JOURNAL IMPACT EUROPEAN

JOURNAL IMPACT EUROPEAN

L’ ADN de la Saison France-Roumanie en Europe: la francophonie et la culture

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 28 nov., 2018 00:49:26
GABRIEL MIHAI

La Saison France-Roumanie 2019, pilotée par l’Institut français, a commencé ce mardi 27 novembre 2018 en France, pour se prolonger au printemps en Roumanie.

Son objectif est de montrer et de renforcer les liens entre les deux pays, voir sur l’affiche française, Édith Piaf dans les bras du comte Dracula. Sur celle de la Roumanie, Napoléon aux côtés de Maria Tanase, chanteuse populaire dans le pays. Les deux portent la même mention: « Oubliez vos clichés ».

Ce mardi, le chef de l'Etat et son épouse Brigitte Macron ont reçu à Paris le président de la Roumanie, Klaus Iohannis et son épouse Carmen, à l’occasion de l’ouverture de la saison croisée France-Roumanie.

Les présidents français et roumain ont ensuite lancé la saison culturelle croisée franco-roumaine. «C'est la première saison croisée que la France organise avec un pays de l'Union européenne», a expliqué Emmanuel Macron lors d'une allocution. Par ailleurs «cette saison croisée coïncidera avec la première présidence roumaine du Conseil de l'Union européenne du premier semestre 2019» qui sera «marquée par des enjeux majeurs : les élections européennes et le renouvellement des institutions européennes qui en découleront, le Brexit, la feuille de route de l'avenir de l'Europe», a-t-il ajouté.

Emmanuel et Brigitte Macron accompagnés par Klaus et Carmen Iohannis, se sont retrouvés au Centre Georges Pompidou dans le 4e arrondissement de Paris. Ils ont déambulé dans la «galerie zéro» où étaient exposées des œuvres d'artistes roumains, notamment le sculpteur Constantin Brancusi, Serban Savu et Ciprian Murucian.

En 1904, Brancusi quitte la Roumanie en direction de Paris et, selon la légende, fait le trajet à pied, en passant par Budapest, Vienne, Munich, Zurich, Bâle... A Paris, pour gagner sa vie, il travaille comme plongeur au restaurant Chartier puis chez Mollard. Il entre à l’École des Beaux-Arts dans l’atelier du sculpteur Antonin Mercié en 1905.

En 1928, Brancusi participe à l’Exposition d’art français contemporain au Musée national d’art occidental de Moscou, exposition présentée ensuite à Leningrad. La décision du tribunal dans le procès contre les États-Unis lui est favorable.
En 1930, Brancusi loue un atelier mitoyen au n°9, impasse Ronsin. Fin septembre, il voyage en Roumanie dans l’espoir de concrétiser la réalisation d’un monument à Bucarest. En 1931, il rencontre le maharajah d’Indore. Le projet du Temple de la Délivrance en Inde prend naissance. En 1933, la deuxième exposition de Brancusi à la Brummer Gallery obtient un grand succès public. En 1935, la Ligue nationale des femmes du département de Gorj lui passe commande du monument de Târgu Jiu.
En 1936, il participe à l’exposition Cubism and Abstract Art au Museum of Modern Art de New York. Il travaille sur le projet du temple en Inde. Il occupe un quatrième atelier impasse Ronsin. En 1937, entre France et Roumanie, Brancusi travaille au projet de Târgu Jiu.

En 1938, il voyage en Inde. C'est l'achèvement du projet pour le maharajah d’Indore. C'est également l'inauguration du monument de Târgu Jiu.

En 1939, Brancusi effectue son dernier voyage aux États-Unis et assiste au vernissage de l’exposition Art in our Time, au Museum of Modern Art. A Chicago, il projette de réaliser une "Colonne" en acier inoxydable de la hauteur d’un gratte-ciel.

En 1940-1944, il acquiert un dernier atelier. Il participe à quelques expositions, notamment aux États-Unis. En 1946, le Musée national d’art moderne lui achète trois sculptures : "Le Coq", 1935, "Le Phoque", 1943, et "La Muse endormie", 1910.

En avril 1956, Brancusi lègue son atelier, avec tout ce qu’il contient, à l’Etat français. En décembre, sa première exposition personnelle est organisée en Europe, à Bucarest.

"La simplicité n'est pas un but dans l'art, mais on arrive à la simplicité malgré soi en s'approchant du sens réel des choses," Constantin Brancusi.

Aujourd'hui les deux couples se sont retrouvés face aux réalités virtuelles entre l'espace simple et cosmique de Brancusi.

"L’ ADN de la Saison France-Roumanie, c’est l’Europe, la francophonie, et un regard vers le futur de notre relation bilatérale et de la place de ce qu’a à dire couple franco-roumain dans l’Europe," résume Jean-Jacques Garnier, le commissaire général pour la partie française de la saison.

"Il y a tellement de clichés, et une vraie méconnaissance entre ces deux pays. Mais il ne faut pas oublier que 25% des Roumains pratiquent la langue de Molière parlent ou écrivent français, et que 75% des élèves apprennent le français jusqu’en terminale," ajoute-t-il.

La saison culturelle, suite d'évènements croisés entre les deux pays, s'achèvera en Roumanie le 14 juillet 2019.
La table du silence, l'allée des chaises, la porte du baiser et la colonne infinie sont des éléments d'un sanctuaire moderne destiné à glorifier "la mémoire des héros qui se sont sacrifiés dans la guerre de l'accomplissement". "La voie des âmes des héros", comme l'appelle Brâncuşi, ensemble monumental inauguré le 27 octobre 1938, sera transformée par un projet futuriste, le seul architecte roumain dont les œuvres figurent dans l'atlas de l'architecture mondiale.

Après la Grande Guerre, Brancusi voulait être en mesure de mener un mémorial pour les « héros » à Pestisani près de son village, Hobita.

En Avril 2007 à Targu-Jiu il a été dévoilé un document indiquant la volonté d'inclure l' Ensemble monumental de l'Union,« Les héros », dans le patrimoine culturel européen (avec le Palais Cantacuzène, Athénée Roumain à Bucarest et Constanta County Histria).

Les deux couples ont avons compris pourquoi le Centre Georges Pompidou considérait ces œuvres de Brancusi comme un pas entre les deux pays.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post3554

Roumanie: le référendum contre le mariage gay, ... le PSD est homophobe

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 07 oct., 2018 20:30:41
GABRIEL MIHAI

Les Roumains ne se sont pas bousculés pour se rendre aux urnes un référendum controversé visant à graver dans la Constitution l'interdiction du mariage gay. Pour la gauche au pouvoir, l'espoir était justement de remobiliser son électorat.

L'incertitude était totale sur l'issue du scrutin, le taux de participation n'atteignant pas 12% à la mi-journée. Un seuil de 30% des quelque 19 millions d'inscrits doit être atteint pour valider le référendum. De nombreux Roumains opposent l'indifférence voire une franche hostilité à cette consultation qui propose de changer la définition du mariage dans la Constitution pour faire que seuls «un homme et une femme» puissent s'unir et non plus des «époux», comme stipulé actuellement.

D'un point de vue légal rien ne changera à l'issue du référendum, puisque la législation roumaine n'autorise actuellement ni le mariage entre personnes de même sexe ni l'union civile. Les adversaires du scrutin fustigent un vote dont le seul effet a été de laisser libre cours aux discours homophobes et dont l'enjeu serait de faire oublier les déboires de la gauche au pouvoir.

"On devrait laisser à tout le monde le choix de se marier ou non, sans égard pour l'orientation sexuelle", confie une retraitée, après avoir assisté à la messe dominicale à Bucarest.

L'appel renouvelé, dimanche, du patriarche de la puissante Eglise orthodoxe, Daniel, à consentir "un acte de bienfaisance pour la famille et pour le peuple» n'a pas convaincu non plus un jeune entrepreneur, qui dit «refuser de participer à cette mascarade".

Les opposants au vote faisant le pari du boycott, la victoire du «oui» à une modification constitutionnelle est assurée, avec un score qui pourrait atteindre 90% des suffrages et une participation de 34%, selon un sondage de l'Institut CURS publié vendredi. Le référendum émane d'une "initiative citoyenne", proche de l'Eglise, qui a présenté les signatures de trois millions de personnes ayant conduit à l'organisation de la consultation pour défendre "la famille traditionnelle".

"L'agressivité qui a marqué la campagne pour le (oui), la tentative d'instiller la haine contre une minorité ont rendu les Roumains réticents à voter", explique le sociologue Gelu Duminica.

Une interdiction gravée dans la Constitution rendrait plus difficile, voire impossible, tout changement futur de la loi en faveur des couples homosexuels, s'inquiètent les adversaires de la consultation. Ils craignent que d'autres initiatives soient lancées remettant en cause le cadre de l'avortement ou de l'éducation sexuelle. Le référendum a suscité de vives critiques au sein des institutions européennes qui ont rappelé Bucarest à ses engagements en matière de droits de l'Homme.

Le taux de participation définitif sera connu dimanche soir, mais les résultats devraient être publiés lundi, même si une majorité en faveur d'une modification de la constitution ne fait aucun doute.

Malgré l’hystérie du gouvernement contre les homosexuels, faite de clichés et de mensonges, les bureaux de vote n’affichaient qu’un taux de participation de 30 %. Un score qui ne rassure pas les sociaux-démocrates.

"Les hommes politiques exploitent avec cynisme le ressentiment contre la communauté homosexuelle, affirme Florin Buhuceanu, président de l’association Accept, qui représente la communauté LGBT roumaine. Ils veulent nous pousser à prendre nos distances avec l’Union européenne et à nous rapprocher de la Russie et de sa politique anti-UE. En décembre 1989 les Roumains ont sacrifié leur vie pour faire tomber le communisme. Ils ne sont pas morts pour que nous nous tournions de nouveau vers l’Est".

Ils se sont alliés avec la puissante Eglise orthodoxe qui a vu ses paroisses arrosées de subventions par le gouvernement et les mairies de gauche. Des millions de tracts contre la communauté LGBT ont aussi été distribués par les popes dans les villages, où vivent près de la moitié des 20 millions de Roumains.

Si, en Europe occidentale, la gauche s’est montrée ouverte au mariage homosexuel, les sociaux-démocrates roumains ont choisi d’aller à contre-courant.





  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post3445

Etat de droit: à Strasbourg un troisième pays dans le collimateur de l’UE, la Roumanie

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 04 oct., 2018 13:43:33
GABRIEL MIHAI

Le Parlement européen a tenu un débat houleux sur la dérive de l’Etat de droit en Roumanie. Là, c’est un gouvernement principalement social-démocrate qui altère l’équilibre des pouvoirs.


Après la Pologne et la Hongrie, toutes deux sous le coup d’un procédure européenne sur le respect de l’état de droit, la Roumanie risque d’être le troisième pays menacé par la procédure « article 7 », l’article du traité permettant de suspendre le droit de vote au Conseil européen d’un pays bafouant les libertés fondamentales.


A Strasbourg le 3 octobre, la Commission européenne a pour la première fois changé de ton, demandant des réponses précises sur la réforme du code pénal et le renvoi de juges intervenus depuis un an dans le pays. Des réformes initiées par le gouvernement formé d’une alliance entre socialistes et libéraux, visiblement mues par le souhait d’éviter les poursuites anti-corruption : les poursuites pour les délits inférieurs à 200.000 euros ne seraient ainsi pas punies.


Frans Timmermans, lors d’un débat a prévenu: « L’initiative des autorités roumaines de réviser le code pénal et modifier la structure de la justice ont suscité des interrogations en Roumanie et ailleurs en Europe. La révision du droit risque de remettre en question la lutte contre la corruption ».


Les trois lois définissant les droits des magistrats et du Conseil supérieur de la magistrature ont été modifiées fin 2017, et la procureur anti-corruption, dont le travail était salué depuis des années, remerciée en juillet dernier. Suite aux modifications règlementaires, le ministère de la Justice peut visiblement nommer et révoquer les magistrats à sa guise, ce qui inquiète sérieusement les citoyens roumains. Le 10 août dernier, des manifestations majeures contre cette situation ont dégénéré en une violente répression et un bilan de 400 personnes hospitalisées.


« Des progrès avaient été fait en matière de lutte anti-corruption, mais maintenant on fait marche arrière » a résumé Frans Timmermans, n’a pas mâché ses mots, malgré sa probable candidature à la tête du groupe des socialistes européens pour les élections européennes.


La commission de Venise du Conseil de l’Europe doit rendre un rapport sur la Roumanie mi-octobre, et dans le même temps la commission des libertés civiles du Parlement européen instruit une enquête qui pourrait déboucher sur une demande d’ouverture de procédure pour non respect de l’état de droit.


Au sein du groupe des socialistes européens, les Roumains se trouvent toutefois isolés. Interrogé lors de la réunion du groupe socialiste à Strasbourg cette semaine, le chef de file des éus roumain n’a pas répondu aux questions de ses membres portant aussi sur le référendum sur la réforme du mariage organisé les 6 et 7 octobre, visant à interdire le mariage entre personnes du même sexe. « C’est contraire aux droits fondamentaux, point. La question du respect des valeurs n’est pas à la carte », insiste la socialiste française Sylvie Guillaume.


La Premier ministre roumaine, Viorica Dăncilă, a répondu de façon sèche aux accusations portées à l’encontre de son gouvernement, interrogeant la pertinence des positions de la Commission de Venise.


« Je vais commencer par une question de fond : pour qui essayons nous de mettre en oeuvre un système judiciaire qui fonctionne ? Pour la commission de Venise ou pour la Roumanie ? »


Ex-eurodéputé, Viorica Dăncilă, a demandé, avant de dénoncer que le Conseil de l’Europe n’ait pas évoqué le protocole secret entre l’ex parquet anti-corruption et les services de renseignement qui auraient mis sur écoute « des millions de personnes» en Roumanie, est a aussi mis en cause l’intégrité des juges roumains. « Sur les 3000 juges, la moitié ont été poursuivis et ont des casiers judiciaires » a assuré l’élue socialiste, accusant l’Europe comme la Pologne ou la Hongrie avant elle de critiquer son pays entier.


Les réponses Viorica Dăncilă, a particulièrement énervé Frans Timmermans, qui lui a répondu qu’il critiquait son gouvernement, et non la société roumaine, et a monté d’un ton, prévenant que « si la Commission devait être brutale dans son évaluation en cours de la situation, elle le serait ».


Après plusieurs remarques hors sujet, la séance a été parsemée d’injections agressives notamment de l’extrême-droite, qui a soutenu comme un seul homme le gouvernement socialiste roumain, et a aussi critiqué la décision du président de séance de ne pas prendre les demandes d’intervention.


Plusieurs élus ont haussé la voix durant le débat, dont l’espagnol PPE Esteban Gonzales Pons, qui a déclaré à la Premier ministre : « vous avez deux possibilités : écouter le Parlement européen, le peuple, et le parlement roumain, ou éviter tout contrôle démocratique ». L’élue néerlandaise Sophie In’t Veld a de son côté appelé les partis politiques roumains à s’interroger sur l’origine du financement de la campagne du référendumprévu les 6 et 7 octobre.


La politique de gouvernance des Liviu Dracnea et Viorica Dancia a amené la Roumanie en Europe et au Parlement européen en tant que mouton noir qui pourrait être sanctionné par l'UE, comme en Pologne et en Hongrie.

  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post3438

Italie tentera de former un gouvernement de technocrates

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 28 mai, 2018 22:35:31
GABRIEL MIHAI

Le président italien Sergio Mattarella a demandé lundi à l'économiste Carlo Cottarelli de former un gouvernement de technocrates, après s'être opposé à la formation d'un gouvernement eurosceptique.

Le président italien a décidé dimanche soir de s'opposer au candidat choisi par les deux partis comme ministre de l'Économie, mettant un terme à ce qui aurait pu devenir le premier gouvernement populiste d'Europe de l'Ouest. Sa décision a replongé l'Italie dans un nouveau cycle d'incertitude politique, plus de deux mois après les élections qui n'ont pas permis d'obtenir une majorité au Parlement.

Carlo Cottarelli, 64 ans, ancien haut responsable du Fonds monétaire international (FMI) est surnommé «M. Ciseaux» pour son rôle dans la réduction des dépenses publiques en 2013-2014. Il prend ainsi le relais, après le veto spectaculaire de M. Mattarella à un exécutif alliant le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) et la Ligue (extrême droite) sans garantie du maintien de l'Italie dans l'euro.

La démarche n'a pas suffi à rassurer les marchés financiers: la Bourse de Milan a clôturé en baisse de 2,09%. Le spread, l'écart très suivi en Italie entre les taux d'emprunt à dix ans allemand et italien, a bondi à 235 points, son plus haut niveau depuis novembre 2013.

Actuel directeur de l'Observatoire des comptes publics, M. Cottarelli a promis de présenter «très rapidement» son gouvernement avant de se présenter devant le Parlement. Il n'a cependant quasiment aucune chance d'y obtenir la confiance: le M5S et la Ligue, majoritaires, sont vent debout contre sa nomination.

Si jamais il obtenait la confiance - que seul le Parti démocrate (PD, centre gauche) semble disposé à voter -, M. Cottarelli veut faire adopter le budget 2019 avant des élections anticipées en début d'année prochaine. Si le Parlement le rejette, il se contentera de gérer les affaires courantes jusqu'à des élections «après le mois d'août».

«Tout ça n'est pas la démocratie, ce n'est pas le respect du vote populaire. C'est seulement le dernier soubresaut des pouvoirs forts qui veulent une Italie esclave, appauvrie et précaire», s'est insurgé Matteo Salvini, le patron de la Ligue.

M. Di Maio a estimé que la décision du président Mattarella était «le moment le plus sombre de l'histoire de la démocratie italienne».

M. Di Maio a appelé ses partisans à se mobiliser en plaçant un drapeau tricolore à leur fenêtre et à se rassembler à Rome le 2 juin, jour de fête nationale et de parade militaire dans la capitale.

Il a répété qu'il comptait sur le soutien de la Ligue - qui ne s'est pas prononcée - pour obtenir la destitution de M. Mattarella. Cette procédure parlementaire n'est cependant uniquement ouverte en cas de «haute trahison» ou d'«atteinte» à la Constitution de la part du chef de l'Etat.

Pour l'instant, les sondages évoquent des intentions de vote stables pour le M5S, qui avait obtenu plus de 32% des voix en mars. Elles seraient en nette hausse pour la Ligue, qui tourne désormais autour de 22% après obtenu 17% en mars au sein de la coalition de droite.

L'ancien premier ministre Silvio Berlusconi s'est déclaré prêt à se porter candidat aux prochaines élections législatives dans le cadre du même bloc de centre droit qui a remporté 37% des voix le 4 mars.

M. Berlusconi a également affirmé que les élus de son parti Forza Italia ne soutiendraient pas un gouvernement technocratique dirigé par Carlo Cottarelli.

Une condamnation pour fraude fiscale a empêché M. Berlusconi, qui a été premier ministre pendant trois mandants, de se porter candidat en mars. Un tribunal de Milan a toutefois jugé ce mois-ci qu'il était maintenant éligible.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post3195

UE: un premier compromis pour une réforme du droit d'auteur franchit un cap

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 26 mai, 2018 10:25:16
GABRIEL MIHAI

Les 28 de l'UE sont parvenus vendredi, malgré l'oppositionde l'Allemagne,à un premier compromis en vue de réformer le droit d'auteur, afin que les plateformes rémunèrent mieux les éditeurs de presse et artistes pour leurs productions en ligne.

"Cela a duré longtemps, mais le processus d'adoption de la proposition de directive "droit d'auteur" vient d'être franchi. La présidence bulgare de l'UE a désormais le mandat pour démarrer des négociations avec le Parlement européen", a tweeté une porte-parole de la représentation permanente bulgare auprès de l'UE, Elitsa Zlateva. Le Parlement européen n'a cependant toujours pas arrêté sa position en la matière. Il devrait le faire au plus tôt en juin.

Réunis vendredi à Bruxelles, les ambassadeurs des 28 pays de l'Union ont réussi à s'entendre à la majorité qualifiée sur un texte de compromis présenté par la Bulgarie, qui assure la présidence tournante semestrielle de l'Union.

La réforme du droit d'auteur est la cible de critiques, de la part des plateformes mais aussi des États-membres du nord de l'Europe et d'eurodéputés de tendance libérale, et de certains juristes, qui lui reprochent de favoriser les groupes de presse les plus connus au détriment des médias indépendants et des startups et de risquer d'entraver la liberté d'expression.

Proposé par l'exécutif européen, ce droit voisin devrait permettre aux journaux, magazines, mais aussi aux agences de presse comme l'AFP, qui s'estiment pillés de leurs contenus par les agrégateurs d'information comme Google News, de se faire rémunérer.

La CCIA (Computer & Communications Industry Association), un lobby des plateformes numériques, s'est immédiatement insurgée contre le texte adopté "qui provoquera", selon elle, "des dommages irréparables aux droits européens fondamentaux, à l'économie, la compétitivité et la créativité".

La ministre française de la Culture, Françoise Nyssen, s'est aussitôt réjouie de ce "premier résultat" après 18 mois d'âpres négociations.

L'arrivée d'internet a en effet mis à mal le modèle économique traditionnel de la presse, les éditeurs voyant s'effondrer leurs ventes papier et leurs recettes publicitaires.

"L'accord acte la création, au niveau européen, d'un droit voisin pour les éditeurs de presse, permettant d'assurer une rémunération juste et spécifique lors de la réutilisation en ligne de leurs productions, y compris les courts extraits", s'est félicitée Mme Nyssen dans un communiqué.

Seconde pomme de discorde sur laquelle les 28 ont accordé leur violon: la proposition de la Commission d'obliger les plateformes de partage de vidéos, comme YouTube ou Dailymotion, à déployer des technologies permettant de détecter automatiquement des chansons ou des oeuvres audiovisuelles identifiées par les titulaires de droits et devant être soit autorisées, soit supprimées.

L'objectif étant de renforcer la capacité des titulaires de droits à négocier et à être rémunérés pour l'exploitation en ligne de leurs contenus.

"Le texte renforce la capacité des créateurs à être rémunérés par les plateformes numériques qui exploitent leurs œuvres. Ces dernières, qui invoquaient jusqu'à présent leur statut de simple - hébergeurs - de contenus postés par les utilisateurs, sont désormais reconnues responsables en matière de droit d’auteur", a souligné la ministre française.

Sur la rémunération, la demande de l'Allemagne d'exempter les entreprises avec un chiffre d'affaires de moins de 20 millions d'euros annuel n'est pas passée, a précisé une source proche des négociations.





  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post3187

Le 68ème anniversaire de la journée de l'Europe sera fêtée le 9 mai

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 08 mai, 2018 10:37:57
Véronique YANG


Comme chaque année, l'Europe fêtera la Journée de l'Europe le 9 mai. Il s'agit de célébrer la paix et l'unité en Europe. Cette année l’accent sera mis sur le patrimoine culturel européen.

La journée de l'Europe a pour origine la déclaration de Robert Schuman, ministre des affaires étrangères français en 1950 qui proposa une nouvelle forme de coopération politique pour l'Europe afin d'écarter toute guerre entre les nations du continent. Cet accord portait sur la production de l'acier et du charbon par une institution européenne. Quelques mois plus tard, un traité est signé. La proposition de Robert Schuman est considérée comme l'acte de naissance de l'Union européenne.

Pour célébrer la Journée de l'Europe, les institutions de l'Union européenne ouvrent leurs portes au public le 5 mai à Bruxelles, les 5 et 9 mai à Luxembourg et le 10 juin à Strasbourg. Les bureaux locaux de l'Union en Europe et dans le monde organisent des activités et des manifestations pour tous. Chaque année, des milliers de personnes participent à des visites, des débats, des concerts et d'autres événements lors de cette journée destinée à mieux faire connaître l’Union européenne.

Pour célébrer le 60ème anniversaire des bases de l'Europe et la mise en place des traités de Rome mettant en place un marché commun dans lequel les personnes, les biens, les services et les capitaux peuvent circuler librement, créant des conditions propices à la stabilité et à la prospérité des citoyens européens.

Des activités sont organisées par les institutions de l'UE ( Parlement européen, Commission européenne, Comité économique et social européen (CESE), Comité européen des régions (CdR), Banque européenne d'investissement (BEI), European Data Protection Supervisor (EDPS)).

En France, les commémorations ont commencé fin février 2017, se sont poursuivies par la visite de l'ambassadeur de Malte mais aussi des expositions, des campagnes de communication et médias.

A Paris, l'Europe est mise à l'honneur avec des concerts, des débats et des rendez-vous sur le Parvis de l'Hôtel de Ville et dans les arrondissements. Le FICEP (Forum des Instituts Culturels Etrangers à Paris) fête l'Europe, ateliers sur la citoyenneté, visite des locaux d'Emmaus Défi dans le cadre du programme I T I (Investissement Territorial Intégré) qui agit pour le développement des quartiers populaires, l'UE soutient et co-finance . Emmaus Défi permet à 250 personnes en grande précarité et exclusion de retrouver un emploi ; entre 2016 et 2020 le programme ITI soutient une vingtaine de projets en faveur de l'entrepreneuriat dans les quartiers, de la formation des jeunes et des demandeurs d'emploi, du développement d'outils et services numériques, de la lutte contre les inégalités et de l'environnement.

Par ailleurs, une exposition sur les grilles du square de la Tour St Jacques a lieu du 7 mai au 1er juin et dans le 10ème arrondissement, une semaine européenne gourmande se tient du 4 au 12 mai avec 5 épiceries et 7 restaurants en proposant des produits de Pologne, Allemagne, Royaume Uni, Belgique, Portugal, Espagne, Italie et Suède. Les ambassades de Malte, Autriche et Bulgarie ouvriront leurs portes au public les 12 et 13 mai, il y aura aussi une nuit de la fête de l'Europe à laquelle pourront participer à tarif réduit les personnes munies du bracelet "Fête de l'Europe"qui peuvent se le procurer au stand de la Ville de Paris ou aux entrées du village. D'autres événements auront lieu à cette occasion.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post3133

La famille royale diffuse deux photos du prince Louis

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 06 mai, 2018 23:52:03
GABRIEL MIHAI


Le troisième enfant du duc et de la duchesse de Cambridge, né le 23 avril à Londres, a été immortalisé par sa mère au palais de Kensington, où réside la famille.

Deux photos du prince Louis, fils du prince William et de son épouse Kate, dont une le montre dans les bras de sa grande sœur Charlotte, ont été diffusées ce dimanche par le palais de Kensington.

Sur l'une de ces photos, prise alors qu'il n'a que trois jours, le nouveau-né, tout de blanc vêtu, a les yeux grands ouverts et regarde sur le côté.

Il semble dormir sur la seconde photo, tandis que sa soeur Charlotte l'enlace et lui dépose un baiser sur le front. L'image a été prise le 2 mai, le jour de l'anniversaire de Charlotte, qui a fêté ses trois ans.

William et Kate sont "ravis" de partager ces photographies et "remercient le public pour les gentils messages qu'ils ont reçus pour la naissance du prince Louis et à l'occasion de l'anniversaire de Charlotte", a indiqué le palais de Kensington dans un communiqué.

Le prince Louis est cinquième dans l'ordre de succession au trône britannique, après son grand-père Charles, son père William, son grand frère George, et sa grande soeur Charlotte.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post3127

LE BREXIT SANS ACCORD POURRAIT ÊTRE BLOQUÉ

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 30 avril, 2018 22:18:07
GABRIEL MIHAI

La chambre des Lords britannique a adopté lundi un amendement au projet de loi sur le Brexit donnant au Parlement le pouvoir d'empêcher le gouvernement de quitter l'Union européenne en l'absence d'accord avec Bruxelles.

Les Lords donnent l'autorisation au gouvernement de dire non encore une fois à l'Europe. La proposition adoptée doit revenir en mai devant les députés.

La proposition a été adoptée par 335 voix contre 244. A l'issue de son examen par les Lords, le texte doit revenir dans les prochaines semaines devant les députés, qui l'avaient voté en janvier et qui pourraient donc supprimer ou modifier cet amendement embarrassant pour l'exécutif.

L'amendement adopté lundi donne aux parlementaires la possibilité "de suggérer de nouvelles négociations", voire de décider d'un maintien dans l'UE, a expliqué le Lord conservateur Douglas Martin Hogg, un des signataires.

Ce vote constitue un énième camouflet pour le gouvernement depuis le début de l'examen du projet de loi par la chambre des Lords, majoritairement pro-UE, et illustre les divisions du parti au pouvoir sur le Brexit.

Le gouvernement de Theresa May avait plus tôt indiqué qu'il laisserait certes le Parlement voter sur l'accord de divorce. Mais en cas de rejet, la seule option restante était alors une sortie sans accord, une perspective qui inquiète en particulier les entreprises britanniques.

Le projet de loi gouvernemental sur le retrait de l'UE doit permettre au Royaume-Uni de continuer à fonctionner normalement lorsqu'il aura coupé le cordon avec le bloc européen.

Courant avril, les "Pairs", non élus, avaient déjà voté pour que la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne soit conservée dans la loi britannique, et adopté un amendement remettant en cause le projet du gouvernement de quitter l'union douanière.

Il met fin à la suprématie du droit européen sur le droit national britannique et organise la transposition des réglementations européennes.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post3116

VATICAN: La traditionnelle messe de Pâques sous haute sécurité

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 01 avril, 2018 19:00:43
GABRIEL MIHAI

Les fidèles, les touristes curieux et même des prêtres célébrants ont dû faire de longues files dimanche matin pour accéder à la place Saint-Pierre, passant de premiers filtres de sécurité à une centaine de mètres avec des détecteurs de métaux et des contrôles de sacs, alors qu'un large périmètre était fermé dimanche matin à la circulation.

L'accès à la place elle-même se fait après le passage sous un portique de détection, à l'instar des aéroports. Les autorités italiennes estiment que Pâques est une période à haut risque pour la capitale italienne.

«Rome est le centre de la religion catholique, il y a le pape, le Vatican. Pour ceux qui croient au mode radical de la guerre sainte, Rome représente tant de choses mises ensemble», résumait samedi le procureur anti-terrorisme Federico Capiero de Raho, très inquiet quant à un retour discret dans le pays d'Italiens radicalisés partis combattre en Syrie et en Irak.

La place Saint-Pierre a été ornée en ce dimanche de Pâques de 50'000 fleurs, avec une prédominance de tulipes et de jonquilles, mais aussi des roses et des orchidées, offerts par les Pays-Bas, une tradition qui prévaut pour la 32ème année consécutive.

S'exprimant depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre, il a demandé «les fruits de la paix pour le monde entier, à commencer par la bien-aimée et tourmentée Syrie, dont la population est épuisée par une guerre qui ne voit pas de fin».

Le pape François a réclamé dimanche la fin de «l'extermination en cours» en Syrie et «la réconciliation en Terre Sainte», tout en encourageant le dialogue en cours sur la péninsule coréenne, lors de son message de Pâques avant la traditionnelle bénédiction Urbi et Orbi.

Il a appelé «tous les responsables politiques et militaires» à ce que «soit mis un terme immédiatement à l'extermination en cours, que soit respecté le droit humanitaire et que (soit facilité) l'accès aux aides dont ces frères et soeurs ont un urgent besoin, assurant en même temps des conditions convenables pour le retour de tous ceux qui ont été dispersés», a déclaré le pape.

Le pape François a appelé également «à la réconciliation en Terre Sainte, blessée encore ces jours-ci par des conflits ouverts qui n'épargnent pas les personnes sans défense». Des affrontements entre des manifestants palestiniens de Gaza et des militaires israéliens ont fait vendredi 16 morts, le bilan le plus meurtrier depuis la guerre de 2014.

Il a encouragé dimanche «le dialogue» en cours dans la péninsule coréenne, en pleine période de détente après deux années d'escalade due aux essais nucléaires et balistiques de Pyongyang.

"Des responsabilités directes agissent avec sagesse et discernement pour promouvoir le bien du peuple coréen et construire des relations de confiance au sein de la communauté internationale", a-t-il ajouté le pape.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post3044

BUCAREST: la censure des films peut être considérée l'homophobie et discrimination contre la communauté lgbt

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 09 févr., 2018 00:59:35
GABRIEL MIHAI

Des manifestants ont interrompu le dimanche et le jeudi à Bucarest la projections des films «Soldati. Poveste din Ferentari» et «120 battements par minute», accusée de «faire la publicité de l'homosexualité», pareille réaction dans la même salle.

L'un des grands favoris de la compétition le 2 mars prochain au César, le film de Robin Campillo a été distingué lundi soir dans six catégories par l'Académie des Lumières, qui décerne chaque année ses prix de la presse étrangère à Paris.

120 Battements par minute, grande fresque sur les années sida en France à travers le combat de l'association Act Up, a été consacré meilleur film, lundi soir, par les 23e prix Lumières de la presse internationale en poste à Paris.

Grand prix du jury du 70e Festival de Cannes, lauréat de la «Queer Palm» et parmi les grands favoris pour les prochains César (13 citations, un chiffre record), le film de Robin Campillo s'est imposé dans cinq catégories des Lumières.

Robin Campillo a été récompensé du titre de meilleur réalisateur et du meilleur scénario, quand Arnaud Valois, son partenaire dans le film de Robin Campillo, a remporté quant à lui le trophée de la révélation masculine tandis qu'Arnaud Rebotini, a été primé pour la meilleure musique.

Mais le dimanche 4 février, au musée paysan roumain, à la projection de "120 battements par minutes", un groupe de jeunes spectateurs cagoulés a perturbé, notamment en diffusant de la musique, le début de la séance de ce film programmée.

Ils ont été évacués par la police et la projection a pu reprendre.

Des manifestants ont interrompu jeudi à Bucarest la projection d'un film roumano-serbe accusé de «faire la publicité de l'homosexualité».

Peu avant, à l'extérieur du musée, une trentaine de personnes se revendiquant d'une association religieuse orthodoxe avaient manifesté pour «défendre les valeurs millénaires de la nation roumaine».

Le film visé, «Soldati. Poveste din Ferentari», est une co-production roumano-serbo-belge sortie l'an dernier, réalisée par la cinéaste serbe Ivana Mladenovic, qui raconte l'histoire d'amour entre un anthropologue et un ancien détenu rom.

Peut-être l'un des principaux mérites du réalisateur est-il que l'histoire d'amour entre Adi et Alberto soit rendue «juste» dans le sens où il est évident qu'il n'a pas cherché à scandaliser le film pour recevoir plus d'attention. Les scènes entre les deux sont douces ou drôles, surtout à cause des typologies diamétralement opposées qu'elles représentent: Adi, le type cynique calme qui a toujours les mots pour lui, et Alberto, le symbole vivant de Ferentari.

La production a reçu une mention spéciale du jury de la 18ème Premios Sebastiane, section du Festival de San Sebastián, qui récompense les films qui reflètent le mieux les valeurs et les réalités de la communauté lesbienne, gay, transgenre, bisexuelle et intersexe LGBTI).

La direction du Musée a défendu dans un communiqué sa décision de diffuser des films «sans censurer leur contenu» et rappelé que «la liberté d'expression est l'un des principaux acquis de la démocratie roumaine» après le renversement du régime communiste fin 1989.

En Roumanie, pays de tradition orthodoxe aux moeurs conservatrices, l'homosexualité a été dépénalisée au début des années 2000.

Comme on peut le voir comme une discrimination, l'homophobie, les altercations et les agressions sont créées par l'association religieuse orthodoxe, la communauté lgbt doit toujours supporter toute forme d'injustice.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post2933

Changement d'heure: pourquoi l'heure d'été pourrait être supprimée

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 08 févr., 2018 22:41:29
GABRIEL MIHAI

Le Parlement européen veut peser les avantages et les inconvénients, qui demande directement la fin de l'heure d'été.

Le Parlement européen a demandé jeudi à la Commission européenne une évaluation des avantages et des inconvénients du changement d'heure semestriel. Il a également requis la présentation si nécessaire d'une révision de la directive qui l'organise au sein de l'UE.

La résolution, portée par l'eurodéputée française Karima Delli, propose d'en finir avec les deux réglages des horloges annuels (avancer d'une heure au printemps et reculer d'une heure à l'automne). Elle a été adoptée par 384 voix pour, 153 contre et 12 abstentions.

Les eurodéputés estiment que «de nombreuses études scientifiques (sur le sujet) n'ont pas eu de résultats concluants, mais ont en revanche indiqué l'existence d'effets négatifs sur la santé des êtres humains».

Cette dernière alerte en effet régulièrement sur "le pic d'accidentalité de +40% pour les piétons" au moment du passage à l'heure d'hiver.

Introduit dans les années 1970 par les Etats membres pour faire des économies d'énergie après le premier choc pétrolier, le passage à l'horaire d'été, qui ajoute une heure à l'heure d'hiver, fait l'objet d'une harmonisation du niveau de l'Union européenne depuis 1980.

La réduction des dépenses énergétiques semble, en tout état de cause, marginale, quand certaines études ne concluent pas à un effet opposé. Les impacts sur la santé humaine sont tout autant discutés, les bénéfices d'une exposition prolongée au soleil étant susceptibles de contrebalancer l'impact négatif du changement d'heure sur le sommeil et la fatigue.

Violeta Bulc, la commissaire en charge des Transports, a souligné que la question de l'heure d'été n'était pas un sujet, actuellement, pour les Etats membres, codécideurs, avec le Parlement, en cas de modification de la directive.

«Si nous décidions de mettre un terme au système, il faudrait le faire dans l'ensemble de l'Union européenne de façon unifiée et synchronisée», a-t-elle souligné avant de s'interroger : «Les bénéfices compensent-ils les perturbations ?»

Le changement d'heure, entré en vigueur en 1976 sous Valéry Giscard d'Estaing dans l'Hexagone pour "limiter l'utilisation de l'éclairage artificiel et réaliser des économies d'énergie", était enterré une bonne fois pour toute, la France conserverait l'heure dite d'hiver, à savoir le fuseau horaire GMT+1.

Maintenant que le Parlement européen a adopté le projet de résolution, la Commission européenne, déterminante dans sa concrétisation, est appelée à prendre l'initiative législative sur le dossier et à convaincre les 28 États membres de mettre définitivement les pendules à l'heure. D'ici là, le passage à l'heure d'été aura donc lieu au moins encore cette année. Le 25 mars 2018, à deux heures du matin, il sera trois heures.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post2932

Europe entends tu ces hurlements de détresse?

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 28 janv., 2018 16:34:19
GABRIEL MIHAI

L'Aquarius, affrété par SOS MEDITERRANEE en partenariat avec Médecins Sans Frontières (MSF), a été confronté samedi 27 janvier à l'une des pires journées depuis le début de sa mission.

L'interception d'un canot pneumatique en détresse par les garde-côtes libyens dans les eaux internationales à l'aube, l'Aquarius a été mobilisé pour le sauvetage d'un autre bateau pneumatique qui était en train de couler dans les eaux internationales au large de la Libye. Bilan : 98 personnes sauvées, 2 femmes décédées, de nombreux disparus ; parmi les rescapés, 15 patients évacués d'urgence en hélicoptère dont 6 enfants avec de l'eau dans les poumons. Après cette journée doublement tragique, l'Aquarius continue néanmoins de patrouiller dans la zone de sauvetage à la recherche d'éventuelles autres embarcations en difficulté.

Sept personnes inconscientes à leur arrivée à bord (une femme, trois bébés et trois jeunes enfants) ont été réanimées avec succès. En revanche les efforts de l'équipe médicale ont été vains pour deux autres femmes qui n'ont pas survécu, laissant deux enfants orphelins, dont un bébé de quelques mois qui se trouve à bord de l'Aquarius et un enfant de quatre ans, qui a été évacué par un hélicoptère de la marine Italienne vers Sfax en Tunisie avec 9 autres patients (trois adultes et six enfants, plus leurs six accompagnateurs adultes).

Les récits des survivants sont glaçants : « Les gens ont commencé à paniquer. J'étais sur le bateau mais à un moment, quelqu'un a commencé à me tirer vers l'arrière et m'a fait tomber dans l'eau », a raconté un rescapé camerounais à un volontaire de SOS Mediterranee.

« J'étais tombée dans l'eau et quelqu'un s'est accroché à moi alors que j'essayais de m'accrocher au bateau, j'allais couler alors je l'ai mordu » a ajouté l'épouse de ce rescapé. Selon les témoignages des rescapés, des personnes étaient déjà tombées à l'eau avant l'arrivée des sauveteurs de SOS Mediterranee. De nombreuses personnes sont portées disparues, dont des enfants et un bébé d'un mois et demi.

« Nous avons été confrontés à un sauvetage très critique. Lorsque nos bateaux se sont approchés de l'embarcation pneumatique, il était déjà dégonflé sur un des côtés et des personnes étaient déjà dans l'eau sans gilet de sauvetage.

Tous les équipements d'urgence ont été immédiatement déployés, mais beaucoup de personnes avaient déjà perdu connaissance quand elles ont été repêchées et ont dû être réanimées.

Malgré tous les efforts des sauveteurs et de l'équipe médicale, pour deux femmes, c'était malheureusement déjà trop tard » a déclaré Klaus Merkle, coordinateur des opérations SAR (Search and Rescue) de SOS Mediterranee.

Aux alentours de 2h du matin dans la nuit de vendredi à samedi, l'Aquarius a reçu du MRCC de Rome l'instruction de rechercher une embarcation en détresse dans les eaux internationales à l'Ouest de Tripoli. Le canot a été repéré quatre heures plus tard à environ 15 milles marins des côtes libyennes et intercepté par les garde-côtes libyens, qui ont ordonné à l'Aquarius de s'éloigner et refusé fermement toute offre d'assistance.

« Nous venions de repérer le canot avec une centaine de personnes à bord. Le phare de l'Aquarius a été allumé et pointé vers l'embarcation. Nous pouvions voir les visages apeurés des personnes et nous les entendions hurler et appeler à l'aide, nos équipes étaient prêtes à intervenir pour sauver ces hommes, femmes et enfants en détresse, mais les garde-côtes libyens nous ont ordonné brutalement de quitter la zone et ont refusé catégoriquement toute offre d'assistance de notre bateau humanitaire » raconte Klaus Merkle.

« Le droit maritime international prévoit que les personnes secourues dans les eaux internationales soient accompagnées dans un port sûr. Or ce lieu sûr ne peut pas être la Libye, en proie au chaos et privée de structures étatiques dignes de ce nom, où les droits fondamentaux des personnes sont quotidiennement bafoués, et particulièrement ceux des migrants et réfugiés, qui y sont victimes des pires atrocités » précise Sophie Beau, vice-présidente de SOS MEDITERRANEE international.

Informé par le MRCC de Rome que les garde-côtes libyens assumaient le commandement sur place de cette opération, l'Aquarius a aussi été prié de se conformer à leurs instructions. Après avoir été sommé de quitter la scène, l'Aquarius a été informé via radio par le bateau des garde-côtes libyens que ces derniers avaient intercepté deux bateaux pneumatiques, ils se sont toutefois abstenus de préciser où seraient conduites les personnes qui se trouvaient à bord des canots en détresse.

« Nous exhortons de nouveau les Etats européens à tout mettre en œuvre pour éviter de telles tragédies, pour mettre fin à ces morts évitables. Il est urgent que l'Europe entende ces hurlements de détresse à bord des canots interceptés par les garde-côtes libyens et à bord, coulent sous nos yeux – les hurlements de ces enfants, de ces femmes, de ces hommes, noyés dans l'indifférence ! » a déclaré Francis Vallat, président de SOS MEDITERRANEE France.

L'Europe est en train de vivre la crise migratoire sans doute la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale. La crise actuelle résulte en premier lieu de toute une série de conflits armés et de problèmes économiques aigus dans les pays d'Afrique et du Proche-Orient.

L'Europe complice des morts des migrants en Méditerranée

La lutte contre les migrations clandestines et les passeurs de migrants africains à travers la Méditerranée figure parmi les priorités des autorités italiennes. C'est entre autres grâce à leurs efforts que le nombre de migrants arrivés en Italie.

Des chiffres qui devraient être à l'ordre du jour du sommet qui se tient à Rome entre sept pays du sud de l'Europe (France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Chypre, Malte) venus surtout afficher leur unité sur la question migratoire. Deux autres réunions ont suivi en 2017, à Lisbonne en janvier et à Madrid en avril.

Depuis l’année dernière, et surtout après un accord controversé avec les autorités et les milices libyennes, l’Italie a connu une forte baisse du nombre d’arrivées par bateau.

Du 1er janvier au 16 janvier, quelque 974 migrants et réfugiés ont atteint les côtes italiennes, contre 2 393 enregistrés à la même période en 2017, selon les dernières statistiques du ministère de l’Intérieur.

Dans l’ensemble, l’Italie a accueilli 119 247 migrants et réfugiés l’année dernière et plus de 181 400 en 2016, selon l’agence des Nations Unies pour les réfugiés.




  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post2900

Roumanie: les roumains dans les rues se battent pour faire respecter l’état de droit -"non à la corruption"

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 24 janv., 2018 22:38:21
GABRIEL MIHAI

Les Roumains ont manifesté samedi à Bucarest et dans une dizaine de grandes villes pour dire "non à la corruption" et à une réforme controversée de la justice voulue par la majorité de gauche.

Le parlement roumain a adopté des textes qui font notamment craindre une réduction de l'indépendance des magistrats et une restriction des prérogatives du Parquet anticorruption (DNA), compromettant l'efficacité de la lutte contre ce fléau.

Après la Pologne, la Roumanie adopte à son tour une réforme de la Justice qui fait débat, même au sommet de l’État. L’indépendance des magistrats et la lutte contre la corruption pourraient être remises en cause. Le gouvernement social-démocrate parle d’un rééquilibrage des pouvoirs.

Une réforme judiciaire accusée de mettre en danger l’indépendance des magistrats roumains, mais voulue par les sociaux-démocrates au pouvoir, a été adoptée en fin décembre au Parlement, en dépit de critiques aussi virulentes dans le pays qu’à l’étranger.

Depuis plusieurs semaines, des milliers de personnes manifestent tous les samedi et dimanches en Roumanie pour demander au parlement de renoncer à cette réforme.Des centaines de magistrats et d'étudiants en droit ont pour leur part protesté ces derniers jours.

Dans un rapport publié jeudi, l'organisme anticorruption du Conseil de l'Europe, le GRECO, a rappelé que "la profession des magistrats s'est largement associée au mouvement de protestation" suscitée par cette réforme.

Une tentative d'assouplir le code pénal avait déjà provoqué l'hiver dernier une vague de contestation d'une ampleur sans précédent depuis la chute du régime communiste fin 1989, contraignant le gouvernement de faire machine arrière.

Pour ses nombreux détracteurs, les nouvelles dispositions risquent de saper les progrès enregistrés en Roumanie dans la lutte contre la corruption depuis l’entrée du pays dans l’UE en 2007.

L’équipe de magistrats spécialisés du parquet anticorruption (DNA) ont poursuivi des centaines d’élus locaux et nationaux, s’attirant en retour l’inimitié de la classe politique et des accusations d’abus de pouvoir.

La réforme prévoit de réduire les compétences du DNA qui ne pourra plus enquêter sur des magistrats. Une cellule spéciale du parquet de la Cour de cassation enquêtera exclusivement sur les juges et les procureurs.

Le président Klaus Iohannis n'a pas indiqué s'il promulguerait ces textes qui ont été critiqués par Bruxelles et les Etats-Unis.

La Commission européenne n’a pas fini de se battre pour faire respecter l’état de droit dans l’ensemble de l’Union. Ce mercredi, elle a adressé un coup de semonce à la Roumanie, où trois réformes controversées de la justice ont été adoptées fin décembre par le Parlement, dominé par les sociaux-démocrates.

L'objectif est d'encourager le pays à "repenser" la direction dans laquelle ils engagent la Roumanie.

La Commission européenne a déclenché en décembre contre la Pologne une procédure sans précédent, pouvant aller jusqu'à priver le pays de ses droits de vote dans l'UE s'il ne renonce pas à ses réformes judiciaires controversées.

La Roumanie va risquait des sanctions de l’UE, à l’instar de la Pologne, à cause de ces « modifications non transparentes des lois sur la justice ».


  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post2891

Roumanie: le parti social - démocrate rêve de voir une femme au poste de Premier ministre

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 16 janv., 2018 22:54:24
GABRIEL MIHAI


Les sociaux-démocrates roumains ont désigné mardi une eurodéputée, Viorica Dancila, pour succéder au Premier ministre démissionnaire qu’ils ont fait chuter en raison d’un conflit au sein de la tapageuse majorité de gauche.

Viorica Dancila, eurodéputée depuis 2009, pourrait être nommée dès mercredi si elle obtient l'aval du chef de l'Etat Klaus Iohannis qui recevra en milieu de journée le PSD et son petit allié libéral Alda.

La démission de M. Tudose lundi soir a par ailleurs bouleversé le programme de la visite historique du Premier ministre nippon Shinzo Abe, arrivé à Bucarest à la mi-journée pour la fin de sa tournée en Europe centrale et orientale.

M. Abe a annulé sa rencontre avec le gouvernement, mais a été reçu par le président Iohannis, dans la journée, alors que les autorités roumaines avaient espéré qu’il participerait aux entretiens prévus entre les deux délégations.

Liviu Dragnea, président du parti social-démocrate espère que le poste de Premier ministre pour Mme Dancila, montrera à Bruxelles que la Roumanie va améliorer les relations du gouvernement avec la Commission après toutes les critiques faites par l'UE ces dernier mois pour une réforme controversée de la justice promue par la majorité de gauche.

Après le renversement du gouvernement de Sorin Grindeanu en juin, le chef de l’Etat, confronté aux tensions croissantes au sein du parti au pouvoir, avait exprimé des doutes quant à la «capacité du PSD à gouverner», laissant entendre qu’il pourrait refuser de charger un nouveau membre du parti de diriger l’exécutif.

«Nous avons besoin rapidement d’un nouveau gouvernement pour que cette période d’incertitude ne se transforme pas en instabilité politique», a déclaré mardi le président Iohannis «mécontent et inquiet» au lendemain de la nouvelle crise provoquée par le PSD, revenu au pouvoir il y a un an.

Dragnea souhaiterait contrôler le gouvernement, alors que lui-même ne peut briguer le poste de Premier ministre en raison d’une condamnation à deux ans de prison avec sursis pour fraude électorale. Il est à l'heure actuelle jugé pour abus de pouvoir dans une affaire d’emplois fictifs et est par ailleurs soupçonné de détournement de fonds européens. Ses avoirs ont été placés sous séquestre.

Selon le quotidien Ziarul Financiar. Le PSD, revenu au pouvoir il y a un an à la faveur d'élections législatives, "n'est pas intéressé par le gouvernement mais par le pouvoir - le pouvoir absolu".

L’hiver dernier , le PSD avait provoqué une vague de contestation sans précédent en Roumanie quand il avait tenté d’assouplir la législation anticorruption. Confronté à des manifestations géantes, le gouvernement avait fait machine arrière.

En attendant, le président de centre droit a chargé le ministre sortant de la Défense Mihai Fifor d’assurer l’intérim au poste de Premier ministre.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post2869

Allegmane: Angela Merkel et les sociaux-démocrates ont établi un accord

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 12 janv., 2018 17:30:31
GABRIEL MIHAI

Plus de 24 heures de négociations, la chancelière allemande Angela Merkel et les sociaux-démocrates ont établi un accord.

Selon le texte de l'accord gouvernemental signé entre les démocrates-chrétiens (CDU/CSU) et les sociaux-démocrates (SPD), le nouveau gouvernement entendra « renforcer » et « réformer » la zone euro avec la France pour la rendre plus résistante aux crises.

Au terme d'une nuit de discussions exploratoires, les conservateurs et les sociaux-démocrates ont établi un document de 28 pages fixant le cadre de futures discussions formelles en vue de la constitution d'un gouvernement de coalition en Allemagne.

Le chef du SPD Martin Schulz lui a emboîté le pas, estimant que même si « les négociations ont été longues, dures, excitantes et turbulentes », l'accord de principe conclu constituait « un excellent résultat ».

« Les négociateurs du SPD ont décidé à l'unanimité de proposer aux instances du parti de recommander lors du congrès que les délégués acceptent d'entamer des négociations de coalition », a-t-il ajouté.

Angela Merkel a promis vendredi un « nouveau départ » de l'Europe, vendredi après de longues négociations avec les sociaux-démocrates à un accord de principe pour un nouveau gouvernement en Allemagne.

« Le monde ne nous attend pas, nous avons besoin d'un nouveau départ en Europe », a déclaré la chancelière lors d'une conférence de presse à Berlin, promettant que l'Allemagne « allait trouver des solutions avec la France » pour atteindre cet objectif.

« Un nouveau départ pour l'Europe est également un nouveau départ pour l'Allemagne », a-t-elle ajouté.

La base du SPD, très sceptique à l'idée de servir à nouveau d'appoint aux conservateurs, peut donc encore tout faire capoter.

Car si ce compromis est susceptible de permettre à la première économie européenne de sortir de son impasse politique trois mois et demi après le scrutin législatif, rien n'est encore joué, notamment du côté des sociaux-démocrates.

Lors d'un congrès extraordinaire le 21 janvier à Bonn les quelque 600 délégués du plus vieux parti allemand devront donner leur feu vert pour entamer de véritables négociations détaillées sur un programme de coalition.

De manière générale, le document de projet gouvernemental, qui doit encore être validé par les partis concernés, se prononce pour une poursuite de l'intégration européenne dans les domaines de la Défense ou de la politique d'immigration. Il se dit aussi prêt à augmenter la contribution allemande au budget de l'Union.

S'agissant de l'immigration, conservateurs et sociaux-démocrates prévoient de limiter le nombre de demandeurs d'asile arrivant annuellement à environ 200'000. Ce chiffre comprend les réfugiés de guerre, ceux concernés par le rapprochement familial et la réinstallation. Il retranche ceux quittant le pays.

Cette limite correspond aux souhaits des démocrates-chrétiens d'Angela Merkel, même si le document de travail autorise une flexibilité vers le haut.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post2860

Décès de la fille du général Franco

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 31 déc., 2017 20:12:58
VÉRONIQUE YANG


La fille unique du général Franco, dictateur d'extrême droite espagnol est morte à l'âge de 91 ans à Madrid des suites d'un cancer . Elle était la présidente d'honneur de la fondation Nationale Francisco Franco créée en l'honneur du"Généralissime, Caudillo par la grâce de Dieu" mort de maladie en 1975 à l'âge de 82 ans et après avoir dirigé l'Espagne pendant 36 ans.

María del Carmen Franco y Polo, marquise de Villaverde, première duchesse de Franco et Grande d'Espagne, née le 14 septembre 1926 à Oviedo est morte à Madrid le 29 décembre 2017. Elle était la fille unique du chef d'État Francisco Franco et de son épouse Carmen Polo.

Le 10 avril 1950, elle épouse le marquis Cristóbal Martínez-Bordiú, célèbre chirurgien espagnol, à qui elle donna sept enfants. Elle est la grand-mère du prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, actuel prétendant légitimiste au trône de France.

Durant son enfance, la fille du Caudillo a vécu au Palais du Pardo dès l'âge de 13 ans après le coup d'état militaire de son père. A la mort de ce dernier, il lui est reproché d'être la fille d'un dictateur ainsi que la fortune dont elle a héritée. Maria del Carmen Franco y Polo était marquise, titre décerné par le roi Juan Carlo puis devenue duchesse après avoir épousé en 1972 en seconde noces Alphonse de Bourbon dont elle a divorcé 10 ans plus tard et avec qui elle a eu 2 enfants, François d'Assise de Bourbon décédé accentellement en 1984 et Louis de Bourbon, prétendant au trône de France. Au total, elle a eu 7 enfants et de nombreux petits enfants

En 1979, après sa séparation avec le duc, Carmen part vivre à Paris sans ses enfants dont elle n'a pas eu la garde dans une Espagne très conservatrice. Elle y rencontre alors ’un prestigieux antiquaire Jean-Marie Rossi, divorcé et père de trois enfants qu'elle épouse civilement en 1984 et avec qui elle a une fille Cynthia. En 1986, son mariage avec le duc Alphonse de Bourbon est annulé puis divorce de son troisième mari en 1995. Dans le même temps, elle travaille comme collaboratrice de mode et suit les défilés, devient amie avec Emmanuel Ungaro et d'autres couturiers et prête des tenues haute couture pour des expositions comme celle de Givenchy . Elle vit ensuite pendant une dizaine d'années avec l'homme d'affaires italien Roberto Federici. Après le mariage de son fils en 2004, ils se séparent et Carmen reste vivre en Colombie puis retourne en Espagne où elle rencontre son 4ème mari José Campos García avec qui elle officialise en 2006 puis divorce en 2013.n Entre temps, elle a rencontré Luis Miguel Rodriguez dit « Luismi », un important homme d’affaires actif dans la ferraille.

Parmi ses activités, on remarque la tauromachie qu'elle affectionne particulièrement, on a pu la voir lors d'importantes corridas, sa participation à l'émission espagnole de "Danse avec les stars", ses activités mondaines, ses voyages qu'elle raconte dans son blog et ses interviews.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post2835

Les Femen au Vatican: "la Vierge Marie rompt le silence"

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 25 déc., 2017 23:26:42
GABRIEL MIHAI

Ces 24 et 25 décembre, trois militantes Femen ont essayé de s'introduire dans l'enceinte du Vatican, "pour s'insurger contre les violences perpétrées par les institutions religieuses à l'égard des femmes", écrit l'activiste et féministe Inna Shevchenko sur les réseaux sociaux.

Si Marie prend la parole à cette date symbolique, c'est pour s'insurger contre les violences perpétées par les institutions religeuses à l'egard des femmes, a expliqué sur Twitter l'activiste Inna Shevchenko, l’une des meneuses de ce groupe.

Lors de la messe de minuit ce 24 décembre, deux militantes Femen ont fait irruption dans la crèche installée devant la basilique Saint-Pierre. Une troisième militante a renouvelé l'action ce lundi 25 décembre, avant d'être rapidement interpellée.

Deux premières activistes se sont introduites dimanche lors de la messe de minuit et la troisième s'est rendue dans la crèche ce lundi. Toutes trois avaient peint sur leur torse, en grosses lettres noires, le hashtag #MeToo ("Moi aussi"), utilisé par les victimes de harcèlement ou d'agressions sexuels, suivi du slogan "Assaulted by church" ("Agressée par l'Eglise). Sur leur dos, elles avaient écrit "God is woman" ("Dieu est femme").

"Aujourd'hui, plus de vingt pays à travers le monde interdisent totalement l'avortement (dont le Vatican) et des dizaines d'autres le restreignent. (...) Marie demande aussi à l'église catholique de s'occuper de ses petites affaires et non de celles de femmes", écrit l'activiste et féministe Inna Shevchenko.

La militante ukrainienne de 25 ans a agi vers 10h du matin, soit deux heures avant la bénédiction "Urbi et orbi" du pape François prononcée depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre devant 50 000 personnes, selon un communiqué de la police italienne chargée de surveiller les lieux placés sous haute sécurité.

Elle a été arrêtée pour "résistance et blessures à un représentant de l'ordre public, offenses à des confessions religieuses, tentative de vol et actes obscènes dans un lieu public".

La jeune femme a subitement jeté son sac à terre et a enlevé son manteau, dévoilant sa poitrine, avant d'escalader la barrière protégeant la crèche et de se précipiter sur la statuette de Jésus, selon la police.

Le mouvement des Femen, né en Ukraine et qui s'est opposé par des actions seins nus à l'ancien régime pro-Kremlin, au président russe Vladimir Poutine et à l'Eglise orthodoxe, a essaimé en Europe occidentale, où il s'attaque aussi à l'Eglise catholique, qu'il accuse d'être rétrograde en matière de droits des femmes.

Ses militantes choisissent généralement des lieux symboliques pour mener leurs actions, comme en septembre 2014 sur l'autel de la cathédrale de Strasbourg pour dénoncer une visite du pape François aux institutions européennes.

© Copyright IMPACT EUROPEAN / WPA 2017. Tous droits réservés.





  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post2819

Journée de la citoyenneté européenne

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 14 déc., 2017 20:11:21
VÉRONIQUE YANG

La journée de la citoyenneté européenne a été instaurée le 13 décembre dernier; elle sera reconduite tous les ans.

Le 13 décembre est la date anniversaire du drapeau européen créé en 1955. A cette occasion, Anne Hidalgo s'est rendue dans les nouveaux locaux de la maison de l'Europe , avenue de Villiers dans le 17ème arrondissement de Paris afin d'annoncer la création d'une journée de la citoyenneté européenne.

La maire de Paris a lancé cette journée valorisant les liens de Paris et de l'union européenne en présence de son adjoint en charge des relations internationales et de la francophonie Patrick Klugman, du conseiller délégué à l'Europe Hermano Sanchez-Ruivo à l'origine du projet, du maire du 17ème Geoffroy Boulard et de Catherine Lalumière, ancienne ministre, ancienne secrétaire générale du conseil de l'Europe et ancienne vice-présidente du parlement européen, présidente de la maison de l'Europe à Paris.

Pendant cette journée, des informations sur les droits civiques découlant des traités européens ont été présentées aux citoyens européens dont le droit de vote et l'éligibilité aux élections européennes et municipales. Des événements favorisant la participation citoyenne des 110 000 ressortissants européens résidant dans la capitale ont été organisés dans différents arrondissements. A ce jour, seulement 13% d'entre eux sont inscrits sur les listes électorales, c'est pourquoi cette journée est importante pour les sensibiliser et les mobiliser par l'intermédiaire de rencontres, débats et autre manifestation festive.

Depuis sa création en 1956, la maison de l'Europe informe, communique et forme le grand public sur les questions européennes. Elle héberge 21 associations et abrite le siège de la Fédération française des maisons de l'Europe (FFME) qui fédère 35 maisons de l'Europe. Plus de 70 événements y ont été organisés en 2016 réunissant 50 000 personnes et 900 jeunes.

Dans le cadre de la promotion de la citoyenneté européenne, Paris a financé le projet INCLUDE à hauteur de 405 000 euros pour augmenter la paticipation aux élections européennes de 2019. Ce projet prévoit aussi la création d'un Conseil Parisien des Européens à l'instar du Conseil Parisien de la Jeunesse.

Dans le cadre du renforcement des liens avec l'Europe, cette journée vient prolonger les actions soutenues par la maire de Paris telles La Journée Européenne des Langues, la Fête de l'Europe ou le Label Paris Europe.




  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post2795

Bruxelles: L'UE veut également mettre à profit la visite de Benjamin Netanyahu pour exprimer son désaccord sur la poursuite de la colonisation israélienne

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 11 déc., 2017 22:30:56
GABRIEL MIHAI

Lors de sa visite à Bruxelles, dont le principe avait été décidé avant l'annonce du président Donald Trump sur Jérusalem, Benyamin Netanyahu s'est entretenu avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker ainsi qu'avec les ministres des Affaires étrangères des 27.

Les réactions à la visite de Netanyahou n’ont pas manqué de vigueur, une manifestation organisée par une quarantaine d’ONG est d’ailleurs ce 11 décembre du côté de Schuman pour protester contre « l’accueil en grande pompe de celui qui s’est récemment vanté d’être le Premier ministre sous lequel le plus grand nombre de colonies israéliennes en Palestine ont vu le jour ».

Une grande banderole a été déployée. Il y était écrit : "Israël war criminals not welcome". Par ailleurs, des activistes ont placé une trentaine de banderoles portant le message "Free Palestine - Boycott Israel" lundi matin sur des ponts et tunnels à Bruxelles et des centaines d'affiches "Netanyahou Wanted - For War crimes" dimanche dans le centre ville.

Auparavant, lors d'un petit déjeuner avec Benjamin Netanyahu, les ministres des Affaires étrangères des pays de l'UE l'ont une nouvelle fois appelé à "reprendre des négociations significatives" avec les représentants des Palestiniens, a indiqué la responsable de la diplomatie de l'UE, Federica Mogherini.

Les manifestants estiment qu'il est d'autant plus indécent pour les dirigeants européens d'accueillir Benyamin Netanyahu après l'annonce du président américain Donald Trump de vouloir transférer l'ambassade américaine à Jérusalem. "L'Union européenne accueille le représentant d'une politique nationaliste et conservatrice, qui pratique une politique d'apartheid depuis des décennies", déplore Simon Moutquin, chargé de mobilisation pour l'ABP. "Depuis l'arrivée de Benyamin Netanyahu au pouvoir en 2009, Israël a détruit pour 1,2 millions d'euros de projets humanitaires financés par l'Union européenne.

Plusieurs Etats membres ont récemment écrit au gouvernement israélien pour lui demander des "compensations" pour ces destructions.

Selon Federica Mogherini, "il est dans l'intérêt sécuritaire d'Israël de trouver une solution durable à ce conflit qui dure depuis des décennies".

"Nous sommes convaincus que la seule solution réaliste est basée sur deux Etats, d'Israël et de Palestine, avec Jérusalem comme capitale des deux Etats suivant les frontières de 1967", a-t-elle résumé.

Mais les ministres ont eu du mal à cacher des fractures de plus en plus profondes au sein de l'Union, dans une situation où plusieurs Etats membres - notamment la Hongrie, la Grèce et la Lituanie - veulent gommer les aspérités de la difficile relation entre l'UE et Israël.

La Hongrie a ainsi, au-delà de la question de la colonisation et d'une reprise du dialogue avec l'Aurtorité palestinienne. Une autre question sensible, qui a été abordée à Bruxelles, est la destruction par Israël en Cisjordanie occupée d'infrastructures destinées à "des communautés palestiniennes vulnérables" financées par des fonds de l'UE ou des Etats membres.

Les manifestants appellent l'Union européenne et ses Etats membres à oeuvrer pour une paix juste et durable dans la région en supprimant l'Accord d'associations EU-Israël et en pratiquant un embargo militaire.

De son côté, Benjamin Netanyahou a estimé que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par le président américain Donad Trump «rend la paix possible» au Proche-Orient.

«Jérusalem est la capitale d’Israël, personne ne peut le nier. Cela rend la paix possible car reconnaître la réalité est la substance de la paix», a-t-il plaidé aux côtés de la cheffe de la diplomatie de l’UE Federica Mogherini, avant de rencontrer les ministres des Affaires étrangères de l’Union.



  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post2786

Le drapeau national roumain sera mis en berne du 14 au 16 décembre après la mort de l'ex-roi Michel I er

Europe et L'UEPosté par IMPACT EUROPEAN 06 déc., 2017 23:30:20
GABRIEL MIHAI

La Roumanie va observer trois jours de deuil national, du 14 au 16 décembre, après la mort mardi à 96 ans de l'ex-roi Michel I er, une personnalité très respectée dans son pays, a annoncé mercredi le gouvernement.

Le drapeau national sera mis en berne lors de cette période «en mémoire de sa majesté Michel I er de Roumanie, ancien chef de l'Etat entre 1927-1930 et 1940-1947», a ajouté le gouvernement.

Michel I er est mort le mardi à 13h dans sa résidence de Suisse, Aubonne, où il résidait depuis 2016, à l’âge de 96 ans.

Sa dépouille sera rapatriée mercredi prochain et déposée au château Peles de Sinaia, où il était né le 25 octobre 1921.

Le cercueil sera ensuite transporté à Bucarest et déposé dans la salle du trône de l'ancien palais royal. L'enterrement aura lieu le 16 décembre, à Curtea de Arges, où reposent les rois Ferdinand et Carol II, respectivement le grand-père et le père de Michel I er.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a pour sa part rendu «hommage au rôle qui fut le sien lorsqu'il a entrepris en 1997 un tour des capitales européennes pour promouvoir l'entrée de la Roumanie dans l'UE», une accession devenue effective en 2007.

Des dizaines de Roumains ont déposé des bougies et des fleurs devant l'ancien palais royal, mais aussi devant le palais Elisabeta, la résidence de Michel I er à Bucarest et de nombreux responsables politiques ont par ailleurs rendu hommage à l'ancien monarque, un "modèle de moralité et de dignité", selon le Premier ministre social-démocrate Mihai Tudose.

La Republique Roumaine se sent soudain orpheline, après la mort de l'ex-roi Michel I er.





  • Commentaires(0)//www.impact-european.eu/#post2770
Suivant »