JOURNAL IMPACT EUROPEAN

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Élections européennes 2019: une estimation de 51% pour les 27 pays de l’UE

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 26 mai, 2019 23:24:21
GABRIEL MIHAI

Le taux pour ces élections est « le plus élevé en 20 ans », avec une estimation de 51% pour les 27 pays de l’UE, sans le Royaume-Uni, a annoncé dimanche le Parlement européen.

Un Parlement, 28 élections. Les résultats des européennes, qui se sont déroulées du 23 au 26 mai, sont dévoilés au fur et à mesure de la soirée de ce dimanche 26 mai.

Allemagne (96 sièges) :
Le scrutin européen de dimanche est marqué, en Allemagne, par (CDU-CSU) - 28,6 %
(SPD) - 15,3 %, selon les premières estimations
EELV 20,9 % des voix,
De son côté, le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) obtient 10,8 % des voix.
Avec 5,4 % des voix chacun, Die Linke (gauche radicale) et le Parti libéral-démocrate (FDP) seraient à égalité.

France (74 sièges) :
RN vire en tête (24%),
LREM (22 %)
EELV (12,5 %),
Les Républicains (8,5 %),
France insoumise (7 %)
Parti socialiste (7 %).
Les autres listes ont obtenu moins des 5% nécessaires pour envoyer des représentants au Parlement européen. Un nombre record de 34 listes, dont deux listes issues des « gilets jaunes », concouraient à cette élection qui renouait avec une circonscription nationale unique.

Espagne (54 sièges) :
Un mois après son succès aux élections législatives, le parti socialiste espagnol est arrivé nettement en tête des élections européennes dimanche.
PSOE - 30,3 % des suffrages,
En deuxième position, on trouve les conservateurs du parti populaire PP qui obtiennent 19,5 % des votes,
Derrière, les centristes de Ciudadanos obtiendraient autour de 14 % et la gauche radicale de Podemos 11 %. Le parti d’extrême droite Vox, quant à lui, obtiendrait 6 % des voix.

Pologne (51 sièges) :
Le parti Droit et Justice (PiS) a bénéficié du soutien de 42,2% des électeurs, devant la Coalition européenne (39,1%). Le parti progressiste Printemps arrive troisième (6,6%), suivi par la Confédération d’extrême droite Korwin Braun Liroy Nationalistes (6,1%).

Pays-Bas (26 sièges) :
C’était les premiers à se rendre aux urnes, dès jeudi. Les électeurs néerlandais ont déjoué les pronostics en plaçant en tête le Parti travailliste (PVDA, social-démocrate) avec 18,1 % des voix,
L’autre vainqueur de l’élection est le Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD) du premier ministre, Mark Rutte, qui récolte 15 % et devance le Forum pour la démocratie (FvD), le parti europhobe et anti-immigrés du juriste Thierry Baudet (12 %).

Hongrie (21 sièges) :
Le parti souverainiste du premier ministre hongrois Viktor Orban est crédité d’une victoire écrasante au scrutin européen, avec 56 % des suffrages, selon un sondage réalisé auprès des électeurs durant la journée de dimanche. Il devance de plus de 45 points l’opposition de centre gauche (10 %) et d’extrême droite (9 %).

Grèce (21 sièges) :
Les conservateurs du parti Nouvelle démocratie ont remporté les élections (34 % des voix) aux dépens du parti de gauche Syriza du premier ministre, Alexis Tsipras (27 %). Les sociaux-démocrates arrivent troisièmes avec 8 % des voix.

Autriche (18 sièges) :
Le parti conservateur du chancelier, Sebastian Kurz (ÖVP), arriverait largement en tête du scrutin européen en Autriche dimanche, avec 34,5 % des voix, selon des estimations publiées à la fermeture des bureaux de vote. Soit une augmentation de sept points par rapport au scrutin de 2014. Il devance les sociaux-démocrates, qui obtiennent 23,5 %, d’après ces mêmes estimations.
De son côté, le FPÖ (extrême droite), touché par le scandale de la vidéo rendue publique la semaine dernière, dans laquelle on voyait son chef succomber aux tentations corruptrices d’une femme se faisant passer pour la nièce d’un oligarque russe, est crédité de 17,5 %.

Bulgarie (17 sièges) :
Nette victoire pour les Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie (conservateurs) qui arrivent en tête avec 31,6 % des voix. Ils devancent le Parti socialiste bulgare (23,3 %) et le Mouvement des droits et des libertés (13,8 %).

Danemark (13 sièges) :
Deux partis sont arrivés nettement en tête dimanche au Danemark. Avec 22,9 % des voix, les sociaux-démocrates devancent le Parti libéral du Danemark (20,5 %). Loin derrière, le parti du peuple danois (extrême droite) obtient 13,2 % et le Parti populaire socialiste (sociaux-démocrates), 12,3 %.

Slovaquie (13 sièges) :
Le parti libéral de la présidente élue Zuzana Caputova, le PS/Spolu, est arrivé en tête aux élections européennes en Slovaquie, a affirmé dimanche le président sortant Andrej Kiska. Le parti populiste de gauche du chef du gouvernement Peter Pellegrini, SMER-SD, a admis de son côté avoir été rétrogradé à la deuxième place.
Il n’a pas été possible d’obtenir auprès des autorités électorales de confirmation de ce classement. Le vote en Slovaquie s’est déroulé samedi, mais les chiffres officiels ne doivent être publiés qu’après la clôture du vote dans tous les pays de l’UE.

ROUMANIE

Résultats du scrutin d'Elections parlementaires européennes 2019. Selon les estimations, le PSD, le PNL et l'USR-PLUS ont terminé à la première place, à une très grande distance de la 4e place.

PSD: 25,7%
PNL: 25,7%
USR-PLUS: 23,9%
Pro Roumanie: 5,7%
UDMR: 5,4%
PMP: 5,2%
ADLE: 4,7%

Finlande (13 sièges) : les conservateurs en tête, les écologistes réalisent un bon score
La Ligue verte est le grand gagnant de ces élections, créditée de 15,8% des voix, en deuxième position : un score historique pour le parti écololigste, qui confirme la tendance observée lors des législatives du 14 avril.
En tête : le parti de la coalition nationale (conservateurs) en baisse (20,6%), comme les centristes (13,6 %), qui arrivent en cinquième position. Les sociaux-démocrates progressent légèrement et se classe troisième (14,7%) derrière les Vrais Finlandais (extrême droite, 14%).

Irlande (11 sièges) : le parti de centre droit en tête, bon score des écologistes
En Irlande, les premières estimations donnent le Fine Gael (centre droit) en tête avec 29 % des voix. Derrière, trois partis sont donnés à 15 % : le Fianna Fail (centre), le Green Party (Verts) et les Indépendants (gauche). Derrière, on trouve le Sinn Fein (gauche), avec 13 %, le Labour (sociaux-démocrates), avec 3,5 %.

Chypre (6 sièges) ; les conservateurs largement en tête
Selon des estimations, les conservateurs du Rassemblement démocrate arriveraient largement en tête avec 31,8 %. Ils devancent le Parti progressiste des travailleurs, qui obtiendrait 26 % des voix, et le Parti démocrate (centriste, 11,9 %).

Malte (6 sièges) : les sociaux-démocrates arriveraient en tête
Le Parti travailliste (PL, sociaux-démocrates) arriverait en tête des élections avec 55 % des voix, selon les sondages de sortie des urnes. Le Parti nationaliste (PN, conservateurs) obtiendrait pour sa part 37 % des voix.








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Sommet européen: l’Europe réfléchit à son avenir pour poser des bases sur les 27 pays

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 10 mai, 2019 21:50:59
Gabriel MIHAI


Une nouvelle réunion des chefs d'État et de gouvernement européens a eu lieu ce jeudi 9 mai à Sibiu, en Roumanie, pour les 27 pays.

Pour la première fois depuis des mois, ce n'est pas le Brexit qui est à l'ordre du jour, l'Union européenne pose les bases de l'Europe pour les 27 États membres.

Pour autant, en arrivant à Sibiu, les dirigeants européens ont insisté sur la nécessité d’aller de l’avant. « Le monde bouge, il faut une Europe réactive et innovante », a souligné Angela Merkel, « une Europe plus efficace avec quelques priorités » pour le Premier ministre belge, Charles Michel.

Emmanuel Macron, a insisté sur l’urgence climatique. La France avec 7 autres pays, va plaider pour un passage à la vitesse supérieure : elle souhaite que l’UE atteigne la neutralité carbone d’ici 2050.

Les 27, qui ont commencé leur sommet par un déjeuner de travail, vont tenter d’esquisser une feuille de route qui devra être peaufinée et validée lors du sommet de juin.
Les dirigeants de l’UE ont débattu le prochain programme stratégique de l’UE pour la période 2019-2024. Ils ont échangé leurs points de vue sur les défis et les priorités de l’UE pour les années à venir sur:
-L’emploi, la croissance et la compétitivité
- Les moyens d’action à donner aux citoyens et la protection de ces derniers
- Les politiques en matière d’énergie et de climat
- La liberté, la sécurité et la justice
- L’UE en tant qu’acteur mondial de premier plan.

Le sommet européen de Sibiu, en Roumanie, n’a pas permis d’avancer sur la lutte contre le changement climatique. Sur les 27 Etats membres présents, la proposition de texte d'Emmanuel Macron pour une politique européenne ambitieuse sur le climat, a été une faible victoire pour lui, car seule la Lettonie s’est ajoutée à la liste des Etats membres qui soutenaient les mesures: la Belgique, le Danemark, l’Espagne, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal et la Suède.

Un certain nombre des 18 pays, y compris l'Allemagne, le gros poisson européen, reste dans un groupe d’opposants qui rechignent à s’engager sur la voie de Macron. "Ce texte évoque, entre autres, l’objectif de limiter la hausse des températures mondiales à 1,5°C (par rapport au niveau préindustriel), la neutralité carbone d’ici à 2050 et un budget européen à la hauteur de ces objectifs."

Les opposants des 18 pays, argumentent notamment sur les problèmes économiques que cela pourrait causer à certains, notamment aux pays de l’Est dont les économies sont encore très charbonnées. «Je partage une grande partie de cette initiative mais puisque nos objectifs pour 2050 divergent, je ne suis pas encore en mesure de la soutenir pleinement», a expliqué la chancelière allemande Angela Merkel.

Profitant des dernières semaines avant les élections européennes, les missives se sont multipliées ces derniers jours. Mardi, plus de 200 maires de villes européennes ont lancé un appel demandant notamment la neutralité carbone d’ici à 2050 et l’augmentation des objectifs européens en matière de climat et d’énergie, à l’horizon 2030.

L’important pour l’Union européenne est de redresser: l’emploi, la croissance et la compétitivité, la liberté, la sécurité et la justice, les moyens d’action à donner aux citoyens et la protection de ces derniers. Pour l’UE, les politiques en matière d’énergie et de climat pourraient déboucher sur une possibilité d'amélioration jusqu'en 2030, voire atteindre le point stratégique en 2050.



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Christianisme: les deux plus grandes confessions chrétiennes en guerre de religion en Europe de l'est et des haines tenaces, concernant la visite du pape dans les Balkans

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 04 mai, 2019 02:32:24
GABRIEL MIHAI


Les bonnes intentions du pape François: construire des ponts avec les autres chrétiens en 1000 ans, entre chefs des deux plus grandes confessions chrétiennes, l'Eglise orthodoxe bulgare et l'Eglise catholique bulgare.

Le pape se rend dimanche en Bulgarie, puis en Macédoine du Nord, petits pays pauvres d'Europe de l'est. Le souverain pontife poursuit ainsi son exploration des «périphéries» et son «dialogue» ardu avec les chrétiens orthodoxes.

Il entend certes encourager les 44 000 catholiques bulgares, soit 0,6% des 7 millions d'habitants et les 20 000 catholiques macédoniens, soit 0,4% des 2,1 millions d'habitants. Mais sa rencontre avec les Eglises orthodoxes reste essentielle.

Même si ses bonnes intentions de construire des ponts avec les autres chrétiens ont été quelque peu douchées un mois avant son arrivée... Le «synode» qui dirige l'Eglise orthodoxe bulgare a condamné toute participation de prêtres orthodoxes à «une prière pour la paix» prévue lundi sur une place publique de Sofia. Ce genre de rendez-vous interconfessionnel dont raffole le pape a été requalifié en simple «rencontre» par le Vatican.

Les orthodoxes bulgares ont aussi rejeté toute forme de service religieux dimanche dans la cathédrale orthodoxe de Sofia où se rendra le pape.

En Bulgarie, François a pris le risque de saluer la seule Eglise orthodoxe qui ne participe pas à une commission de dialogue théologique officielle avec les catholiques-romains. Repliée sur elle-même, l'Eglise orthodoxe bulgare, marquée par 45 ans d'athéisme officiel sous le communisme, s'est durcie après une scission surmontée en 2001. Pour certains, les catholiques sont encore les dangereux prosélytes des siècles passés.

Ce pas vers l'unité des chrétiens avait été vivement critiqué en Russie par un courant religieux nationaliste et conservateur en 2016. C'est ce même courant qui pousserait les orthodoxes bulgares décidés à freiner l'ouverture plus grande de leur patriarche Néophyte.

L'Eglise catholique se préoccupe seulement depuis une soixantaine d'années du rapprochement entre chrétiens, inscrit dans son concile Vatican II (1962-1965). Une goutte d'eau dans une histoire bi-millénaire marquée par des schismes, de sanglantes guerres de religions en Europe et des haines tenaces.

En février 2016, le pape François et le patriarche orthodoxe russe Kirill avaient pourtant franchi à Cuba un pas historique, avec la première rencontre en 1000 ans entre chefs des deux plus grandes confessions chrétiennes.

Fidèle à son mot d'ordre, le chef des 1,3 milliard de catholiques de la planète avait consacré ses deux premiers voyages européens à l'Albanie (2014) et à la Bosnie-Herzégovine (2015), deux pays majoritairement musulmans. Au risque d'irriter des grands pays catholiques européens. En Bulgarie et en Macédoine du Nord, le Pape répond à une invitation des Etats.

Le voyage de trois jours comptera deux temps forts: une prière à Skopje devant un monument de la plus célèbre native de la capitale macédonienne, sainte mère Teresa de Calcutta, et la visite éclair à Sofia d'un camp de réfugiés. Ce dernier geste risque de susciter l'incompréhension de l'opinion publique, plutôt hostile à l'accueil des migrants, prôné inlassablement par le pape.

Bulgares et Macédoniens attendent avec curiosité, voire une certaine incrédulité, l'arrivée du pape argentin sur leurs petits territoires marginalement catholiques. Avant même d'être élu pape, Jorge Bergoglio avait conseillé à l'Eglise de se décentraliser pour aller vers «les périphéries» géographiques, parfois pour mieux voir le monde avec le regard excentré des plus modestes.

Pour le Premier ministre bulgare Boïko Borissov, la visite de François «illustre son intérêt au développement économique pacifique des Balkans». En Macédoine du Nord, le chef de gouvernement Zoran Zaev a souligné que cette toute première visite d'un pape était attendue avec «gratitude». Le petit pays espère commencer des négociations d'adhésion à l'Union européenne après avoir mis fin à 27 ans de litige avec la Grèce sur son nom.



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Xi Jinping souligne l'importance des relations sino-européennes pour sa visite à l'étranger en 2019

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 26 mars, 2019 02:31:50
Gabriel MIHAI

Les visites en cours dans trois pays, du président chinois Xi Jinping, représentant son premier voyage à l'étranger en 2019, porteront à une nouvelle hauteur les relations Chine-Europe.

Les relations respectives de la Chine avec l'Italie, Monaco et la France ont résisté aux épreuves des aléas des situations internationales, se sont distinguées comme des exemples de coopération amicale entre les pays de différents systèmes, et ont été caractérisées par une importance stratégique, stable et durable.

Ces visites représentent un voyage pour consolider l'amitié, approfondir la coopération et s'engager dans la communication stratégique, cette année marque le 55e anniversaire de la création des relations diplomatiques entre la Chine et la France. L'année prochaine marquera le 50e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et l'Italie. La visite à Monaco est la première visite d'un président chinois dans ce pays, démontrant la position de longue date de la Chine selon laquelle tous les pays sont égaux quelle que soit leur taille.

Soulignant l'existence de nombreuses affinités entre les deux peuples, le président Xi a indiqué que depuis l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et Monaco il y a plus de 20 ans, les deux parties se sont toujours traitées sur un pied d'égalité, et ont toujours fait preuve de sincérité et d'amitié l'une envers l'autre.

Les relations bilatérales se développent constamment, a-t-il dit, ajoutant que la coopération pragmatique entre les deux pays avait été évoluer avec le temps, et était même à la pointe de la coopération sino-européenne dans les domaines de la protection de l'environnement, des télécommunications et des méthodes de paiement mobile.

M. Xi fournira un nouvel élan au partenariat stratégique global entre la Chine et l'UE, injectera de la stabilité dans le monde actuel en mutation rapide et apportera une énergie positive à la sauvegarde du multilatéralisme, les visites actuelles ont eu lieu plus de trois mois après que le président chinois Xi Jinping a visité l'Espagne et le Portugal. Ces visites montrent que la politique de la Chine à l'égard de l'Europe est stable et cohérente.

Les visites en cours du président chinois sont considérées comme une étape clé dans la promotion de la diplomatie de grand pays à la chinoise.

Le président chinois Xi Jinping et son homologue français Emmanuel Macron ont décidé lundi d'aller de l'avant dans les relations bilatérales de haut niveau, de forger un partenariat stratégique global plus solide, plus stable et plus dynamique entre la Chine et la France et d'en faire un nouveau point de départ historique.

La Chine et l'UE ont pour tâche importante de promouvoir une croissance économique mondiale durable et de préserver la paix et le développement du monde. Alors que les relations sino-européennes continuent de s'épanouir, le monde en profite.



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La dame de fer de la Roumanie deviendra le produit fini de la justice européenne

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 28 févr., 2019 02:56:38
Gabriel MIHAI

Depuis 2013, elle a entamé des poursuites contre plusieurs milliers d'élus, si bien qu'elle est apparue comme la femme à abattre. Le pouvoir socialiste, qui préside actuellement l'Union européenne, a finalement obtenu sa destitution en juillet dernier. Elle est redevenue simple "procureure" au sein du ministère public. Des enquêtes pour "abus de pouvoir ", "corruption" et "parjure" ont été ouvertes contre elle à Bucarest... Le ministre roumain de la Justice a du reste adressé à ses 27 homologues une missive visant à dénigrer la candidature de sa compatriote."

Laura Codruta Kovesi, devenue un symbole de la lutte anticorruption dans son pays, a remporté 26 votes pour diriger le futur Parquet européen, lors d'un vote à bulletin secret en Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE).

La commission du contrôle budgétaire du Parlement européen (CONT) a voté mardi soir pour le candidat préféré au poste de procureur général du Parquet européen.

Laura Codruta Kovesi (Roumanie) occupe la première place avec 12 voix, Jean-François Bohnert (France) est deuxième avec 11 voix et Andres Ritter (Allemagne) a obtenu une voix, ce mercredi l'histoire se répétait, "Kovesi, Bohnert et Ritter".

C'est la troisième victoire de la Roumanie, après celle de la commission spécialisée, composée de 12 experts en justice. Ce comité technique a désigné les trois finalistes dans l'ordre des scores: 1. Kovesi; 2. Bohnert; 3. Ritter, ce mardi et les votes de la Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE), ce mercredi.

Laura Codruta Kovesi (Roumanie) occupe la première place avec 26 voix, Jean-François Bohnert (France) est deuxième avec 22 voix et Andres Ritter (Allemagne) a obtenu une voix.

Le vote au sein de la commission LIBE, une commission plus large de 60 membres. Ce vote comptera énormément pour la nomination du Procureur européen.

Par la suite, la commission LIBE du Parlement européen négociera avec le Conseil de l'UE du COREPER jusqu'à ce qu'ils se mettent d'accord sur le vainqueur.

Il s'agit de désigner le premier procureur du parquet européen chargé, à partir de fin 2020, de lutter contre "la grande criminalité transfrontière portant atteinte au budget de l'UE", selon la définition officielle. Le gendarme de la corruption de l'Europe.

Si les négociations entre le Conseil et le Parlement européen s'annoncent compliquées pour s'accorder sur un même candidat, Mme Kovesi inflige ainsi une humiliation au Parti social-démocrate (PSD) au pouvoir à Bucarest, qui l'avait écartée de sa fonction de cheffe du Parquet anticorruption roumain (DNA) et qui mène depuis des semaines une campagne pour la discréditer. Une attitude qui a choqué sur la scène européenne, alors que la Roumanie assume la présidence de l'Union européenne.

"Le nombre de courriels que je reçois pour salir Laura Codruta Kovesi est incroyable", s'était notamment indignée mardi, l'eurodéputée écologiste Judith Sargentini, des Verts. Certains emails envoyés à plusieurs membres de la Commission LIBE, renvoient aux nombreuses guerres juridiques que le PSD a démarrées contre Mme Kovesi pour semer le doute sur son intégrité, selon La Libre.be.

Et pourtant, Laura Codruta Kovesi a convaincu seule, contre le gouvernement de son propre pays.



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Stop à l'usage du LBD, dans les opérations de maintien de l'ordre en France

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 27 févr., 2019 01:41:25
Gabriel MIHAI

La Commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe a estimé que l'emploi des lanceurs de balles de défense (LBD) causaient des blessures trop graves.

Le Conseil de l'Europe a appelé mardi à "suspendre l'usage" des lanceurs de balles de défense (LBD) dans les opérations de maintien de l'ordre en France pour "mieux respecter les droits de l'Homme". Ils ont été utilisés lors des manifestations des "gilets jaunes".

Dans un mémorandum publié mardi sur le mouvement des "gilets jaunes", contenant ses observations après une visite à Paris en janvier, Dunja Mijatovic invite "les autorités françaises à mieux respecter les droits de l'Homme" dans le cadre du mouvement.

Dans "l'attente d'une révision de la doctrine d'emploi des armes de force intermédiaire", les autorités françaises devraient "suspendre l'usage du LBD dans le cadre des opérations de maintien de l'ordre," a déclaré la Commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, Dunja Mijatovic.

La commissaire invite également les autorités à ne pas apporter de "restrictions excessives à la liberté de réunion pacifique" à travers la proposition de loi controversée "anticasseurs" adoptée début février par l'Assemblée nationale.

La commissaire "condamne fermement les violences commises à l'encontre des membres des forces de l'ordre" et "déplore le nombre important de blessés dans leurs rangs". Elle rappelle également que leur "tâche première (...) consiste à protéger les citoyens et leurs droits de l'Homme".

Au 4 février, 2060 personnes ont été blessées parmi les manifestants, dont 69 en urgences absolues, et 1325 personnes ont été blessées du côté des forces de l'ordre dans le cadre du mouvement, selon des chiffres du ministère de l'Intérieur, indique la commissaire dans son mémorandum.

Le texte doit retourner au Sénat le 12 mars pour une deuxième lecture, le gouvernement souhaitant une adoption définitive rapide dans le contexte de la crise des «gilets jaunes».

Dunja Mijatovic, recommande notamment de ne pas introduire une interdiction administrative de manifester, "une grave ingérence dans l'exercice de ce droit", mais aussi de renoncer à "ériger en délit la dissimulation volontaire 'sans motif légitime' de tout ou partie du visage au sein ou aux abords immédiats d'une manifestation".



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Laura Codruta Kovesi, félicitée lors d'audiences au Parlement européen, obtient 12 voix à la commission du contrôle budgétaire

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 26 févr., 2019 23:26:30
Gabriel MIHAI

Les députés Eva Joly, Roberta Metsola, Ingeborg Grassle et Barbara Spinelli ont exprimé leur solidarité avec Laura Codruta Kovesi lors des auditions au Parlement européen face aux récents attaques dans le pays.

"Merci d'être venus ici malgré tous les obstacles que vous avez subi, votre courage a inspiré de nombreuses personnes sur tout le continent. Vous étiez l'image de la lutte anti-corruption", a dit Roberta Metsola.

"Je suis fière d'être ici malgré la terrible campagne que son gouvernement a lancée contre elle. Je tiens à lui dire que nous ne croyons pas ce que c'est que je sais ce qui se passe lorsque vous envoyez des personnes en prison, " gardez à l’esprit la rumeur ", a déclaré Eva Joly.

"Je vous suis complètement solidaire face aux attaques que vous prenez. Je suis émue que vous ayez évoqué Giovani Falcone, avec qui j'ai travaillé", a déclaré Barbara Spinelli.

"Vous nous avez fait confiance à la Roumanie et au système roumain, et cette confiance vous démarque. Tous les candidats étaient compétents, mais vous avez été attaqués et nous le regrettons car nous avons besoin de vous", a également déclaré Ingeborg Grassle.

La commission du contrôle budgétaire du Parlement européen (CONT) a voté mardi soir pour le candidat préféré au poste de procureur général du Parquet européen.

Laura Codruta Kovesi (Roumanie) occupe la première place avec 12 voix, Jean-François Bohnert (France) est deuxième avec 11 voix et Andres Ritter (Allemagne) a obtenu une voix.

C'est la deuxième victoire de la Roumanie, après celle de la commission spécialisée, composée de 12 experts en justice. Ce comité technique a désigné les trois finalistes dans l'ordre des scores: 1. Kovesi; 2. Bohnert; 3. Ritter.

Par la suite, le Conseil de l'UE Coreper College (composé des ambassadeurs des pays membres de l'UE) et la faveur du Français Bohnert avec 50 points, suivi par Kovesi et Ritter avec 29 points chacun.

Le vote au sein de la commission CONT est consultatif. Demain matin, il y aura un vote en commission LIBE, une commission plus large de 60 membres. Ce vote comptera énormément pour la nomination du Procureur européen.

Le vote en commission LIBE sera secret, comme dans la commission CONT.

Par la suite, la commission LIBE du Parlement européen négociera avec le Conseil de l'UE du COREPER jusqu'à ce qu'ils se mettent d'accord sur le vainqueur.

Si la Commission LIBE opte pour le français Bohnert, qui est également l'option COREPER, le choix sera une formalité.

Le candidat déclaré vainqueur de ces négociations LIBE - COREPER sera soumis au vote en séance plénière du Parlement européen.

Le Procureur général de l'Union européenne sera nommé à l'issue des négociations finales entre le Parlement européen et le Conseil de l'UE.

Il s'agit de désigner le premier procureur du parquet eur opéen chargé, à partir de fin 2020, de lutter contre "la grande criminalité transfrontière portant atteinte au budget de l'UE", selon la définition officielle. Le gendarme de la corruption de l'Europe.

"La France a beaucoup œuvré en coulisse pour pousser le profil de Bonhert auprès des autres chancelleries, mais le match n'est pas fini. Et la candidate roumaine présente un profil politique plus intéressant. Laura Codruta Kovesi, 45 ans, est en effet la cheffe du parquet qui a longtemps œuvré à assainir la classe politique roumaine, rongée par la corruption. Depuis 2013, elle a entamé des poursuites contre plusieurs milliers d'élus, si bien qu'elle est apparue comme la femme à abattre. Le pouvoir socialiste, qui préside actuellement l'Union européenne, a finalement obtenu sa destitution en juillet dernier. Elle est redevenue simple "procureure" au sein du ministère public. Des enquêtes pour "abus de pouvoir ", "corruption" et "parjure" ont été ouvertes contre elle à Bucarest... Le ministre roumain de la Justice a du reste adressé à ses 27 homologues une missive visant à dénigrer la candidature de sa compatriote."

La procédure de sélection va se poursuivre au Parlement européen, où chacun des trois candidats va être auditionné. Étant donné la tension entre Mme Kovesi et le gouvernement roumain, les eurodéputés peuvent être tentés de politiser cette nomination et de lui apporter un soutien afin d'envoyer un signal fort à Bucarest... Il ne faut pas non plus négliger les chances du candidat allemand au Parlement européen, une institution largement sous l'influence de Berlin. À la fin, le chef du parquet européen devra faire l'objet d'une validation d'un commun accord, en mars, par le Conseil européen et le Parlement européen.



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Le Premier ministre hongrois supprime l’impôt à vie aux femmes qui ont quatre enfants ou plus

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 12 févr., 2019 22:35:07

Gabriel MIHAI


Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a annoncé dans son discours annuel le dimanche, un « Plan d’action pour la protection de la famille » en sept points, destiné à promouvoir le mariage et la famille.

Ces dernières années, Viktor Orban a tenté diverses mesures pour enrayer ce déclin. Il a offert la gratuité des frais universitaires pour les personnes qui s'engagent à ne pas émigrer de Hongrie, il a aussi accordé la nationalité aux ressortissants des minorités hongroises des pays limitrophes (Roumanie, Slovaquie, Serbie…). Sans réel succès. Il a donc proposé dimanche de nouvelles dispositions en faveur des familles nombreuses.

Les mesures annoncées comprenaient des exonérations de l’impôt sur le revenu des personnes physiques pour les femmes qui élèvent au moins quatre enfants pour le reste de leur vie et des subventions pour les familles nombreuses qui veulent acheter des voitures plus grandes. Le « plan d’action » a également étendu un programme de prêts pour aider les familles ayant au moins deux enfants à acheter une maison. Toute femme de moins de 40 ans aura également droit à un prêt préférentiel lors de son premier mariage.

Une femme de moins de 30 ans qui se marie pour la première fois pourrait emprunter 30.000 euros. Un tiers de la dette serait effacé à la naissance du deuxième enfant, et l'intégralité à la naissance du troisième.

« Le secrétaire d’État a souligné que le gouvernement hongrois ne voulait pas résoudre le problème de la population hongroise par la migration, comme le font plusieurs pays européens, mais en soutenant les familles hongroises qui élèvent des enfants et les jeunes qui créent une famille ».

Le gouvernement de Viktor Orban propose toute une série de mesures concrètes, qui vont de prêts sans intérêt pour l’installation des jeunes couples à l’instauration d’un dispositif qui s’apparenterait à un salaire maternel – la « reconnaissance d’une véritable maternité à plein temps » pour celles qui élèvent au moins quatre enfants – ou à l’exonération à vie de l’impôt sur le revenu pour les mères de famille de trois enfants et plus qui continueraient à travailler.

Les difficultés démographiques de la Hongrie sont réelles. Sa population totale ne cesse de baisser depuis les années 1980, sous l'effet conjugué d'une émigration nombreuse ; le pays a perdu en dix ans un demi-million d'actifs partis travailler en Europe de l'ouest ; et d'une natalité très faible ; 1,49 enfant par femme en 2015, l'un des indices de fécondité les plus bas de l'OCDE. Il faut 2,1 enfants par femme pour renouveler les générations. Le Premier ministre s'est contenté de s'adresser au femmes, faisant porter sur leurs seules épaules la responsabilité d'une hausse de la natalité.

Le gouvernement a également déclaré qu’il dépensera davantage pour le système de santé hongrois et qu’il créera 21.000 places en crèche. De plus, les grands-parents seront admissibles à des frais de garde d’enfants s’ils s’occupent de jeunes enfants à la place de leurs parents, a annoncé Orban.

Le déclin démographique de la population, amorcé au début des années 1980, y est sévère. Pour 131 900 morts déclarées en 2017, seules 94 600 naissances ont été enregistrées, marquant une différence de 37 000 personnes. Le gouvernement a mis en place depuis 2010 une politique volontariste pour relancer les naissances, mais le déclin n'a pas été ralenti.

« Il y a de moins en moins d’enfants nés en Europe. Pour l’Ouest, la réponse (à ce défi) est l’immigration. Pour chaque enfant disparu, on devrait en faire venir un et alors les chiffres seront bons », a déclaré M. Orban, selon Reuters. « Mais nous n’avons pas besoin de bons chiffres. Nous avons besoin d’enfants hongrois » , a-t-il dit en annonçant le programme d’incitation.



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L’ ADN de la Saison France-Roumanie en Europe: la francophonie et la culture

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 28 nov., 2018 00:49:26
GABRIEL MIHAI

La Saison France-Roumanie 2019, pilotée par l’Institut français, a commencé ce mardi 27 novembre 2018 en France, pour se prolonger au printemps en Roumanie.

Son objectif est de montrer et de renforcer les liens entre les deux pays, voir sur l’affiche française, Édith Piaf dans les bras du comte Dracula. Sur celle de la Roumanie, Napoléon aux côtés de Maria Tanase, chanteuse populaire dans le pays. Les deux portent la même mention: « Oubliez vos clichés ».

Ce mardi, le chef de l'Etat et son épouse Brigitte Macron ont reçu à Paris le président de la Roumanie, Klaus Iohannis et son épouse Carmen, à l’occasion de l’ouverture de la saison croisée France-Roumanie.

Les présidents français et roumain ont ensuite lancé la saison culturelle croisée franco-roumaine. «C'est la première saison croisée que la France organise avec un pays de l'Union européenne», a expliqué Emmanuel Macron lors d'une allocution. Par ailleurs «cette saison croisée coïncidera avec la première présidence roumaine du Conseil de l'Union européenne du premier semestre 2019» qui sera «marquée par des enjeux majeurs : les élections européennes et le renouvellement des institutions européennes qui en découleront, le Brexit, la feuille de route de l'avenir de l'Europe», a-t-il ajouté.

Emmanuel et Brigitte Macron accompagnés par Klaus et Carmen Iohannis, se sont retrouvés au Centre Georges Pompidou dans le 4e arrondissement de Paris. Ils ont déambulé dans la «galerie zéro» où étaient exposées des œuvres d'artistes roumains, notamment le sculpteur Constantin Brancusi, Serban Savu et Ciprian Murucian.

En 1904, Brancusi quitte la Roumanie en direction de Paris et, selon la légende, fait le trajet à pied, en passant par Budapest, Vienne, Munich, Zurich, Bâle... A Paris, pour gagner sa vie, il travaille comme plongeur au restaurant Chartier puis chez Mollard. Il entre à l’École des Beaux-Arts dans l’atelier du sculpteur Antonin Mercié en 1905.

En 1928, Brancusi participe à l’Exposition d’art français contemporain au Musée national d’art occidental de Moscou, exposition présentée ensuite à Leningrad. La décision du tribunal dans le procès contre les États-Unis lui est favorable.
En 1930, Brancusi loue un atelier mitoyen au n°9, impasse Ronsin. Fin septembre, il voyage en Roumanie dans l’espoir de concrétiser la réalisation d’un monument à Bucarest. En 1931, il rencontre le maharajah d’Indore. Le projet du Temple de la Délivrance en Inde prend naissance. En 1933, la deuxième exposition de Brancusi à la Brummer Gallery obtient un grand succès public. En 1935, la Ligue nationale des femmes du département de Gorj lui passe commande du monument de Târgu Jiu.
En 1936, il participe à l’exposition Cubism and Abstract Art au Museum of Modern Art de New York. Il travaille sur le projet du temple en Inde. Il occupe un quatrième atelier impasse Ronsin. En 1937, entre France et Roumanie, Brancusi travaille au projet de Târgu Jiu.

En 1938, il voyage en Inde. C'est l'achèvement du projet pour le maharajah d’Indore. C'est également l'inauguration du monument de Târgu Jiu.

En 1939, Brancusi effectue son dernier voyage aux États-Unis et assiste au vernissage de l’exposition Art in our Time, au Museum of Modern Art. A Chicago, il projette de réaliser une "Colonne" en acier inoxydable de la hauteur d’un gratte-ciel.

En 1940-1944, il acquiert un dernier atelier. Il participe à quelques expositions, notamment aux États-Unis. En 1946, le Musée national d’art moderne lui achète trois sculptures : "Le Coq", 1935, "Le Phoque", 1943, et "La Muse endormie", 1910.

En avril 1956, Brancusi lègue son atelier, avec tout ce qu’il contient, à l’Etat français. En décembre, sa première exposition personnelle est organisée en Europe, à Bucarest.

"La simplicité n'est pas un but dans l'art, mais on arrive à la simplicité malgré soi en s'approchant du sens réel des choses," Constantin Brancusi.

Aujourd'hui les deux couples se sont retrouvés face aux réalités virtuelles entre l'espace simple et cosmique de Brancusi.

"L’ ADN de la Saison France-Roumanie, c’est l’Europe, la francophonie, et un regard vers le futur de notre relation bilatérale et de la place de ce qu’a à dire couple franco-roumain dans l’Europe," résume Jean-Jacques Garnier, le commissaire général pour la partie française de la saison.

"Il y a tellement de clichés, et une vraie méconnaissance entre ces deux pays. Mais il ne faut pas oublier que 25% des Roumains pratiquent la langue de Molière parlent ou écrivent français, et que 75% des élèves apprennent le français jusqu’en terminale," ajoute-t-il.

La saison culturelle, suite d'évènements croisés entre les deux pays, s'achèvera en Roumanie le 14 juillet 2019.
La table du silence, l'allée des chaises, la porte du baiser et la colonne infinie sont des éléments d'un sanctuaire moderne destiné à glorifier "la mémoire des héros qui se sont sacrifiés dans la guerre de l'accomplissement". "La voie des âmes des héros", comme l'appelle Brâncuşi, ensemble monumental inauguré le 27 octobre 1938, sera transformée par un projet futuriste, le seul architecte roumain dont les œuvres figurent dans l'atlas de l'architecture mondiale.

Après la Grande Guerre, Brancusi voulait être en mesure de mener un mémorial pour les « héros » à Pestisani près de son village, Hobita.

En Avril 2007 à Targu-Jiu il a été dévoilé un document indiquant la volonté d'inclure l' Ensemble monumental de l'Union,« Les héros », dans le patrimoine culturel européen (avec le Palais Cantacuzène, Athénée Roumain à Bucarest et Constanta County Histria).

Les deux couples ont avons compris pourquoi le Centre Georges Pompidou considérait ces œuvres de Brancusi comme un pas entre les deux pays.



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Roumanie: le référendum contre le mariage gay, ... le PSD est homophobe

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 07 oct., 2018 20:30:41
GABRIEL MIHAI

Les Roumains ne se sont pas bousculés pour se rendre aux urnes un référendum controversé visant à graver dans la Constitution l'interdiction du mariage gay. Pour la gauche au pouvoir, l'espoir était justement de remobiliser son électorat.

L'incertitude était totale sur l'issue du scrutin, le taux de participation n'atteignant pas 12% à la mi-journée. Un seuil de 30% des quelque 19 millions d'inscrits doit être atteint pour valider le référendum. De nombreux Roumains opposent l'indifférence voire une franche hostilité à cette consultation qui propose de changer la définition du mariage dans la Constitution pour faire que seuls «un homme et une femme» puissent s'unir et non plus des «époux», comme stipulé actuellement.

D'un point de vue légal rien ne changera à l'issue du référendum, puisque la législation roumaine n'autorise actuellement ni le mariage entre personnes de même sexe ni l'union civile. Les adversaires du scrutin fustigent un vote dont le seul effet a été de laisser libre cours aux discours homophobes et dont l'enjeu serait de faire oublier les déboires de la gauche au pouvoir.

"On devrait laisser à tout le monde le choix de se marier ou non, sans égard pour l'orientation sexuelle", confie une retraitée, après avoir assisté à la messe dominicale à Bucarest.

L'appel renouvelé, dimanche, du patriarche de la puissante Eglise orthodoxe, Daniel, à consentir "un acte de bienfaisance pour la famille et pour le peuple» n'a pas convaincu non plus un jeune entrepreneur, qui dit «refuser de participer à cette mascarade".

Les opposants au vote faisant le pari du boycott, la victoire du «oui» à une modification constitutionnelle est assurée, avec un score qui pourrait atteindre 90% des suffrages et une participation de 34%, selon un sondage de l'Institut CURS publié vendredi. Le référendum émane d'une "initiative citoyenne", proche de l'Eglise, qui a présenté les signatures de trois millions de personnes ayant conduit à l'organisation de la consultation pour défendre "la famille traditionnelle".

"L'agressivité qui a marqué la campagne pour le (oui), la tentative d'instiller la haine contre une minorité ont rendu les Roumains réticents à voter", explique le sociologue Gelu Duminica.

Une interdiction gravée dans la Constitution rendrait plus difficile, voire impossible, tout changement futur de la loi en faveur des couples homosexuels, s'inquiètent les adversaires de la consultation. Ils craignent que d'autres initiatives soient lancées remettant en cause le cadre de l'avortement ou de l'éducation sexuelle. Le référendum a suscité de vives critiques au sein des institutions européennes qui ont rappelé Bucarest à ses engagements en matière de droits de l'Homme.

Le taux de participation définitif sera connu dimanche soir, mais les résultats devraient être publiés lundi, même si une majorité en faveur d'une modification de la constitution ne fait aucun doute.

Malgré l’hystérie du gouvernement contre les homosexuels, faite de clichés et de mensonges, les bureaux de vote n’affichaient qu’un taux de participation de 30 %. Un score qui ne rassure pas les sociaux-démocrates.

"Les hommes politiques exploitent avec cynisme le ressentiment contre la communauté homosexuelle, affirme Florin Buhuceanu, président de l’association Accept, qui représente la communauté LGBT roumaine. Ils veulent nous pousser à prendre nos distances avec l’Union européenne et à nous rapprocher de la Russie et de sa politique anti-UE. En décembre 1989 les Roumains ont sacrifié leur vie pour faire tomber le communisme. Ils ne sont pas morts pour que nous nous tournions de nouveau vers l’Est".

Ils se sont alliés avec la puissante Eglise orthodoxe qui a vu ses paroisses arrosées de subventions par le gouvernement et les mairies de gauche. Des millions de tracts contre la communauté LGBT ont aussi été distribués par les popes dans les villages, où vivent près de la moitié des 20 millions de Roumains.

Si, en Europe occidentale, la gauche s’est montrée ouverte au mariage homosexuel, les sociaux-démocrates roumains ont choisi d’aller à contre-courant.





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Etat de droit: à Strasbourg un troisième pays dans le collimateur de l’UE, la Roumanie

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 04 oct., 2018 13:43:33
GABRIEL MIHAI

Le Parlement européen a tenu un débat houleux sur la dérive de l’Etat de droit en Roumanie. Là, c’est un gouvernement principalement social-démocrate qui altère l’équilibre des pouvoirs.


Après la Pologne et la Hongrie, toutes deux sous le coup d’un procédure européenne sur le respect de l’état de droit, la Roumanie risque d’être le troisième pays menacé par la procédure « article 7 », l’article du traité permettant de suspendre le droit de vote au Conseil européen d’un pays bafouant les libertés fondamentales.


A Strasbourg le 3 octobre, la Commission européenne a pour la première fois changé de ton, demandant des réponses précises sur la réforme du code pénal et le renvoi de juges intervenus depuis un an dans le pays. Des réformes initiées par le gouvernement formé d’une alliance entre socialistes et libéraux, visiblement mues par le souhait d’éviter les poursuites anti-corruption : les poursuites pour les délits inférieurs à 200.000 euros ne seraient ainsi pas punies.


Frans Timmermans, lors d’un débat a prévenu: « L’initiative des autorités roumaines de réviser le code pénal et modifier la structure de la justice ont suscité des interrogations en Roumanie et ailleurs en Europe. La révision du droit risque de remettre en question la lutte contre la corruption ».


Les trois lois définissant les droits des magistrats et du Conseil supérieur de la magistrature ont été modifiées fin 2017, et la procureur anti-corruption, dont le travail était salué depuis des années, remerciée en juillet dernier. Suite aux modifications règlementaires, le ministère de la Justice peut visiblement nommer et révoquer les magistrats à sa guise, ce qui inquiète sérieusement les citoyens roumains. Le 10 août dernier, des manifestations majeures contre cette situation ont dégénéré en une violente répression et un bilan de 400 personnes hospitalisées.


« Des progrès avaient été fait en matière de lutte anti-corruption, mais maintenant on fait marche arrière » a résumé Frans Timmermans, n’a pas mâché ses mots, malgré sa probable candidature à la tête du groupe des socialistes européens pour les élections européennes.


La commission de Venise du Conseil de l’Europe doit rendre un rapport sur la Roumanie mi-octobre, et dans le même temps la commission des libertés civiles du Parlement européen instruit une enquête qui pourrait déboucher sur une demande d’ouverture de procédure pour non respect de l’état de droit.


Au sein du groupe des socialistes européens, les Roumains se trouvent toutefois isolés. Interrogé lors de la réunion du groupe socialiste à Strasbourg cette semaine, le chef de file des éus roumain n’a pas répondu aux questions de ses membres portant aussi sur le référendum sur la réforme du mariage organisé les 6 et 7 octobre, visant à interdire le mariage entre personnes du même sexe. « C’est contraire aux droits fondamentaux, point. La question du respect des valeurs n’est pas à la carte », insiste la socialiste française Sylvie Guillaume.


La Premier ministre roumaine, Viorica Dăncilă, a répondu de façon sèche aux accusations portées à l’encontre de son gouvernement, interrogeant la pertinence des positions de la Commission de Venise.


« Je vais commencer par une question de fond : pour qui essayons nous de mettre en oeuvre un système judiciaire qui fonctionne ? Pour la commission de Venise ou pour la Roumanie ? »


Ex-eurodéputé, Viorica Dăncilă, a demandé, avant de dénoncer que le Conseil de l’Europe n’ait pas évoqué le protocole secret entre l’ex parquet anti-corruption et les services de renseignement qui auraient mis sur écoute « des millions de personnes» en Roumanie, est a aussi mis en cause l’intégrité des juges roumains. « Sur les 3000 juges, la moitié ont été poursuivis et ont des casiers judiciaires » a assuré l’élue socialiste, accusant l’Europe comme la Pologne ou la Hongrie avant elle de critiquer son pays entier.


Les réponses Viorica Dăncilă, a particulièrement énervé Frans Timmermans, qui lui a répondu qu’il critiquait son gouvernement, et non la société roumaine, et a monté d’un ton, prévenant que « si la Commission devait être brutale dans son évaluation en cours de la situation, elle le serait ».


Après plusieurs remarques hors sujet, la séance a été parsemée d’injections agressives notamment de l’extrême-droite, qui a soutenu comme un seul homme le gouvernement socialiste roumain, et a aussi critiqué la décision du président de séance de ne pas prendre les demandes d’intervention.


Plusieurs élus ont haussé la voix durant le débat, dont l’espagnol PPE Esteban Gonzales Pons, qui a déclaré à la Premier ministre : « vous avez deux possibilités : écouter le Parlement européen, le peuple, et le parlement roumain, ou éviter tout contrôle démocratique ». L’élue néerlandaise Sophie In’t Veld a de son côté appelé les partis politiques roumains à s’interroger sur l’origine du financement de la campagne du référendumprévu les 6 et 7 octobre.


La politique de gouvernance des Liviu Dracnea et Viorica Dancia a amené la Roumanie en Europe et au Parlement européen en tant que mouton noir qui pourrait être sanctionné par l'UE, comme en Pologne et en Hongrie.

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Italie tentera de former un gouvernement de technocrates

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 28 mai, 2018 22:35:31
GABRIEL MIHAI

Le président italien Sergio Mattarella a demandé lundi à l'économiste Carlo Cottarelli de former un gouvernement de technocrates, après s'être opposé à la formation d'un gouvernement eurosceptique.

Le président italien a décidé dimanche soir de s'opposer au candidat choisi par les deux partis comme ministre de l'Économie, mettant un terme à ce qui aurait pu devenir le premier gouvernement populiste d'Europe de l'Ouest. Sa décision a replongé l'Italie dans un nouveau cycle d'incertitude politique, plus de deux mois après les élections qui n'ont pas permis d'obtenir une majorité au Parlement.

Carlo Cottarelli, 64 ans, ancien haut responsable du Fonds monétaire international (FMI) est surnommé «M. Ciseaux» pour son rôle dans la réduction des dépenses publiques en 2013-2014. Il prend ainsi le relais, après le veto spectaculaire de M. Mattarella à un exécutif alliant le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) et la Ligue (extrême droite) sans garantie du maintien de l'Italie dans l'euro.

La démarche n'a pas suffi à rassurer les marchés financiers: la Bourse de Milan a clôturé en baisse de 2,09%. Le spread, l'écart très suivi en Italie entre les taux d'emprunt à dix ans allemand et italien, a bondi à 235 points, son plus haut niveau depuis novembre 2013.

Actuel directeur de l'Observatoire des comptes publics, M. Cottarelli a promis de présenter «très rapidement» son gouvernement avant de se présenter devant le Parlement. Il n'a cependant quasiment aucune chance d'y obtenir la confiance: le M5S et la Ligue, majoritaires, sont vent debout contre sa nomination.

Si jamais il obtenait la confiance - que seul le Parti démocrate (PD, centre gauche) semble disposé à voter -, M. Cottarelli veut faire adopter le budget 2019 avant des élections anticipées en début d'année prochaine. Si le Parlement le rejette, il se contentera de gérer les affaires courantes jusqu'à des élections «après le mois d'août».

«Tout ça n'est pas la démocratie, ce n'est pas le respect du vote populaire. C'est seulement le dernier soubresaut des pouvoirs forts qui veulent une Italie esclave, appauvrie et précaire», s'est insurgé Matteo Salvini, le patron de la Ligue.

M. Di Maio a estimé que la décision du président Mattarella était «le moment le plus sombre de l'histoire de la démocratie italienne».

M. Di Maio a appelé ses partisans à se mobiliser en plaçant un drapeau tricolore à leur fenêtre et à se rassembler à Rome le 2 juin, jour de fête nationale et de parade militaire dans la capitale.

Il a répété qu'il comptait sur le soutien de la Ligue - qui ne s'est pas prononcée - pour obtenir la destitution de M. Mattarella. Cette procédure parlementaire n'est cependant uniquement ouverte en cas de «haute trahison» ou d'«atteinte» à la Constitution de la part du chef de l'Etat.

Pour l'instant, les sondages évoquent des intentions de vote stables pour le M5S, qui avait obtenu plus de 32% des voix en mars. Elles seraient en nette hausse pour la Ligue, qui tourne désormais autour de 22% après obtenu 17% en mars au sein de la coalition de droite.

L'ancien premier ministre Silvio Berlusconi s'est déclaré prêt à se porter candidat aux prochaines élections législatives dans le cadre du même bloc de centre droit qui a remporté 37% des voix le 4 mars.

M. Berlusconi a également affirmé que les élus de son parti Forza Italia ne soutiendraient pas un gouvernement technocratique dirigé par Carlo Cottarelli.

Une condamnation pour fraude fiscale a empêché M. Berlusconi, qui a été premier ministre pendant trois mandants, de se porter candidat en mars. Un tribunal de Milan a toutefois jugé ce mois-ci qu'il était maintenant éligible.



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UE: un premier compromis pour une réforme du droit d'auteur franchit un cap

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 26 mai, 2018 10:25:16
GABRIEL MIHAI

Les 28 de l'UE sont parvenus vendredi, malgré l'oppositionde l'Allemagne,à un premier compromis en vue de réformer le droit d'auteur, afin que les plateformes rémunèrent mieux les éditeurs de presse et artistes pour leurs productions en ligne.

"Cela a duré longtemps, mais le processus d'adoption de la proposition de directive "droit d'auteur" vient d'être franchi. La présidence bulgare de l'UE a désormais le mandat pour démarrer des négociations avec le Parlement européen", a tweeté une porte-parole de la représentation permanente bulgare auprès de l'UE, Elitsa Zlateva. Le Parlement européen n'a cependant toujours pas arrêté sa position en la matière. Il devrait le faire au plus tôt en juin.

Réunis vendredi à Bruxelles, les ambassadeurs des 28 pays de l'Union ont réussi à s'entendre à la majorité qualifiée sur un texte de compromis présenté par la Bulgarie, qui assure la présidence tournante semestrielle de l'Union.

La réforme du droit d'auteur est la cible de critiques, de la part des plateformes mais aussi des États-membres du nord de l'Europe et d'eurodéputés de tendance libérale, et de certains juristes, qui lui reprochent de favoriser les groupes de presse les plus connus au détriment des médias indépendants et des startups et de risquer d'entraver la liberté d'expression.

Proposé par l'exécutif européen, ce droit voisin devrait permettre aux journaux, magazines, mais aussi aux agences de presse comme l'AFP, qui s'estiment pillés de leurs contenus par les agrégateurs d'information comme Google News, de se faire rémunérer.

La CCIA (Computer & Communications Industry Association), un lobby des plateformes numériques, s'est immédiatement insurgée contre le texte adopté "qui provoquera", selon elle, "des dommages irréparables aux droits européens fondamentaux, à l'économie, la compétitivité et la créativité".

La ministre française de la Culture, Françoise Nyssen, s'est aussitôt réjouie de ce "premier résultat" après 18 mois d'âpres négociations.

L'arrivée d'internet a en effet mis à mal le modèle économique traditionnel de la presse, les éditeurs voyant s'effondrer leurs ventes papier et leurs recettes publicitaires.

"L'accord acte la création, au niveau européen, d'un droit voisin pour les éditeurs de presse, permettant d'assurer une rémunération juste et spécifique lors de la réutilisation en ligne de leurs productions, y compris les courts extraits", s'est félicitée Mme Nyssen dans un communiqué.

Seconde pomme de discorde sur laquelle les 28 ont accordé leur violon: la proposition de la Commission d'obliger les plateformes de partage de vidéos, comme YouTube ou Dailymotion, à déployer des technologies permettant de détecter automatiquement des chansons ou des oeuvres audiovisuelles identifiées par les titulaires de droits et devant être soit autorisées, soit supprimées.

L'objectif étant de renforcer la capacité des titulaires de droits à négocier et à être rémunérés pour l'exploitation en ligne de leurs contenus.

"Le texte renforce la capacité des créateurs à être rémunérés par les plateformes numériques qui exploitent leurs œuvres. Ces dernières, qui invoquaient jusqu'à présent leur statut de simple - hébergeurs - de contenus postés par les utilisateurs, sont désormais reconnues responsables en matière de droit d’auteur", a souligné la ministre française.

Sur la rémunération, la demande de l'Allemagne d'exempter les entreprises avec un chiffre d'affaires de moins de 20 millions d'euros annuel n'est pas passée, a précisé une source proche des négociations.





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Le 68ème anniversaire de la journée de l'Europe sera fêtée le 9 mai

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 08 mai, 2018 10:37:57
Véronique YANG


Comme chaque année, l'Europe fêtera la Journée de l'Europe le 9 mai. Il s'agit de célébrer la paix et l'unité en Europe. Cette année l’accent sera mis sur le patrimoine culturel européen.

La journée de l'Europe a pour origine la déclaration de Robert Schuman, ministre des affaires étrangères français en 1950 qui proposa une nouvelle forme de coopération politique pour l'Europe afin d'écarter toute guerre entre les nations du continent. Cet accord portait sur la production de l'acier et du charbon par une institution européenne. Quelques mois plus tard, un traité est signé. La proposition de Robert Schuman est considérée comme l'acte de naissance de l'Union européenne.

Pour célébrer la Journée de l'Europe, les institutions de l'Union européenne ouvrent leurs portes au public le 5 mai à Bruxelles, les 5 et 9 mai à Luxembourg et le 10 juin à Strasbourg. Les bureaux locaux de l'Union en Europe et dans le monde organisent des activités et des manifestations pour tous. Chaque année, des milliers de personnes participent à des visites, des débats, des concerts et d'autres événements lors de cette journée destinée à mieux faire connaître l’Union européenne.

Pour célébrer le 60ème anniversaire des bases de l'Europe et la mise en place des traités de Rome mettant en place un marché commun dans lequel les personnes, les biens, les services et les capitaux peuvent circuler librement, créant des conditions propices à la stabilité et à la prospérité des citoyens européens.

Des activités sont organisées par les institutions de l'UE ( Parlement européen, Commission européenne, Comité économique et social européen (CESE), Comité européen des régions (CdR), Banque européenne d'investissement (BEI), European Data Protection Supervisor (EDPS)).

En France, les commémorations ont commencé fin février 2017, se sont poursuivies par la visite de l'ambassadeur de Malte mais aussi des expositions, des campagnes de communication et médias.

A Paris, l'Europe est mise à l'honneur avec des concerts, des débats et des rendez-vous sur le Parvis de l'Hôtel de Ville et dans les arrondissements. Le FICEP (Forum des Instituts Culturels Etrangers à Paris) fête l'Europe, ateliers sur la citoyenneté, visite des locaux d'Emmaus Défi dans le cadre du programme I T I (Investissement Territorial Intégré) qui agit pour le développement des quartiers populaires, l'UE soutient et co-finance . Emmaus Défi permet à 250 personnes en grande précarité et exclusion de retrouver un emploi ; entre 2016 et 2020 le programme ITI soutient une vingtaine de projets en faveur de l'entrepreneuriat dans les quartiers, de la formation des jeunes et des demandeurs d'emploi, du développement d'outils et services numériques, de la lutte contre les inégalités et de l'environnement.

Par ailleurs, une exposition sur les grilles du square de la Tour St Jacques a lieu du 7 mai au 1er juin et dans le 10ème arrondissement, une semaine européenne gourmande se tient du 4 au 12 mai avec 5 épiceries et 7 restaurants en proposant des produits de Pologne, Allemagne, Royaume Uni, Belgique, Portugal, Espagne, Italie et Suède. Les ambassades de Malte, Autriche et Bulgarie ouvriront leurs portes au public les 12 et 13 mai, il y aura aussi une nuit de la fête de l'Europe à laquelle pourront participer à tarif réduit les personnes munies du bracelet "Fête de l'Europe"qui peuvent se le procurer au stand de la Ville de Paris ou aux entrées du village. D'autres événements auront lieu à cette occasion.



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La famille royale diffuse deux photos du prince Louis

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 06 mai, 2018 23:52:03
GABRIEL MIHAI


Le troisième enfant du duc et de la duchesse de Cambridge, né le 23 avril à Londres, a été immortalisé par sa mère au palais de Kensington, où réside la famille.

Deux photos du prince Louis, fils du prince William et de son épouse Kate, dont une le montre dans les bras de sa grande sœur Charlotte, ont été diffusées ce dimanche par le palais de Kensington.

Sur l'une de ces photos, prise alors qu'il n'a que trois jours, le nouveau-né, tout de blanc vêtu, a les yeux grands ouverts et regarde sur le côté.

Il semble dormir sur la seconde photo, tandis que sa soeur Charlotte l'enlace et lui dépose un baiser sur le front. L'image a été prise le 2 mai, le jour de l'anniversaire de Charlotte, qui a fêté ses trois ans.

William et Kate sont "ravis" de partager ces photographies et "remercient le public pour les gentils messages qu'ils ont reçus pour la naissance du prince Louis et à l'occasion de l'anniversaire de Charlotte", a indiqué le palais de Kensington dans un communiqué.

Le prince Louis est cinquième dans l'ordre de succession au trône britannique, après son grand-père Charles, son père William, son grand frère George, et sa grande soeur Charlotte.



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LE BREXIT SANS ACCORD POURRAIT ÊTRE BLOQUÉ

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 30 avril, 2018 22:18:07
GABRIEL MIHAI

La chambre des Lords britannique a adopté lundi un amendement au projet de loi sur le Brexit donnant au Parlement le pouvoir d'empêcher le gouvernement de quitter l'Union européenne en l'absence d'accord avec Bruxelles.

Les Lords donnent l'autorisation au gouvernement de dire non encore une fois à l'Europe. La proposition adoptée doit revenir en mai devant les députés.

La proposition a été adoptée par 335 voix contre 244. A l'issue de son examen par les Lords, le texte doit revenir dans les prochaines semaines devant les députés, qui l'avaient voté en janvier et qui pourraient donc supprimer ou modifier cet amendement embarrassant pour l'exécutif.

L'amendement adopté lundi donne aux parlementaires la possibilité "de suggérer de nouvelles négociations", voire de décider d'un maintien dans l'UE, a expliqué le Lord conservateur Douglas Martin Hogg, un des signataires.

Ce vote constitue un énième camouflet pour le gouvernement depuis le début de l'examen du projet de loi par la chambre des Lords, majoritairement pro-UE, et illustre les divisions du parti au pouvoir sur le Brexit.

Le gouvernement de Theresa May avait plus tôt indiqué qu'il laisserait certes le Parlement voter sur l'accord de divorce. Mais en cas de rejet, la seule option restante était alors une sortie sans accord, une perspective qui inquiète en particulier les entreprises britanniques.

Le projet de loi gouvernemental sur le retrait de l'UE doit permettre au Royaume-Uni de continuer à fonctionner normalement lorsqu'il aura coupé le cordon avec le bloc européen.

Courant avril, les "Pairs", non élus, avaient déjà voté pour que la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne soit conservée dans la loi britannique, et adopté un amendement remettant en cause le projet du gouvernement de quitter l'union douanière.

Il met fin à la suprématie du droit européen sur le droit national britannique et organise la transposition des réglementations européennes.



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VATICAN: La traditionnelle messe de Pâques sous haute sécurité

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 01 avril, 2018 19:00:43
GABRIEL MIHAI

Les fidèles, les touristes curieux et même des prêtres célébrants ont dû faire de longues files dimanche matin pour accéder à la place Saint-Pierre, passant de premiers filtres de sécurité à une centaine de mètres avec des détecteurs de métaux et des contrôles de sacs, alors qu'un large périmètre était fermé dimanche matin à la circulation.

L'accès à la place elle-même se fait après le passage sous un portique de détection, à l'instar des aéroports. Les autorités italiennes estiment que Pâques est une période à haut risque pour la capitale italienne.

«Rome est le centre de la religion catholique, il y a le pape, le Vatican. Pour ceux qui croient au mode radical de la guerre sainte, Rome représente tant de choses mises ensemble», résumait samedi le procureur anti-terrorisme Federico Capiero de Raho, très inquiet quant à un retour discret dans le pays d'Italiens radicalisés partis combattre en Syrie et en Irak.

La place Saint-Pierre a été ornée en ce dimanche de Pâques de 50'000 fleurs, avec une prédominance de tulipes et de jonquilles, mais aussi des roses et des orchidées, offerts par les Pays-Bas, une tradition qui prévaut pour la 32ème année consécutive.

S'exprimant depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre, il a demandé «les fruits de la paix pour le monde entier, à commencer par la bien-aimée et tourmentée Syrie, dont la population est épuisée par une guerre qui ne voit pas de fin».

Le pape François a réclamé dimanche la fin de «l'extermination en cours» en Syrie et «la réconciliation en Terre Sainte», tout en encourageant le dialogue en cours sur la péninsule coréenne, lors de son message de Pâques avant la traditionnelle bénédiction Urbi et Orbi.

Il a appelé «tous les responsables politiques et militaires» à ce que «soit mis un terme immédiatement à l'extermination en cours, que soit respecté le droit humanitaire et que (soit facilité) l'accès aux aides dont ces frères et soeurs ont un urgent besoin, assurant en même temps des conditions convenables pour le retour de tous ceux qui ont été dispersés», a déclaré le pape.

Le pape François a appelé également «à la réconciliation en Terre Sainte, blessée encore ces jours-ci par des conflits ouverts qui n'épargnent pas les personnes sans défense». Des affrontements entre des manifestants palestiniens de Gaza et des militaires israéliens ont fait vendredi 16 morts, le bilan le plus meurtrier depuis la guerre de 2014.

Il a encouragé dimanche «le dialogue» en cours dans la péninsule coréenne, en pleine période de détente après deux années d'escalade due aux essais nucléaires et balistiques de Pyongyang.

"Des responsabilités directes agissent avec sagesse et discernement pour promouvoir le bien du peuple coréen et construire des relations de confiance au sein de la communauté internationale", a-t-il ajouté le pape.



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BUCAREST: la censure des films peut être considérée l'homophobie et discrimination contre la communauté lgbt

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 09 févr., 2018 00:59:35
GABRIEL MIHAI

Des manifestants ont interrompu le dimanche et le jeudi à Bucarest la projections des films «Soldati. Poveste din Ferentari» et «120 battements par minute», accusée de «faire la publicité de l'homosexualité», pareille réaction dans la même salle.

L'un des grands favoris de la compétition le 2 mars prochain au César, le film de Robin Campillo a été distingué lundi soir dans six catégories par l'Académie des Lumières, qui décerne chaque année ses prix de la presse étrangère à Paris.

120 Battements par minute, grande fresque sur les années sida en France à travers le combat de l'association Act Up, a été consacré meilleur film, lundi soir, par les 23e prix Lumières de la presse internationale en poste à Paris.

Grand prix du jury du 70e Festival de Cannes, lauréat de la «Queer Palm» et parmi les grands favoris pour les prochains César (13 citations, un chiffre record), le film de Robin Campillo s'est imposé dans cinq catégories des Lumières.

Robin Campillo a été récompensé du titre de meilleur réalisateur et du meilleur scénario, quand Arnaud Valois, son partenaire dans le film de Robin Campillo, a remporté quant à lui le trophée de la révélation masculine tandis qu'Arnaud Rebotini, a été primé pour la meilleure musique.

Mais le dimanche 4 février, au musée paysan roumain, à la projection de "120 battements par minutes", un groupe de jeunes spectateurs cagoulés a perturbé, notamment en diffusant de la musique, le début de la séance de ce film programmée.

Ils ont été évacués par la police et la projection a pu reprendre.

Des manifestants ont interrompu jeudi à Bucarest la projection d'un film roumano-serbe accusé de «faire la publicité de l'homosexualité».

Peu avant, à l'extérieur du musée, une trentaine de personnes se revendiquant d'une association religieuse orthodoxe avaient manifesté pour «défendre les valeurs millénaires de la nation roumaine».

Le film visé, «Soldati. Poveste din Ferentari», est une co-production roumano-serbo-belge sortie l'an dernier, réalisée par la cinéaste serbe Ivana Mladenovic, qui raconte l'histoire d'amour entre un anthropologue et un ancien détenu rom.

Peut-être l'un des principaux mérites du réalisateur est-il que l'histoire d'amour entre Adi et Alberto soit rendue «juste» dans le sens où il est évident qu'il n'a pas cherché à scandaliser le film pour recevoir plus d'attention. Les scènes entre les deux sont douces ou drôles, surtout à cause des typologies diamétralement opposées qu'elles représentent: Adi, le type cynique calme qui a toujours les mots pour lui, et Alberto, le symbole vivant de Ferentari.

La production a reçu une mention spéciale du jury de la 18ème Premios Sebastiane, section du Festival de San Sebastián, qui récompense les films qui reflètent le mieux les valeurs et les réalités de la communauté lesbienne, gay, transgenre, bisexuelle et intersexe LGBTI).

La direction du Musée a défendu dans un communiqué sa décision de diffuser des films «sans censurer leur contenu» et rappelé que «la liberté d'expression est l'un des principaux acquis de la démocratie roumaine» après le renversement du régime communiste fin 1989.

En Roumanie, pays de tradition orthodoxe aux moeurs conservatrices, l'homosexualité a été dépénalisée au début des années 2000.

Comme on peut le voir comme une discrimination, l'homophobie, les altercations et les agressions sont créées par l'association religieuse orthodoxe, la communauté lgbt doit toujours supporter toute forme d'injustice.



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Changement d'heure: pourquoi l'heure d'été pourrait être supprimée

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 08 févr., 2018 22:41:29
GABRIEL MIHAI

Le Parlement européen veut peser les avantages et les inconvénients, qui demande directement la fin de l'heure d'été.

Le Parlement européen a demandé jeudi à la Commission européenne une évaluation des avantages et des inconvénients du changement d'heure semestriel. Il a également requis la présentation si nécessaire d'une révision de la directive qui l'organise au sein de l'UE.

La résolution, portée par l'eurodéputée française Karima Delli, propose d'en finir avec les deux réglages des horloges annuels (avancer d'une heure au printemps et reculer d'une heure à l'automne). Elle a été adoptée par 384 voix pour, 153 contre et 12 abstentions.

Les eurodéputés estiment que «de nombreuses études scientifiques (sur le sujet) n'ont pas eu de résultats concluants, mais ont en revanche indiqué l'existence d'effets négatifs sur la santé des êtres humains».

Cette dernière alerte en effet régulièrement sur "le pic d'accidentalité de +40% pour les piétons" au moment du passage à l'heure d'hiver.

Introduit dans les années 1970 par les Etats membres pour faire des économies d'énergie après le premier choc pétrolier, le passage à l'horaire d'été, qui ajoute une heure à l'heure d'hiver, fait l'objet d'une harmonisation du niveau de l'Union européenne depuis 1980.

La réduction des dépenses énergétiques semble, en tout état de cause, marginale, quand certaines études ne concluent pas à un effet opposé. Les impacts sur la santé humaine sont tout autant discutés, les bénéfices d'une exposition prolongée au soleil étant susceptibles de contrebalancer l'impact négatif du changement d'heure sur le sommeil et la fatigue.

Violeta Bulc, la commissaire en charge des Transports, a souligné que la question de l'heure d'été n'était pas un sujet, actuellement, pour les Etats membres, codécideurs, avec le Parlement, en cas de modification de la directive.

«Si nous décidions de mettre un terme au système, il faudrait le faire dans l'ensemble de l'Union européenne de façon unifiée et synchronisée», a-t-elle souligné avant de s'interroger : «Les bénéfices compensent-ils les perturbations ?»

Le changement d'heure, entré en vigueur en 1976 sous Valéry Giscard d'Estaing dans l'Hexagone pour "limiter l'utilisation de l'éclairage artificiel et réaliser des économies d'énergie", était enterré une bonne fois pour toute, la France conserverait l'heure dite d'hiver, à savoir le fuseau horaire GMT+1.

Maintenant que le Parlement européen a adopté le projet de résolution, la Commission européenne, déterminante dans sa concrétisation, est appelée à prendre l'initiative législative sur le dossier et à convaincre les 28 États membres de mettre définitivement les pendules à l'heure. D'ici là, le passage à l'heure d'été aura donc lieu au moins encore cette année. Le 25 mars 2018, à deux heures du matin, il sera trois heures.



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Europe entends tu ces hurlements de détresse?

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 28 janv., 2018 16:34:19
GABRIEL MIHAI

L'Aquarius, affrété par SOS MEDITERRANEE en partenariat avec Médecins Sans Frontières (MSF), a été confronté samedi 27 janvier à l'une des pires journées depuis le début de sa mission.

L'interception d'un canot pneumatique en détresse par les garde-côtes libyens dans les eaux internationales à l'aube, l'Aquarius a été mobilisé pour le sauvetage d'un autre bateau pneumatique qui était en train de couler dans les eaux internationales au large de la Libye. Bilan : 98 personnes sauvées, 2 femmes décédées, de nombreux disparus ; parmi les rescapés, 15 patients évacués d'urgence en hélicoptère dont 6 enfants avec de l'eau dans les poumons. Après cette journée doublement tragique, l'Aquarius continue néanmoins de patrouiller dans la zone de sauvetage à la recherche d'éventuelles autres embarcations en difficulté.

Sept personnes inconscientes à leur arrivée à bord (une femme, trois bébés et trois jeunes enfants) ont été réanimées avec succès. En revanche les efforts de l'équipe médicale ont été vains pour deux autres femmes qui n'ont pas survécu, laissant deux enfants orphelins, dont un bébé de quelques mois qui se trouve à bord de l'Aquarius et un enfant de quatre ans, qui a été évacué par un hélicoptère de la marine Italienne vers Sfax en Tunisie avec 9 autres patients (trois adultes et six enfants, plus leurs six accompagnateurs adultes).

Les récits des survivants sont glaçants : « Les gens ont commencé à paniquer. J'étais sur le bateau mais à un moment, quelqu'un a commencé à me tirer vers l'arrière et m'a fait tomber dans l'eau », a raconté un rescapé camerounais à un volontaire de SOS Mediterranee.

« J'étais tombée dans l'eau et quelqu'un s'est accroché à moi alors que j'essayais de m'accrocher au bateau, j'allais couler alors je l'ai mordu » a ajouté l'épouse de ce rescapé. Selon les témoignages des rescapés, des personnes étaient déjà tombées à l'eau avant l'arrivée des sauveteurs de SOS Mediterranee. De nombreuses personnes sont portées disparues, dont des enfants et un bébé d'un mois et demi.

« Nous avons été confrontés à un sauvetage très critique. Lorsque nos bateaux se sont approchés de l'embarcation pneumatique, il était déjà dégonflé sur un des côtés et des personnes étaient déjà dans l'eau sans gilet de sauvetage.

Tous les équipements d'urgence ont été immédiatement déployés, mais beaucoup de personnes avaient déjà perdu connaissance quand elles ont été repêchées et ont dû être réanimées.

Malgré tous les efforts des sauveteurs et de l'équipe médicale, pour deux femmes, c'était malheureusement déjà trop tard » a déclaré Klaus Merkle, coordinateur des opérations SAR (Search and Rescue) de SOS Mediterranee.

Aux alentours de 2h du matin dans la nuit de vendredi à samedi, l'Aquarius a reçu du MRCC de Rome l'instruction de rechercher une embarcation en détresse dans les eaux internationales à l'Ouest de Tripoli. Le canot a été repéré quatre heures plus tard à environ 15 milles marins des côtes libyennes et intercepté par les garde-côtes libyens, qui ont ordonné à l'Aquarius de s'éloigner et refusé fermement toute offre d'assistance.

« Nous venions de repérer le canot avec une centaine de personnes à bord. Le phare de l'Aquarius a été allumé et pointé vers l'embarcation. Nous pouvions voir les visages apeurés des personnes et nous les entendions hurler et appeler à l'aide, nos équipes étaient prêtes à intervenir pour sauver ces hommes, femmes et enfants en détresse, mais les garde-côtes libyens nous ont ordonné brutalement de quitter la zone et ont refusé catégoriquement toute offre d'assistance de notre bateau humanitaire » raconte Klaus Merkle.

« Le droit maritime international prévoit que les personnes secourues dans les eaux internationales soient accompagnées dans un port sûr. Or ce lieu sûr ne peut pas être la Libye, en proie au chaos et privée de structures étatiques dignes de ce nom, où les droits fondamentaux des personnes sont quotidiennement bafoués, et particulièrement ceux des migrants et réfugiés, qui y sont victimes des pires atrocités » précise Sophie Beau, vice-présidente de SOS MEDITERRANEE international.

Informé par le MRCC de Rome que les garde-côtes libyens assumaient le commandement sur place de cette opération, l'Aquarius a aussi été prié de se conformer à leurs instructions. Après avoir été sommé de quitter la scène, l'Aquarius a été informé via radio par le bateau des garde-côtes libyens que ces derniers avaient intercepté deux bateaux pneumatiques, ils se sont toutefois abstenus de préciser où seraient conduites les personnes qui se trouvaient à bord des canots en détresse.

« Nous exhortons de nouveau les Etats européens à tout mettre en œuvre pour éviter de telles tragédies, pour mettre fin à ces morts évitables. Il est urgent que l'Europe entende ces hurlements de détresse à bord des canots interceptés par les garde-côtes libyens et à bord, coulent sous nos yeux – les hurlements de ces enfants, de ces femmes, de ces hommes, noyés dans l'indifférence ! » a déclaré Francis Vallat, président de SOS MEDITERRANEE France.

L'Europe est en train de vivre la crise migratoire sans doute la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale. La crise actuelle résulte en premier lieu de toute une série de conflits armés et de problèmes économiques aigus dans les pays d'Afrique et du Proche-Orient.

L'Europe complice des morts des migrants en Méditerranée

La lutte contre les migrations clandestines et les passeurs de migrants africains à travers la Méditerranée figure parmi les priorités des autorités italiennes. C'est entre autres grâce à leurs efforts que le nombre de migrants arrivés en Italie.

Des chiffres qui devraient être à l'ordre du jour du sommet qui se tient à Rome entre sept pays du sud de l'Europe (France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Chypre, Malte) venus surtout afficher leur unité sur la question migratoire. Deux autres réunions ont suivi en 2017, à Lisbonne en janvier et à Madrid en avril.

Depuis l’année dernière, et surtout après un accord controversé avec les autorités et les milices libyennes, l’Italie a connu une forte baisse du nombre d’arrivées par bateau.

Du 1er janvier au 16 janvier, quelque 974 migrants et réfugiés ont atteint les côtes italiennes, contre 2 393 enregistrés à la même période en 2017, selon les dernières statistiques du ministère de l’Intérieur.

Dans l’ensemble, l’Italie a accueilli 119 247 migrants et réfugiés l’année dernière et plus de 181 400 en 2016, selon l’agence des Nations Unies pour les réfugiés.




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