JOURNAL IMPACT EUROPEAN

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La canicule en France et dans le monde

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 26 juil., 2018 19:03:58
Véronique YANG

L'été 2018 est particulièrement chaud dans le monde entier que l'on soit en Europe comme en Grèce ou en France mais aussi en Asie comme au Japon ou en Australie. Les spécialistes du climat prédisent que ces chaleurs exceptionnelles pourraient devenir de plus en plus courantes.

La canicule est présente sur tout le globe, cette année elle n'épargne personne. Un pic de chaleur à 65° a même été relevé dans le sud de l'Algérie à Adrar dans le Sahara, les températures frôlent les 50° C dans certains pays comme l'Australie, le Pakistan où elles ont fait 180 morts , les Philippines et certains états du Mexique où l'état d'urgence a été décrété. L'Amérique du Nord n'a pas été épargnée puisque 88 décès ont été déclarés au Canada dont 54 au Québec. Au Japon, on a relevé 80 morts et 35 000 personnes hospitalisées en 3 semaines suite à des températures entre 35° et 40° C à l'ombre et une hygrométrie de plus de 80% responsable de l'affaiblissement des forces naturelles.

Toute l'Europe est touchée par cette vague de chaleur inhabituelle, de la Scandinavie au Royaume Uni en passant par l'Allemagne et les pays de l'Est comme la Lettonie mais aussi la Grèce qui subit d'"normes incendies ayant provoqué jusqu'ici 80 morts sans oublier la France qui subit depuis mi-juin des températures dépassant les 30°C dans les grandes métropoles. Ces températures extrêmement chaudes sont dues au retour de l'anticyclone des Açores de retour dans le pays depuis lundi 23 juillet et à ses hautes pressions liées à celles de l'anticyclone scandinave mais aussi aux masses d'air chaud provenant d'Afrique du Nord. Entre le 25 et la fin de la semaine, les températures devraient prendre 1 à 2 degrés par jour et on devrait subir 4 jours de canicule, notamment à l'Est et au Sud du pays avec des températures pouvant atteindre 36 à 37°, entraînant des pics de pollution dans les grandes villes et la mise en place du plan canicule. Malgré des orages qui devraient arriver le week-end prochain, une nouvelle vague de chaleur est prévue pour le mois d'août, au moins jusqu'au 15.

Quelques mots pour revenir sur l'histoire de la canicule. Le mot canicule est né dans les années 1500 et vient de l'italien canicula, qui signifie petite chienne (du latin canis, chien). Il a été donné à Sirius, l'étoile la plus brillante de la constellation du Grand Chien. Sirius se lève et se couche avec le soleil du 22 juillet au 22 août, période où les fortes chaleurs sont fréquentes

Les seuils très élevés de températures, de jour comme de nuit, pendant au moins trois jours consécutifs sont à la base de la définition de la canicule; ils sont différents selon les régions et l'aptitude locale à supporter la chaleur. Pour décider de la mise en place du plan, on s'appuie sur la température minimale car elle-ci qui permet aux corps de récupérer suffisamment la nuit. Les populations les plus exposées sont les plus jeunes, les plus âgées et les personnes malades.

Le plan canicule" a été mis en place après la canicule de 2003 qui a duré 2 semaines du 1er au 15 août, pour anticiper et réduire les effets sanitaires des vagues de chaleur exceptionnelles. L'été 2003 a été le plus chaud depuis 1950; les étés 1976, 1983 et 2006 ont aussi été marqués par des périodes caniculaires. Chaque année, le ministère de la Santé le met en place pendant la période estivale et s'appuie sur l'expertise de Météo-France et de Santé Publique France. On y compte 4 niveaux de vigilance caractérisés par des couleurs:

  • vigilance verte / niveau 1 - veille saisonnière, activé en 2018 du 1er juin au 15 septembre de chaque année. En cas de chaleur tardive, la veille saisonnière pourra être prolongée après le 15 septembre.
  • Vigilance jaune / niveau 2 - avertissement chaleur, correspond à une phase de veille renforcée permettant aux différents services de se préparer à une montée en charge en vue d'un éventuel passage au niveau supérieur et de renforcer des actions de communication locales et ciblées, en particulier la veille de week-end et de jour férié.
  • Vigilance orange / niveau 3 - alerte canicule, déclenché par les préfets. Elle prend en compte la situation locale (niveau de pollution, autres facteurs, comme les grands rassemblements, etc.) et les indicateurs sanitaires en lien avec les Agences régionales de santé.
  • Vigilance rouge / niveau 4 – mobilisation maximale, concerne les canicules avérées exceptionnelles, très intenses et durables, avec apparition d'effets collatéraux dans différents secteurs (sécheresse, approvisionnement en eau potable, saturation des hôpitaux ou des pompes funèbres, panne d'électricité, feux de forêts, nécessité d'aménagement du temps de travail ou d'arrêt de certaines activités…). Cette situation nécessite la mise en œuvre de mesures exceptionnelles.

A Paris, afin de lutter contre la pollution qui avait atteint un pic dimanche dernier, il a été décidé par l'exécutif de mettre en place le stationnement résidentiel gratuit lundi et mardi et d'utiliser des modes de transport plus respectueux de l'environnement. Des mesures de restriction de circulation ont été mises en place suivant la réglementation (contournement de l'Ile de France pour les poids lourds, réduction de la vitesse sur les grands axes franciliens, mise en place d'une circulation différenciée dont les crit'air 4 et 5), d'autres en faveur des personnes fragiles, le niveau 3 du plan canicule ayant été atteint (salles rafraîchies ouvertes dans les équipements publics tels les clubs des CASVP, informations sur les panneaux et les EHPAD, échanges entre voisins, contact avec personnes inscrites au fichier Chalex avec éventuellement prise en charge par médecin ou travailleur social (inscription au 3975 ou au CAS)). Par ailleurs, 5 nouveaux parcs seront ouverts la nuit en plus des 13 déjà existants afin de se rafraîchir.

En cas de fortes chaleurs et de canicules, certaines précautions sont à prendre en rapport avec son âge ou sa santé; il est donc recommandé d'avoir le bon réflexe:

  • Boire régulièrement de l'eau sans attendre d'avoir soif.
  • Éviter de sortir aux heures les plus chaudes et passer plusieurs heures par jour dans un lieu frais (cinéma, bibliothèque municipale, supermarché, musée...).
  • Se rafraîchir et se mouiller le corps (au moins le visage et les avants bras) plusieurs fois par jour (douches, bains, brumisateur ou gant de toilette mouillé sans vous sécher).
  • Manger en quantité suffisante et ne pas boire d'alcool.
  • Éviter les efforts physiques.
  • Maintenir son logement frais (fermer fenêtres et volets la journée, les ouvrir le soir et la nuit s'il fait plus frais).
  • Penser à donner régulièrement des nouvelles à ses proches et, dès que nécessaire, oser demander de l'aide.
  • Consulter régulièrement le site de Météo-France pour s'informer.
  • Aider les plus fragiles et demander de l'aide, notamment auprès de la mairie.
  • En cas de malaise, appelez le 15.
Lors de longs trajets en voiture:
  • Penser à emporter de l'eau et un brumisateur pendant les trajets en voiture.
  • S'arrêter régulièrement pour se reposer et se rafraîchir.
  • Sur certaines aires d'autoroute des fontaines à eau ou des zones de brumisation sont mis à disposition, ne pas hésiter à les utiliser.
  • Si possible, décaler son trajet aux heures les moins chaudes.
  • Ne jamais laisser une personne seule ou un animal dans une voiture, surtout un enfant car la température dans l'habitacle peut augmenter très vite.

En cas de problème; s'adresser à Canicule Info service de 9h à 19h au 0800 06 66 66 (Appel gratuit depuis un poste fixe en France)



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Gilberto Gil invité d'honneur pour le lavage des marches de la Madeleine

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 08 juil., 2018 00:51:02
VÉRONIQUE YANG

Tous les ans, depuis 17 ans, le festival culturel brésilien organise le lavage des marches de la Madeleine.

A cette occasion, de nombreuses personnalités du sport et du spectacle, d'origine brésilienne sont présentes. Cette année, le footballeur Rai et le chanteur Gilberto Gil ont participé dimanche 1er juillet au défilé dont le thème était "Culture et Sport". Le père Bruno Horaist, curé de la Madeleine et l'ambassadeur du Brésil à Paris, Paulo Cesar de Oliveira Campo ont accueilli le cortège dont les membres tous vêtus de blanc suivaient des danseurs, musiciens et groupes de capoeira, issus d'écoles de danses et autres collectifs, avant la prière symbolique.

Le Festival Culturel Brésilien du Lavage de la Madeleine est le plus grand événement brésilien dans toute l'Europe. A sa création en 1998, il s'est tenu à l'église du Sacré Coeur puis a été transféré à la Madeleine en 2002. Il accueille chaque année plus de 30 000 personnes et se déroule généralement au mois de septembre sauf cette année où l'association Viva Madeleine, organisatrice de l'événement a voulu le faire coincider avec la Coupe du Monde de Football, sport incontournable de la nation marquant ainsi le lien pour l’inclusion sociale et la paix entre les peuples.

Le défilé traverse durant environ trois heures, cinq arrondissements de Paris, sur 4 km avec 250 chanteurs et artistes, percussionnistes et danseurs, en passant par les Grands Boulevards de la Place de la République à celle de la Madeleine où se déroule le lavage symbolique des marches.

Créé en 1998 par Roberto Chavès, danseur né à Santo Amaro-Bahia-Brésil, il a pour marraine la présentatrice TV, Cristina Cordula depuis 2014 et pour nouveau parrain, Rai, ancien capitaine du PSG et actuellement directeur su Sao Paulo FC, président de la Fondation Golde Letra et de celle de l'actrice-chroniqueuse Gysèle Soares la Franco. L'artiste invité cette année sur le Grand Défilé pour la Paix était Gilbrto Gil, la plus grande star de la musique populaire brésilienne et ancien Ministre de la Culture. L'événement bénéficie du soutien de la Mairie de Paris et de la Région Ile de France depuis 2005, de celui de la Délégation permanente du Brésil auprès de l’UNESCO depuis 2011 en temps que valeur culturelle et fait partie de "La Route de l'Esclave", programme mondial pour la réconciliation, du devoir de la mémoire et de la vérité historique, mais aussi de l'ambassade du Brésil en France.

Le Festival culturel Brésilien c'est aussi le Village Brésilien qui existe depuis 2013 et s'est tenu cette année Place Baudoyer dans le 4ème arrondissement de la capitale les 1er et 2 juillet de 10à 20h. On y trouvait la présence d'un grand écran pour la retransmission des matchs de la Coupe du Monde de Football ainsi que de nombreuses animations (danses, capoeira, DJ, Bossa Nova) dans une ambiance festive et colorée avec des stands de restauration qui ont fait découvrir la gastronomie brésilienne, mais aussi une exposition-vente et un défilé de maillots de bain dimanche en fin d'après-midi.

La culture afro-brésilienne dans la musique populaire locale a été présentée à l'UNESCO le 28 juin par la projection d'un film documentaire Orin : Música para os Orixás en présence du réalisateur Henrique Duarte, suivi d'une table ronde avec ce dernier; André Valeco; Ayrald Petit ; Giba Gonçalves ; Laurène Levif et Leticia Campos.

Par ailleurs, le danseur Brésilien mondialement connu Ranny Lee Joy était à Paris après près ses nombreuses représentations du Roi Lion à New York et Singapore.

Née à Salvador de Bahia, la tradition du Lavage existe depuis plus de deux siècles et demi au Brésil, et représente la deuxième plus grande fête populaire après le carnaval. A l'origine, on l'appelait la "Fête du Senhor do Bonfim" et était fêtée le second dimanche de janvier après le jour des Rois (Dia de Reis).

Pour préparer le Senhor do Bonfim, les membres de la "fraternité des dévots laïcs" obligèrent les esclaves à laver la nouvelle Église de Bonfim, chef d’oeuvre baroque.
Réunis devant la porte fermée de l'église, les esclaves décidèrent ensuite de célébrer la fête sur le parvis et les marches du bâtiment depuis 1774, avec leurs rituels de Candomblé en instaurant une procession rythmée par des chants musicaux. encore aujourd’hui de l'Église de Notre Dame de la Conception de la Plage, patronne de Bahia, jusqu'à Bonfim, avec ses fameux rubans bracelets porte‐bonheur. En 1998, le premier lavage parisien a lieu et en 2002, sur une idée de Roberthino Chavès, danseur au Paradis Latin, l'Association franco-brésilienne "Viva Madeleine"est créée pour valoriser la culture brésilienne en Europe. Cette année, Gilberto Gil a honoré de sa présence le Festival du Lavage de la Madeleine en participant au Grand Défilé pour la Paix. Il a profité de ce passage à Paris pour annoncer la sortie d'un prochain album en solo et parler de l'actualité.

Gilbert Gil, de son vrai nom Gilberto Passos Gil Moreira est né le 26 juin 1942 à Salvador de Bahia au Brésil. Il grandit à Ituaçu, un petit village de l’Etat de Bahia. A 10 ans, va à l’école à Salvador. C’est à cet âge-là qu'il commence l'accordéon et la guitare, il décide à 20 ans de se lancer dans la musique. Diplômé en gestion, il obtient son premier emploi dans l'entreprise Gessy Lever (actuelle Unilever) à São Paulo. Mais la musique devient sa principale activité dans les années 1960 où il devient célèbre au sein du mouvement tropicaliste. Très vite, sa musique située entre bossa-nova et reggae propulse le chanteur, musicien et compositeur au sommet de son art.

Il joue de la Bossa Nova puis compose des chansons politiques avec son ami Caetano Veloso. Ils sortent en 1963 leur premier single; il faudra attendre 1968 pour la sortie de leur premier album "Tropicalia ou Panis et Circenses". Arrêtés pour subversion suite à la création de leur mouvement politique du tropicalismo, ils passent 3 mois en prison, et décident de s'envoler pour Londres où Gilberto Gil collabore avec plusieurs grands groupes, dont les Pink Floyd. Au cours des années 1970, le musicien effectue une tournée aux États-Unis où il rencontre Jimmy Cliff avec qui il travaille et écrit en 1980 une version portugaise de "No Woman, No Cry".

Parallèlement à sa carrière musicale, il s'implique dans la vie politique de sa ville. En 1980, il devient conseiller municipal à Salvador de Bahia,luttant pour diverses causes sociales, il est nommé Ambassadeur de bonne volonté par l'ONU. Fraîchement élu.En 2003, le président Lula da Silva décide de le nommer ministre de la Culture. Après cinq ans passés à ce poste, Gilberto Gil décide de retourner à son premier amour, la musique tout en voyageant aux quatre coins du monde, dans les endroits les plus reculés comme en Australie u pays des Aborigènes, dans les townships d'Afrique du sud ou en Amazonie au contact des Indiens, à l'affût de nouvelles tonalités; c'est ce qu'on retrouve dans le film réalisé en 2013 à son sujet, "Viramundo"de Pierre-Yves Borgeaud.

Malgré son retour à la musique et ses ennuis de santé en 2016, Gilberto Gil continue la politique à travers ses concerts donnés dans un moment critique pour le pays suite à la destitution de la présidente Dilma Rousseff et parmi lesquels on compte ceux réalisés par le trio qu'il a formé avec Gal Costa et Nando Reis pour le centenaire de la naissance du politicien brésilien Ulysses Guimarães (1916-1992), célèbre opposant à la dictature militaire (1964-1985). Plus récemment, il s'est élevé contre l'assassinat à Rio de Marielle Franco, jeune conseillère municipale de gauche et voix des activistes des droits de l'homme qui luttait contre les violences policières.

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La République tchèque pourrait bien devenir le premier post-communiste à légaliser le mariage Gay

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 23 juin, 2018 11:02:45
Gabriel MIHAI

Le gouvernement a annoncé vendredi son soutien à un projet d'amendement du Code civil visant à autoriser le mariage homosexuel.

Le cabinet a en même temps appelé dans un communiqué à un «débat au niveau de toute la société» sur ce «sujet sensible». Proposé par un groupe de 46 députés représentant six de l'ensemble des neuf partis parlementaires, dont le mouvement ANO du Premier ministre Andrej Babis et le parti social-démocrate CSSD, le texte sera prochainement discuté à la Chambre des députés. Le projet n'a été appuyé par aucun élu du parti de droite conservatrice ODS, ni de l'extrême-droite SPD, ni des chrétiens-démocrates KDU-CSL.

Si adopté, le texte ferait de la République tchèque le premier pays post-communiste à avoir une telle norme juridique.

«Le principe fondamental de cet amendement est d'offrir aux couples de même sexe et à leurs enfants la même dignité et la même protection de la vie familiale dont bénéficient déjà les époux et leurs enfants», lit-on dans un rapport présenté par une député d'ANO, Radka Maxova.

«Nous avons l'occasion de devenir un premier pays post-communiste autorisant le mariage aux couples gay et lesbiens», a de son côté constaté la militante Lucie Zachariasova de l'ONG «Nous sommes fair», citée par l'agence CTK.

La République tchèque a autorisé en 2006 les homosexuels à vivre en partenariat enregistré, mais le mariage leur reste interdit jusqu'à présent. En cas de son adoption définitive par la Chambre des députés, l'amendement du Code civil autorisant les mariages homosexuels remplacerait la loi sur le partenariat enregistré.

Les pays communistes essaient de devenir plus prudents et plus décisifs pour la communauté LGBTI, d'accepter les mariages et la PMA pour leur société, comme la République tchèque.



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Une poignée de main historique, la déclaration commune reste très vague

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 13 juin, 2018 07:46:32
GABRIEL MIHAI

Le président des Etats-Unis Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un ont échangé une poignée de main ce 12 juin à Singapour, à l'occasion de leur sommet historique. Cette image forte fut longtemps inimaginable, tant les tensions ont été vives pendant des décennies entre les deux pays. Aucune information n'a néanmoins encore filtré sur d'éventuelles avancées concrètes sur le sujet-clé : la dénucléarisation de la Corée du Nord.

«Nous allons avoir de formidables relations», a par la suite lancé tout sourire Donald Trump, assis au côté de l'homme fort de Pyongyang. Jugeant que cette première rencontre était un «bon prélude à la paix», le jeune dirigeant nord-coréen a souligné que «le chemin pour en arriver là» n'avait pas été facile, mais n'a rien dévoilé de ses intentions sur le fond.

A l'issue de leur tête-à-tête d'une quarantaine de minutes, le président américain a fait part de son optimisme sur les discussions en cours, assurant qu'elles se passaient «très bien».

Mais la formulation de la déclaration commune reste très vague, en particulier en termes de calendrier, et s'en remet à des négociations ultérieures pour sa mise en oeuvre.

Le texte reprend de précédents engagements du régime nord-coréen, jamais mis en oeuvre, sans préciser que la dénucléarisation doit être «vérifiable et irréversible» comme le réclamaient avec force les États-Unis avant le sommet de Singapour.

«Kim Jong-un a réaffirmé son engagement ferme et inébranlable en faveur d'une dénucléarisation complète de la péninsule coréenne», est-il écrit.

Malgré le retentissement médiatique du sommet, ses résultats tangibles, notamment sur le thème clef de la dénucléarisation, suscitaient des doutes, le journal japonais conservateur Sankei dénonçant un «reality show» et une déclaration commune «sans substance».

M. Kim s'est une nouvelle fois dit engagé en faveur de «la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne». Mais cette formule adoptée par Pyongyang est loin de correspondre aux exigences avancées depuis longtemps par les Etats-Unis, pour lesquels une dénucléarisation nord-coréenne, en plus d'être «complète», devra aussi être «vérifiable» et «irréversible».

Pyongyang a des raisons d'être satisfait de l'événement de Singapour, qui constitue un grand succès pour un régime très isolé, soumis à de lourdes sanctions internationales et désireux depuis longtemps obtenir une légitimité.

Donald Trump, qui a expliqué ne pas avoir fermé l'oeil «pendant 25 heures», a en particulier évoqué le potentiel touristique et immobilier de la Corée du Nord qui dispose, a-t-il tenu à souligner, de «très belles plages».

Il a martelé que les sanctions contre la Corée du Nord resteraient en vigueur tant que la «menace» des armes atomiques ne serait pas levée et réaffirmé qu'un départ des troupes américaines basées en Corée du Sud n'était pas, pour l'heure, à l'ordre du jour.

«C'est une énorme victoire pour Kim Jong-un, qui a fait un véritable coup avec son face-à-face avec le président», relève Michael Kovrig, de l'International Crisis Group (ICG) à Washington, soulignant que son père comme son grand-père «en avaient rêvé».

«Pour les États-Unis comme pour la communauté internationale, c'est un point de départ positif pour des négociations qui devraient être longues et difficiles», ajoute-t-il.

La Chine, le principal partenaire de la Corée du Nord, a salué le début d'une «nouvelle histoire».

De nombreux autres pays ont salué l'enclenchement d'un processus diplomatique, certes embryonnaire, mais qui éloigne la perspective d'un conflit.

L'arsenal nucléaire nord-coréen a valu à Pyongyang une impressionnante série de sanctions de l'ONU au fil des ans.

Pour convaincre la Corée du Nord d'y renoncer alors que le régime des Kim y a toujours vu une forme d'assurance-vie, Donald Trump s'est formellement et personnellement engagé dans le document commun à apporter des «garanties de sécurité». Elles seront «uniques» et «différentes» de celles proposées jusqu'ici, a promis Mike Pompeo.

«Le fait que les plus hauts dirigeants des deux pays soient assis côte à côte pour des pourparlers d'égal à égal a un sens important et constitue le début d'une nouvelle histoire», a déclaré le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi.

«La Chine s'en félicite et apporte son soutien», a ajouté le ministre. «Il s'agit d'un objectif que nous avons espéré et pour lequel nous avons travaillé».

Pour la principale alliée de la Corée du Nord, il faut une «dénucléarisation totale», ainsi que le réclament les États-Unis, mais «en même temps, il faut qu'il y ait un processus de paix pour la péninsule (coréenne) afin de résoudre les préoccupations raisonnables de la Corée du Nord en matière de sécurité», a souligné le ministre, rappelant le «rôle important et tout à fait unique» de la Chine.

«Le seul fait que cette rencontre a eu lieu est, bien sûr, positif», a salué le chef de la diplomate russe Sergueï Lavrov.

«L'arrêt des actions provocatrices est une mesure essentielle en faveur de la baisse du niveau de tension dans la péninsule, en y créant une atmosphère de confiance», estime dans un communiqué le ministère russe des Affaires étrangères, qui appelle à «la création d'un mécanisme solide en faveur de la paix et de la sécurité».

L'intention de Kim Jong-un «de voir une dénucléarisation complète de la péninsule coréenne a été confirmée par écrit. Je soutiens ce premier pas vers une résolution d'ensemble des questions concernant la Corée du Nord», a déclaré le premier ministre japonais Shinzo Abe.

Le document signé par Donald Trump et Kim Jong-un est un «pas significatif», a salué la ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau, tout en doutant «que tout ait été atteint en quelques heures».

Elle a toutefois regretté le double standard appliqué par Washington, qui a récemment rejeté l'accord sur le nucléaire iranien. L'accord nucléaire conclu avec Téhéran «est respecté par l'Iran», alors que «signer un document avec Kim Jong-un qui est allé jusqu'à obtenir l'arme nucléaire, c'est pratiquement récompenser quelqu'un qui a été à l'encontre de tous les traités internationaux», a-t-elle estimé.

Le sommet de Singapour est «une étape capitale et nécessaire» vers une dénucléarisation, pour la représentante de la diplomatie européenne Federica Mogherini. «L'objectif ultime (...) demeure la dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible de la péninsule coréenne», objectif qui «peut être atteint», selon elle.

L'Agence internationale de l'énergie atomique se tient «prête à effectuer toute activité de vérification» sur les sites nucléaires nord-coréens si Washington et Pyongyang le demandent, a affirmé son secrétaire général Yukiya Amano, qui «salue» le résultat du sommet.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a jugé que le sommet historique était «une étape importante» dans la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Dans un communiqué, M. Guterres a appelé toutes les parties «à saisir cette opportunité historique» et il a une nouvelle fois offert l'expertise de l'ONU pour arriver au but affiché par le président américain: démanteler l'arsenal nucléaire de Pyongyang.

Le ministre des Affaires étrangères britannique «salue» la tenue d'un «sommet constructif».

«Kim Jong-un a peut-être fini par entendre le message que seul un changement de direction peut amener un avenir prospère et plus sûr pour les Nord-Coréens. Il y encore beaucoup de travail à faire et nous espérons que Kim continuera à négocier de bonne foi vers une dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible», a-t-il déclaré.

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a félicité mardi Donald Trump après sa rencontre avec Kim Jong-un et estimé que la politique des États-Unis portait aussi ses fruits sur le nucléaire iranien.

«Je félicite le président Trump pour le sommet historique de Singapour qui constitue un pas important dans les efforts pour dénucléariser la péninsule coréenne», a affirmé M. Nétanyahou dans une brève intervention à la télévision.

«Le président Trump a également adopté une position offensive contre la tentative de l'Iran de se doter de l'arme nucléaire et son agressivité au Moyen-Orient, ce qui a affecté déjà l'économie iranienne», a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, a vu dans ce sommet «un premier pas dans la bonne direction». «Il est bon que la spirale d'escalade que nous avons vécue en 2017 soit interrompue» .

Ce processus «doit aboutir à la dénucléarisation entière, vérifiable et irréversible de la Corée du Nord», a-t-il aussi jugé. «Pyongyang doit répondre aux inquiétudes de la communauté internationale».



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Donald Trump et Kim Jong Un sont arrivés dimanche à Singapour

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 10 juin, 2018 18:39:18
GABRIEL MIHAI

Le journaliste et spécialiste de la Corée du Nord évoque le sommet du 12 juin entre les leaders américains et coréens est un sommet historique entre deux "prédateurs".

Donald Trump et Kim Jong Un sont arrivés dimanche à Singapour à deux jours de leur sommet historique, dont l'issue s'annonce incertaine après des décennies de défiance et de tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.

Le dirigeant nord-coréen, dont les déplacements en dehors de son pays hyper-fermé sont rarissimes, était arrivé plus tôt dans la journée après avoir joué dans les airs au chat et à la souris avec les médias du monde entier qui traquaient son vol -- pas moins de trois avions ont relié dimanche Pyongyang à la cité-Etat du sud-est asiatique.

Malgré les oppositions historiques entre les deux nations, Sébastien Falletti évoque certains points communs entre les deux leaders.

"Ce sont tous les deux des fils cadets de dynastie. Dynastie immobilière pour Trump, dynastie implacable pour Kim. Mais tous les deux, ce sont des fils numéro 2 qui ont prouvé à leur père qu'ils méritaient d'être l'héritier. Ils l'ont prouvé par leur tempérament", détaille-t-il.

Selon le spécialiste,ce tempérament séduit particulièrement le président américain. "Donald Trump se reconnaît en Kim. Et ça lui plaît. Et ce beaucoup que les dirigeants européens qu'il rencontre. Avec Kim Jong-Un, il a envie de faire des deals".

Donald Trump, 71 ans, et Kim Jong Un, de plus de 30 ans son cadet, se retrouveront mardi matin dans un hôtel de luxe de Singapour. Le comportement du président américain au G7 au Canada, où il a - à la stupeur générale - torpillé d'un tweet rageur l'accord final avec ses alliés, renforce les interrogations sur sa stratégie diplomatique et sa capacité à mener de négociations internationales de haut-vol, a fortiori avec un ennemi de longue date.

Au-delà de la photo des deux dirigeants réunis, inimaginable il y a quelques mois encore lorsqu'ils étaient engagés dans une inquiétante surenchère verbale, un énorme point d'interrogation pèse sur l'issue de ce tête-à-tête que le monde entier observera à la loupe.

Washington réclame une dénucléarisation «complète, vérifiable et irréversible» de la Corée du Nord. Pyongyang s'est déclaré favorable à une dénucléarisation de la péninsule, mais cette formule très vague laisse la place à d'innombrables interprétations.

Cette année, le sommet est pour le moment maintenu entre Donald Trump et Kim Jong-un.

On dispose de peu d'informations concernant cette rencontre historique, qui survient après un apaisement des relations entre les deux Corée illustrée par une rencontre des deux homologues en avril dernier. Une chose est sure : la question cruciale de la dénucléarisation de Pyongyang sera centrale.

On connait tout de même la date : le sommet se déroulera mardi 12 juin 2018. Le premier tête-à-tête commencera à 9 heures du matin environ (heure locale). Le lieu : à Singapour. Et plus précisément, dans l'hôtel Capella de l'île de Sentosa, qui abrite de nombreux complexes touristiques ainsi que de célèbres parcours de golf.

Washington n'a jamais formellement reconnu la Corée du Nord depuis la fin de la guerre en 1953. Ce serait une victoire pour Pyongyang.

Avant de quitter le Canada, Donald Trump a une nouvelle fois affiché samedi son optimisme sur cette rencontre dont il espère faire un marqueur de sa présidence.

«J'ai l'impression que Kim Jong-un veut faire quelque chose d'important pour son peuple, et il en a l'opportunité», a-t-il lancé, voyant dans la rencontre «une occasion unique (...) qui ne se représentera jamais».

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G7: à La Malbaie, la tension est montée politique, entre Trudeau et Trump ... et des clôtures pour un manifestant

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 09 juin, 2018 12:50:06
GABRIEL MIHAI

Le gouvernement a déployé des milliers de policiers à La Malbaie, érigé une clôture de deux kilomètres et construit un centre de détention en prévision d'éventuels débordements, alors que la tension entre Justin Trudeau et Donald Trump est montée à quelques heures du début du Sommet du G7, le président américain a affirmé vendredi après-midi que la relation entre les deux hommes était « très bonne » et que « beaucoup de progrès » avait été accomplis pendant la journée.

Dans la petite ville au bord du fleuve, une quinzaine de manifestants seulement ont osé se montrer le bout du nez.

La « zone de libre expression », ce stationnement ceinturé de 70 clôtures, legs de la Formule E, transportées expressément de Montréal, était vide vers 15 h. Vide, à part un manifestant qui brandissait sa pancarte.

Le président américain a poursuivi sur un ton plus sérieux en affirmant que des progrès avaient été accomplis pendant la première des deux journées du Sommet du G7, qui se déroule au Manoir Richelieu dans Charlevoix.

« Notre relation est très bonne et nous travaillons vraiment pour réduire les tarifs et rendre cela très équitable pour les deux pays, a-t-il avancé. Nous avons fait beaucoup de progrès aujourd'hui et nous verrons comment cela va fonctionner. »

Le manifestant Guillaume Lespérance, venu dénoncer une dépense de fonds publics « scandaleuse », le gouvernement de Justin Trudeau a dépensé 600 millions pour la tenue du G7 dans Charlevoix.

"Tu viens ici, on dirait que tu étouffes », a déploré Guillaume Lespérance, un enseignant de 30 ans qui habite La Malbaie.

Au fil de la journée, une quinzaine de manifestants au total a investi la zone. Il y a eu ce couple de retraités des Éboulements, un petit groupe de Coréens venus déplorer le rapprochement entre les États-Unis et la Corée du Nord et quelques Lévisiens d'origine ukrainienne qui voulaient dénoncer la Russie.

Une caméra est accrochée à une clôture pour filmer la « zone de libre expression ». Les manifestants sont invités à se planter devant pour énoncer leurs revendications. Une pancarte explique que les images sont retransmises à l'intérieur du Manoir Richelieu, où les chefs d'État peuvent les regarder, ou simplement les ignorer.

Donald Trump, qui a publié une salve de messages acrimonieux contre Justin Trudeau depuis jeudi soir, a commencé par lancer une blague pour tenter de détendre l'atmosphère.

Donald Trump menace également de déchirer l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), ou encore de négocier des ententes séparées avec le Mexique et le Canada - ce à quoi Ottawa s'oppose.

« Nous avons fait beaucoup de progrès aujourd'hui et nous verrons comment cela va fonctionner, a dit M. Trump. L'ALENA pourrait prendre une autre forme. Ça pourrait être avec le Canada, avec le Mexique, une entente bilatérale, beaucoup plus simple et facile à faire qui fonctionne beaucoup mieux pour les deux pays. Nous parlons entre autre de ça. »

Donald Trump s'est enfin permis une dernière boutade quand un journaliste a demandé à Justin Trudeau s'il était déçu de voir le président quitter La Malbaie plus tôt que prévu samedi matin, quelques heures avant la fin officielle du Sommet.

Le Manoir Richelieu est protégé par une clôture de 1,4 kilomètre, sans compter la clôture de la « zone de libre expression ». À La Malbaie, les policiers sont partout, et on a même installé des points de contrôle dans des villages environnants.

Le nombre famélique de manifestants à La Malbaie ne surprend pas la militante Angela Giles, du Conseil des Canadiens. Selon elle, la répression et les arrestations de masse au G20 de Toronto en 2010 ont créé un climat « d'intimidation » au pays.




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Le sommet "Tech for Good" a accueilli le président rwandais Paul Kagame

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 24 mai, 2018 23:48:34
VÉRONIQUE YANG


Le Président de la République du Rwanda, Paul Kagame s'est entretenu avec le Président Emmanuel Macron en marge du déjeuner offert par le président français dans le cadre du Sommet "Tech for Good" le 23 mai dernier.

Après le "One Planet Summit" sur l'environnement en décembre dernier, et les autres rendez-vous sur la technologie dont "Choose France sur l'investissement ou "AI forHumanity sur l'intelligence artificielle, le président Macron a organisé ce nouveau sommet,"Tech for Good" sur l'implication des géants de la technologie dans le bien commun .

Une petite soixantaine de dirigeants des plus grands groupes numériques nationaux et internationaux ont été réunis à l'Elysée autour des présidents rwandais et français, l'Afrique étant mise à l'honneur lors de cette édition, particulièrement le Rwanda, pionnier dans le domaine de la technologie sur le continent. L'objectif était d'échanger sur la contribution de la technologie au service du bien commun.

A cette occasion, plusieurs annonces ont été faites notifiant au passage les transformations sociales liées aux nouvelles technologies; Les grands noms étaient présents dont Mark Zukerberg (Facebook), Satya Nadella (Microsoft), Dara Khosrowshahi (Uber), Jacqueline Fuller (Google.org) ou Ginni Rometty (IBM) tout comme Apple, Deliveroo ou Google..mais aussi des grands groupes français (L'Oréal,Sanofi, SNCF, RATP, La Poste...) et internationaux (United Bank of Africa, , l'indien Bharti Enterprises...)

Les principales annonces faites lors de ce sommet sont les suivantes:

-IBM lance la création de 1 800 emplois en France au cours des deux prochaines années.

-L'entreprise de VTC, Uber annonce dès juin le renforcement de la couverture d'assurance de ses chauffeurs en France (jusqu'ici uniquement pour les accidents)et en Europe. Désormais les protections en dehors des courses, en cas d'arrêt de travail lié à une blessure, une maladie, ou en cas d'événements de la vie comme une naissance seront incluses pour les 150.000 indépendants, dont 35.000 en France sous certaines conditions. L'assureur français Axa a été choisi pour cette couverture qui ne s'applique pas aux Etats-Unis.

-Deliveroo, la société britannique de livraison de repas à domicile implantée en France depuis 2015, a annoncé un plan d'investissement de 100 millions d'euros au cours des prochaines années en France et souhaite augmenter le nombre de villes où elle est présente tout comme l'assurance santé gratuite en France depuis septembre dernier qui sera étendue à tous ses coursiers dans le monde entier.

-Microsoft veut recruter 100 "experts en IA" avec la création d'un programme « Innovation IA où ils devront mettre en place des projets autour de l'intelligence artificielle dans cinq domaines, la santé, l'environnement et l'énergie, les transports, les services financiers et l'agroalimentaire.

-Google.org promet un don de 100 millions de dollars sur cinq ans pour soutenir les organisations en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique qui développent des solutions technologiques permettant aux personnes d'acquérir de nouvelles compétences, pour trouver plus facilement un emploi dans une économie de plus en plus numérique. La fondation souhaite également former au numérique 1 million de personnes en Europe d'ici 2020. L'année dernière, le géant américain a revendiqué la formation de 70.000 personnes rien qu'en France.

-Accenture veut former 150.000 personnes en France d'ici 2020 pour les aider à "trouver un emploi ou devenir entrepreneur". Cette opération sera réalisée via son programme "Skills to succeed" lancé en 2010, qui a formé 2,2 millions de personnes dans le monde - dont 100.000 en France. L'objectif est d'accompagner 3 millions de personnes éloignées de l'emploi d'ici 2020", à l'international, Accenture compte investir 200 millions de dollars sur 3 ans dans des "initiatives d'éducation et de formation destinées aux personnes éloignées de l'emploi".

Parallèlement, le Pdg d'Uber, Dara Khosrowshahi, a présidé l'atelier intitulé "tech for work" sur les mutations de l'emploi, aux côtés de la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

Lors de la conférence de presse conjointe des deux présidents, les deux pays ont démontré leur souhait de travailler ensemble pour la paix, la sécurité en Afrique, le soutien à l'innovation, le climat et l'environnement avec la lutte contre le réchauffement climatique, les sujets linguistiques et éducatifs. La France remercie le Rwanda d'avoir voté en faveur de la résolution du Pacte Mondial pour l'environnement adopté à une grande majorité à l'Assemblée générale des Nations Unies il y a deux semaines.

Jeudi matin, avant son départ pour la Russie, le président de la République s'est rendu au salon Viva Tech Porte de Versailles où il a invité les géants du numérique à bâtir un nouveau cadre alors que Mark Zuckerberg a clôturé la première journée.





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Liban: Saad Hariri reconduit à son poste de Premier ministre

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 24 mai, 2018 23:19:45
GABRIEL MIHAI

Ce sera le troisième mandat du premier ministre, chargé de former un gouvernement après les législatives du 6 mai.

Près de trois semaines après les élections législatives et malgré l'échec électoral de son mouvement, le Premier ministre du Liban, Saad Hariri, a été confirmé dans ses fonctions jeudi après-midi.

Conformément à " l'article 53 de la Constitution, le chef de l'Etat Michel Aoun a convoqué le Premier ministre Saad Hariri et l'a chargé de former un gouvernement", a indiqué la présidence.

Michel Aoun a procédé jeudi à des consultations parlementaires contraignantes, conformément à la Constitution, pour désigner le Premier ministre. Ces consultations interviennent au lendemain de la séance plénière de mercredi, la première tenue par la nouvelle Assemblée parlementaire, durant laquelle les députés ont réélu Nabih Berri à la tête du Parlement.

Saad Hariri, 48 ans, a été reconduit en dépit de son revers électoral. Son parti politique, le Courant du Futur, a perdu le tiers de ses sièges. Il dispose désormais de 21 députés, contre 33 dans le Parlement sortant. Il s'agit du troisième mandat comme Premier ministre de Saad Hariri, qui avait déjà été à la tête du gouvernement entre 2009 et 2011 puis depuis fin 2016.

Ce scrutin a été marqué par un faible taux de participation, de 49,2 %, la consolidation de l’influence du Hezbollah chiite ainsi que par l’émergence d’un mouvement de la société civile contestant les partis au pouvoir, qui n’a toutefois décroché qu’un siège. Le courant politique du président Michel Aoun a remporté 29 sièges, ce qui en fait désormais le bloc le plus important du nouvel hémicycle.

Le nom de Hariri, du parti "le Courant du Futur" et qui dirigeait le gouvernement sortant, a été proposé par 111 des 128 membres de la Chambre des députés.

Le Liban est régi par un système complexe de partage des pouvoirs entre les différentes communautés religieuses : le président est nécessairement chrétien, le premier ministre musulman sunnite et le président du Parlement musulman chiite.



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L’Algérie ne se soumet pas face à l'Union européenne pour respecter les accords commerciaux de manière forcée

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 20 mai, 2018 16:40:34
GABRIEL MIHAI


Bruxelles s'inquiète de la décision prise par le gouvernement algérien de geler l'importation de plusieurs produits, dont un grand partie en provenance de l'UE.

Le ministre de l'Economie algérien Saïd Djellab, a tenu à réagir de manière vive aux pressions que tente d'exercer Bruxelles sur l'Algérie, après que cette dernière a décidé de geler les importations de plusieurs produits, dont un grand nombre en provenance de l'Union européenne (UE), son premier partenaire commercial.

«L’Algérie négocie avec l’Union européenne dans le cadre du partenariat qui unit les deux parties, et ne reçoit pas d’ordres de sa part», a déclaré le ministre, Saïd Djellab cité par ObservAlgerie, avant d'ajouter : «L’Algérie ne se soumet à aucune partie, et ne consulte personne dans le but d’obéir à ses ordres.»

L’Algérie continue d'informer l'UE de ses décisions et de négocier avec elle, Saïd Djellab a toutefois précisé que Bruxelles n'était pas autorisée à donner des «ordres» au gouvernement algérien. Ces propos d'une rare fermeté témoignent de la crispation des relations entre l'Algérie et l'UE, entre l'accord économique et commercial établi.

La commissaire européenne au Commerce, Cécilia Malmstrom, avait tenu de préciser que: «L’Algérie ne respecte pas ses accords commerciaux avec l’Union européenne», avait-elle estimé le 11 avril dernier, alors qu'une délégation européenne devait se rendre à Alger pour trouver une solution de compromis entre les deux parties.

L'Algérie multiplie les mesures afin de tenter de rééquilibrer sa balance commerciale et a mise en place une liste d'environ 1 000 produits dont l'importation doit être gelée fait partie des dispositions prises par le gouvernement pour essayer de remédier à cette situation.



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La chapelle Saint-Georges et le oleil sont embrasé le mariage du duc de Sussex - Prince Harry et Meghan Markle

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 19 mai, 2018 22:20:15
Gabriel MIHAI

Devant les caméras du monde entier et des milliers d'invités et de spectateurs, le Prince Harry et Meghan Markle se sont mariés dans la chapelle Saint George du château de Windsor ce samedi.

La reine Elizabeth à confier le duché du Sussex à son petit-fils Harry et sa future épouse Meghan Markle quelques heures avant leur union.

Meghan et Harry viennent de se voir attribuer le duché de Sussex. Sixième dans l'ordre de succession au trône britannique, le second fils de Lady Di devient également comte de Dumbarton (Écosse) et baron de Kilkeel, une petite ville de pêche d'Irlande du Nord.

Ce que beaucoup ne savent pas, c'est que le duché du Sussex a été volontairement abandonné pendant plusieurs générations... L'histoire du précédent duc de Sussex est la raison de cet abandon, il a cependant pu guider la reine dans sa décision. Comme Harry, Augustus Frederick (1773-1843), l'ancien duc de Sussex et sixième fils de George III, a vécu à Kensington Palace.

À l'époque, toute cette situation était un déshonneur, mais aujourd'hui le duché symbolise la modernité et un certain romantisme. Elizabeth II a donc le courage de redorer le blason du duché du Sussex et fait cicatriser d'anciennes blessures historiques.

Le duc et la duchesse de Sussex ( Harry et Meghan) se sont dit oui, sous le soleil de Windsor, dans les fastes de la monarchie britannique et devant les objectifs de milliers de journalistes et de spectateurs, le Prince Harry a épousé Meghan Markle, samedi 19 mai.

La cérémonie de mariage a débuté sous l’œil du monde entier à la chapelle Saint-George du château de Windsor où la foule les a accueillis en liesse. Dans la chapelle, le couple se tenait la main, visiblement ému.

Meghan Markle portait une robe de mariée créée par la styliste britannique Clare Waight Keller, directrice artistique de la maison de haute couture française Givenchy. Voici l'entrée de la mariée dans la chapelle avec cette robe à encolure bateau, qui comporte une courte traîne et un voile de cinq mètres, entièrement rebrodé à la main.

Le prédicateur afro-américain Michael Curry, dans un style enflammé, tranchant avec celui des mariages royaux habituels. Il a commencé son sermon en citant Martin Luther King, le défenseur des libertés civiques : "Nous devons trouver le pouvoir de l'amour, le pouvoir rédempteur de l'amour. De cette façon, nous pourrons faire du vieux monde un monde nouveau. L'amour est le seul moyen".

L'un des premiers moments marquants de la journée a été sans nul doute les arrivées du prince Harry et de Meghan Markle. Le prince Harry était accompagné de son frère William, son témoin. Tous les deux en uniformes, ils ont été acclamés par la foule. Meghan Markle est apparue peu de temps après dans une robe Givenchy.

L'archevêque de Canterbury Justin Welby, chef spirituel de l'Église anglicane a officiellement déclaré le prince Harry et Meghan Markle mariés à 13h37. Harry et Meghan ont respecté la coutume, la famille royale s'embrassent qu'une fois en public. Le prince et l'ex-actrice américaine, dans une somptueuse robe blanche, main dans la main et visiblement émus, se sont embrassé sur les marches de la chapelle, sous les acclamations du public.

La suite de la fête, c'est une réception donnée par la reine Elizabeth II pour le couple et ses 600 invités à St George's Hall, majestueuse salle de banquets du Château de Windsor. Dans la soirée, une réception privée donnée par le Prince de Galles, pour le couple, la famille et 200 amis proches au manoir de Frogmore House, situé à environ un kilomètre du château.


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Le Président Emmanuel Macron était à Sofia pour le sommet U.E. - Balkans occidentaux

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 18 mai, 2018 22:46:02
Véronique YANG

Le Président de la République Emmanuel Macron était en Bulgarie les 16 et 17 mai pour participer au sommet Union Européenne Balkans occidentaux.

A son arrivée à Sofia, il a eu un entretien avec M. Zoran Zaev, président du Gouvernement de l'ancienne République Yougoslave de Macédoine. Après cela, un dîner a été organisé en présence du Premier Ministre de la République de Bulgarie, Boiko Borissov et de dirigeants européens.

Ce sommet a pour but de renforcer les liens entre l'Union Européenne et les pays des Balkans occidentaux sur la connectivité numérique et de réaffirmer leur importance en relevant les thèmes de sécurité, migration et évolution géopolitique.

Lors de ce dîner, il a été question du retrait des Etats Unis de l'accord iranien et de leur décision d'imposer des taxes sur l'acier et l'aluminium européens. Le chef d'état français a aussi défendu son projet de création avec l'Allemagne d' une agence de financement de l'innovation.

Jeudi matin, après un entretien avec le Premier Ministre de la République d'Albanie, Edi Rama, le président de la République s'est entretenu avec la Chancelière de la République Fédérale allemande, Mme Angela Merkel et la Première Ministre du Royaume Uni Mme Theresa May.

La connectivité a été au centre d'une première séance de travail; après la photo de famille un déjeuner autour du thème "relever les défis communs" a suivi avant que le Président Macron rencontre Mr Peter Pellegrini, président du gouvernement de la République slovaque.

Lors de la conférence de presse qui a clôturé ce déplacement, Emmanuel Macron a confirmé que l'Union Européenne maintiendra l’accord nucléaire signé avec l’Iran en 2015 ; ce plan d'action global conjoint signé avec les Etats -Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni, et l'Allemagne a mis en place un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d'une levée progressive des sanctions contre l'Iran. Le 8 mai, le Président américain a annoncé le retrait de son pays de l’accord et un rétablissement des sanctions. Le choix de l'Europe est aussi d'élargir la discussion du nucléaire après 2025 à l'actualité balistique et régionale de l'Iran en Irak, au Yémen, en Syrie et au Liban.

Considérant que la situation de l'Union Européenne était en baisse depuis une quinzaine d'années, période à laquelle l'UE est passée de 15 à 25 membres, le Président de la République a appelé la chancelière a mobiliser l'Allemagne afin de relever les défis à l'approche du renouvellement du Parlement européen.

Les 28 ont affiché leur unité durant cette rencontre, particulièrement sur l'Iran, confirmant leur volonté de préserver les intérêts de leurs entreprises en activant à partir de ce 18 mai le règlement de 1996 ainsi que le soutien de la Banque Européenne d'Investissement afin d'apporter un soutien financier aux PME engagées en Iran et menacées des sanctions programmées par Donald Trump, toutefois difficile à appliquer vu les rapports des grandes banques européennes avec le système financier américain et les transactions en dollars US.

Par ailleurs, il ne sera pas question que l'Europe cède devant les menaces américaines concernant les exportations d'acier et d'aluminium; Washington devra faire preuve d'une exemption préalable permanente pour les exportateurs européens dans toute discussion sur le commerce transatlantique.Il faut assurer la stabilité mais ne pas prendre parti pour untel ou untel. L'UE ne sera pas l'allié de l'Iran contre les Etats-Unis et les entreprises américaines n'ont pas à subir de sanctions à causes des tensions avec l'Iran.

Autre point important de ce sommet, la réforme sur le numérique et l'innovation; le projet de créer avec l'Allemagne une agence de financement a reçu le soutien de tous les états membres et celui de la Commission avec un dispositif expérimental dans le cadre budgétaire actuel.

Les Balkans occidentaux ont aussi été au coeur de cette rencontre, tant en terme de développement de l'accessibilité numérique, de développement des infrastructures comme de celui d'initiatives concrètes en terme de sécurisation des sociétés ou de lutte contre la criminalité. Ceci s'adresse aux pays qui font des efforts pour transformer leur pays, à la Serbie et au Monténégro en négociations pour devenir membres de l'EU mais aussi à la Macédoine et à l'Albanie qui y aspirent. Toutefois, les négociations devront tenir compte des questions migratoires et de corruption.

Le prochain sommet avec les Balkans occidentaux se tiendra à Londres en juillet prochain.

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Paris Prize for LGBT Rights

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 18 mai, 2018 21:29:26
Véronique YANG

Anne Hidalgo a remis jeudi 17 mai le premier "Paris Prize for LGBT Rights" à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie.

L'an dernier, au mois de juin, Jean-Luc Roméro avait rendu à la maire de Paris, le rapport "Paris, ville phare de l'inclusion et de la diversité". Ce rapport contient 52 recommandations pour faire de Paris la capitale mondiales des droits LGBTQI+ et du tourisme "LGBTQI-Frendly".

Un des principaux points était de mettre à l'honneur les personnes qui défendent les droits des LGBTQI+ en France et à l'étranger et de leur décerner un prix à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre l'homophobie et de la transphobie. C'est pourquoi, Anne Hidalgo a décidé de créer le "Paris Prize for LGBTQI+ Rights". Ce prix récompense un e-lauréat français et e-lauréat international choisis par un jury composé d'un président, cette année Edwin Cameron, juge de la Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud et de huit membres français et internationaux représentant la diversité des communautés LGBTQI+ :

  • Khalid ABDEL-HADI, Militant LGBTQI, Fondateur du magazine My.Kali
  • Flora BOLTER, Présidente du Centre LGBT de Paris et d’Ile de France
  • Yacine DJEBELNOUAR, Président de Shams-France
  • Anne HIDALGO, Maire de Paris
  • Stuart MILK, Fondateur de la Fondation Harvey Milk
  • Thierry MOULIN, Co-président de l’Association pour la reconnaissance des droits des personnes homosexuelles et transsexuelles à l'immigration et au séjour (ARDHIS)
  • Alice NKOM, avocate au barreau de DOUALA, Présidente de l'Association de défense des homosexuels du Cameroun
  • Clémence ZAMORA CRUZ, porte-parole de l’Inter-LGBT

Ces prix peuvent être remis à un•e militant•e ou à une association qui se distingue par des actions courageuses et inspirantes en faveur de l’égalité des droits.

A l'approche des prochains Gay Games qui se tiendront à Paris début août, il est important de montrer que Paris était une ville inclusive et tolérante pour toutes les personnes qui souffrent encore de discrimination et voient leurs droits violés en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.

Pour cette première année, le prix a récompensé 3 personnes, 1 français (Handi-Queer) et 2 étrangers (National Gay and Lesbian Human Rights Commission du Kenya, association qui promeut et protège l'égalité et l'inclusion des personnes et communautés LGBTQ au Kénya) et Ameen Rhayem (journaliste libanais militant auprès de la Fondation Arabe pour les Libertés et l’Égalité.




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Eurovision 2018 : Israël remporte la finale

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 13 mai, 2018 01:40:48
GABRIEL MIHAI

Israël remporte la finale de l'Eurovision avec 529 points. C'est la quatrième fois qu'Israël remporte cette compétition.

Israël a remporté la finale de l'Eurovision avec son artiste Netta et le titre Toy, devant des centaines de millions de téléspectateurs et téléspectatrices. Chypre est arrivé 2ème et l'Autriche 3ème. La France termine 13e du classement.

L'année prochaine, l'Eurovision se déroulera donc à Jérusalem. "Merci d'avoir accepté les différences entre nous, merci d'avoir choisi la diversité", a confié Netta en recevant son prix sur la scène de l'Altice Arena.

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Donald et Melania Trump ont accueilli les trois Américains libérés par Pyongyang

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 10 mai, 2018 13:52:33

Gabriel MIHAI


Avant 3h du matin (9 heurs en France), le président américain et la Première dame, sont montés à bord de l'avion dans lequel venaient d'arriver les trois hommes sur la base militaire d'Andrews, près de Washington, où un immense drapeau américain avait été déployé.

L'avion transportant Mike Pompeo et les trois hommes s'est posé vers à 2h40 (8h40 en France) sur la base militaire d'Andrews près de Washington. Ils ont été accueillis par Donald Trump, sa femme Melania, le vice-président Mike Pence et le conseiller de la Maison-Blanche à la sécurité John Bolton.

Les trois prisonniers sont Kim Dong-chul, un missionnaire qui était détenu depuis 2015, et deux enseignants de l'université des sciences et de la technologie de Pyongyang, Kim Sang-duk, également connu sous le nom de Tony Kim, et Kim Hak-song, arrêtés l'an passé.

Le porte-parole de la Maison-Blanche a dit que les trois hommes avaient été conduits au centre médical militaire national Walter Reed dans le Maryland pour y subir des examens médicaux.

«Honnêtement, nous ne pensions pas que cela pourrait se produire mais c'est le cas», a déclaré Donald Trump après avoir remercié Kim Jong-un pour ces libérations. «Nous apprécions beaucoup qu'il (Kim Jong-un) les ait autorisés à partir avant le sommet. C'est une chose très importante pour chacun d'entre nous», a-t-il estimé.

Le président américain a dit croire que le dirigeant nord-coréen souhaitait faire entrer son pays «dans le monde réel» et a émis l'espoir d'assister à des avancées importantes lors de leur rencontre. «Je pense que nous avons une bonne chance de faire quelque chose de très significatif» lors de cette rencontre, a dit le président américain.

Les détails du sommet entre Trump et Kim restent pour l'instant inconnus, mais un responsable américain a dit que Singapour pourrait s'imposer comme le lieu convenant aux deux parties. Donald Trump a rejeté l'idée d'organiser le face à face dans la zone démilitarisée entre la Corée du Sud et la Corée du Nord.

Le président américain, qui avait déjà évoqué l'option de Singapour, a dit mercredi qu'un accord avait été conclu sur la date et sur le lieu et que les précisions seraient fournies dans les trois jours.

Trump a déclaré : «Nous verrons si nous pouvons parvenir à quelque chose dont les gens ne pensaient pas pendant de nombreuses années que cela pouvait se produire».

«Ma plus grande fierté sera - et cela en fait partie - le jour où nous aurons dénucléarisé l'ensemble de la péninsule», a-t-il poursuivi.



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Le couple Macron à Aix -la Chapelle pour la remise du Prix Charlemagne

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 10 mai, 2018 01:45:17
Véronique YANG

Le Président Emmanuel Macron se rend en Allemagne à Aix-la Chapelle les 9 et 10 mai accompagné de son épouse pour la remise du Prix Charlemagne dont il est le lauréat cette année.

C'est aussi dans le cadre de ce déplacement qu'il se rendra à l'Université technique Rhénanie-Westphalie pour un échange sur l'Europe avec les étudiants.

Mercredi 9 mai, le Président et Madame Macron ont visité la cathédrale d'Aix-la Chapelle et le Trésor de la cathédrale. Ils ont ensuite participé au Festival en plein air du Prix Charlemagne avant de participer au dîner offert en l'honneur du Président Emmanuel Macron, lauréat du Prix Charlemagne 2018.

Jeudi Mr et Mme Macron seront accueillis par Marcel Philipp, maire d'Aix-la Chapelle et Jurgen Linden, président du Comité du Prix Charlemagne en présence de la chancelière allemande Angela Merkel et de Mgr Manfred Von Holtum avant de participer à la célébration de la messe de l'Ascension concélébrée par Mgr Helmut Dieser, évêque du diocèse d'Aix-la-Chapelle et Mgr Antoine de Romanet, évêque aux armées françaises.

Ils se rendront ensuite à pied à l'Hôtel de ville où le Président de la République aura un entretien trilatéral avec Petro Porochenko, président de la République ukrainienne et la chancelière allemande Angela Merkel.

La cérémonie du Prix International Charlemagne se tiendra en fin de matinée en présence des anciens lauréats après de brèves prises de paroles devant les habitants de la ville d'Aix-la Chapelle.

Le Prix International Charlemagne d'Aix-la-Chapelle a été créé en 1949. Il est décerné depuis 1950 par la ville d’Aix-la-Chapelle à des personnalités remarquables qui se sont engagées pour l'unification européenne. Parmi les personnalités françaises l'ayant reçu, on peut citer, Jean Monnet, homme d'état français en 1953, Robert Schuman, président du Parlement européen en 1958, François Seydoux de Clausonne, diplomate en 1970, Simone Veil, présidente du Parlement européen en 1981, Jacques Delors, président de la Commission européenne en 1992, Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la République française en 2003, Jean-Claude Trichet, président de la banque centrale européenne en 2011 et enfin Emmanuel Macron, actuel président de la République française. D'autres noms célèbres figurent aussi au palmarès comme Sir Winston Churchill en 1955, George Marshall en 1959, Edouard Heath en 1963, la Commission Européenne en 1969, le roi Juan Carlos 1er en 1982, le peuple luxembourgeois en 1986, Henry Kissinger, ancien secrétaire d'état américain en 1987, François Mitterrand, président de la République française et Helmut Kohl, chancelier fédéral allemand en 1988, Vaklav Havel, président de la république tchèque et slovaque en 1991, la Reine Béatrix des Pays-Bas en 1996, Roman Herzog, président de la république Fédérale allemande en 1997, Anthony Blair, premier ministre britannique en 1999, Bill Clinton, président des Etat-Unis en 2000, la monnaie Euro en 2002, le pape Jean-Paul II en 2004, Jean-Claude Junker, premier ministre Luxembourg en 2006, la chancelière llemande Angela Merkel en 2008, le pape François en 2016.



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Les Etats-Unis se retirent de l'accord sur le nucléaire iranien et approchent la Corée du Nord, mais défient ses alliés en Europe

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 09 mai, 2018 10:25:44
GABRIEL MIHAI

"J'annonce aujourd'hui que les Etats-Unis vont se retirer de l'accord nucléaire iranien", a déclaré le président américain Donald Trump dans une allocution télévisée depuis la Maison Blanche mardi soir. Dans le même temps, il annonce le rétablissement des sanctions contre Téhéran.

La décision de Donald Trump de sortir de l'accord nucléaire iranien marque un cuisant revers pour les Européens, la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne ayant déployé d'intenses efforts diplomatiques pour convaincre le président américain de ne pas jeter ce texte aux orties.

Le président iranien Hassan Rohani a prévenu mardi que son pays pourrait mettre un terme aux restrictions qu'il a consenties sur ses activités d'enrichissement d'uranium, après que Washington a annoncé son retrait de l'accord sur le nucléaire iranien de 2015.

Hassan Rohani, qui s'était beaucoup investi dans cet accord, a immédiatement accusé son homologue américain de pratiquer «une guerre psychologique», alors que la décision fracassante de Washington, dénoncée par tous les autres signataires, fait craindre une nouvelle montée des tensions au Moyen-Orient.

C'est «une grave erreur», a aussi réagi l'ex-président démocrate Barack Obama, sortant de sa réserve avec un ton particulièrement ferme pour défendre le texte conclu sous son administration.

"Tout pays qui aidera l'Iran dans sa quête d'armes nucléaires pourrait aussi être fortement sanctionné par les Etats-Unis", a mis en garde Donald Trump. Son conseiller à la sécurité nationale John Bolton a même laissé planer la menace de "sanctions supplémentaires". Autrement dit, il sera très risqué pour une entreprise européenne de maintenir ses investissements en Iran. Cela devrait compliquer la tâche des signataires européens de l'accord de 2015, qui espèrent encore sauver les meubles.

«La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni regrettent la décision américaine», a déclaré sur Twitter Emmanuel Macron. Dans un communiqué commun, le président français, la chancelière allemande Angela Merkel et la première ministre britannique Theresa May, qui s'étaient tous trois investis en vain pour tenter de convaincre Donald Trump de rester dans l'accord, se sont dits «déterminés à assurer la mise en oeuvre» de ce texte en «maintenant les bénéfices économiques» au profit de la population iranienne.

Moscou a aussi fait part de sa «profonde déception» et de son «extrême inquiétude».

Dans la région, la Turquie a dit craindre «de nouveaux conflits» tandis que la Syrie a «condamné avec force» l'annonce du retrait des États-Unis de l'accord, affirmant sa «totale solidarité» avec Téhéran.

En revanche, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, plus ferme soutien de Donald Trump sur ce dossier, a soutenu «totalement» cette décision «courageuse», tout comme le royaume sunnite d'Arabie saoudite, grand rival régional de l'Iran chiite.

L'annonce américaine était très attendue au Moyen-Orient, mais aussi de l'autre côté de planète, en Corée du Nord, à l'approche du sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un sur la dénucléarisation de la péninsule.

Pour sauver le texte, les Européens sont allés dans le sens du président Trump en proposant de négocier avec l'Iran un «nouvel accord» qui prenne en compte les inquiétudes américaines sur le développement de missiles balistiques par Téhéran, ainsi que ses activités jugées «déstabilisatrices» au Moyen-Orient, Syrie et Yémen en tête.

Avec ou sans les Etats-Unis, Paris et Berlin comptent désormais poursuivre leurs efforts pour préserver le texte négocié avec Téhéran, censé garantir le caractère non militaire de son programme nucléaire, et ainsi éviter une escalade dans la région. Mardi matin, la ministre française des Armées Florence Parly mettait encore en garde contre l'abandon de l'accord, qui «ne peut être qu'un facteur d'aggravation d'une situation déjà très tendue».

Au premier rang des tensions, Israël accuse souvent l'Iran, son ennemi juré, de renforcer sa présence en Syrie voisine, où l'armée israélienne a mené des raids meurtriers contre des cibles iraniennes selon Téhéran. En outre, «si l'accord tombe sans solution de substitution, cela risque de déclencher une course à l'arme nucléaire dans la région», estime un haut responsable européen à Bruxelles.

Mais l'Europe risque d'avoir les mains liées puisque les Etats-Unis ont annoncé le rétablissement des sanctions contre l'Iran, susceptibles d'empêcher les retombées économiques promises à Téhéran en échange de l'abandon de son programme nucléaire militaire.

Soucieux de rassurer Téhéran, les partenaires européens ont assuré mardi vouloir «maintenir les bénéfices économiques» au profit de la population iranienne. Mais «la pression monte car il existe des forces en Iran qui n'ont jamais aimé cet accord et qui insistent sur le fait que les Iraniens ont rempli leur part du contrat, et pas nous», juge le responsable bruxellois.

Dans la foulée de l'annonce du retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien le 8 mai, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo s'est rendu à Pyongyang pour faire avancer les préparatifs de la rencontre historique entre Donald Trump et Kim Jong-un.

«Nous pensons que les relations avec la Corée du Nord sont en train de se construire», a de son côté déclaré Donald Trump à la Maison Blanche dans une allocution télévisée. Conscient que l'attitude de Washington dans le dossier iranien pouvait potentiellement compliquer les possibilités de convaincre Pyongyang de renoncer à ses armes atomiques, Donald Trump s'est efforcé de rassurer son homologue nord-coréen : le retrait de Washington de cet accord était une de ses promesses de campagne.

Cette nouvelle visite surprise, la deuxième en moins d'un mois, devrait permettre à Mike Pompeo de revenir avec la date exacte de ce sommet, et peut-être même avec trois prisonniers américains actuellement détenus en Corée du Nord. «Nous nous attendons à ce qu'il apporte la date, l'heure et les captifs», a ainsi déclaré un responsable sud-coréen à l'agence Yonhap sous couvert d'anonymat, donnant corps aux rumeurs de la libération imminente de ces trois Américains.






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Dance Exchange: le Festival International de Danse des Philippines

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 02 mai, 2018 15:43:13
VÉRONIQUE YANG

Le Festival International de la danse "Dance Xchange"est de retour à Dumaguete. L'événement a duré 5 jours du 26 au 30 avril au centre culturel de Dumaguete City, Negros Oriental, Philippines et Lamberto Macias Sports.

Organisé par le NCCA (Commission Nationale pour la Culture et les Arts) fraîchement présidé par Virgilio Almario et le NCD (National Comity of Dance) fondé et dirigé par Shirley Halili Cruz, l'édition 2018 invite tous les professionnels de la danse à les rejoindre et exposer leur savoir faire à toutes les nations présentes lors de ce festival.

Les connaissances et les compétences des professeurs de danse, danseurs et chorégraphes sur les danses des différents pays comme expression créative de leur culture sont augmentées grâce à la Dance Xchange qui fournit un lieu d’échange d’idées, mise en réseau, plateforme de discussion sur les tendances mondiales dans l’enseignement de la danse. Elle renforce et améliore la compréhension culturelle entre les groupes de danse des pays participants ( Spectacles de danse avec des inspirations propres à chaque pays et stimulation de la création de nouvelles œuvres).

Mis à part le soutien local, dance Xchange est officiellement approuvée par le ministère de l’éducation et la Commission sur l’enseignement supérieur, déclarant la dernière semaine du mois d’avril comme la « semaine nationale de la danse » aux Philippines.

Le "Fer de Lance" de ce festival est Shirley Halili Cruz dont le goût pour l'enseignement de la danse a commencé lorsqu'elle avait 15 ans grâce à son professeur de ballet Bonnie Weinstein Glalagopi qui lui a permis d'enseigner le ballet, polynésien et Jazz dans plusieurs collèges en 1974; à partir de cette époque, elle devient ballerine et professeure. En 1985, elle réalise son rêve en créant l’école de Ballet de Halili-Cruz (HSCB) pour partager son amour et sa passion pour la danse. A l'ouverture, il y a 46 étudiants mais désormais on y trouve des talents prometteurs parmi les mille élèves de l'école de Cepe.

L’atelier principal est situé dans un imposant édifice moderne de deux étages et dispose de 4 studios spacieux équipés de barres, miroirs, systèmes audio, vestiaires, salles de repos et douche, salle d’attente, un grand parking et cantine. Il a également un magasin de danse qui transporte tous les éléments de la danse et une salle de costume. L’école a une bonne collection de musique classique et des vidéos de danses classiques.

L'école propose d'autres activités parmi lesquelles des grands ballets, des programmes de sensibilisation, des tours provinciaux, des ateliers de danse d'été, des démonstrations à l'étranger, des voyages d'étude, des compétitions internationales, des voyages d'étude, des festivals internationaux, des ateliers de chorégraphie, des programmes d'évaluation...

A la fin de leurs cycles d'études, certains diplômés décident de rester à l'école afin d'y enseigner, d'autres partent dans des ballets locaux ou étrangers. Aujourd'hui, l’école de Ballet de Halili Cruz est la plus grande école de ballet aux Philippines avec près de 1000 élèves; Shirley Halili Cruz en reste pour autant simple et modeste malgré tous les trophées et récompenses qu'elle a remportés.

Pour ce festival 2018, Dance Xchange a accueilli des délégations étrangères qui ont partagé les pratiques de danse traditionnelle et contemporaine de leur pays par le biais de forums et d’ateliers. Parmi les pays participants, on note : Corée du Sud, Angleterre, Hong Kong, Chine, Indonésie, Thaïlande, Malaisie, Singapour, Vietnam, Inde, Brunei, Japon, Bangladesh, Russie, Turquie et Taiwan et 25 groupes de danse locale de Luzon, Visayas et Mindanao Manille.

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Déclaration finale de la Conférence "No money for terror"

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 30 avril, 2018 02:50:40
Gérard CROSSAY

Le Président Emmanuel Macron a conclu le 26 avril la Conférence internationale de lutte contre le financement de Daech et d'Al-Qaïda, conférence dont il est à l'initiative.

Le 72 Etats participants se sont engagés à prendre les décisions et mesures suivantes :

- criminaliser le financement des déplacements et du recrutement des terroristes

- éliminer les obstacles aux échanges d'informations entre autorités compétentes

- encourager les partenariats avec les secteurs privé et financier

- renforçer les capacités des cellules de renseignement financier

- intensifier la détection des transactions suspectes

- sensibiliser les organismes de contrôle des exportations dans le domaine des armes

- améliorer la traçabilité et la transparence des flux financiers

- accroître la traçabilité et la transparence des fonds destinés aux organismes à but non lucratif et aux oeuvres caritatives

- anticiper et prévenir le risque de détournement des nouveaux instruments financiers

- travailler en collaboration avec l'industrie du numérique

- réaffirmer l'utilité des organismes nationaux et internationaux de gel et de saisie des avoirs

- renforçer l'efficacité de la coopération internationale

- soutenir la légitimité, la visibilité et les ressources du GAFI et des ORTG qui jouent un rôle central dans la lutte contre le blanchiment des capitaux

- renforçer notre engagement collectif envers les Etats qui ne satisfont pas aux normes ou manquent de capacités

- maintenir notre mobilisation commune contre le financement du terrorisme

Outre le GAFI, le FMI, l'OCDE, Les Nations Unies et la Banque mondiale apportent un soutien constant à cette lutte.

La prochaine conférence internationale se tiendra en Australie en 2019.




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Les deux Corées s'engagent pour la paix sans nucléaire

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 28 avril, 2018 09:40:41
GABRIEL MIHAI

En franchissant vendredi la ligne de démarcation pour entrer en Corée du Sud, Kim Jong-Un s’est déclaré "submergé par l’émotion" il était, il est vrai, le premier dirigeant nord-coréen à faire ce pas depuis la fin de la guerre de Corée en 1953. L’émotion a été partagée par beaucoup de celles et ceux qui ont vu ces images.

La Corée du Sud et la Corée du Nord confirment l'objectif commun d'obtenir, au moyen d'une dénucléarisation totale, une péninsule coréenne non nucléaire", ajoutent-ils.

Les deux voisins ont indiqué qu'ils chercheraient à rencontrer les États-Unis, peut-être aussi la Chine, "en vue de déclarer la fin de la guerre et d'établir un régime de paix permanent et solide" sur la péninsule.

Les deux hommes se sont ensuite installés face à face autour d'une table ovale, selon des images diffusées à la télévision. Ils ont souligné qu'ils espéraient "des résultats positifs" de ce sommet.

Après avoir signé ce texte, les dirigeants Kim et Moon se sont donné l'accolade, au terme d'une journée de chaleureux témoignages d'amitié entre deux hommes qui ont partagé dans la soirée un banquet en compagnie de leurs épouses.

M. Moon a dit à son visiteur qu'il pourrait lui "montrer des choses bien meilleures que celles-ci si vous venez à la Maison bleue", la présidence sud-coréenne, a dit le porte-parole. "Vraiment? ", a répondu M. Kim. "J'irai à la Maison bleue à tout moment si vous m'invitez".

Kim Jong Un, assis à côté de sa soeur Kim Yo Jong, a ajouté qu'il pensait que cette réunion pourrait aider à "rattraper le temps perdu". Il a également plaisanté au sujet des nouilles traditionnelles nord-coréennes emportées de Pyongyang pour le banquet du soir, espérant qu'elles plairaient au président sud-coréen.

Pour ce dernier, la venue du dirigeant nord-coréen est un acte "courageux" et un "symbole de paix".

Après ce sommet, les deux leaders ont planter un pin datant de 1953. Ils ont assister ensuite à un banquet.

Ce sommet, qui doit être le prélude d'un face-à-face très attendu entre Kim Jong-un et le président américain Donald Trump, a suscité un concert de louanges dans les capitales étrangères. Donald Trump a salué une rencontre "historique", soulignant "l'enthousiasme" de Pyongyang en faveur d'un accord tout en avertissant qu'il ne se ferait "pas avoir" par Kim Jong-un, avant leur rencontre très attendue. Il a aussi remercié Pékin pour son "aide précieuse".

La Chine a mis en exergue le "courage" des deux dirigeants, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a évoqué "un pas positif" et le Kremlin a accueilli "des nouvelles très positives".

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a salué "le courage et le leadership" des deux dirigeants lors d'un sommet "réellement historique". Ils ont montré que "le chemin vers la paix est possible, contre toute attente", s'est réjouie la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini.



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Commémoration du génocide arménien

MondePosté par IMPACT EUROPEAN 26 avril, 2018 21:29:43
VÉRONIQUE YANG

Mardi 24 avril, la Maire de Paris a reçu en fin de matinée la communauté arménienne à l 'Hôtel de Ville à l'occasion de la commémoration du génocide des Arméniens. En début de soirée, à 18h, elle s'est rendue Place du Canada pour une cérémonie devant la statue du Père Komitas, victime en 1915 de la rafle des 800 intellectuels.

Le père Komitas, de son véritable nom Soghonom Soghonomian est né en 1869 dans une famille modeste qui aimait la musique. Il perd sa mère alors qu'il n'a qu'un an puis son père à l'âge de 11 ans. Il Il fait des études de théologie et est ordonné prêtre en 1892, un an plus tard, il es nommé professeur de musique du collège d'Etchmiadzine puis docteur en théologie en 1896; il continue sa formation à Berlin en 1899. Trois ans plus tard, il est docteur en musicologie. Fondateur du mouvement arménophile en France, il rentre dans son pays en 1907 puis crée une école de musique à Constantinople en 1910 et en 1914, il retourne à Paris donner un concert puis un autre à Constantinople le 13 avril 1915 avec 300 choristes. Onze jours après, le 24 avril 1915 commence le premier génocide du XXème siècle, le père Komitas est arrêté dans la rafle de 800 intellectuels puis déporté au camp de Tchanguiri dans les déserts de l'Empire Ottoman. Grâce à l'intervention de diplomates occidentaux dont l'ambassadeur américain, il est libéré mais a perdu la raison. En 1919, après hospitalisation dans son pays, il est transféré en France à Ville Evrard puis à l'hôpital psychiatrique de Villejuif où il meurt le 15 octobre 1935. Il est enterré en Arménie en 1936. Une statue est érigée à Erevan et une autre à Paris dans le 8ème arrondissement.

Pour le 103ème commémoration du génocide arménien, Anne Hidalgo a tenu à rappeler l'engagement de Paris envers les ressortissants arméniens; elle a rappelé le devoir de mémoire et a souligné la violence utilisée à leur égard par le régime Jeune-Turc en 1915/1916 puis encore jusqu'à nos jours par le régime du Président Erdogan qui ne reconnait pas le génocidetrs. Elle a aussi évoqué devant la communauté et les co-présidents du CCAF (Conseil de Coordination des organisations Arméniennes en France) Mourad Papazian et Ara Toranian mais aussi Viguen Tchitetchian, ambassadeur d'Arménie en France, les liens forts qui lient les deux pays.

Ara Toranian a tenu à dénoncer l'assassinat des Assyro-Chaldéens pendant le génocide de 1915 et des grecs pontiques ainsi que des progressistes kurdes par les turcs. Il a aussi salué les autres communautés victimes de génocides telles que les juifs, les tutsi et les chypriotes dont les représentants étaient présents à l'Hôtel de Ville. Il a aussi évoqué la démission de l'ancien Président devenu Premier Ministre Serge Sakissian.

La cérémonie du soir devant la statue de bronze du Père Komitas réalisée par David Yerevantsi et inaugurée en 2003 par les présidents Chirac et Kotcharian en présence de Patrick Devedjian, Bertrand Delanoe, Charles Aznavour et l'éditeur turc Ragip Zarakolu a réuni la maire de Paris, Anne Hidalgo, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, Jeanne d'Hauteserre, maire du 8ème arrondissement, les co-présidents du CCAF, Mourad Papazian et Ara Toranian ainsi que le député Jacques Marilossian, président du groupe d'amitié France-Arménie, qui représentait le Président Macron en visite officielle aux Etats-Unis. Des gerbes ont été déposées avant les discours par les personnalités au pied de la statue du Père Komitas. Le message d'Emmanuel Macron adressé au Président de la République d'Arménie, Armen Sarkissian a été lu par le député. Dans le public, de nombreux élus étaient présents ainsi que des personnalités de tout bord parmi les plus de 5 000 personnes qui s'étaient déplacées pour l'occasion.

Après les discours, une marche de revendication s'est dirigée dans le calme jusqu’aux Champs Elysées, à deux pas de l’ambassade de Turquie. Un discours des représentants du Nor Seround et de Nazarpek a été prononcé à la fin.

Le Président Macron qui a fait la promesse dans sa campagne d'inscrire au calendrier une journée pour la commémoration du génocide arménien s'est engagé lors du dîner annuel du CCAF à soutenir ce projet. Il se rendra d'ailleurs en Arménie en octobre prochain pour une visite d'état qui correspondra au Sommet de la Francophonie.Le ministre des Affaires Etrangères se rendra lui à Erevan pour les 100 ans de la capitale.

Par ailleurs, l'école Tumo créée en 2011 à Erevan par un couple de riches mécènes arméno-américains, Sam et Sylvia Simonian, via la fondation Simonian Educationnal Foundation ouvrira un autre établissement à Paris en septembre prochain. On en espère aussi une implantation à Los Angeles.

Cette école, mélange d'une école d’art et d'une école de codage informatique est unique au monde et s’adresse aux adolescents de 11 à 18 ans en leur proposant de développer gratuitement après lécole des centres d'intérêt (robotique, jeux vidéo, vidéo et musique), les élèves s’inscrivent à un cours par semaine, au choix et peuvent travailler sur les 385 ordinateurs que propose l'école. Au bout de deux ans, le cycle est bouclé par un projet final.



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