobre, à Grigny (Essonne), des Etats généraux de la politique de la ville afin de tirer le signal d’alarme. Un événement inédit.

Lundi 13 novembre, le président de la République a décidé de rompre le silence. Au cours d’un déjeuner à l’Elysée avec une trentaine d’acteurs locaux, suivi d’une visite à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) puis à Roubaix (Nord), et avant un discours de aujourd'hui à Tourcoing, il s’est adressé aux banlieues et à leurs habitants, qui représentent 5,5 millions de personnes réparties dans les 1 514 quartiers les plus pauvres, où le chômage est 2,5 fois plus élevé que la moyenne nationale.

Macron poursuit sa tournée des quartiers populaires. Après un passage à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le président de la République est en déplacement dans le Nord où il a fait un discours à Tourcoing.

Depuis le début de son mandat, beaucoup de Français de ces quartiers populaires se disent inquiets ou déçus de son action, souvent taxée de profiter d’abord aux plus aisés.

M. Macron est donc allé au contact, dans le quartier du Tourcoing, bien mal en point et qui attend toujours sa réhabilitation, puis dans la rue.

Dans ces quartiers, l'État veut aussi faire revenir les services publics, comme la Poste par exemple. Les maisons de santé ne sont pas oubliées alors que le chef de l'État espère les doubler durant les années à venir.

Le président annoncera aussi des initiatives pour les collégiens et lycéens : renforcement des internats, aide aux stages de 3e que les principaux de collèges auront la charge de trouver.

L'émancipation et la méthode doivent être au coeur du discours. A travers, notamment, les «emplois francs », dont l'expérimentation commencera début 2018. Un dispositif qui était dans le programme présidentiel mais absent, d'abord, du projet de budget et réintégré à la faveur d'un amendement de la majorité. Signe de l'urgence d'avancer du concret en la matière.

Sur la méthode, le chef de l'Etat souhaite fonctionner, comme souvent, de manière partenariale : en impliquant les habitants, les associations, les collectivités. Ce qui ne manquera pas de créer des tensions sur le financement. Il souhaite aussi - et c'est une demande des acteurs du secteur - une approche globale (via l'éducation, la culture, la formation etc...), avec, lui qui a assuré le lundi midi et ce mardi, vouloir sonner «la mobilisation nationale », la mobilisation de tous les ministères et pas seulement celui de la Cohésion des territoires.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post2683

Mise en garde de Nicolas Sarkosy à Laurent Wauquiez

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 14 nov., 2017 02:12:24

Daniel Lambert

Bientôt les élections pour la présidence L.R.: Dans une allusion dont il a le secret, Nicolas Sarkosy met en garde Laurent Wauquiez.

La campagne pour la présidence des Républicains est en cours,Nicolas Sarkozy s’y est impliqué vendredi soir lors d’une apparition publique à Nancy. Il a notamment mis ne garde le favori du scrutin, Laurent Wauquiez.

« Celui qui ne rassemble pas, qui pense qu’une famille politique c’est une secte, ne peut pas défendre ses convictions », a lancé l’ancien président, dans des propos rapportés par Le Parisien. Une répartie qui fait écho aux critiques des adversaires de Laurent Wauquiez qui lui reprochent de trop droitiser son discours et de radicaliser sa base électorale. Ainsi Gérard Larcher avait appelé le favori à la « modération » dans ses paroles. Toutefois, Brice Hortefeux a précisé, toujours , que « ce n’est pas une critique, mais c’est plutôt un encouragement à rassembler ». Un encouragement qui peut très vite se transformer en critique.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post2681

Les députés ont voté, les deux projets de loi emblématiques sur la moralisation

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 30 juil., 2017 17:10:00
GABRIEL MIHAI

Ce vendredi soir, la suppression de la réserve parlementaire pour les députés et sénateurs, mesure emblématique du projet de loi sur la moralisation de la vie publique. Les Républicains ont voté contre. La Nouvelle gauche, les communistes et les insoumis se sont abstenus.

Les députés français ont voté dans la nuit de vendredi à samedi les deux projets de loi emblématiques sur la moralisation de la vie publique. Les textes traduisent des engagements pris par le président Emmanuel Macron pendant une campagne présidentielle marquée par les «affaires».

Après quasiment 50 heures de débats et l'examen de plus de 800 amendements, les députés ont adopté le projet de loi ordinaire visant à restaurer «la confiance» par 319 voix contre 4.

Les groupes La République en marche (LREM), qui dispose de la majorité absolue, et celui du MoDem ainsi que la majorité des élus du groupe dit des constructifs, qui rassemble des élus de droite et du centre «Macron compatibles», ont voté pour le premier texte, ainsi que le groupe Les Républicains (LR) et Nouvelle Gauche (ex-PS). Les groupes de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) et La France insoumise (LFI) se sont abstenus.

Pour le second texte, validé par 203 voix contre 37, les groupes LREM et MoDem ont voté pour ainsi que les constructifs et le groupe Nouvelle Gauche. Le groupe LR a voté contre en raison de la suppression de la réserve parlementaire. Les groupes GDR et LFI se sont abstenus.

Le gouvernement a décidé d'utiliser la procédure accélérée, qui permet de réduire le nombre des navettes entre les deux chambres. Une commission mixte paritaire assemblée-Sénat sera convoquée pour lundi afin de tenter de mettre au point des textes communs aux deux assemblées.

Les deux textes devraient être définitivement adoptés jeudi prochain par le Parlement, l'assemblée ayant le dernier mot.

Les projets font suite notamment à l'affaire des emplois fictifs présumés dont l'ex-premier ministre Les Républicains François Fillon, candidat malheureux de la droite à la présidentielle, aurait fait profiter sa famille.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post2446

Ce qu'il faut retenir du discours de politique générale d'Édouard Philippe

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 04 juil., 2017 22:17:03
GABRIEL MIHAI

Taxe d'habitation, vaccins, tabac, arrête de vivre à crédit .

Après Emmanuel Macron lundi, c'est au tour d'Édouard Philippe de s'adresser aux députés. Il a prononcé ce mardi son discours de politique générale, développant les mesures notamment économiques et sociales à venir pour le gouvernement.

C'est une tradition à laquelle se plie chaque nouveau Premier ministre : ce mardi, Édouard Philippe a prononcé son premier discours de politique générale, à la tribune de l'Assemblée nationale. Au même moment, ce même discours a été lu aux sénateurs par le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.

Après les prises de parole des représentants des différents groupes parlementaires, le vote de confiance a été largement favorable à Édouard Philippe et son équipe, avec 370 voix pour, 67 contre et 129 abstentions, soit le plus faible nombre de votes contre de toute la Ve République. Cela fait plus d'un mois que l'ancien maire du Havre, nommé Premier ministre le 15 mai dernier, préparait ce discours. Que faut-il en retenir ?

Paquet de cigarettes porté progressivement à 10 euros, vaccins obligatoires pour les enfants, réforme du bac: pour sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée nationale, le chef du gouvernement a souvent donné dans les annonces concrètes. Il a été régulièrement applaudi par sa large majorité pro-Macron pendant son allocution de plus d'une heure.

Face au risque de dérapage budgétaire hérité du quinquennat de François Hollande, Edouard Philippe a précisé des mesures devant permettre de trouver les quatre milliards d'euros nécessaires pour ne pas franchir la barre des 3% du PIBN pour le déficit public. «La France est dans les cordes et aucune esquive ne nous sauvera», a justifié cet adepte de la boxe devant les députés. Le président lui avait laissé le soin de détailler l'impopulaire feuille de route budgétaire.

«Addiction» à la dépense publique

Promesse majeure du candidat Macron, la baisse de la taxe d'habitation (un impôt prélevé sur la superficie habitée et relative à la localisation du bien immobilier, ndlr) sera bien mise en oeuvre «d'ici la fin du quinquennat», mais le Premier ministre n'a pas donné de calendrier plus clair. Les contribuables espéraient une mise en place progressive entre 2018 et 2020.

Confirmée également la hausse de la CSG (contribution sociale généralisée, ndlr.). Cible de la droite, elle devrait être plus que compensée pour les actifs par la baisse des cotisations sociales, autre mesure phare du programme Macron.

«Nous avons anesthésié nos compatriotes à force de parler comme des comptables», mais «il y a une addiction française à la dépense publique» dont il faut se «désintoxiquer», a fait valoir le chef du gouvernement: «Aucun ministère, aucun opérateur, aucune niche fiscale» ne seront «sanctuarisés».

«Les contribuables ne seront pas la variable d'ajustement du budget», a-t-il assuré. Et de promettre que la «pression fiscale» baisserait d'un point de PIB d'ici 2022 et la dépense publique de trois points de PIB sur la même période.

Équilibre de la Sécu en 2020

Pour ne pas vider les caisses, l’allègement de l'impôt sur la fortune et la transformation du CICE (crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi, ndlr) en allègement de charges sont reportés en 2019. Objectif gouvernemental: une Sécurité sociale à l'équilibre «à l'horizon 2020».

D'autres promesses électorales du président se sont concrétisées en objectifs officiels: 2% du PIB consacrés à la Défense d'ici 2025, suppression du régime social des indépendants (RSI), convergence diesel-essence, accès au très haut débit partout en France d'ici 2022...

Ce discours devait être lu au même moment au Sénat par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. Il se voulait comme un discours «concret, terre à terre», au lendemain d'un discours d'Emmanuel Macron consacré essentiellement à la chasse gardée du président: les institutions et l'international.

La confiance, largement

Citant ses prédécesseurs Michel Rocard, Alain Juppé et Jacques Chaban-Delmas, le Premier ministre a exploité à plein de cette heure d'exposition maximale. Il pouvait attendre très sereinement les interventions des représentants des groupes parlementaires qui suivaient son discours, puis le vote de confiance prévu aux alentours de 18h30, avec un résultat une demi-heure plus tard.

Edouard Philippe est déjà assuré du soutien des 314 députés du groupe REM (hors six élus nommés au gouvernement et pas encore remplacés) et des 47 députés MoDem. Mais d'autres groupes pourraient aussi voter pour lui ou s'abstenir.

Au total, le gouvernement Philippe pourrait donc obtenir une très large majorité, autour de 380 voix, un niveau qui n'a pas été atteint depuis les gouvernements Raffarin (374), mais qui restera loin du record du gouvernement Juppé (464 voix en 1996).

  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post2371
Suivant »