JOURNAL IMPACT EUROPEAN

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Le chef indien Raoni a été reçu à l'Elysée par Macron

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 17 mai, 2019 12:47:10
Gabriel MIHAI

Après Ivanis PirèsTanoné venue défendre l'Amazonie, le célèbre chef indien Raoni Metuktire et trois autres chefs amazoniens - Kaïlu, Tapy Yawalapiti et Bemoro , devenus au fil des années les figures incontournable de la lutte pour la préservation amazonienne étaient à Paris pour une même démarche.

A l’heure du bilan des 100 jours du Président brésilien Bolsonaro, de nombreuses questions sont à l’ordre du jour dont celles relatives au climat et aux populations indigènes.

Ivanis Pirès Tanoné est une ses rares femmes à la tête d’une tribu indigène amazonienne, elle a été la première à se rendre en France depuis la prise de fonction du nouveau président du Brésil surnommé “le Trump Tropical”.

Emmanuel Macron a reçu jeudi le célèbre chef indien Raoni et l'a assuré du soutien de la France dans son combat pour protéger la biodiversité et les peuples de l'Amazonie, victime d'une déforestation grandissante.

Le chef de l'Etat a parlé durant 45 minutes à l'Elysée avec le célèbre chef indigène et trois autres chefs amazoniens - Kaïlu, Tapy Yawalapiti et Bemoro Metuktire - qui effectuent une tournée en Europe jusqu'au 31 mai. A l'issue de l'entretien, ils ont ensemble lever les bras sur le perron de l'Elysée afin de montrer leur satisfaction.

Elysée a annoncé que la France prévoyait d'accueillir un sommet international des populations autochtones du monde entier, probablement en juin 2020.

Raoni Metuktire a rencontré 5 présidents français, François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron jeudi.

Après sa rencontre avec le chanteur Sting, qui lui a rendu visite dans le Xingu en 1987, Raoni accède à une notoriété internationale. Il participe avec lui à une conférence de presse de la Tournée Human Rights Now, d'Amnesty International, à Sao Paulo au Brésil. À la suite de l'impact de cet événement, le chanteur et son épouse Trudie Styler et le réalisateur belge Jean-Pierre Dutilleux deviennent les cofondateurs de la Rainforest Foundation, créée pour soutenir les projets de Raoni, dont la priorité du moment est la démarcation des territoires kayapos menacés d'invasion.

En février 1989, Raoni était l'un des plus farouches opposants au projet de barrage de Kararao. Les télévisions du monde entier étaient présentes pour recueillir ses propos à Altamira, lors d'une gigantesque assemblée de chefs restée dans les annales. Le projet de barrage sera finalement abandonné.

Aujourdhui, l'objectif de ce tour d'Europe est de lancer un SOS auprès de l'opinion et des dirigeants pour sauver la Grande réserve du Xingu, une réserve de biodiversité de quelque 180.000 km², soit environ le tiers de la France. "Je cherche un million d'euros, notamment pour financer des murs végétaux à base de bambou, afin de délimiter la grande réserve de Xingu qui subit des intrusions permanentes de trafiquants de bois et d'animaux, de chercheurs d'or et de braconniers, qui viennent chasser sur nos terres alors que c'est notre supermarché à nous", a expliqué Raoni dans un entretien publié jeudi par Le Parisien.

En avril la cacique Tanoné , 64 ans, représentait son peuple Kariri Xoco situé au nord-est du Brésil. Depuis plus de 30 ans, elle est présente auprès des instances officielles et lors des grandes mobilisations indigènes tel le Campement Terre Libre. Mère, grand’mère et arrière grand’mère, elle s’est battue pour la nature qu’elle aimerait transmettre à sa descendance. C’est pourquoi, elle plante seule des arbres sur les derniers hectares de forêt sacrée des terres de son peuple et lutte avec sagesse contre la déforestation et l’assèchement du fleuve San Francisco. Dans sa tribu, elle a tous les rôles, aussi bien juridiques que policiers mais aussi politiques, toujours avec fermeté. Pour elle, pas de demie mesure: ”Quand je dis oui, c’est oui, quand je dis non, c’est non!”, c’est ce qui fait sa force de cacique.

La tournée de Raoni intervient après l'arrivée en janvier à la présidence du Brésil, notamment grâce au lobby de l'agroalimentaire, de Jair Bolsonaro, qui veut en finir avec ce qu'il appelle "l'activisme écologiste chiite". La déforestation, qui avait baissé de manière spectaculaire en Amazonie de 2004 à 2012, est repartie de plus belle en janvier : +54% par rapport à janvier 2018, d'après l'ONG Imazon.

Les Amérindiens veulent défendre la nature et leurs terre face a Bolsonaro, contre la déforestation qui détruit les tribus.

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Montargis, l'axe Chine-France depuis plus de 100 ans

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 16 mai, 2019 12:52:04
VÉRONIQUE YANG

Le monument du centenaire Travail-Etudes a été inauguré à Montargis le 4 mai devant la gare en présence du Maire de la ville, Benoît Digeon, de Son Excellence Mr Zhai Jun, ambassadeur de Chine en France, de l'artiste Wu Weishan, créateur de l'oeuvrede l'oeuvre et de nombreuses autres personnalités.

Alors que l'année 2019 célèbre le 55ème anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques sino-françaises, la ville de Montargis a fêté les 100 ans du mouvement Travail-Etudes en inaugurant le monument du Centenaire, place Deng Xiaoping en présence de 400 à 500 personnes dont des étudiants, des représentants d'institutions commerciales et des politiques.

Ce centenaire est aussi celui du mouvement nationaliste du 4 mai 1919 qui dénonçait les 21 conditions présentées par le Japon au gouvernement chinois à l'issue de la Première Guerre mondiale et qui plaçait la Chine sous domination japonaise. A cette occasion, les étudiants et jeunes intellectuels ont réfuté le poids des traditions, le pouvoir des mandarins et l'oppression des femmes, favorables à la modernité et aux sciences nouvelles.

Le mouvement Travail-Etudes a été créé en 1912 par Li Shizeng, philanthrope et admirateur de la culture française, ayant étudié à l'école du Chesnoy à Montargis. Ce dernier avait persuadé Sun Yat-Sen, président de la République Chinoise, que l'Occident était un bon allié pour le développement du pays.

Montargis est avec Paris et Lyon, l'une des villes qui a accueilli des jeunes intellectuels chinois entre 1902 et 1927, ce qui a fait d'elle le berceau de la Chine Nouvelle. On notera parmi les 1 600 étudiants, des cadres de la révolution chinoise dont Deng Xiaoping, Zhou Enlai, Cai Hesen et Chen Yi , des femmes comme Xiang Jinyu ou Cai Chang mais aussi des artistes tels Xu Beihong et Lin Fengmian et des scientifiques dont Qiang Sanqiang.

Après la première guerre mondiale, les jeunes peu argentés, originaires du Hunan ont été parrainés. Mao Zedong restera toutefois le grand absent de ces séjours. Parmi les 99 étudiants partis de Shanghai en mars 1919 pour la France, les garçons arrivés à Montargis ont été scolarisés au collège Gambetta et les filles à l'école du Chinchon. C'est à cette époque que les idéologies se scindent en 2: la politique suivant la révolution russe autour du théoricien Cai Hesen, parfois rejoint par Zhou Enlai et plutôt les réformateurs. Suite à une lettre de Cai et Xiang Jinyu où ils exposaient à Mao leur programme pour "sauver la Chine et le monde" et créer le parti communiste chinois le PCC nait en juillet 1921 dans la concession française de Shanghai, constituant l'avant- garde et le commandement de la révolution. Xiang Jinyu et Cai Hensen rentrent en Chine en Chine 1921 et luttent contre les nationalistes au pouvoir. Malheureusement, ils sont arrêtés et livrés par l'occupant colonial. Ils mourront après d'atroces supplices en 1928 et 1931.

Deng Xiaoping, quant à lui est d'abord accueilli à Bayeux puis travaille aux laminoirs du Creusot en région parisienne où il rencontre Zhou Enlai. Ce n'est que 2 ans plus tard qu'il rejoint Montargis où il se fait embauché à l'usine Hutchinson à Châlette, recommandé par le consul de France et devient militant communiste; il revient ensuite en région parisienne où il travaille chez Renault à Billancourt. Début janvier 1926, il retourne en Chine via Moscou. Il ne reviendra en France qu'en 1975 en tant que dirigeant de la Chine.

En 2001, l'association Chine-Montargis organise de nouveaux échanges. En 2014, la place devant la gare a été baptisée "place Deng Xiaoping" en mémoire de l'ancien dirigeant chinois venu étudier et travailler à Montargis, ville qui abrite aussi depuis un musée historique de l'histoire franco-chinoise inauguré en août 2016 à l'initiative de Mme Peiwen Wang, présidente de l'association Amitié Chine-Montargis.

Le 29 mars dernier, un symposium en hommage aux membres du mouvement Travail-Etudes s'est tenu à Pékin. Le conseiller adjoint de coopération et d'action culturelle à l'ambassade de France en Chine y a rappelé que "10 000 nouveaux étudiants chinois choisissaient chaque année la France, 3ème pays d'accueil des élèves internationaux. Le nombre permanent de ces dernier étant d'environ 40 000".

Profitant de la célébration du centenaire du Mouvement du 4 mai et du Mouvement Travail-Etudes, le monument "Monument du centenaire" qui commémore les 100 ans du mouvement Travail-Etudes a été inauguré après le colloque "dialogue franco-chinois du centenaire" organisé et présidée par Mme Wang Peiwen et Mr Alain Labat, Président de la Fédération des associations franco-chinoises , avec Mr Hu Zhenrong, président de l'institut d'études d'histoire du PCC de la province du Hunan: Hunan et Montargis; Mr Jean-Louis Rizzo, agrégé d'histoire et docteur en histoire contemporaine: La conférence de Paris et le mouvement du 4 mai; Mme Cai Leiluo, maître de conférence de l'institut d'éducation à l'université de Pékin, petite fille de Cai Yuanpei, un des fondateurs du mouvement Travail-Etudes en France; Mme Duanmu Mei, historienne de l'académie des sciences sociales de Chine à Pékin, présidente honoraire de la société chinoise d'études d'histoire de France: Transmission des idées: 100 ans du mouvement du 4 mai et de celui de Travail-Etudes en France; Mr Alain Labat, président de la fédération des associations franco-chinoises, vice-président du nouvel institut franco-chinois de Lyon, hier...et aujourd'hui; Mr Xu Bo, ancien diplomate de Chine en France, président de l’Association des Amis de Wu Jianmin, ex-porte-parole du ministère des Affaires étrangères et ancien ambassadeur de la République populaire de Chine successivement à La Haye, à Genève, et à Paris, décédé en 2016 : Montargis, le haut lieu de l’amitié franco-chinoise; Mme Nora Wang , sinologue, historienne, spécialiste de l’histoire du mouvement Travail-Etudes en France : Les facteurs français du mouvement Travail- Études en France.

Une exposition photographique en commémoration du 100ème anniversaire du mouvement travail études ainsi que le lancement du livre en français "En quête de rêve à Montargis" ont eu lieu au Tivoli. Après le déjeuner eut lieu l'inauguration du Monument du centenaire, place Deng Xiaoping (devant la gare SNCF de Montargis) en présence de son Excellence M. Zhai Jun, Ambassadeur de Chine en France , Mr Jean-Marc Falcone, Préfet de la région Centre-Val de Loire , Mr Benoit Digeon, Maire de Montargis, Mr Frank Supplisson, président de l'agglomération Montargoise, Mr Buon Tan, président du groupe d'amitié France-Chine à l'Assemblée Nationale ainsi que de nombreux élus et personnalités, Chinoise et du Loiret. Cette cérémonie a permis au maire, Benoît Digeon de sceller l'amitié de sa ville avec le Hunan et la Chine et de faire évoluer la coopération dans des domaines tels que l'éducation et le commerce.

Le monument a été réalisé par Wu Weishan, directeur du Musée national des Beaux-Arts de Chine et correspondant de l'Académie Française des Beaux-Arts. Cette réalisation représente l'âme des jeunes chinois s'étant rendus en France pour leurs études il y a 100 ans, ayant pour rêve de relever le pays grâce à leurs expériences. Pour l'ambassadeur de Chine en France, ces jeunes doivent" être un exemple à suivre" , ils reflètent en tant que pionniers, l'amitié franco-chinoise créée il y a 1 siècle"

Juste après, une troupe artistique de la province chinoise du Hunan et le Musée historique de l’amitié franco-chinoise Montargis ont signé un accord de coopération pour la création du projet théâtral « Du Hunan à Montargis.



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Le prince Harry et Meghan ont appelé leur fils Archie

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 09 mai, 2019 00:55:20
Gabriel MIHAI

“Le duc et la duchesse de Sussex sont ravis d’annoncer qu’ils ont appelé leur fils Archie Harrison”, a annoncé le palais dans un bref communiqué. Le nom complet de l’enfant, né lundi et présenté mercredi au public, est “Archie Harrison Mountbatten-Windsor”, indique le palais royal.

Ce bébé, septième dans l’ordre de succession, va naturellement prendre sa place dans l’ordre de succession. Il faudrait cependant une série d’abdications pour qu’il devienne monarque un jour. Il ne pourra pas être “prince” comme ses cousins George, Charlotte et Louis. Ces titres sont réservés aux descendants directs de la ligne principale de succession.

La reine peut cependant faire le choix de lui donner ce titre “Lord”, Meghan et Harry seront parfaitement heureux. Il faudra voir si la tradition, la modernité ou l’égalité entre cousins l’emporte.

En revanche, comme le premier enfant est un garçon, il pourra hériter après la mort de son père, duc de Sussex.

Les réactions des internautes ont été nombreuses. Sur les réseaux sociaux, beaucoup faisaient des références au Archie le plus célèbre de la pop-culture, personnage principal des Archie Comics et de son adaptation sur Netflix : Riverdale.



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Japon: Nouvel empereur, nouvelle ère

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 02 mai, 2019 15:36:51
Véronique YANG

Après 30 ans de règne, l'Empereur du Japon Akihito a abdiqué, pour des raisons de santé, en faveur de son fils aîné Naruhito qui devient le 126ème empereur japonais à partir du 1er mai.

Suite à cette abdication, la première depuis 200 ans, l'ère Reiwa (belle harmonie) remplace l'ère Heisei (accomplissement de la paix) qui avait débuté en janvier 1989 avec le début du règne de l'Empereur Akihito, le lendemain de la mort de son père l'Empereur Hirohito, ayant marqué l'ère Showa (paix éclairée) qui débuta en décembre 1926 et fut marquée par le plus long règne de tous les empereurs japonais ainsi que le changement de nom de l'état après la défaite de 1945 et l'adoption de la nouvelle constitution en 1947 qui d'Empire du Japon passa à Japon.

L’intronisation de Naruhito, d'une durée de 10 minutes, s'est déroulée à partir de 10h30 (heure locale) dans la salle de pin, plus grande salle du Palais impérial, “Matsu-no-Ma (370m², parquet réalisé avec les arbres japonais “zelkova” et murs ornés de motifs d’aiguilles de pin devant un public masculin dont son frère cadet devenu prince héritier, Akishino; toutefois il y a eu une exception, la seule femme du gouvernement de Shinzo Abe, Satsuki Katayama.

Lors de cette cérémonie, le prince Naruhito a reçu les “trésors sacrés” (un miroir, un sabre et un joyau non identifié) qui consacrent sa légitimité et actent son accession au trône du Chrysanthème. Il a ensuite fait son premier discours en tant qu’empereur, au cours duquel il a dévoile les grandes lignes de son règne. Cependant, la princesse Masako, nouvelle impératrice n'était pas présente car les femmes de la famille impériale n’ont pas le droit d’assister à cette partie du rite de succession selon les rites de l'impérialisme japonais.

Le nouvel empereur, Naruhito âgé de 59 ans, est le fils aîné de l'empereur Akihito, 85ans et de l'impératrice Michiko, 84 ans. Il est marié à l'impératrice Masako, 55 ans, avec laquelle il a eu une fille unique, la princesse Aiko de Toshi (17 ans). Lors de son discours inaugural, Naruhito du Japon s'est engagé à être toujours "au côté du peuple, à agir conformément à la Constitution et à remplir ses obligations de symbole de l'Etat et de l'unité du peuple, en ayant toujours le peuple à l'esprit et en se tenant toujours à son côté".

La tradition japonaise patrilinéaire signifiant qu'il faut obligatoirement être un homme pour occuper le trône du Chrysanthème, seuls les garçons dont le père est lui-même un membre de la famille impériale sont reconnus potentiels héritiers du trône. Dans les règles actuelles, le fils de la fille de l'empereur ne peut devenir souverain. Naruhito ayant eu une fille unique, sa succession devenait problématique et seul son frère, le Prince Akishino, 53 ans ou son oncle, qui fête cette année ses 83 ans, pouvaient le remplacer au cas où il disparaîtrait. Désormais, depuis 2006, il y a un nouveau prétendant au trône, le prince Hisahito, neveu de l'actuel empereur.

Devant la crainte d'un trône vacant, le gouvernement japonais a pensé vouloir ouvrir le débat mais l'a reporté après l'intronisation de Naruhito , reconnaissant l'urgence pour aborder “cette question difficile compte tenu aussi de l’âge des membres de la famille impériale”. De son côté, l'opinion publique évolue et beaucoup de japonais pensent qu'il serait souhaitable d'autoriser une succession féminine, contrairement à une majorité de la classe politique, majoritairement représentée par des hommes.




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Edmond Okemvele Nkogho: Explique le déficit de démocratie et la constitution de la république actuelle...

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 29 avril, 2019 01:40:43
GABRIEL MIHAI

Après une enquête de recherche et d'information menée pendant plus de 5 ans, Edmond Okemvélé Nkogho, auteur de livre "Déficit démocratique et mal- développement en francophonie" explore et mesure les cinq siècles de l'histoire, concernant la colonisation des États africains par les Français, mais aussi l’indépendance obtenue en 1960, a recensé et analysé les faits, les causes et les conséquences du déficit démocratique francophone de la Ve République.

Son livre est vu comme un guide socio-politique mais aussi analytique, stratégique, politique ou un bon manuel d'histoire économique et sociale, autant que les 51 États africains qui ont été colonisés par l’État Français ont obtenu leur indépendance.

Edmond Okemvélé Nkogho, fait un état des lieux sans complaisance des forces, des faiblesses, des menaces et des stratégies qui ont guidé les échanges bilatéraux entre la France et l'Afrique.
Pour Edmond Okemvélé Nkogho, la concentration de tous les pouvoirs serait l'une des causes majeures du déficit démocratique et du mal-développement dans les pays francophones d'Afrique. Comme alternative, il met en avant le modèle constitutionnel parlementaire moderne, associé au fédéralisme, qui, selon lui, est aujourd'hui le plus performant pour répondre aux attentes des citoyens et faire face aux défis de la mondialisation.

L'indépendance de ex-colonie française d'Afrique en 1960, est mon constat explique Edmond Okemvélé Nkogho, dans mon pays le Gabon, une pays francophone, tournent en rond et reculent au plan politique, économique, social, culturel et environnemental, par exemple la France est descendue à la 27 ème place en monde, et les pays africains francophones occupent majoritairement les dernières places du classement en 2015 selon The Economist Group.

"Ce système a placé l'administration et le citoyen en position de dépendance permanente, c'est le déclin des compétences hiérarchisées: "J'attends tout de mon chef, qui attend tout de son chef, qui attend tout du dirigeant suprême". La Constitution de la 5ème République a donné au Chef suprême tous les pouvoirs dans tous les domaines, sur toute l'étendue du territoire."

L'auteur explique dans son ensemble que le système actuel est extrêmement obsolète et que quiconque en soit le président ne parviendrait pas à améliorer le niveau social et économique en raison de la constitution, qui est un retour dans les années qui ont suivi la seconde guerre mondiale.

Vu le faible niveau de vie en France compte tenu du taux de chômage qui atteint 10% et de 50% en Afrique francophone, indifférent aux dirigeants politiques, le niveau de vie est extrêmement bas avec un système difficile mais aussi une très grande corruption impliquant même les chefs d'État, le fossé entre riches et pauvres atteint des proportions inacceptables pour les populations.

L’émigration est extrêmement massive vers l’Europe, dans des zones d’influence, mais aussi de gain économique, par exemple en France, en Allemagne ou en Italie, mais aussi en Espagne, en Belgique ou en Angleterre.

Mais l'auteur reste concentré et il voit très mal, ce modèle de la cinquième république, privilège très indigne et action aux dépens de la réflexion, retour dans les années 50, où les échecs se multiplient aujourd'hui, dans les pays qui ont ce modèle-là. Le modèle constitutionnel de la 5ème République instauré par le Général de Gaulle, a permis d'une part à la France de retrouver son honneur et sa grandeur après la guerre et d'autre part à l'Afrique francophone d'accéder au monde moderne, mais aujourd'hui n'est plus du tout adapté aux exigences actuelles de la mondialisation.

La France et les pays francophones d'Afrique doivent se battre pour gagner, avec les mêmes armes que leurs concurrents, il faut changer le système, le changement des hommes à la tête d'Etats ne suffira pas, il faut changer ce modèle constitutionnelle qui est maintenant à bout de souffle.

Pour se défendre et progresser à nouveau il faut, soit remettre les militaires au pouvoir et garder le modèle constitutionnel, soit un nouveau modèle constitutionnel authentique, de type parlementaire moderne ou de type présidentiel où le chef de l'exécutif est élu au suffrage indirect, et transférer une partie des pouvoirs et contre-pouvoirs aux Régions, comme c'est déjà pratiqué par la plupart des grands pays, qui s'en sortent mieux ( Etats-Unis, Japon, Allemagne,Royaume-Uni Espagne,Italie... Chine, etc.).

La population française, plus précisément les gilets jaunes, a compris que ce modèle de système existait depuis plus de 30 ans et qu’il faut aujourd’hui opérer un changement: une nouvelle république, dotée d’un système social et économique viable qui permettrait de remédier à tous les problèmes de la population, au chômage et à l’emploi, taxes et impôts, adapté aux exigences actuelles de la mondialisation.

L'ONU, CEDEAO, CEMAC, l’Union européenne, l’Union africaine, l’Institution de Bretton-woods, la Francophonie du Commonwealth sont des interlocuteurs à qui nous proposons (à chacun d’entre eux) de créer une commission chargée de promouvoir la démocratie et de respecter les valeurs démocratiques de ses membres, est du créer un comité ad hoc composé de 30 personnes ayant une influence négro - africaine du monde politique, de l'économie et du sport afin de mobiliser des ressources pour mettre en vigueur l'union fédérale des États Africains (avec un modèle parlementaire fédéral moderne).
Ce comité sera animé par d'anciens présidents d'Etats tels que: Oluségun Obasanjo, Abdou Diouf, Desmond Tutu et Barack Obama.

Ce projet peut sauver et changer la culture et la démocratie des États, francophones africains, anglophones-africains, mais aussi d'autres États pouvant fonctionner avec ce modèle de fédéralisme moderne.

En même temps, l'auteur dédie et remercie dans son livre de nombreuses personnalités du monde entier: Koffi Annan, Nelson Mandela, Anouar El-Sadate, Thomas Sankara, ... etc., et joint même une copie de la lettre écrite aux l'Organisation internationale des Nations Unies, en hommage à Koffi Annan, à joindre au livre d'or.

Son livre est caractérisé par une incursion politique, économique et sociale, rappelant chaque moment que l’État français a connu depuis 1958 jusqu’à nos jours et dans le monde entier, tout ce qui a contribué à la croissance mais également au ralentissement du système ou des structures francophones. de nombreux systèmes fédéraux comme la Norvège ou l'Allemagne, l'Amérique ou l'Angleterre, etc. qui ont réussi à répondre aux exigences de la mondialisation.

Edmond Okemvélé Nkogho, évoque une politique qui peut structurer le continent africain et le rassembler dans une intégration démocratique et stratégique des exigences actuelles de la mondialisation, aux niveaux social et culturel, économique et environnemental, où l’Afrique pourrait se réorganiser comme tout état qui a un modèle constitutionnel fédéral.

Edmond Okemvele Nkogho est ingénieur de profession et a occupé successivement plusieurs fonctions au Gabon dans le privé (Compagnie Minière de l'Ogooué, du Groupe Eramet), le para-public (Société d'Energie et d'Eau du Gabon) et la haute administration (Président du Conseil Economique et Social). A la retraite, il dirige aujourd'hui sa petite et moyenne entreprise agro-alimentaire.

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Paris s'engage dans la lutte contre le paludisme

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 27 avril, 2019 14:36:23
Véronique YANG

Pour la journée mondiale contre le paludisme, le thème de l'année est:"Zéro palu-je m'engage". C'est pourquoi la ville de Paris s'est engagée cette année pour la première fois dans la lutte contre cette maladie des plus meurtrières en organisant des animations place de l'Hôtel de ville.

Tous les ans depuis 2 000, la journée mondiale de lutte contre le paludisme a lieu le 25 avril. A cette occasion, les efforts pour lutter contre la maladie et les progrès réalisés sont mis en valeur. Pourtant, malgré 7 millions de vies sauvées et plus d'un milliard de cas évités, la moitié de la planète est toujours exposée au risque de contracter cette maladie évitable et traitable, qui coûte la vie à un enfant toutes les deux minutes. Le slogan de cette année "Zéro palu-je m'engage" rappelle au monde entier sa responsabilité et son pouvoir d'agir pour protéger leur famille et leur communauté contre le paludisme et ainsi éradiquer la maladie. En s'engageant dans cette lutte, Paris en partenariat avec RBM (Roll Back Malaria) veut souligner l'importance de l'engagement des pays francophones où 300 millions de personnes sont exposées au paludisme.

Le paludisme, ou malaria est une maladie infectieuse due à 4 espèces de parasites appartenant au genre Plasmodium (P. falciparum, P. vivax, P. ovale, P. malariae); elle fait partie des maladies à transmission vectorielle, transmises à l'homme par un insecte (moustique appelé "anophèle")hématophage qui se nourrit de sang. La contamination se fait en cas de piqûre de moustique femelle de l’espèce anophèles, elle-même infectée, le plus souvent entre le coucher et le lever du soleil. Les moustiques mâles ne piquent pas. Le paludisme ne peut pas être transmis entre humains, sauf dans le cas des femmes enceintes, qui peuvent contaminer leur enfant.

On distingue 4 types de paludisme que l'on retrouve dans plusieurs parties du monde principalement dans les zones tropicales (Afrique subsaharienne, zone à risque la plus risquée; sous continent indien à risque moyen; Amérique Latine à faible risque sauf en Amazonie et Asie du Sud-Est) mais aussi dans des régions tempérées. Le plus courant est lié au Plasmodium falciparum (80 % des cas et 90 % des décès) et peut évoluer en neuropaludisme, qui doit être traité à temps car les globules rouges infectés bloquent les artères et les veines qui irriguent le cerveau et peuvent entraîner la mort. Celui lié au Plasmodium malariae n’est pas mortel, mais peut provoquer des rechutes jusqu’à 20 ans après la première infection tout comme celui lié au Plasmodium ovale (plus rare, sauf en l’Afrique de l’Ouest)mais responsable de rechutes 4 à 5 ans après la première infection. On remarque d'avantage de cas de paludisme dans les zones rurales et forestières; c'est aussi le cas en période de forte pluie et pendant les semaines qui suivent. Le risque de transmission est plus faible en altitude (au-delà de 2 000 à 3 000 mètres) car les moustiques ne peuvent plus se reproduire.

Afin de lutter contre la maladie, il est recommandé aux voyageurs de suivre un traitement préventif à base de chloroquin(Nivaquine), chloriqine et proquanil (Nivaquine+Paludrine ou Savanine), atovaquone + proquanil (Malarone), méfloquine (Lariam) ou doxycycline (Doxypalu), qui varie selon les zones visitées.

Le paludisme se caractérise par une fièvre 8 à 30 jours après l’infection, accompagnée de maux de tête, de douleurs musculaires, d’un affaiblissement, de vomissements, de diarrhées, de toux, des cycles alternant fièvre, tremblements avec sueurs froides et transpiration intense. La périodicité de ces cycles dépend de l’espèce de parasite en cause, et coïncide avec la multiplication des parasites et l’éclatement des globules rouges, qui conduit également à l’anémie. Dans certains cas, les globules rouges infectés peuvent obstruer les vaisseaux sanguins irriguant le cerveau : c’est le neuropaludisme, souvent mortel.

En 2015, selon l'OMS, il y eu 212 millions de cas de paludisme et 429 000 décès dus au paludisme dans le monde. Plus de 70 % des décès concernaient des enfants de moins de 5 ans.

En 2017, pour la première fois depuis dix ans, les cas de paludisme ont augmenté. L'Afrique subsaharienne (principalement le Burkina Faso, le Cameroun, le Mali, le Niger et la République Démocratique du Congo) représente 92% des cas, soit 200 millions.

En 2019, la France sera un acteur principal dans la lutte contre le paludisme grâce à sa participation pour la première fois à la journée mondiale pour la lutte contre le paludisme à Paris le 25 avril et l'organisation à Lyon le 10 octobre de la conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial afin de recueillir des fonds et de mobiliser des partenaires dans l’optique d’en finir avec le sida, la tuberculose et le paludisme d’ici 2030, comme le prévoient les objectifs de développement durable. Durant ces dernières décennies, elle a multiplié mondialement ses engagements dans la santé comme la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme notamment à travers le Fonds mondial pour lequel elle est le deuxième donateur, mais également en tant que premier bailleur d’Unitaid, engagé à rendre accessibles des solutions novatrices pour mieux prévenir, traiter et diagnostiquer le paludisme. Paris se place ainsi en tête des collectivités contributrices à l’aide publique au développement, particulièrement dans le domaine de la santé, de la lutte contre les grandes pandémies et de l’assainissement.

L'an dernier, l'OMS a annoncé qu'un vaccin contre le paludisme, à l’efficacité limitée ( la mise au point semblant difficile à cause des nombreux stades différents au cours de la vie du parasite) , serait testé à grande échelle en Afrique à partir de 2018 et 360.000 enfants bénéficieront d’une vaccination contre le paludisme d’ici à 2020 au Kenya, Ghana et Malawi durant la phase pilote de la mise en place du vaccin Mosquirix - également appelé RTS,S , créé par le géant pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) en partenariat avec l’ONG Path Malaria vaccine. Il s'agit du premier vaccin actif contre les infections parasitaires, composé de protéines de synthèse reproduisant un partie du sporozoïte ( celulle injectée par les moustiques infectés dans le corps humain lors de la piqûre). L’injection de protéines de synthèse du sporozoïte à un jeune âge permet au système immunitaire de l’homme de fabriquer des anticorps contre le parasite du paludisme, en amont d’une éventuelle piqûre de moustique infecté. Plusieurs autres vaccins sont en cours de développement, dont le RTS,S développé avec le support de la fondation Bill et Melinda Gates à l'efficacité encore à prouver. Pour le moment, il n'existe pas encore de vaccin à destination des voyageurs.

En France, l’équipe Inserm du docteur Benoît Gamain et celle du docteur Philippe Deloron à l’IRD ont développé chacun un vaccin contre ce paludisme gestationnel à destination des femmes enceintes plus susceptibles à l’infection lors de leur grossesse, ayant des conséquences néfastes pour leur nouveau-né. La première phase d’essai clinique a été terminée en avril 2018.

Parallèlement, un système de protection sur place est développé avec l'introduction de moustiquaires imprégnées d'insecticides de longue durée lors d'un projet pilote dans 3 pays sélectionnés par l'OMS, mais aussi des programmes de lutte contre le paludisme avec une prise en charge des malades contre le paludisme et la participation au test de vaccination de la phase III (entre 2009 et 2014).

La moustiquaire Olyset recommandée par l'OMS est un outil essentiel dans la lutte contre le paludisme. Pour la première fois produite en 2003, elle fut la première à être produite en Afrique, pour les Africains par les Africains grâce à Sumitomo Chemical qui a fourni une licence d'accès à la technologie, libre de redevance, à A to Z Textile Mills à Arusha, en Tanzanie; En 2010, la production des moustiquaires Olyset a atteint 30 millions de MILD par an, créant ainsi 8000 emplois ; plus de la moitié de la production globale des moustiquaires Olyset et une contribution remarquable à l'économie locale. Un autre point de fabrication existe au Vietnam pour l'Asie du Sud-Est.

La moustiquaire Olyset est faite de fibres plus épaisses que la norme du marché (150 deniers au lieu de 100), ce qui lui donne une résistance supérieure malgré les lavages; ses fibres incorporent un insecticide pyréthrinoide (le perméthrine) à libération contrôlée et de longue durée (MILD), rendant plus efficace sa prévention du paludisme, le risque toxique étant minimal.

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Paris a commémoré officiellement le génocide des Arméniens pour la première fois

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 25 avril, 2019 05:07:29
Véronique YANG

Cette année, pour la première fois, la première journée nationale officielle de commémoration du génocide arménien a lieu en France suite à la promesse faite par le Président de la République Emmanuel Macron lors de sa campagne.

Pour le peuple arménien , le 24 avril est une date importante dans son histoire puisqu'il s'agit de la commémoration du génocide perpétré d'avril 1915 à juillet 1916, voire 1923, au cours duquel les deux tiers des Arméniens qui vivent alors sur le territoire actuel de la Turquie, soit 1,2 million ont péri du fait de déportations, famines et massacres de grande ampleur.

Le 24 avril correspond au jour où le gouvernement ottoman a décidé de faire une rafle dans Istanbul et d'emprisonner tous les intellectuels, tous les gens qui comptaient et de les exécuter tout de suite après. car il se sentait menacé de l'intérieur. De ce fait, on a assisté à une purification de la langue, bannissant tout ce qui n'était pas turc. Dans les années 30, le massacre des Alévis, pourtant turcs musulmans, a complété la folie de pureté ethnique mais le gouvernement actuel a du mal à le reconnaître.

Avant cela, à la fin du XIXème siècle, le sultan fait massacrer 200 à 250 000 Arméniens. A cette époque, un million d'entre eux sont dépouillés et quelques milliers convertis de force. Des centaines d'églises sont brûlées ou transformées en mosquées et près de 350 villages sont rayés de la carte. En 1909, un nouveau sultan arrive au pouvoir et on assiste encore à une tuerie faisant 20 à 30 000 morts. Les années de guerre et même jusqu'en 1923 verront encore beaucoup d'atrocités et ce n'est que dans les années 80 que l'opinion publique occidentale retrouve le souvenir de ce génocide.

En ce 24 avril 2019, le premier Ministre Edouard Philippe a rendu hommage au peuple arménien, menant un travail de mémoire pour les victimes "du génocide arménien qui a annoncé les autres génocides du 20ème siècle". "Le 24 mai 1915, la France, l'Angleterre et la Russie publient une déclaration commune pour condamner ce qu'elles qualifient de nouveaux crimes de "lèse humanité", les génocides n'existant pas encore mais les nations européennes ont conscience de crimes contre l'humanité imprescriptibles... Depuis la loi du 29 janvier 2001, la France reconnait publiquement le génocide arménien de 1915 dont l'existence est avérée par les faits et entretenue par les historiens.

Désormais, chaque 24 avril, cette journée aide à retrouver les faces d'une histoire familiale. Une cérémonie a lieu à 18h30 devant la statue du Père Komitas, Place du Canada (8ème) organisée par le CCAF (Conseil de coordination des organisations arméniennes de France) en présence du Premier Ministre Edouard Philippe; des co-présidents du CCAF, Mourad Papazian et Ara Toranian; de l'ambassadeur d'Arménie, S.E. Madame Hasmik TOLMAJIAN; de la maire du 8ème arrondissement, Jeanne d'Hauteserre qui avait ravivé la flamme du soldat inconnu à l'Etoile en présence de la communauté arménienne et la Maire de Paris, Anne Hidalgo qui a commémoré le génocide à l'Hôtel de Ville le matin.

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En Ukraine la fiction est devenue réalité dimanche

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 22 avril, 2019 14:36:34
Gabriel MIHAI

Âgé de 41 ans, l'homme, qui n'a aucune expérience en politique, est devenu très populaire grâce à la télévision, en particulier en jouant le rôle principal dans la série "Le serviteur du peuple". Il y incarne un professeur d'histoire, propulsé à la présidence du pays, qui se confronte à une classe dirigeante corrompue.

Il s'appelle Volodymyr Zelensky, il est comédien et le prochain président de l'Ukraine. Dans un pays toujours gangréné par la corruption, le message de cette série télévisée trouve un large écho auprès des téléspectateurs ukrainiens. "Je suis un nouveau visage, je n'ai jamais fait de politique, je viens d'un secteur considéré comme propre, la télévision et le cinéma. Les gens me connaissent bien et ils peuvent s'identifier à moi", dit-il.

Considérant que l'Europe de l'Est fait partie du passé communiste et constitue une véritable industrie de la corruption, la liberté et la démocratie sont aujourd'hui de plus en plus recherchées dans les Balkans.

La chute des régimes communistes de 1989 a mis à jour, dans l’espace contrôlé depuis plus de quarante ans par l’Union soviétique, d’anciens conflits entre nations, ethnies et religions qui n’avaient pas été résolus, mais seulement “gelés” sous des régimes totalitaires. L’expérience acquise dans la transition post-communiste peut être utile pour désamorcer les conflits actuels aux niveaux européen et mondial.

Trois décennies après la chute des régimes communistes en Europe de l’Est, mettra en lumière l’importance des dirigeants qui ont changé l’histoire en 1989, en proposant de partager leur expérience immédiate de la transition du communisme à la démocratie et à la gestion des conflits. pendant cette transition.

La fulgurante ascension de Volodymyr Zelensky a été favorisée par le désamour des électeurs ukrainiens face à des élites éclaboussées par des scandales de corruption à répétition et par leur déception cinq ans après le soulèvement pro-occidental du Maïdan, qui a porté au pouvoir Petro Porochenko. Le comédien Volodymyr Zelensky a remporté l'élection présidentielle avec 73,2 % des voix. Un humoriste se retrouve donc propulsé à la tête du pays, sans avoir aucune expérience en politique, aprés le rôle du président ukrainien, qu'il incarnait dans une série télévisée.

Volodymyr Zelensky, comédien novice en politique, a remporté dimanche soir 21 avril la présidentielle en Ukraine avec une majorité écrasante face au sortant Petro Porochenko, ouvrant une page riche en incertitudes pour ce pays en guerre aux portes de l’Union européenne.

Fraîchement élu, le président Volodymyr Zelensky espère mettre un terme à la guerre qui ravage l'est du pays en relançant les accords de paix impliquant la Russie. «Nous allons poursuivre le processus de Minsk, nous allons le relancer», a-t-il déclaré à la presse au cours de sa première conférence de presse après son élection à la présidence. Il faisait référence aux accords de paix signés en février 2015 dans la capitale bélarusse sous l'égide de Kiev, Moscou, Paris et Berlin.

Alors que de nombreuses trêves ont été annoncées par les belligérants, mais jamais respectées, l'Ukraine et les Occidentaux accusent la Russie de soutenir militairement les séparatistes, ce que Moscou dément malgré les éléments en ce sens relevés par plusieurs médias internationaux.

«Le plus important» est «de cesser le feu», a encore fait valoir M. Zelensky. «La tâche numéro un est de faire revenir tous nos prisonniers, nos marins», a-t-il poursuivi, ajoutant qu'il ferait «tout pour faire revenir nos gars chez eux».

Kiev et l'Occident dénoncent la détention par la Russie et les séparatistes de plusieurs dizaines d'Ukrainiens, considérés comme prisonniers politiques ou de guerre dans leur pays.

Si Volodymyr Zelensky disposera à la présidence de pouvoirs forts, notamment comme chef des armées, sa marge de manœuvre pour prendre des mesures concrètes sera très limitée faute de majorité parlementaire. Des législatives ne sont prévues pour l’instant que le 27 octobre, présageant l’ouverture d’une nouvelle phase de luttes politiques.

Celui qui prendra ses fonctions dans un mois a déjà fixé plusieurs objectifs, notamment relancer le processus de paix impliquant la Russie et visiter l'Ukraine à la rencontre des habitants. Il avait aussi déclaré lors de sa campagne vouloir rencontrer les dirigeants français, allemand et américain. Il pourrait également dissoudre l'Assemblée nationale rapidement après avoir accédé au pouvoir pour tenter d'obtenir une majorité. Pour le reste, le flou demeure.



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Bolsonaro, 100 jours après son élection

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 15 avril, 2019 03:23:22
VÉRONIQUE YANG

Alors que le président Bolsornaro vient de dépasser les 100 premiers jours de son mandat, un bilan plutôt alarmiste pour les peuples autochtones du Brésil s'impose basé sur des craintes fondées concernant leur existence et celle de leurs terres.

Les peuples autochtones s’organisent et se sont mobilisés à l'échelle locale et nationale en participant en début d'année à la plus grande manifestation internationale de leur histoire en faveur de leurs droits, organisée par Survival International, ONG créée en 1969 dont l'objet est la défense des droits des peuples indigènes par des campagnes d'opinion, en s'appuyant sur l'éducation, les campagnes et la recherche de fonds et en relayant la parole des peuples indigènes dans le monde, en lien étroit avec les organisations indigènes locale. Partout dans le monde, la solidarité avec les peuples autochtones du Brésil, qui ont eux-mêmes organisé des dizaines de manifestations, se fait entendre. Pour être valable, le Congrès devra valider l'ordonnance. De plus, le Parti socialiste brésilien (PSB) a déposé une plainte auprès de la Cour Suprême fin janvier pour contester la décision d'attribuer au ministère de l'agriculture l'autorité sur les délimitations des terres autochtones. Les juges sembleraient soutenir les demandeurs. Sonia Guajajara, cheffe autochtone, candidate à la vice-présidence aux élections de 2018 et Rosilene Guajajara ont fait part lors de déclarations:"Nous résistons depuis 518 ans, ce n’est pas maintenant que nous allons abandonner le combat. Nous unirons toutes nos forces, et nous gagnerons". Depuis la campagne présidentielle, la déforestation a augmenté de 50 % et les invasions de terres ont augmenté de 150 % après l' élection d'octobre dernier.

Le premier jour de son entrée en fonction, Bolsonaro a retiré à la Funai (le département des affaires autochtones) la responsabilité de la démarcation et de la réglementation des territoires autochtones pour la confier au ministère de l’Agriculture afin de mettre un terme à toute nouvelle protection des terres autochtones.

La nouvelle ministre de l’Agriculture de M. Bolsonaro est Tereza Cristina Corrêa da Costa Dias, ancienne présidente du groupe parlementaire de l’agro-industrie, connue pour avoir accepté un don de campagne d’un propriétaire foncier accusé d’avoir commandité le meurtre d’un dirigeant autochtone. Le responsable du département chargé des questions territoriales est Nabhan Garcia, ancien président de l’Union des ruralistes démocrates, association politiquement à droite qui lutte depuis des décennies contre la démarcation des territoires autochtones.

Plusieurs nouveaux projets semblent être prévus, comme la construction à partir du 30 juin d'une ligne électrique sur plus de 100km du territoire des Waimiri Atroari, sans leur consentement; eux opposés à cette idée d'autant que la ligne n'alimentera pas les villages autochtones ni les centres présents dans la réserve. La construction d'un barrage sur la rivière Trombetas, un pont sur l'Amazone et le prolongement de l'autoroute de 500 km reliant l'Amazone à la frontière du Surinam sont aussi à l'ordre du jour toujours en invoquant la sécurité nationale face aux agissement des indigènes face au gouvernement qui a menacé de retirer le Brésil de la principale loi internationale sur les droits des peuples tribaux et autochtones, connue sous le nom de Convention 169 de l’OIT (Organisation internationale du travail).

Suite à la sortie de l'ouvrage de Sabah Rahmani, anthropologue et auteure du livre " Paroles de peuple racines-Plaidoyer pour la nature" la cacique Tanoné du peuple Kariri-Xocó ( région du Nord est du Brésil, dans une zone de montagnes) est exceptionnellement de passage en France. Elle est la première femme cacique, cheffe de tribu, dans l’histoire de sa communauté. A 63 ans, elle est l’une des rares leaders féminines indigènes du Brésil et milite auprès des instances officielles contre la déforestation et pour la reconnaissance des siens. Pour elle, c'est l'occasion de rencontrer le public afin de le sensibiliser aux problèmes que rencontre les minorités à travers le monde et de la lutte qu"elle doivent mener pour sauver leur territoire.

Miguel Enrique Stedile, dirigeant national du MST (Mouvement sans Terre) étant présent en France, l'association France Amérique a décidé d'organiser une conférence à Paris, salle Niemeyer au siège du PCF, construit en 2 temps entre 1969 et 1980, par l'architecte brésilien et militant communiste vivant en France depuis quelques années et ayant fui la dictature de son pays Oscar Niemeyer. Célèbre pour son architecture d’avant garde et la construction de la capitale du brésil Brazilia, il est aussi à l'origine d'autres constructions en France comme le centre culturel de la Ville du Havre dit « Le Volcan », la Bourse du Travail de Bobigny, ou encore l’ancien siège de l’Humanité à Saint-Denis. Cette conférence avait pour thème le bilan des 100 jours du président Bolsorano et avait pour invitées Eró de Oliveira, dirigeante du MST de la région du Pará et la cacique Tanoné, du peuple Kariri Xoco (invitée par l’association Planète Amazone). Au programme, la solidarité pour Lula, prisonnier politique, l'arrêt des attaques à la démocratie, au coup d'état institutionnel lié au G8, G 20, à la Banque Mondiale et à la Banque de Centrale Européenne comme au Vénézuela.

Après le coup d'état contre Vilma Roussef en 2016 et l'emprisonnement (abusif) de l'ancien président Lula, un nouveau président a été élu en janvier dernier, signifiant l'arrivée de l'extrême droite comme à l'échelle internationale (la droite et l'extrême droite représentent 40% en France et en Europe), caractérisant le populisme dans tous ces pays où les opposants doivent s'exiler pour ne pas être arrêtés. Pour beaucoup, racisme, sexisme, xénophobie et homophobie représentent le pouvoir tenu par un gouvernement de 19 hommes et 3 femmes, des militaires et hommes politiques réactionnaires et ultralibéraux, détériorant l'image du pays.

Depuis quelques années, un réseau de résistance et de solidarité de la part de Brésiliens et de leurs amis a été constitué et a mobilisé des milliers de personnes en France et en Europe pour informer et alerter sur ce qui se passe au Brésil et créer le Réseau Européen pour la Démocratie au Brésil (RED.Br), composé de citoyens, intellectuels, artistes et militants visant à réunir toutes les initiatives pour informer l’opinion publique européenne sur la situation politique au Brésil concernant les menaces en direction de défenseurs des droits humains comme le député Jean Willys, les mesures répressives comme le projet de " loi anti-crime et corruption" ( lutte contre le crime organisé dans un pays où le nombre d'homicides était de 63 880 l'an dernier et les armes en vente libre, augmentation des inégalités sociales et aggravation du nombre d’emprisonnements, génocide dont la jeunesse noire et de la périphérie est victime suite au"permis de tuer" de la police) porté par le ministre Sergio Moro, les assassinats dont celui de Marielle Franco, conseillère municipale noire de Rio de Janeiro et les scandales sans oublier le discours inaugural de Jair Bolsonaro au forum de Davos, le 22 janvier dernier.

Les droits sociaux ont aussi été impactés avec un chômage qui atteint 12%, soit 13 millions de personnes et une baisse dans tous les secteurs économiques avec une croissance molle; c'est la même chose dans la communication et l'éducation (pas de nouveau projet , budget gelé.., développement de "l'école sans parti", favoriser les écoles privées) mais aussi les retraites qui est le second grand chantier de Bolsonaro en tentant d'endiguer les déficits et mettre fin aux privilèges de certaines castes, soit 250 milliars d'euros sur 10 ans et éviter l'explosion de la dette publique.

Après ces 100 jours, le bilan serait positif pour 1/3 de la population et 30% de non satisfaits, pire performance pour un président depuis le rétablissement du suffrage universel direct il y a 30 ans, selon un sondage.





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Le 2 avril, tous en bleu pour la journée mondiale de l'autisme

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 11 avril, 2019 13:20:10
Véronique YANG

En France, l'autisme touche près de 430 000 personnes dont 100 000 enfants à des degrés différents. A Paris, près de 4 000 enfants et adultes présenteraient des troubles liés à cette maladie.

Durant la première semaine du mois d'avril, la ville de Paris et le CRAIF (Centre de Ressources Autisme Ile de France) ont tenu à organiser pour la seconde année consécutive, une semaine de sensibilisation et de formation concernant l'autisme. Des événements et animations gratuites ont été créés pour mieux informer le grand public, particulièrement le 2 avril, date de la journée mondiale de l'autisme. A cet effet, des projections, des initiations, des concerts, des visites de musées et des expositions pour sensibiliser les Parisiens à l'autisme ont été proposées au public. En voici le récapitulatif:

  • 1er avril : Vernissage de l'exposition de l'IME MAIA au CRAIF
  • Du 1er au 5 avril : Evènements à la MDPH de Paris
  • 1er avril : Apéro des parents des Papillons Blancs aux Papillons Blancs
  • 2 avril : Concert des vives voix à l'Institut National des Jeunes Aveugles
  • Accès aux soins pour les personnes autistes à la Mairie du 4e arrondissement
  • Porte ouverte, chorale inclusive aux Papillons Blancs
  • Tennis sans frontières au Stade des Lilas
  • 3 avril : Visite multi-sensorielle du Petit Palais
  • Monster Anatomie au Musée d'Art moderne
  • Le café des parents des Papillons Blancs Les Papillons Blancs
  • L'essentiel est invisible à la Mairie du 12e arrondissement
  • 4 avril : Les bienfaits du Shiatsu à la Mairie du 3e arrondissement
  • Atelier informatique aux Papillons Blancs
  • 6 avril : Ma première visite au musée au Petit Palais
  • Venez découvrir le CRAIF au CRAIF
  • 7 avril : Ciné-ma différence ! au Cinéma Le Majestic Passy

Durant cette semaine du 1er au 7 avril, toutes ces manifestations ont permis de mieux comprendre l'autisme, handicap qui touche 1 personne sur 150 dans le monde. La Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme du 2 avril vise quant à elle à mieux informer le grand public sur les réalités de ce trouble du développement, c'est pourquoi de nombreux monuments symboliques, musées, maisons et autres bâtiments étaient illuminés en bleu pendant la nuit. Cette journée, accompagnée de l’opération « Light It Up Blue », lance un mois d’activités et d’événements de sensibilisation partout dans le monde.

De son côté, le gouvernement français a mis en place un "plan Autisme" sur 2008-2011, qui visait l'augmentation de la capacité d'accueil en établissements spécialisés et sur la diversification des méthodes de prise en charge et de dépistage précoce.

L'établissement du diagnostic et la mise en place d'une prise en charge efficace sont les principales difficultés auxquelles se heurtent les parents d'enfants présentant ces troubles sans compter les avis divisés des intervenants et du monde médical dont les psychomotriciens qui leur adressent des messages de soutien par des démarches éducatives, rééducatives et thérapeutiques.

Depuis 2001, la ville de Paris mène des actions de sensibilisation à l'autisme en finançant l'ouverture, le fonctionnement et le développement de plusieurs structures innovantes, 215 places en lieux de vie et d'activités ont été ouvertes et au moins 138 autres sont prévues d'ici 2020; de nouveaux objectifs ont été mis en place grâce à la stratégie "handicap,inclusion et accessibilité universelle 2017-2021"avec la création d'une plateforme de diagnostics des troubles du spectre autistique dès l'âge de 18 mois pour un accompagnement personnalisé des enfants le plus rapidement possible. Une partie des agents qui accueillent les usagers en situation de handicap et qui animent des activités avec des autistes sont en partie formés par la municipalité. Par ailleurs, la MDPH, le CLAP (centre de loisirs à parité), les centres handi-jeunes et sport et handicap ainsi que les TAP (temps d'activité périscolaire) ont participé à la 2ème semaine de l'autisme. Une vingtaine de projets envers des personnes autistes et leurs proches, ont été soutenus par la collectivité à hauteur de 350 000 euros soit un quart des subventions handicap de la ville de Paris, grâce au partenariat dans cette politique inclusive avec les associations. Ces actions sont présentes dans l'accès au sport, aux loisirs et aux vacances, l'accueil de la petite enfance, l'expression artistique ou l'insertion professionnelle.

Le 12ème Congrès international d’Autisme-Europe, organisé en coopération avec Autisme France se tiendra à Nice du 13 au 15 septembre prochain, de nouveau en France, 36 ans après le congrès de Paris. Il aura pour devise "Une nouvelle dynamique pour le changement et l’inclusion", conformément à l'aspiration selon laquelle la recherche scientifique internationale sur l’autisme devrait se traduire en changements concrets et favoriser l’inclusion sociale des personnes autistes de tous âges et de tous besoins. Durant 3 jours, des personnes du monde entier se réuniront pour partager les développements les plus récents dans le domaine de l'autisme et abordera des sujets comme diagnostic et évaluation, langage et communication, accès à l'éducation, emploi, recherche et éthique, genre et sexualité, inclusion et vie en communauté, santé mentale et physique, interventions, planification stratégique et coordination des services, des droits et de la participation.

Le but de ce congrès est l''inclusion des personnes autistes dans la société, pour une vie heureuse quels que soient leurs besoins en matière de soutien.



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L'absence d'accord, May plaide pour un report du Brexit

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 09 avril, 2019 21:01:54
Gabriel MIHAI

La première ministre britannique Theresa May a plaidé pour obtenir mercredi de ses partenaires européens un nouveau report du Brexit.

Le scénario d'un feu vert de l'UE à un deuxième court report du Brexit prend forme, avec une probable porte ouverte à un plus long délai. Mais les 27 pays se divisent sur les conditions à imposer à Londres pour accepter ce nouveau contretemps.

La réponse est attendue mercredi lors d'un sommet européen crucial devant lequel May exposera son plan aux 27 pays, qui devront donner leur aval unanime à tout report. L'enjeu est d'éviter vendredi une sortie brutale du Royaume-Uni, un «no deal» aux conséquences économiques potentiellement dévastatrices.

La prolongation au-delà du 12 avril «n'est ni acquise ni automatique», a insisté mardi la secrétaire d'Etat française aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, en marge d'une réunion avec ses homologues pour préparer le sommet extraordinaire convoqué mercredi à Bruxelles.

Mais aucun pays européen ne devrait faire obstacle à un nouveau report lors de ce sommet, car leur priorité partagée est d'éviter le scénario d'un divorce brutal le 12 avril, ont affirmé à l'AFP plusieurs sources diplomatiques.

Initialement prévu le 29 mars, le Brexit a déjà été repoussé au vendredi 12 avril. Mais faute d'avoir pu faire adopter par les députés britanniques l'accord de divorce qu'elle a négocié avec Bruxelles, Mme May veut réclamer un second ajournement du Brexit, jusqu'au 30 juin.

La chancelière allemande Angela Merkel a jugé mardi "possible", devant des membres de son parti, "un report jusqu'à début 2020" du Brexit.

"Un report du Brexit de plusieurs mois est possible, jusqu'à début de 2020", a déclaré Mme Merkel, selon un participant à une réunion de son parti conservateur CDU.

Mme Merkel avait à la mi-journée reçu à Berlin la Première ministre britannique Theresa May.

Un éventuel report, "c'est le thème du sommet de demain (mercredi) à Bruxelles", a souligné la chancelière. "L'UE ne veut pas pousser les Britanniques vers un Brexit désordonné. Il est dans l'intérêt de l'Europe de continuer à entretenir de bonnes relations avec la Grande-Bretagne", a-t-elle assuré.

Une telle date pourrait être agréée par la France, pour laquelle un délai d'un an, évoqué ces derniers jours à Bruxelles, «paraît trop long», a de son côté indiqué l'Élysée, où la première ministre britannique est attendue mardi en fin d'après-midi pour défendre sa cause auprès du président français Emmanuel Macron.

Face à Theresa May, Emmanuel Macron devrait réaffirmer que Paris «n'est pas fermé à construire une autre solution» que celle du «no deal», mais «avec certaines limites et pas à tout prix», a précisé l'Élysée.

Les dirigeants européens avaient refusé en mars d'accorder aux Britanniques un sursis jusqu'au 30 juin, en raison de la tenue des élections européennes du 23 au 26 mai.

Le gouvernement britannique a annoncé à contrecoeur lundi soir qu'il lançait l'organisation de ce scrutin, après avoir tenté d'éviter d'y participer, près de trois ans après le référendum de juin 2016 qui a décidé la sortie du Royaume-Uni de l'UE.

Mardi, la Première ministre britannique s'est rendue à Berlin puis à Paris pour convaincre Mme Merkel et Emmanuel Macron de soutenir sa nouvelle demande de report du Brexit lors du sommet européen de mercredi.

Initialement prévu le 29 mars, le Brexit, en faveur duquel les Britanniques ont voté par référendum en juin 2016, a déjà été repoussé au 12 avril.

Mais faute d'avoir pu faire adopter l'accord de divorce qu'elle a négocié avec Bruxelles par les députés britanniques, Mme May veut réclamer un second ajournement, jusqu'au 30 juin. Les 27 se divisent sur les conditions à imposer à Londres pour accepter ce nouveau délai.

Le Commissaire européen à l'agriculture et au développement rural, Phil Hogan a présenté à la presse lundi quelques détails du "Plan d'urgence" de l'UE pour le secteur agro-alimentaire, en cas d'absence d'accord sur le Brexit.

Dans le domaine de l'agriculture, il y aura beaucoup de perturbations en cas de sortie du Royaume-Uni de l'UE sans accord, a rappelé le Commissaire.

Ces perturbations du marché seraient: les formalités au niveau de la douane, les contrôles en matière de sécurité et de protection de la santé, la logistique, le stockage des produits. Les conséquences d'une telle situation seront multiples notamment, retards de livraison, le dépérissement des produits, le manque de produits sur le marché.

Il faut rappeler que l'essentiel des produits alimentaires de l'UE exportés vers le Royaume-Uni sont des produits frais (fruits et légumes) et donc périssables. Le Royaume-Uni dépend des importations des 27 Etats de l'UE. En cas de non accord, Il n'y aura pas de sources d'approvisionnement alternatif pour le Royaume-Uni.

Les mesures mises en place par l'UE pour atténuer l'impact négatif d'un Brexit dur sur les agriculteurs et les producteurs, concernent donc les interventions financières publiques, l'aide au stockage privé ainsi que les dispositifs de retrait.

Par ailleurs, la Commission européenne a adopté récemment, confie le Commissaire, un nouveau règlement qui permet une augmentation d'aide de l'Etat jusqu'à 66% qui peut être octroyé au secteur agricole.

Il existe également des opportunités pour les Etats membre de l'UE, de proposer des amendements à leur programme de développement rural, pour rediriger le soutien de l'Etat aux bénéficiaires touchés par le Brexit, a ajouté Phil Hogan.

Parmi ceux-ci, les Britanniques devraient notamment promettre de ne pas perturber des lourds dossiers qui se profilent pour l'UE dans les prochains mois, comme l'élaboration de son budget pour la période 2021-2027.

Le Sommet européen qui aura lieu le 10 avril à Bruxelles s'annonce donc décisionnel, pour mieux orienter les mesures de l'UE vis-à-vis du Brexit et le futur des relations entre le Royaume-Uni et l'UE.



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La culture de la paix repose sur un nouveau type de relation entre États, pour la réconciliation et la paix dans les zones de conflit du monde entier

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 07 avril, 2019 01:19:26
Gabriel MIHAI

L'initiative de paix mondiale, par exemple, 30 ans après la chute du communisme en Europe de l'Est, une perspective de réconciliation et de réunification pour la péninsule coréenne, comme dans les zones de conflit.

Mardi 2 avril, à Bucarest, capitale roumaine, s'est déroulée la réunion diplomatique des anciens chefs d'Europe orientale, pour la réconciliation et la paix dans les zones de conflit du monde entier.

La culture de la paix repose sur un nouveau type de relation entre États, les relations entre des personnes partageant les mêmes valeurs communes, nées bien avant les États-nations actuels.

Depuis 2013, année de création de l'organisation non gouvernementale HWPL "Culture céleste, paix dans le monde, Restauration de la lumière", des réunions ou sommets pour la paix dans le monde sont organisées tous les ans.

Cette année, Bucarest a été les 1er et 2 avril, le théâtre d’un événement culturel sur le thème "Paix, culture, religion et éducation pour une société meilleure, une démocratie durable et la réunification d’états divisés parmi lesquels la solidarité, le rétablissement de la paix faite par les anciens dirigeants politiques en Europe afin de répandre la culture de la paix mai aussi soutenir la réunification pacifique de la péninsule coréenne. "

L’ancien président de la Roumanie, Emil Constantinescu, a expliqué qu’il ne souhaitait plus voir les dirigeants des États se battre et que la population soit une victime innocente, les femmes en particulier premières à souffrir et à ressentir les horreurs inévitables de toute guerre.

Le président de l'institut d'études pour la culture et la civilisation du Levant est fermement convaincu que "l'évitement des guerres et la construction de la paix supposent la conclusion laborieuse d'une culture de la solidarité, façonnant un style pragmatique, dans lequel les déclarations n'ont pas le poids, mais les actions concrètes. Par exemple, la péninsule coréenne souffre d'un peuple divisé en deux États à cause d'une idéologie athée agressive, qui revêt une signification particulière pour le monde, nous vivons dans de nombreuses divisions idéologiques, œcuméniques, sociales et religieuse".

À Bucarest, les dirigeants d'Europe centrale et orientale, qui ont directement vécu l'expérience de la guerre froide, des guerres civiles et des conflits ethniques au cours de la douloureuse transition vers la démocratie ont témoigné, leur existence et l'histoire de leur pays s'inscrivant dans la sphère d'influence de l'URSS après la Seconde Guerre mondiale.

La Seconde Guerre mondiale est une autre conséquence qui a conduit à la division de la péninsule coréenne, déjà sous l'occupation du Japon. Le territoire de la péninsule coréenne est entré dans la zone d'influence des deux grandes puissances victorieuses, les États-Unis et l'Union soviétique.

La guerre froide et la guerre de Corée dans les années 1950-1953 ont donc prolongé cette division et conduit à l’émergence de deux États dotés d’idéologies anthogoniques et d’évolutions dichotomiques, la Corée du Sud et la Corée du Nord.

En 1989, le miracle s'est produit lors de la chute du mur de Berlin, ligne de démarcation symbolique qui divisait l'Europe en deux: l'Ouest et l'Est, entre démocratie et dictature et conduit à la chute du régime communiste en Europe de l'Est. La constatation d'Emil Constantinescu:

"A mon tour, au tournant des XXe et XXIe siècles, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, dans les Balkans et dans le Caucase, je fus frappé par l'origine commune des vestiges historiques et architecturaux, mais surtout par de nombreuses affinités de comportement découlant de dizaines de millions de personnes de tous les coins du monde, un amalgame de races, d'ethnies et de nationalités qui se rendent chaque année au Levant en tant que pèlerins ou touristes, réunissant des sentiers présentant les fortifications des villes et villages anciens, élevés pour protéger les frontières entre domaines anciens et féodaux, palais construits pour impressionner par la richesse et le pouvoir, temples ou églises marquant des frontières spirituelles, démontrant que tout ce qui est créé pour s'isoler finit par nous unir. L’initiative Levant for Global Peace propose une autre lecture de l’histoire de cette région, vue jusqu'à maintenant, en particulier par les guerres et les conflits millénaires. Il propose une nouvelle approche qui suit ce que nous avons et que nous pouvons unir: principes, valeurs et capacités du passé qui peuvent maintenant être exploités pour assurer non seulement la stabilité de cette région dans son ensemble, mais également la construction d’un modèle. de coopération et de confiance pour tous les états du monde. Cela ne signifie pas que nous devons nier notre passé, mais seulement l'assumer dans sa dimension tragique ".

"C’est la raison pour laquelle les valeurs communes me semblent aujourd’hui si importantes dans la nouvelle structure des relations internationales. Parce que certains malentendus concernant les motivations des autres ont conduit à de nombreuses décisions erronées de politique étrangère qui ont déclenché des conflits, beaucoup sont encore gelées. Seule une politique fondée sur des valeurs communes en tant que base du dialogue peut assurer la stabilité; seuls une économie de marché viable et un état de droit peuvent s'opposer à un État oligarchique; élargir l’espace de la paix, c’est élargir l'espace d’une démocratie et non d’une démocratie de façade. "

"Afin de prévenir les conflits et de gérer les situations d'après conflit, les structures politiques doivent être complétées par des structures de la société civile consacrées aux questions de sécurité mondiale. Ce n'est qu'alors qu'un processus de renforcement du respect de l'homme, de la démocratie et de la sécurité commune peut acquérir la profondeur que seule il peut être garanti. "La politique internationale, à l'instar de la diplomatie classique, s'est construite sur les relations de pouvoir et le restera pendant longtemps. Le" soft power "est loin d'être fonctionnel. Je ne soutiendrais pas le remplacement de la diplomatie classique et culturelle, cela voudrait dire soutenir une utopie dangereuse, mais je plaide pour leur association et j'espère que cette conférence apportera une nouvelle vision qui part des fondements religieux de notre conscience et par conséquent j'ai invité à cette conférence. Nous devons nous rappeler que, dans les livres fondamentaux des trois grandes religions monothéistes nées dans la région du Levant: la Torah, le Nouveau Testament et le Coran, on parle de paix et de compréhension entre les hommes, pas de guerre, "explique l'ancien président roumain.

"Il y a plus de trente ans, en Europe de l'Est, des millions de personnes, les mains nues, étaient prêtes à se battre et à mourir pour la liberté et la démocratie, détruisant la plus grande machine de guerre de l'histoire de l'humanité. En ce nouveau millénaire, nous pouvons redécouvrir la foi, non pour l'utiliser comme dans une longue histoire de l'humanité contre d'autres, mais pour comprendre notre objectif sur Terre. La paix est le nom de Dieu, que nous soyons chrétiens, musulmans, juifs ou de religions asiatiques. Seule l'arrogance de l'homme lui a fait oublier le message du Seigneur, quel que soit le nom que nous lui donnons dans notre langue ou notre conviction. " a-t-il ajouté.

Shoshana Bekerman, directrice de la Coalition interparlementaire pour l'éthique mondiale, pense que nous devrions nous concentrer une minute sur la culture de la paix qui devrait être et doit vraiment être le fondement de la diplomatie culturelle.
"Je réitérerai la définition de l'UNESCO de ce concept: La culture de la paix et de la non-violence est l'engagement en faveur de la consolidation de la paix, de la médiation, de la résolution des conflits et de la prévention des conflits, de l'éducation à la paix, de l'éducation à la non-violence, de la tolérance, de l'acceptation, du respect mutuel, de la réconciliation et du dialogue. interculturel et interconfessionnel ". Au cours de la séance plénière, nous avons atteint tous ces points, alors que le Levant a été érigé en berceau de la diplomatie culturelle et de la culture de la paix grâce à la passion du Président Constantinescu. En regardant les défis actuels, que nos honorables diplomates nous font connaître, tout cela n’aide en rien les conflits actuels au Levant. Toutefois, comme le souligne l'ex-dirigent roumain, nous tirerons peut-être des leçons du passé afin de pouvoir relever les défis de l'avenir. Sous l'égide de l'UNESCO, l'ONU s'est engagée à établir une consolidation de la paix après la Seconde Guerre mondiale par le biais d'accords économiques, sociaux et politiques. Comme nous le savons, cela ne semble pas fonctionner, le fondement de la paix ayant toujours besoin de l’appui que nous espérons recevoir de ce nouvel institut. Depuis plus de 60 ans, l’UNESCO poursuit cette mission conformément à sa constitution qui stipule que "depuis que les guerres éclatent dans l’esprit de l’homme, des mécanismes de consolidation de la paix doivent également être construits là-bas". Malheureusement, comme nous le savons, même l’UNESCO connaît des difficultés dans cette région, mais nous espérons que les exposés que vous soutiendrez aujourd’hui nous guideront dans la bonne direction, à mesure que nous apprenons du passé pour évoluer à l’avenir. "

Man Hee Lee pense que l'unification pourrait avoir lieu cette année, si les citoyens avaient le droit de se déplacer librement du sud au nord de la Corée, l'abandon de la frontière entre les deux états apporterait à la Corée autant qu'à l'Allemagne avec la chute du mur de Berlin en 1989, la possibilité que la population puisse se réunir après la division qui a eu lieu en 1953..." Pendant la tragique guerre de Corée, je me suis battu en première ligne, vous pouvez imaginer combien d'atrocités j'ai été témoin.
La première cérémonie annuelle de la "Déclaration de paix et de la cessation de la guerre" a eu lieu au cimetière commémoratif des Nations Unies à Busan. J'ai alors demandé au présent: "La politique ou les lois en vigueur peuvent-elles payer pour les vies sacrifiées, nées dans le même monde que nous, mais ne se sont pas encore épanouies?"

"Si les 10 articles et les 38 clauses de la "Déclaration de paix et de cessation de la guerre" étaient appliqués en droit international, la paix serait établie. Pour que le peuple coréen ne subisse plus cette douleur et ces souffrances, nous devons parvenir à la paix dans le monde. Nous avons besoin d'un monde de paix, ce n'est pas le devoir d'une seule personne, c'est notre devoir dans son ensemble, c'est notre responsabilité".

L'unification des deux États de la péninsule pourrait commencer même cette année si les citoyens avaient le droit de se déplacer librement dans les deux Corées ..., considérant que la Corée du Nord n'est pas encore pleinement reconnue et qu'elle dispose de peu de ressources visibles pas financières. Elle peut construire des arsenaux nucléaires, que ni la Chine ni la Russie ne regarderaient avec confiance, mais qui aide financièrement le peuple nord-coréen à vivre? La Corée du Sud pourrait l'aider à créer des emplois, tout comme elle le fait avec les étrangers qu'elle embauche dans le sud du pays.

Je soutiens fermement et déclare avec confiance que la réalisation de l'unification pacifique dans la péninsule coréenne conduira à l'instauration de la paix dans le monde entier; j'en suis sûr. Le temps que cela va prendre dépend de notre sérieux. Le processus sera accéléré avec votre aide. "

Sinem SAHIN, représentant de la branche jeunesse du groupe de jeunes pour la paix, à Berlin, s'est adressé aux invités et a expliqué la réunification et l'importance du mur de Berlin en 1989, où les familles allemandes se sont réunies pour construire une Allemagne dans un but démocratique et libre.

L’intervention de chaque invité a apporté un soutien et des informations aux niveaux stratégique et géopolitique, culturel et religieux ainsi qu’au niveau de l’enseignement, dans le but d’unifier la péninsule coréenne et de la paix au niveau mondial.

M. Garry JACOBS, directeur général de la World Art and Science Academy et du World University Consortium, a donc assisté à l'événement en expliquant le rôle que la culture joue pour la société lorsque la technologie progresse:

"Nous vivons dans un monde d'une rapidité, d'une complexité et d'une incertitude sans précédent. Tous les progrès réalisés au cours des 200 dernières années ne semblent plus relever les défis du XXIe siècle. Nous oublions en fait que pour fonctionner, le logiciel de toute institution est une culture. La culture est le savoir essentiel que l'humanité a acquis depuis des millénaires. Les temps ont changé, le style de vie, la technologie, mais les relations entre les êtres humains sont restées constantes grâce à des valeurs fondamentales universelles et perpétuelles. Ce nouvel institut doit se concentrer sur l’idée du futur, en puisant dans l’histoire du passé les connaissances essentielles pour le futur. "

Petru LUCINSCHI, ancien président de la République de Moldovie de 1997 à 2000, a expliqué dans son discours que: "Pour une stratégie plus viable et une paix stable, un dialogue stratégique politique, diplomatique mais aussi géopolitique pour réussir, vous avez besoin d’une stratégie simple et explicite, transmise par l’histoire et la culture de chaque état, mais également par des méthodes alignées sur les droits de l’homme pour tous les pays de la planète".

Pour clôturer, Emil Constantinescu a déclaré: "Depuis des milliards d’années, la Terre est le théâtre gigantesque d’un affrontement permanent entre les tendances à la concentration et la dissémination de la matière minérale, ainsi que l’histoire du monde vivant et des peuples; les idées et le dialogue pacifique peuvent remplacer à tout jamais la violence, de quelque type que ce soit.

La Coalition mondiale interparlementaire pour l'éthique mondiale est peut-être le meilleur endroit où rappeler que nous devons rejeter l'arrogance qui empêche la communication, éviter les jugements et les préjugés contre des concepts que nous ne connaissons pas assez pour aborder avec soin et respect le caractère mystérieux et profond des différentes civilisations humaines, ce monde multiculturel dans lequel nous avons été condamnés à un passage éphémère et au rêve de l'éternité spirituelle, capitaliser sur les anciens jalons qui se chevauchent, redécouvrir la tradition des échanges pacifiques et des négociations subtiles entre des peuples appartenant à des civilisations différentes et complémentaires. L'enjeu ne doit plus être un moyen d'organiser les relations entre amis et ennemis, mais comprendre que la meilleure façon d'être ensemble autour d'un projet commun de la construction et la consolidation de la paix. La liberté de conscience, la tolérance et le pluralisme sont les valeurs qui peuvent nous aider à sortir de la nuit de la haine et de la vengeance pour construire de nouveaux ponts entre les cultures et les civilisations anciennes. "

Les conclusions de ces réunions sont résumées comme suit:

"Le monde dans lequel nous vivons présente des défis et des opportunités qui vont au-delà de la capacité des nations ou des groupes de nations les plus puissantes, de s’attaquer efficacement au reste de l’humanité. La paix et la sécurité, la gestion du climat et de l'environnement, l'immigration et la population, le commerce et les investissements, le développement technologique et l'emploi, la fraude fiscale et le blanchiment d'argent, le trafic de drogue et le terrorisme nous obligent à rechercher des solutions globales soutenues par des institutions pour les mettre en œuvre. Aucun des défis du monde moderne ne peut être traité efficacement au niveau des états nationaux qui défendent leurs propres intérêts en concurrence ou en conflit avec ceux d'autres nations ou par le biais d'accords bilatéraux et de groupements régionaux de nations. Tous ces défis nécessitent des niveaux de coopération et de collaboration accrus au sein de la communauté mondiale. Nous vivons dans un monde de plus en plus globalisé, mais nos instruments de gouvernance restent ancrés dans des institutions anciennes et largement inefficaces, guidées par des perspectives étroites, des priorités erronées, des stratégies contradictoires et des objectifs mutuellement exclusifs. Son humanité et ses institutions ont évolué depuis que les relations internationales ont été décidées par les caprices des monarques et les ambitions des empires coloniaux, imposées par la violence et enchâssées par des traités et des alliances bilatérales, conçues pour offrir des avantages économiques aux puissants. Aujourd'hui, le monde est gouverné par des institutions gouvernementales internationales, des chartes, des conventions, des traités, des lois, des comités, des systèmes, des sociétés multinationales et nationales, des organisations non gouvernementales et des associations liées à la paix, la sécurité, le commerce, l'économie, la finance, les transports, la communication et l'éducation, la science, la technologie, la culture, la religion et le divertissement. Malgré cette multiplication des moyens de gouvernance, l'évolution rapide de la société mondiale dépasse la capacité des institutions de guider, surveiller et gérer l'éventail croissant d'opportunités et de défis. La différence entre les besoins de l’humanité et le système institutionnel prédominant retarde le progrès collectif et menace de saper les fondements de la paix, de la sécurité, de la liberté et de la stabilité acquis après la guerre froide. "




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L'importance de la religion dans l'édification d'une société de paix

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 02 avril, 2019 01:43:31
Gabriel MIHAI

La Fondation roumaine pour la démocratie, avec le soutien du gouvernement roumain, en collaboration avec l’Institut des hautes études pour la culture et la civilisation du Levant, le Sénat roumain et le ministère des Affaires étrangères, l’Alliance des religions pour la paix (HWPL), le Centre international de la mer Baltique et de la mer Noire, la Coalition interparlementaire pour l’éthique mondiale, l’Université de Bucarest, l’École nationale d’études politiques et administratives se sont réunis lundi le 1er avril, afin de construire une société en paix grâce à l'importance de la religion.

Le président de l'Institut des hautes études pour la culture et la civilisation du Levant, Emil CONSTANTINESCU, ancien président de la Roumanie de 1996 à 2000, a ouvert la conférence internationale consacrée à la culture et à la religion dans la société, réunissant plus de 175 pays, anciens chefs d'État et représentants de religions, dans un but bien défini, "l'importance et l'édification d'une société fondée sur les cultures religieuses pour une paix totale dans un monde moderne et athée ou fanatique".

Parmi les invités ont pris part au discours:
Dr. Adrian LEMENI, Faculté de théologie orthodoxe, Université de Bucarest;
Pr. Wilhelm DANCĂ, doyen de la Faculté de théologie catholique;
Pasteur Viorel DIMA, expert de l'Association pour la liberté religieuse à Zurich;
Père Valentin ILIE, Centre d'études et de dialogue inter-religieux et interculturel;
Dr. Laurenţiu TĂNASE, Faculté de théologie orthodoxe, Université de Bucarest;
Amir AZIZ, imam de la communauté islamique allemande;
Vaidya NATHAN, secrétaire générale de la communauté hindoue d'Allemagne;
Man Hee LEE, président de l'Alliance des religions pour la paix (HWPL, Corée du Sud);

Le professeur Adrian LEMENI a expliqué la valeur de la religion et son importance pendant des siècles sur le territoire roumain, qui apportait une contribution à l’unité et à la sensibilité pour la société, mais qui revêtait une importance considérable dans la culture et le soutien des chrétiens en Roumanie, indépendamment du les difficultés rencontrées au cours des siècles passés.

L’importance dans la société d’être chrétien est un soutien spirituel et moral, ainsi qu’un soutien pour un meilleur développement, une valeur qui apporte la paix, construit un parcours de vie mais également un soutien de la civilisation humaine et de l’histoire.

Depuis des siècles, la Roumanie a connu des moments difficiles, quel que soit le système politique où la religion a joué un rôle extrêmement important dans la vie sociale et dans la société roumaine depuis le deuxième siècle, lorsque la religion est devenue le centre de la souveraineté du peuple depuis l'époque des ancêtres, " Geto-Dacian ".

Pour le pasteur Viorel DIMA, expert de l’Association zurichoise pour la liberté de religion, le communisme a plongé son ère dans les souffrances où, pour tout moment religieux, il fallait se cacher et même transiger avec le pouvoir dictatorial. On devait être inscrit dans l'agriculture collective pour pouvoir être libre de pratiquer sa religion.

Amir AZIZ, imam de la Communauté islamique allemande, a parlé de la liberté et de l'intégrité de la société d'aujourd'hui, de la possibilité de construire une société libre et pacifique avec des valeurs à suivre, en harmonie avec toutes les religions du monde, une unité profonde sans fanatisme et sans discrimination, alors que la paix est souhaitée pour tous afin d'avoir une fraternité.

Vaidya NATHAN, secrétaire général de la communauté hindoue d’Allemagne, a pour sa part expliqué comment il était entré en contact avec chaque religion et même avec les autorités pour réussir à instaurer la paix dans la société actuelle, une société extrêmement confuse, une société qui a besoin de paix, où des résultats s'inscrivent d'année en année. Man Hee LEE, président de l'Alliance des religions pour la paix (HWPL, Corée du Sud), explique à son tour quels sont ceux qui existent de nos jours, et à cause de son athéisme ou de son fanatisme, la société est dans un manque de paix.

LEE estime qu’il est bon d’avoir une culture religieuse, un espoir, un soutien, mais il ne soutient pas l’influence de la culture religieuse, la force dans la famille, certaines entraînant la guerre et aucune paix, comme le souhaite chaque parent.
Et pourquoi? Parce que la conversion forcée est une détresse, une désintégration et même une désintégration familiale fondée sur le fanatisme et le manque de culture éducative au sein de la société quant à la manière dont la religion doit être pratiquée en n' imposant à quelqu'un d'en suivre une.

"Cessez, cessez vos souffrances! Sans obligation, sans désunion, prêts à une conversion forcée en famille et à la destruction de la paix dans notre culture et notre religion, arrêtez, arrêtez, mettez fin à cette douleur inutile, recherchez la paix."

La culture et la religion ont un point commun: appeler à la paix, la liberté et la décision. Aujourd'hui, de nombreuses familles imposent, à travers une culture familière construite dans le fanatisme religieux, une conversion forcée aux jeunes et les soumettent à la souffrance, à la peine même à la mort, en raison du fanatisme religieux; un signal d'alarme et une alerte internationale, tirés par le président de HWPL lors de la conférence de paix internationale à Bucarest.
C'est un appel à l'unité et à la paix, à la socialisation et à la cohabitation religieuse pour la paix dans la société, mais aussi la lutte contre l'athéisme qui a aujourd'hui une ampleur par manque de culture.

Le débat du lundi 1er avril a eu une excellente ampleur dans laquelle chaque religion a cherché à combattre l'indifférence en appelant à l'unité et la paix et à lutter contre l'athéisme dans la société moderne.





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Emmanuel et Brigitte Macron ont reçu à l'Elysée le roi Abdallah II et Rania de Jordanie dans le cadre d'une tournée pendant cinq jours

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 30 mars, 2019 14:56:56
GABRIEL MIHAI

Emmanuel et Brigitte Macron ont reçu vendredi en fin d'après-midi à l’Élysée le roi Abdallah II et la reine Rania de Jordanie, la visite intervient «dans la continuité d’une séquence bilatérale riche après le déplacement de la ministre des Armées Florence Parly puis du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian en Jordanie ces derniers mois», indiquait cette semaine la présidence.

Les deux chefs d’État ont parlé sur «les crises régionales, à la résolution desquelles la France et la Jordanie travaillent conjointement, en particulier la situation en Syrie et le conflit israélo-palestinien», précisait l’Élysée.

Le roi de Jordanie a commencé sa tournée au Maroc les 27 et 28 Mars, la visite a été placée sous le signe de la coopération économique.

Le roi Mohammed VI et le roi Abdallah II de Jordanie ont décidé de « hisser les relations de fraternité et de coopération entre le Maroc et la Jordanie au niveau d’un partenariat stratégique multidimensionnel », explique un communiqué conjoint relayé par Maghreb arabe presse (MAP).

Dans ce même texte, les deux souverains annoncent avoir décidé, dans le cadre de la visite d’amitié du souverain hachémite au Maroc, « de la mise en œuvre de projets concrets dans des domaines comme les énergies, l’agriculture et le tourisme ».

Le lendemain, le roi Abdallah II de Jordanie, accompagné de son épouse Rania, sont allés en Italie, où sont été reçu vendredi à la basilique Saint-François d'Assise.

Vendredi 29 mars, le monarque reçoit en Italie la « Lampe de saint François », un prix considéré comme le Nobel catholique de la paix, créée en 1981, par le couvent des franciscains d'Assise, ce prix est attribué à une personnalité mondiale ayant œuvré, aux yeux des franciscains, à la paix.

Abdallah II de Jordanie, a été récompensé « pour son action et son engagement visant à promouvoir les droits de l’homme, l’harmonie entre des religions différentes et l’accueil des réfugiés », précisent les franciscains. Son royaume, situé entre Israël, la Syrie et l’Irak, accueille de nombreux réfugiés. En 2005, déjà Abdallah II avait été récompensé pour son rôle en faveur du dialogue et de la paix. Il avait alors reçu le prix du centre Simon Wiesenthal pour la tolérance.

Le roi Abdallah II est en France dans le cadre d'une tournée qui l'a mené au Maroc et en Italie. Il participera au 30e sommet de la Ligue arabe le 31 mars en Tunisie. La France bénéficie d'une base aérienne projetée en Jordanie, depuis laquelle des avions de combat opèrent contre le groupe État islamique (EI) dans la Syrie voisine, dans le cadre de l'opération Chammal (volet français de l'opération internationale contre le groupe ultraradical). Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont déclaré samedi la fin "du califat" autoproclamé par l'EI en 2014 sur des territoires en Irak et en Syrie.

Le 30e sommet de la Ligue arabe, qui débute le 31 mars à Tunis en Tunisie, devrait montrer le rejet catégorique des pays arabes de la décision du président américain Donald Trump de reconnaître la souveraineté du d'Israël sur le plateau du Golan.

«Nous travaillerons avec les autres pays arabes et la communauté internationale pour limiter les répercussions attendues de cette décision dans les divers forums régionaux et internationaux», a ainsi déclaré le ministre tunisien des Affaires étrangères Khemaies Jhinaoui à ses homologues lors de cette réunion, dans des propos rapportés par Reuters.

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a été encore plus ferme dans ses propos, estimant que «le Golan (était) une terre syrienne.» La majeure partie du Golan syrien a été conquis par l'Etat hébreu lors de la guerre des Six Jours en 1967, avant d'être annexé en 1981. Une annexion qui n'a jamais été reconnue par la communauté internationale.

Pour le roi Abdallah II de Jordanie, ce sujet est extrêmement important, craignant même que son État ça pourrait être divisé par les Américains.

A l'issue de cette réunion, les diplomates arabes ont approuvé un projet de déclaration sur le Golan qui sera présenté aux chefs d'Etat le 31 mars, en vue d'une annonce lors du sommet. Selon le quotidien saoudien Arab News, qui cite des sources diplomatiques, cette déclaration constitue un rejet catégorique de la décision du Donald Trump.





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30ème anniversaire de la chute du communisme en Europe de l'Est: Le rôle de la diplomatie culturelle dans le désamorçage des conflits gelés

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 29 mars, 2019 12:22:20
Gabriel MIHAI

La Fondation roumaine pour la démocratie, avec le soutien du gouvernement roumain, en collaboration avec l'Institut de hautes études pour la culture et la civilisation du Levant, le Sénat roumain et le ministère des Affaires étrangères, organise la Conférence internationale trente ans après l'effondrement du communisme en Europe de l'Est.

L'événement réunira d'anciens chefs d'État et de gouvernement, de hauts fonctionnaires, des universitaires et des universitaires de la région de la mer Noire et de la mer Baltique, des Balkans et de la péninsule coréenne.

La chute des régimes communistes de 1989 à 1990 a mis à jour, dans l'espace contrôlé depuis plus de quarante ans par l'Union soviétique, d'anciens conflits entre nations, ethnies et religions qui n'avaient pas été résolus, mais seulement "gelés" sous des régimes totalitaires. L'expérience acquise dans la transition post-communiste peut être utile pour désamorcer les conflits actuels aux niveaux européen et mondial.

Trois décennies après la chute des régimes communistes en Europe de l'Est, la conférence mettra en lumière l'importance des dirigeants qui ont changé l'histoire en 1989, en proposant de partager leur expérience immédiate de la transition du communisme à la démocratie et à la gestion des conflits. pendant cette transition.

Parmi les participants, d’anciens chefs d’Etats comme l’ancien président de Roumanie Emil Constantinescu ainsi que des représentants nationaux en exercice, des chefs religieux, des éducateurs, des leaders féminins, des journalistes, et des dirigeants d’ONG venus d’Europe et d’Asie.

Selon l’organisation en charge de l’évènement, cette conférence se concentrera sur la diplomatie culturelle afin de “générer une confiance mutuelle et d’ouvrir la voie pour une meilleure communication à travers la création, la transmission et la promotion de représentations de l’identité » avec le passé récent de la Roumanie et de l’Europe de l’Est qui présente la communication multi-ethnique et interculturelle comme une expérience positive.

Intitulée “Le rôle de la diplomatie culturelle dans l’approche des conflits prolongés – Culture de paix à travers la compréhension de l’autre », cette conférence aura lieu le 1er et 2 avril prochain, et est organisée par le Ministère des Affaires étrangères de Roumanie, co-organisée par Culture céleste, paix mondiale, restauration de la lumière (HWPL) et l’Institut d’études avancées en culture et civilisation du Levant (ISACCL), et la collaboration du Centre d’études de la mer noir et de la mer baltique.

La conférence est le résultat même d’une série d’échanges internationaux continus entre l’Europe de l’Est et la Corée du sud au niveau de la société civile. L’année dernière, les anciens chefs d’Etat et HWPL, basé en Corée du sud, ont discuté du développement mutuel des efforts de construction de la paix lors du « Forum de haut-niveau des anciens dirigeants politiques en Europe pour diffuser la Culture de paix et appeler au soutien de la réunification pacifique de la péninsule coréenne ».

Le 7 au 9 mars 2019, Emil Constantinescu, président du conseil scientifique de l'ISACCL, a présenté l'initiative "Lead for Global Peace" au Sénat italien. L'événement était organisé en partenariat avec la Coalition interparlementaire pour l'éthique mondiale, dirigée par Shoshana Bekerman et avec le soutien du sénateur italien Lucio Malan, président suppléant de la faction Forza Italia.

WAAS, représentée par Garry Jacobs, PDG de WAAS, et Alberto Zucconi, Association mondiale des ONG (WANGO), représentée par le président fondateur, Tagledin Hamad, Centre de recherche MERCL pour le Moyen-Orient, New York, représenté par M. Richard Hellman, de Journeys for Peace, représenté par Sergio Kopliovitch et par le British Arab Network, représenté par M. Wafik Moustafa.

Le but de cette réunion était de promouvoir les initiatives législatives dans les États membres de l’Union européenne et des Nations Unies, visant à mettre en œuvre un programme d’enseignement obligatoire sur l’éducation pour la paix. La discussion générale s'inscrivait dans le cadre des objectifs de développement durable fixés par les Nations Unies.

Emil Constantinescu a dirigé le panel sur les leçons tirées de l'histoire du Levant visant à prévenir les conflits futurs, qui a retracé l'historique de l'initiative «Lead for Global Peace» depuis son lancement en 2011 à ce jour. ont fait valoir l’importance de l’éducation pour la paix ainsi que de la région historique du Levant, un espace qui a fourni au fil des ans de nombreux exemples de la nécessité d’une telle problématique dans le monde de l’éducation au niveau international. Dans le même temps, son règne a montré que "Depuis 2011, l’Initiative de paix globale est présentée dans les grands forums de débat du monde. C'est la deuxième fois que nous le présentons au Sénat italien. Ce n’est pas un choix fortuit, l’Italie a une histoire millénaire qui a fortement influencé l’histoire du monde.

En même temps, l'Italie était le pont entre les civilisations du Levant et de l'Extrême-Orient et la civilisation occidentale. "

À l'issue de la réunion, l'Accord de Rome sur les objectifs d'éducation pour la paix et de développement durable a été adopté.

Cette grande conversation humaine doit maintenant être encouragée afin que des groupes de plus en plus importants puissent faire fructifier leurs idées et la connaissance autour du monde. Cette vision peut être développée si les représentants sont capables d’agir au nom d’une pluralité de voix, de questions et de désirs des milliards de personnes qu’ils représentent » a déclaré son Excellence Emil Constantinescu dans son speech lors de la réunion de haut-niveau des anciens dirigeants politiques en Europe l’année dernière.

HWPL est une organisation basée en Corée du sud enregistrée à l’ECOSOC des Nations-Unies et met en place des campagnes pour la construction de la paix mondiale, le dialogue inter-religieux et l’éducation à la paix. Elle a rédigé la Déclaration pour la paix mondiale et la cessation des guerres (DPCW) afin de promouvoir la coopération intergouvernementale pour sécuriser des principes de paix et la participation des citoyens pour développer une culture de paix. Actuellement, la déclaration a obtenu le soutien officiel du Parlement d’Amérique centrale, du Parlement Panafricain et d’1 million de citoyens dans 174 pays.

Les partenaires de l'événement sont: l'Alliance des religions pour la paix (HWPL), le Centre international de la mer Baltique et de la mer Noire, la Coalition interparlementaire pour l'éthique mondiale, l'Université de Bucarest, l'École nationale d'études politiques et administratives.



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Chine: la visite de Xi renforce le partenariat avec l'Europe

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 28 mars, 2019 23:45:46
Gabriel MIHAI

En six jours, le président chinois a assisté à plus de 40 événements lors de ses visites dans cinq villes, à savoir Rome, Palerme, Monaco, Nice et Paris, il s'agissait d'un voyage d'amitié, de coopération et d'exploration qui a apporté des résultats fructueux.

Alors que le monde subit ses bouleversements les plus profonds jamais connus depuis un siècle, la visite en Europe de Xi, saluée par la communauté internationale, est destinée à approfondir les partenariats de coopération, à améliorer la gouvernance mondiale et à défendre le multilatéralisme, ce qui prouve le sens des responsabilités de la Chine en tant que pays majeur.

Voulue par l’Elysée, cette rencontre inédite visait à afficher un front commun des Européens, parfois divisés sur l’attitude à adopter face à une Chine de plus en plus conquérante. Si certains pays européens – dont l’Italie et certains pays des Balkans notamment – ont accepté de bonne grâce les investissements chinois, dans le cadre du vaste programme d’infrastructures des « nouvelles routes de la soie », de nombreux autres s’inquiètent et reprochent à Pékin de ne pas garantir un traitement équitable aux investissements étrangers sur son sol.

Trois des plus importants dirigeants de l'Union européenne, Emmanuel Macron, Angela Merkel et Jean-Claude Juncker, visage de l'Europe, unis sur les grands dossiers mondiaux dans ce mini-sommet inédit d’un peu plus d’une heure concluant un séminaire sur l’Europe, la Chine et la gouvernance, a été le point d’orgue des trois jours de visite d’Etat en France du dirigeant pour le 55e anniversaire de la reconnaissance diplomatique de la Chine communiste par la France, premier grand pays occidental à avoir franchi le pas.

Xi Jinping a fait franchir un palier aux relations de la Chine avec l'Italie, Monaco et la France et a insufflé un nouvel élan au partenariat stratégique global entre la Chine et l'Europe.

Cette année marque le 15e anniversaire du partenariat stratégique global entre la Chine et l'Italie, et l'année prochaine, le cinquantenaire des relations diplomatiques entre les deux pays,. Lors de ses rencontres avec le président italien Sergio Mattarella et le Premier ministre Giuseppe Conte, le président chinois, a convenu avec eux d'intensifier les échanges de haut niveau, de consolider la confiance politique mutuelle et d'élever les relations bilatérales.

Après son entretien avec le prince Albert II, chef d'Etat de la Principauté de Monaco, le président chinois a dit que les deux parties devaient s'attacher aux principes d'ouverture et de coopération, et aspirer à davantage de résultats mutuellement bénéfiques, ajoutant que la Chine souhaitait voir Monaco participer plus activement à la promotion conjointe le nouvelles routes de la soie.

Les « nouvelles routes de la soie » sont « un projet très important » et « nous, Européens, nous voulons jouer un rôle mais cela doit conduire à de la réciprocité et nous avons un peu de mal à la trouver », a renchéri la chancelière allemande Angela Merkel. Un point de vue appuyé par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker : « Je voudrais (…) que les entreprises européennes trouvent le même degré d’ouverture que les entreprises chinoises en Europe», a-t-il insisté.

Cette année marque le 55e anniversaire des relations diplomatiques entre la Chine et la France. Lors de leurs rencontres, les présidents Xi Jinping et Emmanuel Macron, le Premier ministre français Edouard Philippe ont convenu de forger un partenariat stratégique global plus solide, stable et dynamique entre la Chine et la France.

« Nous avons des divergences car l’exercice de la puissance ne va pas sans rivalités et nul d’entre nous n’est naïf. Mais nous respectons la Chine (…) et nous attendons naturellement de nos grands partenaires qu’ils respectent eux aussi l’unité de l’Union européenne comme les valeurs qu’elle porte », a souligné le président français, appelant à bâtir « de nouveaux liens d’équilibre ». Et même, pour faire plaisir à son hôte, de citer Confucius « sur les amis utiles droits, fidèles et cultivés » et « les amis inutiles faux, mous et bavards ». Sous entendu : il ne faut pas taire les problèmes. Les dirigeants européens présents se classeraient tous dans la première catégorie.

Lors de la session de clôture d'un forum sur la gouvernance mondiale co-organisé par la Chine et la France, M. Macron a déclaré que l'ICR était significative et pouvait jouer un rôle important dans la paix, la stabilité et le développement du monde, ajoutant que l'UE pourrait coordonner sa stratégie de développement à l'ICR d'une manière innovante et promouvoir conjointement la connectivité eurasienne.
Les « nouvelles routes de la soie » sont « un projet très important » et « nous, Européens, nous voulons jouer un rôle mais cela doit conduire à de la réciprocité et nous avons un peu de mal à la trouver », a renchéri la chancelière allemande Angela Merkel.

« Certes il y a des points de désaccord, de la compétition mais c’est de la compétition positive (…). Nous sommes en train d’avancer ensemble. Il ne faut pas que la méfiance fasse qu’on ne cesse de regarder constamment en arrière », a jugé Xi Jinping, soulignant que « c’est de la tour Eiffel que l’on voit le mieux Paris et il faut prendre de la hauteur pour juger le travail effectué en commun. »

Xi Jinping et les dirigeants européens se sont mis d'accord pour renforcer la coordination et la coopération dans le cadre du système de l'ONU, faire jouer pleinement le rôle constructif des mécanismes multilatéraux mondiaux et régionaux tels que l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale, le G20 et l'UE et contribuer activement à la résolution des conflits internationaux, à la lutte contre le changement climatique et à la promotion du développement durable.

Dans son discours introductif dans le forum sur la gouvernance mondiale, Xi a évoqué "quatre déficits" dans les affaires mondiales, à savoir de gouvernance, de confiance, de paix et de développement. Pour répondre à ces déficits, il a proposé une approche en quatre volets, comprenant la justice et la raison, la consultation et la compréhension, les efforts communs et l'assistance mutuelle, ainsi que les bénéfices mutuels et les résultats gagnant-gagnant.

Les quatre dirigeants ont célébré les bienfaits du multilatéralisme et les périls qui le menacent avec les coups de boutoir du président américain Donald Trump – sans pour autant le nommer – sur le changement climatique ou la « modernisation » de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), arbitre des échanges internationaux à l’utilité contestée par la Maison Blanche. « Serons-nous capables de le faire évoluer et de le réformer, ou ce système construit dans l’après-guerre va-t-il se calcifier, devenir toujours plus rigide et finir aux poubelles de l’histoire ? », a mis en garde Angela Merkel. Emmanuel Macron a aussi insisté sur la nécessité de mener un combat commun avec la Chine pour « un multilatéralisme rénové ».

Xi Jinping a souligné que la Chine continuerait à faire avancer la réforme et l'ouverture tous azimuts, à promouvoir la libéralisation et la facilitation du commerce et des investissements, afin que les amis européens puissent mieux partager les opportunités de développement de la Chine.

Les dirigeants européens se sont dits heureux de voir un développement accru en Chine et l'UE se félicite de la volonté de la Chine de partager ses opportunités de développement.

Thème repris dans la déclaration commune publiée à l’issue de la visite soulignant que « dans le contexte actuel, l’attachement au multilatéralisme est la meilleure façon de promouvoir la coopération internationale face à la multiplication des risques et des défis communs, et de préserver la paix et la prospérité dans le monde ». Le texte de cette déclaration commune franco-chinoise couvre l’ensemble des problématiques internationales, promettant de garder « un rôle d’impulsion et de mobilisation » contre le réchauffement climatique et d’agir « conjointement pour un sursaut mondial face à l’érosion de la biodiversité ».

Au cours de cette visite, Peng Liyuan, l'épouse du président Xi, a également participé à un certain nombre d'événements visant à approfondir les échanges culturels et éducatifs entre la Chine et les pays européens.

En tant qu'envoyée spéciale de l'UNESCO pour l'éducation des filles et des femmes, Mme Peng a été invitée à se rendre au siège de l'organisation à Paris.

Cette visite de Mme Peng a mis en lumière l'image de la Chine comme grand pays travailleur et responsable qui participe activement à l'éducation internationale, à l'égalité des sexes et à d'autres affaires.



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La Biennale des Villes en transition à Grenoble : une réponse aux problématiques sociales et environnementales ?

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 19 mars, 2019 13:42:35
Benjamin CALMELS

Alors que les manifestations transgénérationnelles pour dénoncer l’inaction climatique de l’État français se multiplient à travers toute la France, Grenoble se place en laboratoire de solutions innovantes, notamment depuis l’élection de son maire Éric Piolle en 2014.

La municipalité a organisé du 9 au 16 mars 2019 la seconde édition de la Biennale des Villes en transition, une semaine riche en événements qui met à l’honneur l’échange et la coopération internationale autour des thématiques du développement durable. Rencontre avec l’édile après une conférence-débat sur les politiques d’accueil à Grenoble et ses villes partenaires.

Doussou Keita, ancienne demandeuse d’asile originaire de Guinée, parraine de la Biennale, vient tout juste de conter au public du Palais des Sports, non sans émotion, l’accueil chaleureux que lui ont réservé les Grenoblois à son arrivée en France et le parcours du combattant qui s’en est suivi. La reconnaissance qu’elle témoigne à sa ville d’adoption est un plaidoyer humaniste pour l’acceptation de l’altérité. Éric Piolle applaudit.

Grenoble revendique « un temps d’avance », formule choisie pour incarner cette semaine d’effervescence en plein cœur des Alpes. M. Piolle est fier de ses administrés : « Oui, en avance sur nous, acteurs au quotidien tout comme dans les temps festifs et populaires » comme ce samedi 9 mars où a eu lieu « un escape game géant qui a réuni près de 15.000 personnes ».

Il est vrai que les Grenoblois s’emparent visiblement au quotidien du défi que représente le changement climatique, notamment dans le domaine de la mobilité, « La pratique du vélo a explosé, en amont de notre capacité à faire sortir des infrastructures » affirme-t-il, à l’heure où le réseau Chronovélo (voies rapides intercommunales, NDLR) est en cours de déploiement. Inciter au changement de comportement, tel est l’objectif affiché. Sur le sujet épineux de la qualité de l’air, le maire, pour qui cette question est un combat quotidien, reconnaît volontiers que ce sont les Grenoblois qui ont permis « d’avoir l’énergie et la légitimité de négocier ce qui a été le premier et, à ce jour, le seul accord territorial autour des pics de pollution ». Dès 2030, par ailleurs, la société GEG (Gaz électricité de Grenoble) produira l’équivalent de la consommation des Grenoblois en électricité 100% verte, 0% nucléaire ou fossile. Il tempère : « Nous sommes l’un des 18 territoires ciblés par la Commission Européenne pour non-respect des normes de pollution. L’objectif a été fixé d’être au seuil de l’OMS d’ici à 2030 ». « Nous sommes en train de lancer la zone à faibles émissions la plus large de France : 11 communes sont déjà partenaires ! ». Selon un rapport, 114 morts par an pourraient ainsi être évités.

Avec les chantiers collaboratifs (chantiers ouverts au public, COP, NDLR) et les Rencontres nationales de la participation citoyenne, l’accent est mis sur la volonté affichée de la mairie de faire tomber les murs et de permettre à la population d’agir concrètement. C’est aussi cela la transition. Selon le maire, « celle-ci ne peut pas être autre chose que participative ». « Il ne faut pas attendre un mouvement d’en haut ». Il poursuit : « Je crois que la transition est une question de justice sociale et environnementale ». La tarification solidaire et la gratuité ciblée sont des outils mis au service des plus modestes.

Grenoble a été la première collectivité en France à salarier les travailleurs pairs », des personnes ayant connu l’exclusion sociale, dans différents quartiers de la ville. Le maire en est très fier : « Nous les formons aux questions d’accès au soin et de prévention et eux se chargent du travail de sensibilisation dans leur quartier ».

Grenoble est aussi une ville d’échange, avec de nombreuses villes partenaires présentes lors de la Biennale. Les accords de coopération font partie de l’ADN de la ville. M. Piolle le revendique haut et fort : « Nous allons chercher et nous partageons cette inspiration avec tous ». Aujourd’hui, un projet d’ampleur est sur toutes les lèvres : devenir la Capitale Verte Européenne en 2022. La ville saura en 2020 si elle est sélectionnée pour la dernière étape du concours.

Les critères d’évaluation concernent par exemple la contribution locale à la lutte contre le changement climatique planétaire, les transports ou la gestion de l’environnement par les pouvoirs locaux. Autant de sujets dont s’est déjà saisi le maire. « Nous avons déjà commencé.

Tous les acteurs de la société civile, le système universitaire et le monde économique sont partie prenante de cette candidature ».

Le 20 février dernier, Eric Piolle a participé au sommet Justice4Climate, organisé par la mairie de Paris, en partenariat avec d’autres grandes villes du monde à été annoncée la création d’une plateforme qui permettra à ceux qui le souhaitent d’engager des actions de justice climatique. L’édile de Grenoble rappelle qu’il a été « l’un des premiers signataires de la pétition « L’Affaire du Siècle ». Il avait déjà interpelé Total l’année dernière en le sommant de respecter les Accords de Paris. « L’entreprise représente deux tiers des émissions de carbone en France », rappelle-t-il. Petite victoire, la campagne d’exploration guyanaise vient d’être abandonnée, officiellement pour absence de résultats probants.

La transition ne peut « réussir qui si l’entreprise est au service de la cité et du bien commun. Il faut qu’elle puisse mesurer ses externalités négatives ». Le maire regrette le report à 2021 de l’interdiction de certains ustensiles en plastique. « Le climat ne fait pas partie du radar du gouvernement. Les questions sociales et environnementales sont des questions qui ne l’intéressent que peu », confie-t-il. Il conclut : « Comment les 1% se protègent-ils du monde ? », voilà son véritable projet.



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Bruxelles : Conférence sur l'impact de l'islamisme sur les Immigrés et les Musulmans en Europe

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 18 mars, 2019 22:22:32
Gérard CROSSAY

Dans le cadre du rassemblement européen pour la lutte contre l'extrémisme et le terrorisme, une conférence internationale s'est tenue le 14 mars 2019 au Parlement fédéral belge à Bruxelles sur les dangers que l'Islam politique fait courir à l'Europe.

Un grand nombre de députés, d'hommes politiques et d'experts représentant diverses tendances politiques (droite, gauche, centre, Verts et nationalistes) de six pays européens ont assisté à la

conférence. Première de son genre en Europe, elle a rassemblé plus de 90 personnalités et associations de 22 pays, dont 18 diplomates de 12 pays.

Une première session a vu s'exprimer six experts venus de Suède, d'Allemagne, d'Espagne, de France et de Belgique.

Koen METSU, député belge et ancien président du Comité de Lutte contre le Terrorisme du Parlement belge, a mis en garde contre les dangers que représente la prolifération en Belgique de mosquées non autorisées, dont les imams prônent un discours de haine, refusant l'intégration et ne reconnaissant pas les lois de leur pays d'accueil. il a dénoncé le financement par le Qatar des Frères musulmans auxquels appartiennent de nombreuses mosquées en Europe.

Pour Boriana ABERG, membre du Parlement suédois et chef de la Mission suédoise auprès du Conseil de l'Europe, la Suède est un paradis fiscal. C'est aussi un Etat Providence avec des écoles non contrôlées. Tout cela bénéficie aux Islamistes, d'autant plus que toute critique à leur encontre est qualifiée d'islamophobie. Les banlieues des villes sont devenues des foyers d'extrémisme islamiste avec des groupes financés par la Turquie et le Crime organisé, en liens étroits avec certains hommes politiques suédois.

Jacques MYARD, membre honorable du Parlement français et ancien membre de la Commission des Affaires étrangères, s'interrogeant sur l'Islam, a estimé que l'Islam politique est un retour au fondamentalisme, avec une vision totalitaire prenant le Coran au pied de la lettre. Le but de Daesh est d'imposer son idéologie extrémiste par une dictature ne donnant aucune place aux libertés individuelles, tout particulièrement concernant les femmes. Il a rappelé la nécessité, face aux tentations communautaristes, de réaffirmer les valeurs républicaines et laïques auxquelles doivent adhérer les immigrés.

Ana SURRA, membre du Parlement espagnol, porte-parole du Comité de Coopération pour le Développement international, a déclaré que le terrorisme islamiste ne peut que nuire à l'Islam et conforter les partis extrémistes européens hostiles aux immigrés d'origine musulmane.

Theo Franken, ancien ministre belge de l'Immigration, a insisté sur les dangers de l'Islam politique dont les musulmans sont eux-mêmes la cible. Rappelant que l'idéologie extrémiste se propage par le biais des médias, des réseaux sociaux, des livres et des mosquées, il a exhorté les gouvernements à agir de toute urgence face à ces menaces, ajoutant que le Gouvernement de la Région de Bruxelles a décidé de clarifier les sources de financement des mosquées.

Frank SWALBA HOTH, ancien député allemand au Parlement européen, a considéré que la lutte contre l'extrémisme islamiste passe par la formation en Europe d'imams qui ne diffusent pas d'idéologies extrémistes.

Une seconde session a donné la parole au député italien Migliore GENNARO qui a appelé à la création d'une institution européenne apte à surveiller les réseaux extrémistes sur Internet.

John DUHIG, conseiller principal en politiques auprès de l'Organisation européenne pour la démocratie à Bruxelles, a présenté un rapport sur les immigrés en Europe.

Brahim LAYTOUS, directeur de l'Académie européenne pour le développement et la recherche en Belgique, a présenté un rapport sur la réalité des groupes islamistes en Europe, ajoutant que le Qatar avait apporté un soutien financier et médiatique important aux Frères musulmans par l'intermédiaire de Qatar Charity Association, notamment à 150 centres islamiques en Espagne.

M. Magnus NORRELL, chercheur à la Washington Institute for Near East Policy, a souligné les problèmes d'intégration en Suède, pays où les Frères musulmans avaient planifié de contrôler la société.

Jean Valère BALDACCHINO, président du Cercle de Recherche et d’Analyse géopolitiques à Paris, a évoqué les tentatives du Qatar de contrôler les associations et institutions religieuses en France, en exploitant les lois laïques du pays qui interdisent aux gouvernements de financer les lieux de culte. Il a ajouté que le Qatar soutenait de nombreuses mosquées extrémistes en France ainsi que des centres de recherche dirigés par Tariq Ramadan.

A l'issue de la conférence, des priorités ont été énoncées :

- continuer à surveiller les groupes islamistes et les médias véhiculant un discours de haine

- créer un centre universitaire spécialisé apte à étudier ces groupes

- mettre en place une structure européenne oeuvrant à la formation des imams

- démanteler les réseaux des Frères Musulmans en Europe qui bénéficient de l'appui politique de la Turquie et des soutiens financier et médiatique - par la chaîne Al-Jazeera - du Qatar.








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Des milliers d'Algériens manifestent contre un 5e mandat de Bouteflika

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 01 mars, 2019 19:20:38
Gabriel MIHAI


Des milliers d'Algériens ont défilé vendredi dans le centre d'Alger, contre la perspective d'un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika, face à une police apparaissant débordée.

En annonçant le 10 février sa candidature à la présidentielle du 18 avril, M. Bouteflika au pouvoir depuis 1999 et qui souffre de séquelles d'un accident vasculaire cérébral (AVC) depuis 2013, a mis fin à de longs mois d'incertitude, mais aussi déclenché une contestation d'ampleur inédite en 20 ans et le visant directement, du jamais vu.

Les évènements politiques se sont accélérés ces derniers jours. Ils sont appelés à l’être davantage au fur et à mesure que le 18 avril s’approche. Il y a bien des indices qui augurent ce bouillon politique. D’abord, il y a les manifestations populaires annoncées partout ce vendredi.

A Bouira, Tizi Ouzou, Ghardaïa et Tiaret des dizaines de personnes sont déjà dans la rue pour réclamer au président Bouteflika de renoncer à briguer un 5e mandat. A Alger, l’ancien chef du gouvernement et homme politique, Ali Benflis, a partagé une vidéo le montrant sur Alger-centre.

Le cortège, composé d'hommes et de femmes de tous âges, a remonté le long de l'une des principales artères qui débouchent sur la place, une foule impressionnante, difficile à évaluer précisément, de milliers de manifestants, brandissant des drapeaux algériens, rassemblée près de la Place de la Grande-Poste, bâtiment emblématique du centre de la capitale.

Non loin, la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour empêcher des manifestants d'accéder à la Place du 1er Mai, mais a rapidement été débordée par le flux de manifestants convergeant des rues qui y débouchent de plusieurs quartiers.

Un autre long cortège de plusieurs milliers de personnes, parti de la Place des Martyrs, a réussi à forcer plusieurs cordons de policiers antiémeutes qui tentent, à coups de jets de gaz lacrymogènes, de les empêcher de converger eux aussi vers la Grande-Poste.

Depuis plus d’une semaine, des milliers de personnes se sont retrouvées ainsi, sans couleur politique ni encadrement émanant d’un quelconque mouvement dans les rues du pays.

Un journaliste et une photographe de la presse écrite algérienne ont été brièvement interpellés par la police, selon une journaliste de l'AFP sur place, à qui des policiers ont demandé de s'éloigner pour sa « sécurité ».

La réaction des forces de l'ordre, qui ont jusqu'ici largement laissé faire, même à Alger où toute manifestation est interdite depuis 2001, devait être également observée de près, alors que le camp présidentiel a fait savoir cette semaine qu'il n'entendait pas reculer face à la rue.

Certains observateurs craignent que les partisans du chef de l'État n'utilisent la manière forte pour s'éviter une campagne électorale avec le double handicap d'un candidat absent physiquement - M. Bouteflika n'apparait plus qu'à de rares occasions et ne s'est pas adressé à la nation depuis son AVC - et contesté dans la rue.

La candidature de M. Bouteflika sera déposée le 3 mars, a annoncé son directeur de campagne, Abdelmalek Sellal. « Personne n'a le droit d'empêcher un citoyen algérien de se porter candidat. C'est un droit constitutionnel ».

Le chef de l'État est cependant hospitalisé depuis dimanche à Genève, officiellement « pour des examens médicaux périodiques » et son retour en Algérie n'a toujours pas été annoncé.

La mobilisation, qui s'annonce supérieure à celle de la semaine passée, était le principal enjeu principal de ce vendredi, alors qu'il reste moins de trois jours au camp présidentiel pour déposer dans les délais - jusqu'à dimanche minuit - le dossier de candidature de M. Bouteflika devant le Conseil constitutionnel. Le Conseil constitutionnel rendra publique la liste des candidats en lice pour la présidentielle dans dix jours à compter de la clôture de la période de dépôt des dossiers.

Toute la semaine, les rassemblements d'ampleur variable se sont succédé : mouvement citoyen, avocats, étudiants et journalistes, ont tour à tour manifesté. Jeudi, une dizaine de journalistes algériens ont été détenus durant plusieurs heures après avoir participé à Alger à un rassemblement « contre la censure » dans la couverture de la contestation.

Amnistie internationale a appelé jeudi les forces de l'ordre à « s'abstenir de recourir à une force excessive ou inutile pour disperser des manifestants pacifiques ».

Lundi dernier, le rassemblement organisé par Mouwatana s’est transformé en véritable manifestation à laquelle ont pris part de très nombreuses personnes non concernées au départ.

Dans un premier temps, les policiers ont tenté de faire échouer le mouvement en procédant à de très nombreuses interpellations (plusieurs personnes âgées ont été embarquées) et en se livrant à des intimidations qui ont obtenu l’effet inverse que celui recherché.

Face à certaines images qu’ils ne supportaient pas, les curieux ont rejoint la masse contestataire et plus d’un millier de personnes se sont ainsi retrouvées à manifester au centre de la capitale. Débordées, les forces de l’ordre ont uniquement usé de gaz lacrymogènes pour disperser la foule.

Ce mardi, et peu de temps après la fin des marches organisées par les étudiants et lycéens, des affrontements ont eu lieu (au centre-ville toujours) entre des groupes de jeunes et des CRS. Dans l’ensemble, toutes les marches organisées à travers l’ensemble du pays se sont également déroulées sans incidents.

Art. 102.1 — Lorsque le Président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l'impossibilité totale d'exercer ses fonctions, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous moyens appropriés, propose,à l'unanimité, au Parlement de déclarer l'état d'empêchement.

Le Parlement siégeant en chambres réunies déclare l'état d'empêchement du Président de la République, à la majorité des deux tiers (2/3) de ses membres et charge de l'intérim du Chef de l'Etat, pour une période maximale de quarante cinq (45) jours, le Président du Conseil de la Nation, qui exerce ses prérogatives dans le respect des dispositions de l'article 104 de la Constitution.

En cas de continuation de l'empêchement à l'expiration du délai de quarante cinq (45) jours, il est procédé à une déclaration de vacance par démission de plein droit, selon la procédure visée aux alinéas ci-dessus et selon les dispositions des alinéas suivants du présent article.

Selon la constitution d'Abdelaziz Bouteflika, aurait dû être démis de ses fonctions de président, ainsi que le stipule l'article 102: "Si le président est malade pendant plus de 45 jours, il devra être démis de ses fonctions".



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Sommet de Hanoï: une échec sur la dénucléarisation, la Corée du Nord propose aux Etats-Unis de nouvelles discussions

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 01 mars, 2019 13:20:13
Gabriel MIHAI

Aucun accord n’a été conclu à l’issue de cette deuxième rencontre entre le leader nord-coréen Kim Jong-un et Donald Trump.

Kim Jong-un et Donald Trump sont convenus de continuer « leurs discussions fructueuses sur la dénucléarisation », a indiqué vendredi l’agence officielle nord-coréenne KCNA, quelques heures après la fin abrupte et sans accord d’un sommet entre les deux hommes à Hanoï.

La Corée du Nord a proposé vendredi de nouvelles discussions aux Etats-Unis au lendemain de l’échec spectaculaire de leur sommet à Hanoï, les deux parties cherchant à garder la porte du dialogue ouverte tout en campant sur leurs positions.

Donald Trump et Kim Jong Un se sont séparés sur un échec jeudi à Hanoï à l’issue d’un sommet consacré à l’épineux dossier de la dénucléarisation de la Corée du nord.

Le président américain a rejeté la responsabilité de l’échec sur les Nord-Coréens, affirmant qu’ils avaient exigé une levée totale des sanctions économiques qui leur sont imposées. Mais Pyongyang a immédiatement démenti par la voix de son chef de la diplomatie.

La Corée du Nord a fait ainsi une « proposition réaliste » et n’a demandé qu’une levée « partielle » des sanctions, a assuré devant la presse le ministre, Ri Yong Ho, depuis l’hôtel de la délégation nord-coréenne à Hanoï.

Ri Yong Ho, a ainsi démenti des propos tenus par le président américain selon qui Pyongyang réclamait une levée totale des sanctions imposées au pays du fait de ses programmes nucléaire et balistique interdits.

Lors d’une conférence presse avant de quitter le Vietnam, le président américain a imputé les espoirs déçus aux exigences nord-coréennes sur les sanctions. Cette exigence a rendu tout accord impossible, selon Donald Trump.

Chacun a cherché à imputer à l’autre la responsabilité de cette impasse.

Donald Trump a affirmé que Pyongyang avait exigé la levée de toutes les sanctions qui lui sont imposées du fait de ses programmes nucléaire et balistique interdits.

La Corée du Nord a dit qu’il n’avait demandé qu’une levée «partielle» de ces restrictions. Et, fait rarissime, le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Yong Ho a convoqué des journalistes issus d’une poignée de pays pour livrer sa version.

En échange d’un allègement des mesures qui l’étranglent, a dit le chef de la diplomatie nord-coréenne, Pyongyang propose de «démanteler complètement toutes ses infrastructures de production nucléaire» dans son complexe de Yongbyon. Il n’y aura pas de meilleure offre, a-t-il prévenu.

Le sommet de Hanoï fut une "réussite", affirme cependant KCNA, ajoutant que l'homme fort de Pongyang a proposé à Donald Trump une nouvelle rencontre.

Il "faut parfois quitter" les négociations, a lancé Donald Trump. "Je préfère le faire bien que le faire rapidement", a-t-il poursuivi, tout en mettant en exergue la "relation proche" nouée avec le numéro un nord-coréen. "Nous avons une espèce de chaleur, j'espère que ça va durer".

Donald Trump avait engagé son interlocuteur à "tout miser" pour obtenir un accord, selon le responsable américain. "Les armes elles-mêmes doivent être sur la table", a-t-il dit, évoquant le stock existant de bombes nucléaires nord-coréennes et les missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) susceptibles d'atteindre le territoire continental des Etats-Unis.

Si le président américain a quitté le pays du sud-est asiatique tout de suite après le sommet, Kim Jong Un y entame une visite officielle, jusqu'à samedi, la première depuis celle de son grand-père Kim Il Sung en 1964.

Les relations entre les deux pays ennemis pendant la guerre de Corée (1950 - 1953), un conflit qui se poursuit en théorie faute de traité de paix, sont «caractérisées par la défiance et l’antagonisme» depuis des décennies, a dit l’agence. Inévitablement, il y aura «des difficultés et des épreuves» pour établir des relations nouvelles.

Après son sommet à Hanoï avec le dirigeant nord-coréen, qu'il a qualifié d' "ami", le président américain a été interrogé sur la place qu'avait eue dans leurs discussions le sort d'Otto Warmbier, décédé en juin 2017 à l'âge de 22 ans.

Kim Jong Un "m'a dit qu'il n'était pas au courant et je le crois", a répondu Donald Trump en conférence de presse.

Le dirigeant nord-coréen "se sentait mal là-dessus, je lui en ai parlé, il se sentait vraiment mal. Il connaissait très bien le dossier, mais il en avait pris connaissance plus tard", a-t-il ajouté.

Trump, passe d'un échec à l'autre après le sommet, a été critiqué par les politiciens américains pour croire tous les ennemis, concernant la mort du jeune Otto en Corée du Nord en 2017.


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