JOURNAL IMPACT EUROPEAN

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Festival Off d'Avignon. La Cité des Papes redevient pour un mois la plus grande scène théâtrale du monde

Actualités et CulturePosté par IMPACT EUROPEAN 13 juil., 2019 12:51:39
GÉRARD CROSSAY

Du 5 au 28 juillet, ce festival alternatif de compagnies indépendantes propose plus de 1600 spectacles pour le théâtre et le spectacle vivant, danse, arts plastiques, marionnettes, musique ... dans 139 lieux différents, dont une trentaine de théâtres permanents, les autres étant éphémères.

Il est un gigantesque marché pour les directeurs de théâtre, les programmateurs de festivals, les institutions scolaires, départementales ou régionales, tant pour la France que pour les pays de la francophonie et les institutions françaises à l'étranger.
Jusque tard dans la nuit, partout dans les rues de la ville, acteurs, metteurs en scène, directeurs de théâtres d'Avignon présentent de façon ludique et humoristique leur spectacle.

Le Festival d'Avignon créé par Jean Vilar existe depuis 1947.
Le Festival Off naît en 1967 à l'initiative d'André Benedetto qui, dès 1966 avait ouvert son théâtre, le Théâtre des Carmes, défiant l'institution théâtrale de l'époque. Le mouvement contestataire de 1968 établira définitivement le "Off" dans la Cité des Papes, face au "In".


Déjà deux coups de coeur pour cette cuvée 2019 ... des lettres ...

"Les Lettres à Anne" au Sham's Théâtre.

"Je n'avais que 14 ans, cela m'a laissé une impression ... ineffaçable", confie Anne Pingeot, parlant de sa première rencontre avec François Mitterrand, 41 ans, marié et père de 2 fils.
Leur passion naît lorsqu'Anne, 19 ans, vient à Paris pour ses études. Débute alors une correspondance amoureuse intense et enflammée.

De 1962 à sa mort, en 1996, François va écrire à "son Anne", "son Animour", plus de 1200 lettres d'une grande qualité littéraire.

Nathalie Savalli, dans une mise en scène de Frédéric Fage, avec talent et émotion, nous en lit quelques-unes dans une mise en scène illustrée de photos de la carrière politique du chef d'Etat.Les derniers mots exprimés : "Mon bonheur est de penser à toi et de t'aimer. Comment ne pas t'aimer davantage."

Les Français ne découvriront l'existence d'Anne Pingeot, compagne secrète du Président Mitterrand, qu'à la mort de ce dernier, lorsque les deux familles, l'officielle et la clandestine, se rassemblèrent autour de son cercueil.

Anne Pingeot et leur fille Mazarine ont accepté la publication en 1996 chez Gallimard de ces magnifiques lettres d'amour qui constituent à présent un document historique.

"La Lettre d'une inconnue" au Théâtre de la Carreterie.

« À toi qui ne m’as jamais connue », ainsi commence ce très beau texte de Stefan Zweig,

L'écrivain autrichien, au travers du récit de la vie d'une femme, évoque l'amour à la folie de celle-ci qui, petite fille de 13 ans, s'éprend de son voisin d'appartement, un bel écrivain de 25 ans, qu'elle va aimer en secret jusqu'à son dernier souffle.

Quand la famille déménage, c'est un drame pour l'enfant. A 18 ans, elle le revoit, le séduit.

Il ne la reconnaît pas.

Un enfant naît de leur liaison éphémère, un enfant dont il ne connaîtra jamais l'existence et qui mourra à l'âge de 10 ans au grand désespoir de sa mère qui le vénérait.

Bien plus tard, leurs chemins se croiseront de nouveau. Là encore, il ne la reconnaît pas, la prenant même pour une fille de joie..

Caroline Vidal, dans une mise en scène de Céline Patrizio, accompagnée au piano par le compositeur Guillaume Garrones, incarne avec justesse, fougue et tendresse, cet amour absolu d'une femme qui, à la veille de sa mort, éprouve juste le besoin de se raconter à l'être aimé, sans le juger.




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Exposition : Le Modèle Noir de Géricault à Matisse, Musée d'Orsay

Actualités et CulturePosté par IMPACT EUROPEAN 10 juil., 2019 11:48:20

Claudine BESSOU

Le modèle noir est une exposition qui montre l’importance des modèles noirs qui ont croisé le destin des peintres et qui ont contribué à l’élaboration de leurs œuvres. Elle est la première de ce genre en France qui s’intéresse à ce chapitre de l’histoire de l’art.


Les peintres ont vraisemblablement recruté leurs modèles au sein de la petite population noire installée en France au XIXe siècle et qui pouvait éventuellement poser pour eux. Ces peintures d’hommes et de femmes contrastent avec les tableaux stéréotypés associés aux personnages noirs, ce qui a contribué à élaborer un nouvel esthétisme. La conquête coloniale est montrée à travers des décors de villages indigènes reconstitués. Rares sont les possibilités d’associer un visage avec un prénom, un surnom, ou un pays d’origine pour rendre leur identité aux différents modèles qui posaient pour les peintres.


Un souffle nouveau est apporté au monde du spectacle par la nouvelle présence de la communauté noire qui transforme le Paris des années 1920, refuge de la discrimination raciale. Originaires des Etats-Unis, des Antilles et des Caraïbes, la présence de personnalités noires dans le milieu du spectacle et du cirque est notable. En apportant avec eux une nouvelle musique comme le jazz, des revues et des films, les performances des artistes noirs sont célébrées. C’est aussi la découverte de la danseuse Joséphine Baker, la plus célèbre.


Théodore Géricault (1791-1824), met sa fougue romantique sur des représentations virulentes au service de la cause des noirs en raison d’une législation restrictive. Henri Matisse (1869-1954), entreprend un long voyage en destination de Tahiti en passant par les Etats-Unis et travaille alors à partir de plusieurs modèles métisses.


Cette exposition est organisée par les musées d’Orsay et de l’Orangerie et The Miriam and Ira D. Wallach Art Gallery, Université de Columbia, New York, en collaboration avec le Mémorial ACTe de Pointe-à-Pitre, avec le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France.


Exposition à découvrir jusqu’au 21 juillet 2019


Musée d’Orsay

1 rue de la Légion d'Honneur

75007 Paris




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Les Champs Elysée aux couleurs du Carnaval Tropical

Actualités et CulturePosté par IMPACT EUROPEAN 09 juil., 2019 23:35:30
Véronique YANG

La 18ème édition du Carnaval Tropical de Paris s'est tenu dimanche 7 juillet sur les Champs Elysées à l'initiative de la Ville de Paris et de la Fédération du Carnaval Tropical de Paris et de l'Ile de France.

En début d'après-midi, plus de 2 000 carnavaliers et 23 groupes venus de l'Ile de France et des outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Wallis et Futuma... ) mais aussi d'Amérique du sud (Bolivie, Brésil, Colombie, Pérou) se sont mis en route pour cette parade devenue incontournable depuis sa création en 2001.

Les groupes ont défilé pendant près de 4 heures du Rond-Point des Champs Elysée jusqu'après l'avenue George V, devant le jury présidé par le Président de la Fédération du Carnaval de Basse-Terre (Guadeloupe) Fernand Sonor et composé de la Maire de Paris, Anne Hidalgo et son premier adjoint, Emmanuel Grégoire; la Maire du 8ème arrondissement, Jeanne d'Hauteserre; l'ex Ministre des Outre-Mers et députée de la 15ème circonscription de Paris, George Pau-Langevin; Ian Comfort, Directeur du Carnaval de Notting Hill; la danseuse- chorégraphe-directrice artistique Leeya; le comédien-influenceur-humoriste, Tanai alias Cleeveland; l'animateur TV-C8, créateur de MOUVK et coach sportif, Kevin Coique; la chanteuse comédienne et animatrice TV, Tina Ly; la responsable développement Métropole ADEP, Marie-Laure Durst; la conseillère en valorisation de l'image de Miss Guadeloupe 2004, Magalie Grava; la Make up artiste, dirigeante de Make up Box, Karine Gatibelza et la conseil en communications, relation presse, musical influencer,Rebecca Marival et D'autres personnalités étaient présentes pour applaudir la parade comme la cheffe et conseillère régionale d'Ile de France, Babette de Rozières accompagnée de son époux ou encore l'actrice Firmine Richard.., après un demi-tour, les troupes sont redescendues jusqu'à la tribune du Jury qui décerne les prix dont le Grand Prix du Carnaval Tropical. Le thème choisi cette année était "Paris, la Folie Carnaval".

Ce fut une fois de plus pour les quelques milliers de spectateurs, l'occasion de s'émerveiller devant les costumes aux couleurs chatoyantes des différents pays représentés et de s'évader au son des tambours Bèlè, Ka, Sub ou rouleurs mêlés aux konn lambi, steel pan, grosses caisses mais aussi aux rythmes du chacha. Toutes les figures du Carnaval, danses traditionnelles (biguine, mazurka, piké, djouk, samba...) et autres représentations afro-caribéennes et d'Amérique Latine se sont côtoyées.

La Reine du Carnaval 2019, Julia, a eu le privilège d'ouvrir la parade entouré du Roi 2019, Julio, de la Reine-Mère 2019, Louisette et de la Mini Reine 2019, Shana, accompagnés par les danseurs du groupe Cocoshine's et des première et seconde dauphine de la Reine.

La "Famille Royale" était suivie par les 23 groupes suivants:

1.ADOM, 2.Association Cumbia (IFC)-Colombie, 3.Azulinha,4.Bagay Ka Brennen (BKB), 5.Bloco de Paris, 6 et 7 Caporales San Simon (Bolivie), 8.Les Danseuses d'Or, 9.Estampas del Peru, 10.Ethnick97, 11.Fedasbol (Bolivie), 12.Kafraternité, 13.Karaib'Vibe (Strasbourg), 14. Kreyol'ys, 15.La Famille Royale/Cocoshine's, 16.Lanmen Keyrol, 17.Makavelik Mass, 18. Mas Lyberasyon , 19.Malaka Sisters, 20. Mass Paname, 21.Pirouli Band (Guadeloupe), 22.Tropikana, 23.Roulo d'or/ADOM.

A l’issue du défilé, le jury a révélé le nom du lauréat du Grand Prix de la Ville de Paris, il s'agit du groupe "Tropikana", également lauréat du Meilleur costume francilien. Pour le Meilleur costume invité, " Pirouli Band" est le gagnant. "Adom-Roulo d’Or" a remporté le Prix de la Fédération et les Boliviens de "Caporales San Simon", le prix du Meilleur groupe invité. "Danseuses d'or" remporte 2 prix, Meilleur char et Meilleure école de samba, tout comme "Kreyol'ys" qui a décroché les titres de Meilleur groupe à caisse et Meilleure Chorégraphie. La remise des prix aura lieu en septembre.

Rendez vous l'an prochain durant le premier week-end de juillet pour la 19ème édition avec encore plein de surprises.



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Olivier Raynal, un cowboy français au Festival d'Avignon

Actualités et CulturePosté par IMPACT EUROPEAN 05 juil., 2019 01:57:04
Véronique YANG

Le 73ème Festival d'Avignon ouvre ses portes du 4 au 23 juillet pour le "IN" et du 5 au 28 juillet pour le "OFF". Il se tiendra dans 40 lieux dont certains classés sur la liste du Patrimoine de l'Unesco.

Créé en 1947 par Jean Vilar à Avignon, le Festival d'Avignon (Festival "IN") est un festival alternatif de théâtre et de spectacles vivants. En 1966, André Benedetto ouvre son théâtre," le théâtre des Carmes", pour la représentation de sa pièce; il deviendra le Festival d'Avignon "OFF" après l'ouverture par Jean Vilar, l'année suivante,du cloître des Carmes, voisin du théâtre.

Le Festival d'Avignon "OFF" est l'un des plus grands si ce n'est le plus grand festival au monde de compagnies indépendantes, c'est également un grand marché du théâtre où les programmateurs de tous pays viennent faire leur sélection. En 2010, le "Village du Off" est créé. Lieu d'accueil et de vente de cartes du Off, il accueille les rencontres et les débats entre public, professionnels et artistes. Le dernier soir du festival off le bal de clôture y est ouvert pour tous les porteurs de la carte du Off. L'an dernier, le festival OFF a accueilli 1538 spectacles à l'affiche dans 133 lieux et le village du off s'est agrandi. Des conférences ouvertes au public se produisent 3 fois par jour à l'espace central et des rencontres entre professionnels se tiennent dans la cour uniquement réservée pour cette activité.

Le Festival "IN" dont la programmation dépend du Directeur du festival, actuellement Olivier Py, invite et paye les troupes qui jouent très souvent à guichet fermé. A l'opposé, les compagnies qui jouent dans le festival " OFF" payent et louent des créneaux horaires dans les théâtres ouverts (plus d'une centaine de lieux dont 90% sont fermés le reste de l'année). Elles investissent beaucoup d'argent dans le Off, dans l'espoir de voir que les programmateurs et directeurs de salles venus de la France entière et même de l'étranger, achètent leur spectacle.. Les théâtres renommés affichent des spectacles de qualité et font souvent salle comble; c'est le cas des salles permanentes d'Avignon: Le Chien qui Fume, Le Théâtre du Chêne noir, Le Théâtre des Halles, Le Théâtre du Balcon, le Théâtre des Carmes, CDC Les Hivernales, regroupées depuis 2004 pour constituer "Les Scènes d'Avignon) ou des salles semi permanentes: La Luna, le Théâtre Roquille, le Théâtre des Béliers avec Alexis Michalik à l'honneur, La Tache d'encre, Le Bourg-Neuf...

Parmi les nombreux artistes qui se produisent au Festival d'Avignon cette année, nous avons rencontré Olivier Raynal qui reprend le rôle d'Eddy dans "Fool for Love" de Sam Shepard au Théâtre Pixel.

Sam Shepard est un dramaturge et acteur américain né le 5 novembre 1943 à Fort Sheridan dans l'Illinois. Il passe son enfance sur des bases américaines où vit sa famille puis s'installe avec elle en Californie. Après avoir étudié l'agronomie pendant un an, il rejoint une troupe itinérante et s'installe à New-York à Greenwich Village en 1963. Après un séjour en Angleterre de 1971 à 1974, il devient écrivain en résidence au Magic Theater de San Francisco suite à sa première pièce "Cow Boy"; en 1979, il reçoit le Prix Pulitzer pour "Buried Child".

Batteur du groupe Acid Rock, il développe son goût pour la musique et le cinéma où il opère en tant que scénariste et auteur (Me and my Brother en 1969, Zabriskie Point en 1970, Texas pour Wenders en 1984). En 1970, il devient comédien puis le partenaire de Kim Basinger dans "Fool for Love" de Robert Altman en 1983, puis dans "La neige tombait sur les cèdres" aux côtés d'Ethan Hawke avec lequel il tourne ensuite Hamlet.​ Il meurt à Midway (Kentucky) après plus de 50 ans de carrière, le 27 juillet 2017 des suites de la maladie de Charcot à l'âge de 73 ans.

Adapté au cinéma en 1983 par Robert Altman avec Sam Shepard et Kim Basinger, "Fool for Love" sort sur les écrans en 1985. A l'origine, pièce de théâtre écrite par Sam Shepard, elle raconte l'histoire de May et d'Eddy qui se retrouvent dans un motel aux frontières du désert. Leurs retrouvailles sont particulières mêlant émotion et souvenirs quelquefois douloureux du passé qui les rattrape et liés au lourd secret qui les unit: May et Eddy sont demi-frères, le tout baigné dans une ambiance d'alcool sous le regard d'un vieil homme qui n'est autre que le père de May. A l'occasion du Festival d'Avignon, Olivier Raynal aura la dure tâche de reprendre le rôle d'Eddy qu'avait interprété Sam Shepard.

Olivier Raynal est un comédien, auteur, compositeur né le 3 juillet 1975 à Houston au Texas de parents français travaillant dans la restauration. Pourtant, le jeune Olivier passionné de dessin, chant et sport (tennis, natation, ski...) ne dérogeait pas les traditions artistiques de la famille avec une Tante, Florence Raynal, chanteuse d'opéra à l'Opéra Comique; un grand-père paternel Raymond Raynal, peintre, écrivain, acteur et metteur en scène à Paris; un arrière-grand-père, Maurice Raynal, critique d'art renommé à la fin du XIXème siècle et reconnu par les plus grands artistes du début du XXème siècle tel Picasso, Braque, Gris ou Matisse qui fit le portrait (exposé au MOMA de New-York) de l'arrière grand-mère d'Olivier, Germaine Raynal, "Femme sur un tabouret" en 1914.

Après des études au lycée à Washington, l'idée de rejoindre les Beaux-Arts à Paris, il auditionne pour une pièce de théâtre de San Antonio au Texas, est accepté et monte sur les planches; l'été de la même année, il entre à l'école de théâtre bilingue,"Acting International" sous la direction de Robert Cordier, Leslie Chatterley et Pascal Castaletta et 2 ans plus tard, il joue sa première production au théâtre "La Mama" dans une pièce de Guy Shelly, "Le vent Coulis". Entre 1998 et 2002, il se produit à Chicago, New-York, Washington et Paris et fait se premiers pas au cinéma dans "L'Auberge Espagnole" de Cédric Klapisch. Toujours en 2002, il s'installe en tant qu'acteur et musicien à Los Angeles après avoir intégré la série "Red Eyes" de Michael Damien. En 2005, il écrit et enregistre un album avec son groupe "Stripped Polaris" pour Warner Brothers France mais aussi avec de grands noms comme Tim Pierce (guitare), Josh Freese (batterie), Paul Bushnell (basse) et Paolo Conte. Il retourne à Paris en 2006 après une tournée d'un an et demi.

Durant les année qui suivent, il travaille en tant que barman dans un établissement situé à côté du Moulin Rouge. C'est là qu'il rencontre sa future femme, Caroline Renno, meneuse de revue du Moulin Rouge et grâce à l'amour de sa vie, il reprend son chemin d'auteur compositeur et comédien en tant qu'acteur et voix off dont celle de Bill dans "Boule et Bill". Il est aussi la voix de la campagne Diesel, "Only the Brave". Au cinéma, on le retrouve dans "High Strung" avec Jane Seymour (2016) puis dans la suite qui sort cet été, ainsi que dans de nombreuses séries (" Deep", des séries anglaises, américaines et canadiennes dont "The Crown", saison 3 qui sort en 2019 sur Netfix. En 2018, il a interprété "un vrai français" dans le film "La Légende" de Florian Hessique. Il a aussi écrit et produit 5 nouveaux titres avec son groupe "Srtipped Polaris" et son ami co-auteur Andrew Doolittle. Olivier est titulaire d'un master du GFCA ( Giles Foreman Centre for Acting) de Londres avec le maître Giles Foreman, apprenant la technique du YAT (approche pédagogique inspirée de la psychologie, célèbre par Yat Malmgren, co-fondateur de la célèbre école "The Drama Centre" à Londres).

Cet été, le Festival d'Avignon lui permet de faire son grand retour sur les planches avec le rôle d'Eddy dans la pièce de Sam Shepard, "Fool for Love".

A part cela, Olivier a un autre projet en tête qui lui tient à coeur depuis des décennies, très loin de la scène, puisqu'il s'agit d'un voyage en Afrique pour s'occuper des éléphants dont l'existence est en grand danger et tout ce qui se passe dans la région.



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Une ménopause en bonne règle

Actualités et CulturePosté par IMPACT EUROPEAN 04 juil., 2019 12:53:31
Daphné VICTOR

Quelle idée de faire un spectacle avec pour sujet la ménopause ? Mais quoi de plus fantaisiste, et de plus original que de mettre en avant cette période importante dans la vie génitale des femmes qui, rappelons-le, correspond au terme de toute possibilité reproductive ? Eh bien ici le tabou est brisé. On ose en parler ! À l’ordre du jour ? Bouffées de chaleur, transpiration, ballonnements, insomnie, sueurs nocturnes, sots d’humeur, boulimie, désir en berne, sécheresse vaginale, prise de poids, chute des cheveux… Chacun de ces bouleversements internes qui font que le corps féminin est en pleine mutation sont évoqués avec humour à travers quatre femmes, venues flamber leur carte bleue en ce premier jour de soldes aux Galeries Lafayette. Mais pas d’inquiétude, ce ne sont que de mauvais moments à passer. Pas d’autres choix que d’accepter toutes ces fluctuations hormonales avec leurs effets secondaires et de faire avec. Face à la méno, la péri ou la postménopause, la féminitude va reprendre ses droits.

Aussi et bien que tout les oppose, ces quatre quinquagénaires vont se sentir solidaires les unes aux autres et surtout comprises. Merci à ce seul point commun qui les unit, celui d’être ménopausées. Plus qu’un état, la ménopause est un graal. Ben oui ! On est dans la pleine force de l’âge, en quête d’hédonisme. Plus de cycles menstruels, donc plus de risques d’être fécondée. Bye bye pilule ou stérilet et vive la liberté ! Alors oui, « Le temps se fait la belle, mais la belle elle, elle a tout le temps… ». Au placard l’appréhension. Seul importe d’être prête, de vivre ce qui vient et d’oser s ‘exclamer « on est ménopausée, on va tout déchirer ! »

« Ménopause, la comédie qui bouscule les règles », une comédie feel good, chantée et très enjouée aux multiples jeux de mots. Une thérapie qui fait du bien et qui réconcilie avec les idées reçues sur la ménopause, versus démocratisée et banalisée, coécrite par Alexandra Cismondie et d’Alex Goude, mise en scène par Alex Goude, interprétée avec humour et complicité par Dominique Magloire, Christine Khandjian, Marianne Viguès ou Patricia Samuel, Marion Posta – Théâtre de la Madeleine (Paris VIIIème) du mercredi au samedi à 20h30 et les samedis et dimanches à 16h. Jusqu’à fin août 2019 - Réservations : 01.42.65.07.09 - Site web : www.theatre-madeleine.com

Visuels (C) Emilie Brouchon et D VICTOR


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La troupe Mégalithe fait son cinéma au Casino Barrière de Deauville

Actualités et CulturePosté par IMPACT EUROPEAN 04 juil., 2019 01:11:29
Daphné VICTOR

Silence !!! Action ! On danse et on chante sur la scène du casino Barrière à Deauville ! Ici point de figurants, mais une troupe de 9 professionnels dont un meneur de revue comédien qui pousse le « La » en live. Tous sont issus du milieu du Music-Hall et sont dirigés par la complémentarité artistique de Thierry Mercier (danseur, notamment soliste au Lido de Paris pendant 4 ans, cancaneur, chorégraphe, metteur en scène…) et de Michel Prosperi (danseur, chorégraphe et comédien). Ensemble, ils forment la compagnie Mégalithe, régulièrement sollicitée pour la qualité de ses spectacles.

Pendant 1h30, ils émerveillent la scène en présentant « Deaullywood », une rétrospective clin d’œil sur les grands standards (notamment ceux tournés dans la commune des turfistes aux planches célèbres comme l’incontournable « Un homme et une femme » de Claude Lelouch) ainsi que sur les comédiens et les cinéastes cultes que compte le 7ème art. Normal penserez-vous pour une ville qui célèbre chaque année le cinéma américain ? Certes. Il est vrai qu’entre les longs métrages et Deauville, l’histoire d’amour ne date pas d’hier.

Dans ce show enlevé, enjoué et glamour, aucune fausse note quant au scénario bien ficelé et aux « séquences » colorées bien équilibrées qui s’enchaînent en mariant judicieusement danses contemporaine, jazz, latino, classique, cancan revisité à la sauce western et en variant les registres. Orchestrés sur des musiques modernes et entraînantes, les codes du cabaret sont respectés comme il se doit : paillettes, strass, plumes, boas, portés, levés de jambes, ports de bras, jetés grand écart, pirouettes, costumes et tenues légères…, aucun ne manque à l’appel. Et côté attractions ? Hors champs, un gros plan est fait sur un trapéziste, un équilibriste et un acrobate au ruban qui, chacun leur tour, tourbillonnent et se déploient toute en grasse, légèreté et dextérité dans les hauteurs du luxueux salon de réception des Ambassadeurs, au plus grand émerveillement des spectateurs. Quand arrive le clap de fin, la séquence se termine sur un élégant final colorés de noir et de jaune. « Le rideau sur la scène tombe » avec pour générique « Que vive le cinéma !

Teaser : https://www.youtube.com/watch?v=2oDm-LXS608#action=share

« Deaullywood », la nouvelle revue moderne, énergique et très feel good du Casino Barrière de Deauville qui atout d'une grande - Salon des Ambassadeurs - 2 rue Edmond Blanc à Deauville présentée par la compagnie Mégalithe - Dîner-spectacle à partir de 20h00.



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Exposition Renaissance(s) de la Galerie Capazza à l'Hôtel Goüin de Tours

Actualités et CulturePosté par IMPACT EUROPEAN 03 juil., 2019 14:47:27
Véronique PHITOUSSI


L'Hôtel Gouin est devenu un écrin pour l’exposition de la Galerie Capazza pour les 500 ans de la Renaissance en partenariat avec le Conseil Départemental d’Indre–et-Loire.

La Galerie Capazza a répondu à la demande de Monsieur Jean-Gérard Paumier, Président du conseil Départemental d’Indre-et-Loire. Monsieur Jean-Gérard Paumier a souhaité pour la deuxième fois que la Galerie Capazza organise une exposition dans le magnifique Hôtel Goüin. La précédente exposition s’était faite au Palais Jacques Cœur à Bourges.

2019 marque les 500 ans de la mort de Leonard de Vinci au Clos Lucé à Amboise et aussi la naissance de Catherine de Médicis à Florence et le début de la construction du château de Chambord.

La région dispose de prestigieux sites inscrits au patrimoine de l’Unesco, plusieurs projets sont donc proposés dans un élan territorial afin de promouvoir la culture, les sciences, le patrimoine, le tourisme, l’économie sans oublier l’environnement. Ces projets permettent de créer un échange entre les époques et les thèmes de la Renaissance : le patrimoine, les sciences et techniques, les arts, la culture et l’art de vivre.

Cette programmation est à l’image de Leonard de Vinci, par son effervescence à créer, construire, chercher, toujours en recherche….

C’est avec brio et professionnalisme que la Galerie Capazza a su favoriser l’ouverture vers différents horizons à travers des œuvres et matériaux tout aussi différents et variés.

Cette exposition Renaissance(s) met en valeur 17 artistes et 100 œuvres mêlant les arts majeurs, les arts appliqués et les arts décoratifs.

Les visiteurs peuvent découvrir et apprécier les œuvres de Jean-Gilles Badaire et ses techniques mixtes, les sculptures en verre souflé de Marisa et Alain Begou, Claude Champy et ses grès, Philippe Charpentier et son tryptique en technique mixte, les sculptures de Jacky Coville, Jean-François Fouilhoux et ses celadons, Gérard Fournier et ses sculptures en basalte et verre, Felipe Gayo et ses peintures et collage, Nathalie Grall et ses gravures sur cuivre, les huiles sur papier sur bois de Jani, Georges Jeanclos et ses fameuses sculptures en terre cuite et en bronze, les toiles de Jean-Louis Kolb, Michel Madore et ses fusains, Pierrot Men et ses photographies, Les Grès d’Andoche Praudel, Fabrice Rebeyrolle et ses peintures sans oublier Sandra Zeenni et ses grès.

La diversité permet à chacun de s’ouvrir sur le monde de l’Art sans contrainte et sans à priori.

Le public pourra au gré de ses déambulations ressentir cette sensibilité si perceptible, transmise par les artistes à travers leurs œuvres. Le Matériau, la matière est vivante et échange avec chacun, chacune dans ce bel Hôtel Goüin de Tours.

Le public ne pouvait rêver plus bel écrin pour l’exposition de la Galerie Capazza en l’honneur de Léonard de Vinci, 500 ans de RENAISSANCE(S).



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We can dance: un spectacle Parc de Bercy pour couronner un an de travail

Actualités et CulturePosté par IMPACT EUROPEAN 03 juil., 2019 00:01:07
Véronique YANG

Dimanche 30 juin, le spectacle de clôture des sessions de "We can Dance 2019" s'est tenu au Parc de Bercy à partir de 15h.

“Wecandance” est un nouveau concept créé par Chris Lefèvre-Malmanche il y a 5 ans. Il s’agit d’une activité liée aux loisirs, au fun, au sport mais surtout artistique, qui s'adresse à des néophytes sans aucune expérience dans la danse.

Pour accéder aux ateliers de "We can Dance" dirigés par ce chorégraphe professionnel expérimenté, il faut seulement avoir envie de s’épanouir et explorer son âme d’artiste, il n’y a ni sélection d’entrée, ni compétence requise. Tout le monde peut les fréquenter même les débutants, la réussite dans les ateliers de chorégraphies permet d’en tirer une satisfaction personnelle.

Chris, le créateur du concept est né dans la région de Reims il y a 45 ans. Attiré par la danse, il entre au conservatoire puis l'Opéra de Reims qu'il quitte en 1999 pour rejoindre Paris. Il rejoint alors l'univers des danses tropicales et exotiques et en même temps une compagnie d’art lyrique avec qui il fait la tournée des Zéniths et Palais des Congrès de France.

En 2003, il prend la tête de la Compagnie Satine en tant que responsable, danseur et chanteur et y reste pendant 7 ans. En 2011, il interprète Eros dans “Psyché”, spectacle de danse contemporaine retraçant l’histoire d’amour entre Psyché et Eros, avant de voir ses efforts récompensés par la création de sa première compagnie de danse,"We can dance" sous forme d’activité et de loisir pour novices et amateurs passionnés et partager son vécu avec des gens qui ont toujours rêvé du métier d’artiste malgré une orientation différente. Tous les ans, fin juin, le show est la consécration d'un an de travail.

Après le Parc André Citroen (75015) l'an dernier, "We can dance" a posé ses valises au parc de Bercy (75012) pour le show final de l'année sous un beau soleil et des températures moins caniculaires que ces derniers jours. Pour la première fois, cette année, la Mairie de Paris avait annoncé le spectacle sur ses panneaux et la foule était au rendez-vous pour applaudir les efforts bien récompensés du dur labeur de la centaine de danseurs, dont seulement 4 hommes, conduits par Chris et sa collaboratrice Maria. De plus, le spectacle était présenté en partenariat avec la ville de Paris et la Caisse des dépôts et Consignations.

Au paravent, pour la Fête de la Musique le 21 juin, un extrait du spectacle d'environ 20 minutes avait été présenté sous la grande verrière de la caisse des dépôts et consignations, gare d'Austerlitz (75013) avec les thèmes de musiques de films comme "carmina","pirate", "mama mia", "fame" ou "greatest showman"

Pour la rentrée, Chris vous attend à Paris et désormais à Bordeaux, alors n'hésitez plus et venez vous inscrire pour la nouvelle session.

Renseignements et inscriptions: www.wecandance-paris.com



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Festival de danse Lelong et Barong

Actualités et CulturePosté par IMPACT EUROPEAN 05 juin, 2019 16:17:35
Véronique YANG

La religion, la mythologie et les coutumes font partie de la culture de l'Indonésie, musique et danses en sont les caractéristiques donnant lieu à de nombreux festivals.

L’ile de Bali est l'image parfaite de cette culture montrant la joie de vivre au quotidien, chantant et dansant après une journée de travail. De tradition joués par des hommes, les "gamelans", orchestres de percussions, gong ou métallophones sont présents dans les villes et villages et racontent des récits historiques ou mythologiques. Ils accompagnent les danses balinaises réalisées par des femmes et des hommes vêtus de costumes resplendissants représentant des personnages ou des animaux.

Parmi les danses les plus connues, on retrouve le barong, le ketchak, le topeng, ou encore le lelong, toutes aussi différentes les unes des autres. Ces spectacles s'approchent d'avantage du théâtre que de la danse, ils utilisent des gestes solennels et expriment les attitudes par les mouvements des poignets, genoux, bras ou tête, tout en gardant toujours les lèvres fermées.

Le Lelong, alliant grâce et féminité, est la danse la plus traditionnelle, initialement réservée aux Palais (puri) en présence des princes. Le plus connu d'entre eux est le "Lelong Kraton" ou Lelong de palais . Accompagnées par la musique d'un gamelan, les jeunes filles portent des costumes dorés et des coiffes garnies de fleurs, elles s'accompagnent parfois d'éventails et effectuent des gestes précis utilisant les mouvements du visage, des mains et des doigts. Devenir danseuse de Lelong est le rêve de toutes les petites filles balinaises de 5 ans afin de représenter leur village (desa) pendant environ 10 ans puisqu'elles arrêtent de danser à l'âge de 14 ans.

Le spectacle commence avec l'arrivée de la suivante de la cour (condong) qui remet 2 éventails aux lelong jumelles, personnages de sang royal, qui dansent en miroir.

A la base du Lelong, un conte qui se déroule dans la Java du 12 siècle. Le roi de Lasem rencontre une demoiselle Rangkesari qui s'est perdue dans la forêt. Il la ramène chez lui et l'enferme dans une demeure en pierre. Le frère de Rangkesari, le prince de Daha, apprend que sa sœur est en captivité et menace Lasem de guerre si elle n'est pas libérée. Rangkesari supplie son ravisseur de la libérer pour éviter la guerre. Mais le roi préfère se battre. En route pour la bataille, il rencontre un oiseau de mauvais augure qui lui prédit sa mort. Le roi est tué dans le combat qui s'ensuit.

Le Barong (littéralement "géant") est une danse théâtrale qui se déroule en plusieurs actes, mettant en scène une créature mythologique balinaise ressemblant à un lion, le Banaspati rajah (seigneur de la forêt), chef des forces du bien et ennemi de Rangda, la reine démon, chef d'une armée de sorcières. Le Barong représente la lutte éternelle du bien et du mal et doit être joué en présence d'un prêtre qui bénit les masques des danseurs vue la dimension surnaturelle du conte. Il s'agit de l'histoire d'une reine de Bali condamnée pour magie noire qui demande l’aide de Barong pour l’aider à vaincre les esprits du mal qu’elle avait emprisonnés dans la jungle.
On ne connait pas exactement l'origine du Barong mais il semblerait qu'il soit né du culte animiste des animaux protecteurs longtemps avant le début de l'hindouisme sur l'île.

Chaque région de Bali a son barong modelé à partir d'une inspiration différente. On peut citer :

  • Le Barong Ket : le Barong-lion, le plus commun, surtout utilisé dans le kabupaten de Gianyar.
  • Le Barong Landung : un Barong géant dont la forme rappelle les marionnettes ondel ondel des Betawi.
  • Le Barong Celeng : le Baron-sanglier.
  • Le Barong Macan : le Barong-tigre.
  • Le Barong Naga : le Barong-dragon.

Ubud est une ville au centre de Bali, célèbre pour ses représentations de Barong, une des principales attractions de l’île. Elle se fait à l’intérieur d’une enceinte avec des gradins pour les spectateurs, les musiciens et leurs instruments traditionnels, les gamelans sont sur les 2 côtés.

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Quand la danse se fait burlesque

Actualités et CulturePosté par IMPACT EUROPEAN 03 juin, 2019 14:17:34
Daphné VICTOR


Ils sont étonnants. Quarante personnages pour 20 tableaux mariant la grâce du classique à celle du moderne et du Tango, avec pour entrechats, audace et autodérision. Car des hommes en tutu, il fallait oser, mais qui plus est, sur pointes, c’est une véritable prouesse ! Le titre n’avait pas menti. « La danse est bien dans tous ses états ». Merci à Philippe Lafeuille. Le chorégraphe fantaisiste n’a pas hésité à faire de six solistes herculéens, des ballerines hors-pairs pour revisiter versus humour, les grands standards du ballet. Alors la troupe des Chicos Mambo cassent les codes en parodiant les attitudes de cet art majeur tout en respectant sa technique. Résultat ? Un spectacle décalé et satirique tout en poésie dont les clins d’œil n’épargnent personne. Du lac des signes, en passant par la célèbre émission de TF1 « Danse avec les stars » et « Dirty dancing », le grand écart fait, malmène tant galamment que savoureusement la danse. Même si le spectacle semble être une évidence, monter sur des pointes, porter des collants et des talons, prendre des postures féminines est une réelle prouesse. Comme quoi le ridicule ne tue pas surtout lorsqu’il est sublimé par une liberté d’expression ; il en devient « tutufiant » !

Prix du public au 50ème festival OFF d’Avignon en 2015, « Tutu », est un spectacle original, captivant, joyeux, loufoque et divertissant à souhait aux plus de 20 000 spectateurs, conçu et chorégraphié avec maestria par Philippe Lafeuille. 1h30 de tableaux ubuesques magnifiquement portés par des danseurs comédiens de talent dont la technique et les performances maîtrisées parfaitement en font oublier que ce sont des hommes – Après plus de 400 représentations à travers l’Europe il ne reste que quelques jours pour aller les applaudir à Bobino dont ils sont à l’affiche jusqu’au 2 juin - Les jeudi et vendredi à 21h, le samedi à 16h et 21h, le dimanche à 17h - Réservations : www.bobino.fr - 01 43 27 24 24

Visuels : (C) Michel Cavalca et Didier Duval



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Gironde: Pair-non-Pair, l'énigme de la disparition de Neandertal et leur lieu de vie préservé, la version scientifique de Christian Tréguier

Actualités et CulturePosté par IMPACT EUROPEAN 03 juin, 2019 03:56:17
Gabriel MIHAI

Connaissez-vous la grotte préhistorique de Pair-non-Pair, toute proche de Blaye ? Discrète, l’une des plus anciennes du monde, elle témoigne des premiers pas artistiques de l’humanité. Les dessins qu’y ont laissés nos lointains ancêtres et leur lieu de vie préservé, insufflent une incroyable émotion.

Découverte à la fin du dix-neuvième siècle par François Daleau en 1881, la grotte de Pair-non-Pair se situe à la sortie de Prignac-et-Marcamps, l'un des plus anciens lieux préhistoriques avec des traces d’intimité de nos lointains ancêtres.

L'Homme de Néandertal, ou Néandertalien, est une espèce éteinte du genre Homo, qui a vécu en Europe, au Moyen-Orient et en Asie centrale, jusqu'à environ 30 000 ans avant notre ère, en remontant à environ 450 000 ans. Cet ancêtre partage avec Homo sapiens un ancêtre commun remontant à environ 660 000 ans. Les plus anciens Néandertaliens fossiles reconnus comme tels sont ceux de la Sima de los Huesos, datés de 430 000 ans.

Depuis sa découverte en 1856, son statut a varié : un temps considéré comme une sous-espèce d'Homo sapiens et nommé en conséquence Homo sapiens neanderthalensis, il est aujourd'hui considéré comme une espèce à part entière nommée Homo neanderthalensis.

Premier homme fossile identifié, contemporain d'Homo sapiens, l'Homme de Néandertal a longtemps pâti de jugements négatifs par rapport à l'Homme moderne. Les progrès de l'archéologie préhistorique depuis les années 1960 ont en fait révélé une espèce humaine d'un certain développement culturel. Il maitrisait différentes techniques avancées comme le collage au brai de bouleau, et certains vestiges fossiles datés de moins de 70 000 ans sont considérés comme des sépultures témoignant de rites funéraires.

De nombreux points restent encore à élucider, comme son ascendance précise ainsi que la date et les conditions de son extinction après plus de 400 000 ans d'existence. Les derniers vestiges fossiles ou archéologiques néandertaliens connus sont datés de moins de 30 000 ans, dans le sud de la péninsule Ibérique, en Crimée, et dans le Caucase. Toutefois, ces datations restent débattues au sein de la communauté scientifique.

C’est ce que tente de découvrir Christian Tréguier à travers une analyse détaillée et ludique qui nous emporte au coeur d’un monde oublié, dans les vestiges de notre passé commun.

En laissant s’exprimer les murs gravés par nos ancêtres, tentons de comprendre ce qu’était la vie de Sapiens, de Néanderthal et des animaux qui peuplaient alors ces contrées.

Christian Tréguier, "demande officiellement que cet essai qui apporte la réponse à l'énigme de la disparition de Neandertal soit considéré à l'instar d'un mémoire de thèse sur travaux et puisse lui valoir d'être invité en 2019 à soutenir sa thèse devant un jury.

Sous une butte boisée, sont conservées depuis plus de 30 000 ans des gravures d’animaux dont un cheval à tête retournée, toute première captation du mouvement en art. Femmes et hommes de la préhistoire, Neandertal comme Homo sapiens, y ont vécu. Des traces de son occupation régulière subsistent, une source ayant creusé un bassin dans la grotte.

Christian Tréguier, passionné par l’art préhistorique pense avoir mis à jour des interprétations d’œuvres d’une grotte en Gironde.

Christian Tréguier, ce technicien est passionné « depuis toujours » par l’art pariétal, dans un ouvrage qu’il définit comme un « mémoire de thèse », il explique ses recherches et trouvailles sur la grotte de Pair-non-Pair, située à Prignac-et-Marcamps, en Gironde.
Sa thèse, il souhaiterait la soutenir devant un jury en 2019. Sans parcours universitaire dans ce domaine, voilà qui pose quelque peu problème, mais une question se pose: comment en vient-on à écrire un livre sur un tel sujet ? « J’ai découvert un Néandertalien ».

"Le premier samedi de mars 2009, confortablement assis dans mon fauteuil, je feuilletais une revue que j’apprécie beaucoup pour la qualité de ses articles. Je veux parler de la revue Archéologia. Ce jour-là, il s’agissait du numéro 451."

À partir de cet instant, naît un grand intérêt pour le lieu; il n’aura de cesse de s’intéresser à la grotte de Pair-non-Pair, et d’une « découverte sensationnelle » qu’il a « la chance de faire directement » naît .

«À la page 12, s’étalait pleine page, un cliché pris par Monsieur et Madame Delluc, tous deux éminents préhistoriens qui m’en ont spontanément et gracieusement cédé les droits. Cette photographie nous montre la gravure emblématique de ce site : ce fameux Agnus dei... Un cheval appelé ainsi par son découvreur François Daleau, l’archéologue qui découvrit le site et le fouillait méticuleusement depuis 1881. Il lui trouvait quelques similitudes avec l’agneau Pascal qui orne l’un des chapiteaux d’une église proche du site.»

S’il n’avait jusqu’alors aucun doute quant à ses lectures sur l’art pariétal, ce n’est plus le cas. Il s’interroge, entre autres choses, sur une des représentations de la grotte : un cheval.
« J’ai des doutes parce que le cheval est mal lu. Il existe, mais sa tête n’est pas là. J’ai la chance de connaître les chevaux, c’est pour ça que cela m’a interpellé. Sinon, j’aurais accepté, comme tout le monde. »
Pendant neuf ans, il se prend au jeu et effectue, de chez lui, des « recherches assidues ». Ne pouvant réaliser des recherches sur site, il se repose sur deux photos données par Brigitte et Gilles Delluc, archéologues. Ces clichés, il les colorise pour souligner les éléments qu’il voit et appuyer son discours.
Il trouve alors une douzaine d’interprétations qu’il met par écrit. « J’ai peut-être l’œil, je ne sais pas. »

« Je m’aperçus en novembre 2009 que mon interprétation était erronée. L’étude personnelle minutieuse que je fis de cette gravure changeât ce pêcheur en valeureux guerrier de la toute première vague d’hommes modernes qui déferlaient inexorablement sur ce territoire néandertalien. Ce héros est ici, représenté accompagné de plusieurs camarades eux-mêmes porteurs de trophées posés sur leur couvre-chef... Cette gravure nous décrit un instant particulièrement horrible : celui où ces tueurs sanguinaires, enfin débarrassés de la défense adverse, ont localisé la cachette de la population sans défense et se ruent l’arme brandie, tout droit sur les femmes, enfants et vieillards néandertaliens... pour les massacrer ! Détail sordide : cette malheureuse population s’était réfugiée tout au fond d’une cavité, à l’endroit-même qui lui servait de cimetière. Les tueurs marchent allègrement au milieu des squelettes. »

«Voici la première tête trophée de la guirlande de victoire du principal héros de la gravure que j’ai découverte à Pair-non-Pair, grotte ornée de Gironde, France. Suspendue à l’épaule droite du héros de la gravure, elle est visible de profil droit. L’oreille droite semble manquante. A Pair-non-Pair en Gironde, France, quatre têtes néandertaliennes attachées par la chevelure sur la guirlande de victoire du redoutable héros de la superbe et horrible gravure qui avoue ostensiblement le massacre du clan de Pair-non-Pair. »

Une autre question intéressante pourrait être posée: Chaque tribu combattait-elle seule l’ennemi abhorré qui se trouvait en limite de son territoire ?

«J’en ai surligné les tracés intéressants. Vous voyez donc le tueur / héros en action. Deux têtes empaillées ornent son couvre-chef. Il pourrait bien y en avoir une ou deux autres. (dans cette grotte, une autre scène guerrière montre un guerrier Sapiens en train d’égorger une sentinelle Sapiens. Le tueur porte trois têtes empaillées posées joue contre joue au-dessus de sa tête. Sa victime ne porte qu’une jolie coiffure de plumes retombant en éventail du côté gauche... détail très intéressant : ces œuvres sont codées ! Elles sont orientées, l’une à 90°, (cas du massacre du clan néandertalien), l’autre, cas de l’élimination de la sentinelle Sapiens, à 180° de la normale. Ces œuvres étaient donc réservées à la vue de l’élite guerrière du clan.»

Christian Tréguier a été interpellé par l’une des gravures de la grotte de Pair-non-Pair, il a publié un roman : L’effroyable aveu aux éditions Persée, dans la collection "Les archives du temps". Son histoire est base autour d’une gravure, réalisée il y a quelque 35 000 ans, qu’il a découverte en 2009, en lisant une revue d’archéologie le numéro 451.

« Elle est disproportionnée. Le cou est trop long, les pattes arrières pas bonnes, la tête est plus celle d’un tricératops que d’un cheval. Ça m’a interpellé. »

En tournant la photo de la gravure, il y voit un homme. De là, il imagine le récit de la vie de Taram, « sa vie, ses chasses, ses guerres ».

Si son héros se prénomme Taram, c’est en référence à « Taramis, le dieu de la guerre des Celtes ». Dans son livre, Christian Tréguier romance la vie des différents personnages du clan et évoque « le massacre des derniers Néandartaliens. »

Christian Tréguier, donne à son héros, le mode de vie, les coutumes, l’armement de l’époque, l’habillement, la façon de se comporter avec les ennemis. « Le livre est dur », considère l’auteur qui justifie cette dureté en soulignant que « c’est la guerre ».

"Les premiers et les derniers, juste au nord de l'estuaire de la Gironde" paru chez éditions Amalthée et le roman historique intitulé "L'effroyable aveu" paru chez Persée, une réponse à l'énigme de la disparition de Neandertal d'où naît un grand intérêt pour le lieu. Cet essai donne à Pair-non-Pair une bonne douzaine d'oeuvres absolument magnifiques, sur la vie, ses chasses, ses guerres, le massacre des derniers Néandartaliens, découvert dans la vue de l'auteur dans sa version scientifique.


PHOTOS: Brigitte et Gilles Delluc

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ART Shopping Paris revient pour sa 24e édition au Carrousel du Louvre

Actualités et CulturePosté par IMPACT EUROPEAN 30 mai, 2019 18:36:35
Véronique PHITOUSSI

ART Shopping Paris, Le Salon international d’art contemporain a réunit des artistes et galeries au Carrousel du Louvre du 24 au 26 mai dernier. Pendant ces 3 jours d’exposition, le public a pu découvrir 1500 œuvres exposées de 400 artistes et de 24 galeries. Les visiteurs ont eu accès aux œuvres de 18 pays représentés, allant de la Peinture, Photographie, Sculpture, Art numérique et Street-art.

Art Shopping est avant tout un salon accessible, vivant, varié offrant une palette d’œuvres différentes pouvant intéresser les visiteurs et passionnés d’Art.

ART Shopping Paris est pour les artistes et galeries d’art contemporain un évènement incontournable. Toutes les tendances sont représentées. Les Galeries et artistes, plus nombreux

ART Shopping attire toujours un large public d’amateurs d’art et collectionneurs et ce depuis plus de 10 ans. Le public a pu profiter de performances d’artistes de Street Art pendant ces 3 jours. Le Docteur Bergman et Bojan étaient en pleine créativité le soir du vernissage.

La sculpture de femme de Florence Roy, de Muliardo FQD, est en résine et métal, ornée de feuilles de lierres teintées de différents rouges, dentelle noire, petits diamants, illuminée par ces 100 papillons mesurant 1.70m.

Les amateurs d’art et collectionneurs viennent compléter leur collection avec des œuvres d’art abordables, dans une ambiance conviviale caractéristique du Salon.



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La Radio du Livre Audio: La radio de l'avenir

Actualités et CulturePosté par IMPACT EUROPEAN 30 mai, 2019 00:55:08
Véronique YANG

Le livre-audio est une autre façon de lire, c'est ce qu'a voulu concrétiser Marc Ducros en le popularisant sur une nouvelle radio web: "La radio du livre audio".

Le livre audio s'adresse à divers catégories de lecteurs. Il peut aussi bien s'adresser aux personnes handicapées, aveugles ou mal voyantes qu'aux étudiants dans le cadre de leurs préparations d'examens ou encore aux analphabètes, il s'utilise aussi pour les loisirs. Il touche tous les secteurs, aussi bien la philosophie, la littérature classique et contemporaine,la jeunesse,l'histoire que la chanson et la musique, la poésie en passant par la politique... On le retrouve également dans les conférences, les débats ou les présentations; il ne remplace pas la lecture effective d'un ouvrage

La radio du livre audio a été créée dans le but de défendre le livre par l'audio et permet de lire quand on en est empêché sans oublier le plaisir de se faire raconter des histoires ; c'est aussi un moyen de s'informer, se distraire et se former. Chaque jour, des livres audio sont diffusés accompagnés d'interviews des auteurs ou des narrateurs. Les podcasts permettent de valoriser les livres par l'audio.

Gérant pendant une dizaine d'années des éditions Voolume, éditeur depuis 2005 de livres audio enregistrés en studio et lus par des acteurs professionnels et parfois par les auteurs eux-mêmes, Marc Ducros, loin de sa formation Physique-Chimie à Jussieu puis à l'ENSPM et à l'IFP Training, a créé sur le web en août 2018, "La- Radio- du- Livre- Audio" avec l'association "Ecouter pour Comprendre". Cette radio basée à Bordeaux, a pour but d'aider les gens à s'exprimer sur des sujets divers, réagir de façon inter-active en écoutant des exemples et demander des conseils, tout en s'appuyant sur un catalogue de plus de 200 titres et un programme 24h/24. Son ambition est de développer le livre audio et le livre par l'audio en France, pays qui a 10 ans de retard dans ce domaine. Grâce à une plateforme internet (radio et site), elle s'adresse à des auditeurs francophones partout dans le monde et est écoutée d'avantage à l'étranger qu'en France (300 personnes en France contre 400 à l'étranger (USA, Brésil, Mexique, Hong-Kong, Macao, Taiwan...), à l'exception de la Chine à cause de la censure mais qui pourtant est très friande de la culture et de la langue française.

A l'approche des épreuves du baccalauréat, la radio du livre propose un programme pour les futurs candidats à cet examen. Afin de préparer leur grand oral, la radio demande à ces derniers de leur envoyer un enregistrement qui sera examiné puis expliquera comment l'améliorer. Le candidat a droit a 3 essais gratuits réservés au Français et à l'Anglais ou à d'autres langues étrangères dont l'Italien et l'Espagnol en particulier.

Le programme de la radio se déroule sur une dizaine de jours .Chaque jour est consacré à une discipline différente (roman, nouvelle, document, religion, histoire...) et un jour est consacré à la nouveauté. La première d'entre elles a été la relation avec les élections européennes: "L'Europe face à son avenir" d'Eric Coelenbier jusqu'à la mi-mai, en général le jeudi.

A l'occasion du dernier salon du livre, un sondage a révélé la confirmation de la tendance forte du livre audio dans les pratiques culturelles des Français. Il en ressort que 16 % des Français ont écouté un livre audio cette année contre 8% en 2017. De plus, 37% des répondants affirment avoir écouté des podcasts. L’écoute de livres audio repose sur 2 motivations : 58 % pour se relaxer et 35 % pour se cultiver tout en exerçant une autre activité, ils s'écoutent au lit avant de s’endormir (39 %), en faisant des activités manuelles (25%) et en voiture durant les transports (22%) et sur des objets connectés (9%). Les 5 genres préférés sont les romans (46%), les thriller (35,2%), des livres de développement personnel (23%), de sciences humaines (22%) et des livres érotiques (13 %).

En ce qui concerne les utilisateurs, 57% sont des hommes et 43% des femmes ; la moyenne d’âge de ces est de 38 ans avec un pic à 27% pour ceux compris entre 26 et 35 ans). on assiste à un rajeunissement du profil des auditeurs. 58% des Français qui écoutent des podcasts sont des hommes et 42% sont des femmes (la moyenne d’âge de ces auditeurs est de 40 ans avec un pic à 23% pour ceux compris entre 36 et 45 ans).

Chaque année depuis 2013, le"Grand Prix du Livre Audio" récompense des livres audio en langue française. Le jury composé de 10 professionnels concernés par le livre sous toutes ses formes remet un Grand Prix "Plume d'or" et un prix pour chaque catégorie. "Le Prix du Public" est décerné grâce aux votes des internautes sur le site "La Plume de Paon"qui doivent choisir le lauréat dans 4 catégories (classique, contemporain, jeunesse et documents. "Le Prix des Lycéens" récompense le lauréat après 6 mois d'écoute, de débats et de rencontre d'une journée avec les lauréats. Cette année, la manifestation s'adresse à des lycéens alsaciens choisis en concertation



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Candice Kayne : « Ma voix, c’est mon âme »

Actualités et CulturePosté par IMPACT EUROPEAN 28 mai, 2019 20:08:45
Daphé VICTOR


Sa vocation a toujours été celle de chanter. Depuis toute petite, Candice Kayne le sait. C’est comme un appel auquel il lui faut à tout prix répondre. Déterminée plus que jamais, elle va suivre la voie qui s’est imposée à elle. Et de la voix, autant grave que haute, elle en a. Candice est une auteure-interprète à l’univers bien défini et à la tête bien faite. À l’occasion de la sortie de « Rien ne retient les torrents », premier extrait de son album en préparation, rencontre avec une mélancolique poétesse.

Impact European : Vous avez 13 ans, quand vous découvrez votre voix. Qu’est-ce qui vous a donné envie de chanter ?

Candice Kayne : L’opéra rock « Starmania ». Je me suis attachée aux personnages, connaissais toutes les chansons que j’aimais reprendre devant ma famille.

IE : C’est votre grand-père qui aurait décelé la graine de talent qui germait en vous…

CK : En effet. Il était le grand sage que tout le monde écoutait. Quand il m’a entendu chanter « Monopolis », l’évidence lui est apparue et c’est devenu la mienne. Je me suis battue, car ma mère n’était pas de cet avis.

IE : La musique c’est le poumon de votre vie ?

CK : C’est exactement ça. Pendant une période, j’ai dû tout arrêter, pensant que mon chemin était au final tout autre. Alors, je me suis mariée et j’ai fait trois enfants. Mais pendant tout ce temps, j’étais en apnée. À plusieurs reprises, j’ai fait des crises d’angoisse. Personne ne me comprenait, d’autant que médicalement, tout allait très bien. En fait, inconsciemment, je souffrais de ne plus chanter et ça m’atteignait physiquement. C’est Patricia Samuel ancienne coach de Lara Fabian, qui m’en a fait prendre conscience. Ses mots ont fait écho à tout ce que je ressentais depuis toutes petite. L’entendre me dire « tu es un chanteuse » m’a réveillée et révélée.

IE : Que représente le fait d’être sur scène ?

CK : C’est un moment de grâce. Aujourd’hui, je trouve qu’on banalise la scène un peu trop. On y monte comme on va faire ses courses, alors que c’est un endroit magique et privilégié. Quand je m’y trouve, il n’y a plus rien autours. Plus rien ne peut m’atteindre.

IE : Vous co-écrivez les textes de vos chansons avec l’un des plus célèbres paroliers, Claude Lemesle. Cette confiance témoignée est-elle une conviction quant à votre potentiel ?

CK : Chaque personne qui croit en moi vient rajouter une pierre à mon édifice de confiance en moi. Donc oui, le témoignage des autres m’aide et me conforte dans mon choix pris, mais j’ai encore un travail sur moi à faire et de l’expérience à acquérir pour avoir un regard et du recul sur mon potentiel.

IE : Qui sont vos modèles ?

CK : Piaf, Brel, Barbara pour leurs textes bien sûr, mais surtout pour leur façon d’être restés eux-mêmes. Ils ont su s’imposer comme ils étaient, sans aucun formatage, sans aucun masque. Dans les actuels, il y a Lara Fabian qui est l’une de mes plus grandes références, Isabelle Boulay et Natasha St-Pier, toutes des chanteuses à voix qui m’ont inspirée.

IE : Est-ce que cela a été le cas de Jocelyne Esther Journo ?

CK : Tout à fait. C’était la cousine germaine de ma mère. Elle était chanteuse. Elle s'est inscrite dans le mouvement yéyé des années 1960 avec plusieurs titres qui ont eu du succès. Malheureusement, elle a disparu en pleine gloire. Il est évident que j’ai son ADN en moi. J’en ai hérité.

IE : Chanter, c’est avoir de la technique ou c’est une performance ?

Bien sûr c’est de la technique, mais ça ne me suffit pas. Pour moi, chanter c’est avant tout interpréter.

IE : Vous avez participé à des concours. Qu’est-ce que cela vous a apporté ?

CK : Sincèrement, pas grand-chose à l’exception d’un peu d’assurance. Confronter et comparer un artiste à un autre quand les âges, les styles et les univers sont différents me semble bizarre. C’est une expérience que je ne regrette pas, mais ce n’est pas elle qui m’a fait grandir et devenir celle que je suis.

IE : Qui vous l’a permis alors ?

CK : Les gens avec lesquels j’ai noué de sincères et solides affinités. Depuis deux ans, ces belles rencontres m’ont permis d’y croire et m’ont transformée. Mon travail et ma détermination ont sans doute fait le reste.

IE : Selon vous, participer à un télé-crochet est l’étape inéducable pour se faire apprécier et connaître aujourd’hui ?

CK : Non. Je pense qu’il y a d’autres solutions. Il est certain que si je dois en passer par là, je le ferai. Mais je préfère pour le moment franchir d’autres portes et me présenter au public en étant déjà accomplie. Du moins, j’essaie. C’est pour cela que je viens de m’entourer d’une équipe.

IE : Aussi, il faut faire la différence. Qu’est-ce qu’il faut pour la faire ?

CK : Avoir du timbre et une signature vocale. Mais un artiste ce n’est pas que la voix. Sa force est de se faire aimer au-delà de sa chanson et de son physique.

Justement, avez-vous conscience de la particularité de votre voix ?

CK : Je mentirais si je vous disais non. Ma particularité vient surtout des messages que je transmets à travers mes chansons, de ce besoin de partager, de cet amour qui bouillonne en moi. Ma voix n’en est que le vecteur.

IE : Comment la décrieriez-vous ?

CK : Ma voix, c’est mon âme. Elle est le réceptacle de tout ce qui se passe dans ma vie. Son ton grave et suave n’est que le reflet de mes blessures accumulées.

IE : En parlant de voix, vous appréciez Lara Fabian. Qu’est-ce qui vous séduit en elle ?

CK : J’ai eu un coup de foudre artiste et humain pour elle. C’était lors de sa première nomination aux Victoires de la Musique. J’étais devant la télévision. Je la découvrais. En l’écoutant chanter une larme à couler naturellement sur ma joue sans que je la contrôle. Je ne peux l’expliquer, j’ai su à ce moment-là que ma vie ne serait plus la même. Lara est cette « flamme jumelle », celle qui me fait écho. Et tampis si l’on ne me comprend pas.

IE : D’où le titre « Deux voix, deux cœurs », qui a été écrit en pensant à elle.

CK : Exactement. Conjuguer ma voix à celle de Lara Fabien serait le graal suprême. La mélodie de la chanson était composée lorsque l’on m’a demandé d’en écrire le texte pour lui présenter. Poser les mots n’a pas été simple. Ça a été un travail compliqué et différent, car il fallait faire parler deux personnes, qui se répondent. Avec Claude Lemesle, nous avons imaginé deux femmes, une accomplie en la personne de Lara qui prendrait sous son aile, telle une sœur le ferait, une jeune artiste comme moi et qui la guiderait.

IE : La chanson parle de deux femmes, qui peuvent être des sœurs, des amies, des amantes… Au-delà du message d’amour, est-ce aussi celui de la tolérance ?

CK : Cette chanson peut avoir différentes lectures, différentes interprétations. J’y vois d’avantage celle de deux sœurs. Il n’est pas question pour moi de sexualité, mais d’amour au sens universel. Mais en effet, prônant le respect de l’amour, quelle que soit sa forme, on peut y voir deux femmes qui se sont reconnues et qui, au-delà de leur amitié unie et forte, sont chacune l’alter ego de l’autre.

IE : Parlez-nous de votre premier single « Rien ne retient les torrents ».

CK : En écoutant la mélodie, j’ai ressenti quelque chose qui courait et qu’on ne pouvait arrêter. Ça m’a inspiré le temps qui passe. Je viens de dépasser la trentaine, l’adolescence du monde adulte. Arrivée à une période charnière, je sens le temps peser un peu plus qu’avant. Même si c’est une dimension que l’on ne contrôle pas, il ne faut pas en avoir peur. Quand on aime, lorsque l’on est entouré, on peut le laisser couler tranquillement. C’est un allié qui nous permet de grandir, d’apprendre et de transmettre.

IE : Votre style est plutôt pop-rock ?

CK : J’ai ce côté-là, comme celui du lyrique par mes notes hautes. Mais c’est en piano voix que je me sens plus à l’aise. Ma tessiture s’exprime mieux, l’émotion ainsi que la force des mots prennent davantage sens et place.

IE : Vous êtes d’origine tunisienne. Ce métissage culturel a-t-il construit la femme que vous êtes aujourd’hui ?

CK : Certes, j’ai été bercée dans la tradition tunisienne, mais c’est juste une petite partie de moi dont je suis imprégnée. Je suis et veut être considérée comme une femme du monde.

IE : Vous avez 35 ans et êtes mère de trois enfants. Comment arrivez-vous à concilier votre vie d’artiste ?

CK : Devenir mère et être chanteuses sont les deux choses que je souhaitais. Je les vis sans m’interroger. Tout est question d’organisation et d’amour, au bon rythme.

IE : Quelle mère êtes-vous ?

CK : Je suis une mère assez cool qui n’aime pas les interdits, car ce sont eux qui créent l’envie. Je laisse mes enfants s’exprimer dans tout ce qu’ils ont envie d’être, sans toutefois qu’ils empiètent sur les autres.

IE : Alors pourquoi leur demander « pardon » ?

CK : Ce titre m’est venu avant l’arrivée de mon premier enfant. Il évoque la destruction de la planète, toutes les peurs qui nous tenaillent face à l’avenir. Malgré ce monde fragile qui nous fait peur, nous choisissons de donner la vie. J’ai alors ressenti le besoin de demander pardon à mon enfant pour toutes les difficultés qu’il allait devoir subir et vivre, malgré lui et à cause d’autres.

IE : Comment vous imaginez-vous dans quelques années ?

CK : Sur la scène de l‘Olympia, avec mon nom en lettres rouges qui brilleraient sur le sol mouillé de l’avenue des Capucines, en train de partager ce moment magique avec le public

IE : Quelle est votre plus grande fierté ?

CK : Mes enfants, mais aussi celle d’avoir réussi à dire à mes parents « ça suffit, maintenant je vais devenir qui je suis. Vos peurs, gardez-les pour vous ! ».

IE : Quels sont vos projets ?

CK : Le premier est de terminer l’album. Six titres sont faits et quatre sont en cours de finalisation. Idéalement, je souhaiterais encore ajouter trois ou quatre chansons pour que l’opus soit complet. Ensuite, c’est faire de la scène, d’avoir cette vraie rencontre physique avec le public, chose que je vais réaliser le 6 juillet prochain à Montauroux (83). Je vais y donner un grand spectacle du nom de l’album « Entrez dans ma folie ». Puis fin septembre, à « La Comédie de Paris », je vais faire un show case pour faire découvrir mon univers aux médias et aux professionnels.

IE : Que peut-on vous souhaiter ?

CK : De réaliser tous ces rêves, d’être heureuse et d’apporter du bonheur aux gens qui m’entourent et m’entoureront bientôt.

Visuels : (C) DR



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A la découverte de "l'Académie des Passions" à l'Abbaye de Royaumont

Actualités et CulturePosté par IMPACT EUROPEAN 27 mai, 2019 16:30:58
Véronique YANG

Muriel Hermine a présenté samedi 24 mai le bilan de la 10 première année de son programme "L'Académie des Passions" soutenu par son association "J'ai un rêve" créée en 2003.

C'est sous un beau soleil, dans le cadre idyllique de l'Abbaye de Royaumont (95) que s'est déroulée cette présentation en partenariat avec la Fondation ENGIE représentée par sa directrice Mme Florence Cottin en présence du préfet délégué pour l’égalité des chances dans le Val d’Oise (95), Mr Sébastien Jallet et 80 participants et invités. Ce fut l'occasion de découvrir des ateliers techniques et sportifs.

L'Abbaye de Royaumont a été fondée en 1228 par Louis IX, futur Saint Louis, qui aimait s'y retirer et avec le soutien de sa mère Blanche de Castille. Dès 1246, elle se dotait d’un "studium theologiae" ( centre d'études de théologie) confié au dominicain, Vincent de Beauvais, aussi précepteur des enfants royaux. Après après avoir été monastère, usine textile, village et noviciat, l’abbaye sera pérennisée au cours du XXe siècle (en 1964) et deviendra la Fondation Royaumont (Goüin-Lang) pour le progrès des Sciences de l’Homme sous forme un lieu de rencontre et d’échanges pour intellectuels et artistes français et étrangers, dans le domaine des sciences humaines et de la musique avant de s’imposer comme lieu de recherche, de formation et de production artistiques internationalement reconnu.

"L'Académie des Passions" est un programme d'accompagnement élaboré pour aider des jeunes en amont de leur orientation professionnelle et leur permettre de retrouver la confiance en eux, développer leurs talents et apprendre à mieux communiquer, enfin trouver leur chemin professionnel quand ils ne savent pas encore vers quel secteur d’activité se diriger.

Il s'adresse à des jeunes âgés entre 16 et 25 ans issus de QPV (quartiers prioritaires de la politique de la ville) et de zones rurales ou inscrits en structures d’insertion ou identifiés comme demandeurs d’emploi ou encore jeunes migrants, sur le chemin de l'emploi et s'effectue dans le cadre d'une formation de 80 heures basée sur le sport ou structuration de l'individu (pour la rigueur, le courage, la discipline et le respect), la culture et les arts avec le chant, la danse, le théâtre, les arts plastiques et les jeux de clown pour gérer les émotions (pour la prise de parole en public et le développement de la créativité) , les nouvelles technologies avec le digital (accès au e-learning, tests de personnalité, accompagnement personnalisé) et le coaching mental individuel ou en équipe.

Le partenariat avec l'hypermarché Cora de Garges- lès- Gonesses (95) permet un accompagnement gratuit des élèves. Depuis sa création, une soixantaine de jeunes ont suivi la formation dont les critères d'entrée sont: volontariat, motivation, désir d’apprendre et réelle envie de s’en sortir.

Depuis sa reconversion après la natation synchronisée où elle avait été championne du monde, Muriel Hermine a changé de cap en devenant conférencière puis formatrice dans le but de financer son association "J'ai un Rêve" créée en Afrique (Mali, Mauritanie, Sénégal) en 2003. Ayant compris que l'accompagnement des personnes qu'elle coachait devait être général, elle décide de passer un master en coaching. Grâce à son association "J'ai un rêve" et son travail avec des jeunes qu'elle côtoie depuis plus de 15 ans, elle décide de créer "l'Académie des Passions", se retrouvant un peu dans chacun d'eux, ayant eu le même parcours. Cette passion pour le sport lui a permis de révéler ses talents, n'ayant à la base qu'un brevet des collèges obtenu grâce à ses performances sportives.

Le travail de l'école est axé sur l’estime et confiance en soi, l’identification et le développement de ses talents naturels, l'avoir-être et l'interaction avec les autres, la communication verbale et non verbale, le dialogue, l'amélioration de son autonomie, la responsabilisation de la prise de décision et le choix en pleine conscience de sa voie professionnelle. Il s'agit d'une seconde naissance, d'un accompagnement de ceux qui sont sans formation ni qualification suite à un échec scolaire relatif à des fragilités et la peur de la réalité. En regardant à l'intérieur d'eux- mêmes, ils découvrent ainsi des formes d'intelligence (corporelle, émotionnelle, musicale ou intemporelle..) et des talents naturels qu'ils ne soupçonnaient pas. Le programme gratuit pour les jeunes se décompose en 3 temps: Une conférence de 2h, une Team building (méthode apparue en 1980 dont l'objectif est le resserrement des liens entre les membres d'une équipe) de 3 jours et une formation de 2 semaines.

Une équipe pédagogique de 21 personnes autour de la créatrice du concept est à l'écoute des jeunes; les contenus des formations sont conçus par Muriel Hermine qui anime aussi les conférences et des team building, Karine Rebeyrolle (ex DRH à Disneyland Paris) et Odile Jacotin-Legras (Consultante en Stratégies d’Apprentissage et Pédagogies Innovantes chez C2ER); les Team building sont animés par Karine Rebeyrolle, Xavier Dutheil (coach et thérapeute spécialiste en communication), Malika Le Moal (chanteuse d’Opéra), des éducateurs sportifs de la Ville de Garges-lès-Gonesse (Guillaume Langlois, Michel Reynier, Maxime Langlois, Méline Gunotesope, Ness Habeddine); les formations sont animées par l’équipe des team building complétée par des coachs professionnels (Hulwenn Lucas, Stéphane Jonik, Brigitte Fliecx et Muriel Hermine); des intervenants professionnels extérieurs issus du mécénat de compétences complètent l'équipe: Jérôme Laplanche (concessionnaire Volkwagen), Guillaume Lascourèges (Groupe Clarins), Sabine Haltebourg (Véolia), Didier Pelthier (Véolia), Amal Dadolle (journaliste blogueuse) ainsi que des formateurs professionnels: Pascale Buissonnet-Lefèbvre (ex directrice de l’E2C des Yvelines) et Sophie O’Brien (étudiante en licence d’art).

Depuis le début de l'année 2019, 3 promotions (4-5-6) de 12 jeunes, composées chacune d'une conférence de 2h dans les bureaux de l'hypermarché Cora Garges, d'un Team building de 3 jours en immersion au Village Nature Paris de Bailly Romainvilliers ( ateliers sportifs, etc...) et de 2 semaines de formation, tous les jours du matin au soir, dans les locaux de Cora Garges ont été réalisées jusqu'à ce jour, la dernière (N°6) vient de s'achever le 25 mai.

Les résultats des 11 derniers mois du programme "Académie des Passions" ont été présentés à l'Abbaye de Royaumont, devant 80 invités dont le chanteur et rappeur Yannick, n°1 des ventes durant l'été 2 000 avec son titre "Cette année là", l'entrepreneur de produits de luxe David Zienkiewicz, des sportifs comme Alain Zankifo, ex-champion du monde de boxe française et de kick boxing, , entraîneur et éducateur sportif, formateur et encadreur technique à la FFB; Charlie Koissi, entraîneur et chorégraphe de combats d'arts martiaux. Ils montrent que:

-63 jeunes en ont bénéficié et les chiffres parlent d'eux-mêmes :
-67% jugent que la formation les a aidés à trouver leur voie professionnelle
-83% se sentent plus forts pour avancer dans leur projet professionnel
-94% se déclarent très satisfaits de la qualité de la formation
-100% encouragent leurs amis à y participer.

En résumé, "l'Académie des passions est une offre d’accompagnement innovante par le biais du sport et de ses valeurs, des moyens et des méthodes pédagogiques différentiées (blending learning,…), c'est sortir les jeunes de l’assistanat, les responsabiliser dans leurs choix et leurs décisions et éviter l’orientation par défaut. Après cette première expérience réussie, l'Académie s'agrandit, on la retrouvera dès septembre prochain dans la région Centre-Val de Loire à Tours, Orléans et plusieurs autres villes en partenariat avec la Préfecture, la Chambre de Métier et de l'Artisanat, le groupe Hervé Thermique, l'Agrocampus de Fondettes, et tous les partenaires qui sont en train de la rejoindre, sans oublier la presse....Une dynamique forte pour les jeunes en recherche d'emploi, mais aussi en recherche d'eux-mêmes. Tous les rêves sont possibles, même les plus fous.





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Dans l’antre de la folie

Actualités et CulturePosté par IMPACT EUROPEAN 23 mai, 2019 19:19:19
Daphné VICTOR


Il était une fois Salvador Dali. Il était une fois Gala. Il était une fois l’histoire de leur coup de foudre ; la rencontre surréaliste de deux êtres fous et torturés qui, à travers un jeu de miroir, vont être connectés par leurs âmes kidnappées. D’un côté Dali, le génie philosophe volubile, le maître de la création, qui peint ses songes dopés aux pilules pour mieux les posséder et piéger sa conscience, obsédé par une seule chose : trouver son amoureuse pour la peindre.

De l’autre, Gala, épouse hystérique à la violence verbale de Paul Éluard, enfermée dans un établissement psychiatrique à la suite de l’assassinat de ses parents.

Leur dénominateur commun ? L’évasion démesurée par l’imaginaire. Où sont les limites de leur folie rêveuse ? Quand devient-elle réalité ? Entre désir, haine, déchirement, révolte, conscience et illusion mentale, l’ambiguïté paranormale s’invite dans ce jeu de télépathie et de divagation, où le rêve est roi et où la démence mène la danse de la création.

« Galatée ou la rencontre surréaliste de Dali & Gala », une folle fiction amoureuse kafkaïenne et psychédélique sur fond de poésie, écrite et mise scène par Mathilde Aurier ; une première pièce à l’angle quelque peu déstabilisant pour cette auteure, transcendée par l’interprétation magistrale tant elle est « possédée » et chargée de sensibilité captivante et poignante de Baptiste Carrion-Weiss dans le rôle de Salvador Dali – Avec Eva Ramos (Gala), Lola Blanchard (Maria, la sœur de Dali)), Théo Delezenne (Paulo alias Paul Éluard – Du mardi au samedi au Théâtre de la Contrescarpe (Paris Vème) jusqu’au 28 juin à 21h30 – Tarifs : de 10 à 32 euros - Réservations : 01 42 01 81 88 – www.theatredelacontrescarpe.fr

Visuels : (C) Fabienne Rappeneau



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Plaque commémorative et concert d'hommage pour les 95 ans de Charles Aznavour

Actualités et CulturePosté par IMPACT EUROPEAN 22 mai, 2019 14:15:32
Véronique YANG


Une plaque commémorative a été dévoilée mardi 21 mai au 36 rue Monsieur le Prince (75006), lieu où vécu Charles Aznavour lorsqu'il était enfant.

La famille de l'artiste dont ses enfants, Katia, Mischa, Nicolas et sa femme Kristina ainsi que sa soeur Aida étaient rassemblés autour de la Maire de Paris, Anne Hidalgo et de ses adjoints présents dont Christophe Girard en charge de la culture, Patrick Klugman aux relations internationales et la francophonie, Frédéric Hocquart en charge de la nuit et de l'économie et la diversité culturelle; du Maire du 6ème arrondissement, Jean-Pierre Lecoq; de l'ambassadrice d'Arménie, S.E. Madame Hasmik Tolmajian; de l’ambassadeur à l’Unesco Christian Ter Stepanian; des co-présidents du CCAF, Ara Toranian et Mourad Papazian ainsi que de nombreux amis tels son pianiste Erik Berchot, Michel Drucker, ému aux larmes, Dany Brillant, Grand Corps Malade, les artistes Jacky Nercessian et Serge Avédikian..

Le premier à prendre la parole fut la Maire du 6ème qui a cité les paroles du titre "Autobiographie" pour décrire les premiers pas dans la vie de Charles Aznavour: "J’ai ouvert les yeux sur un meublé triste Rue Monsieur Le Prince au Quartier Latin Dans un milieu de chanteurs et d’artistes Qu’avaient un passé, pas de lendemain Des gens merveilleux un peu fantaisistes Qui parlaient le russe et puis l’arménien".Ce même titre fut repris à la fin".

Le pianiste Erik Berchot s'est ensuite exprimé, faisant revivre ses souvenirs avec le chanteur tout en soulignant son exigence du détail dans la vie et le travail et rappelant qu'il n'avait jamais oublié son pays et ses origines.

Ce fut ensuite l'intervention de Nicolas Aznavour, fils cadet du défunt interprète de "La Bohème" mais aussi CEO de la fondation" Aznavour pour l'Arménie" créée par son père au lendemain du tremblement de terre qui a frappé le nord de l’Arménie le 7 décembre 1988, tuant des dizaines de milliers de personnes et laissant des centaines de milliers de sans-abris. Grâce à ses actions humanitaires,plusieurs programmes de charité (éducatifs, sociaux et culturels) ont été implantés en Arménie depuis 30 ans.

Avant de dévoiler la plaque, Anne Hidalgo a prononcé un discours dans lequel elle a relaté avec émotion la vie de"ce poète, ce génie", ajoutant que Paris lui "devait tous les honneurs... et qu'il état une invitation à croire en ses rêves si on s’en donne les moyens "....

Le soir à 17h, sur le parvis de l'Hôtel de Ville, un hommage musical international organisé de 17h à 21h par la Fondation Aznavour a été rendu à Charles Aznavour qui aurait eu 95 ans le 22 mai. En première partie, un piano a joué 6 morceaux d'Aznavour: "Je m'voyais déjà; "les Comédiens"; "la Bohème"; "Emmenez-moi"; "La Mamma"; "Mes Emmerdes". La chorale des agents de l'Hôtel de Ville a ensuite chanté "Emmenez-moi" et "La Bohème". En dernière partie, un hommage musical a été rendu par 4 artistes: le pianiste et fidèle compagnon Erik Berchot, Joana Mendil, André Manoukian et Essai Altounian.

Cette inauguration a marqué le lancement d'une longue campagne dédiée à la préservation de l'héritage culturel et humanitaire dans le monde entier.



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Les Stars 80 ont allumé le Stade de France avec leurs palmarès

Actualités et CulturePosté par IMPACT EUROPEAN 22 mai, 2019 02:32:54
Gabriel MIHAI

Un concert géant donné le 18 mai 2019 au Stade de France, des artistes tels que: Jean-Luc Lahaye, Sabrina, Patrick Hernandez, Jean Schultheis, Jean-Pierre Mader, Julie Pietri, Cookie Dingler, Phil Barney, Début de Soirée, Plastic Bertrand, Richard Sanderson, Larusso, Emile et Image, Pauline Ester, Jeanne Mas, Thierry Pastor, Joniece Jamison et Léopold Nord et Vous ... etc. ont allumé le Stade avec leurs hits.

Depuis 2008, Stars80 et sa troupe composée d'artistes phares des années 1980, 5 millions de spectateurs, 120 dates par an et 20 chanteurs sur scène, sillonne la France pour vivre chaque année depuis plus de 11 ans cette aventure exceptionnelle.

"Stars 80" est devenu une marque culte et un rendez-vous incontournable pour tous les amateurs et nostalgiques des années 80, pour vivre et revivre la musique au présent, rencontrer leurs idoles en chair et en os et revivre les années de jeunesse.


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"Le Canal de Panama d'hier à aujourd'hui", sujet d'une table-ronde au Cercle France-Amériques

Actualités et CulturePosté par IMPACT EUROPEAN 20 mai, 2019 15:53:31
Gérard CROSSAY

Fondé en 1909, le Cercle France-Amériques oeuvre au développement des relations entre la France et les Nations américaines.

A cet effet, sont organisées des manifestations d’ordre culturel, économique et social susceptibles de faire mieux connaitre les Amériques en France et la France dans les Amériques.

En février dernier, une conférence sur le Canal de Panama a réuni Son Excellence Monsieur José Alberto Fabrega Roux, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Panama en France, Vincent Beaufils, Directeur de la rédaction de Challenges, Ana Giros Calpe, Directrice Générale de Suez-Amérique latine, Thierry Chambolle, Président de l'Association-Fondation du Souvenir de Ferdinand de Lesseps et du Canal de Suez, Sebastiàn Nieto Parra, Chef de l'Unité de l'Amérique latine et des Caraïbes et Arnaud Ramière de Fortanier, Conservateur général honoraire du Patrimoine, Inspecteur général honoraire des Archives de France.

L'épopée de la construction de ce canal, ouvrage colossal réalisé à la fin du 19ème siècle, commence dès 1876. Un syndicat est créé pour des études visant à construire un passage maritime entre Océan Pacifique et Océan Atlantique sur la mince bande de terre de l'Isthme de "Colombie".
En 1590 on écrivait : "Ce serait noyer la terre, une mer étant plus basse que l’autre".

L’idée du canal restera en suspens jusqu'à ce que l'ingénieur Ferdinand de Lesseps présente son projet de percement du Canal de Panama.

Jusqu'alors, un chemin de fer construit en 1855 reliait les deux océans. Chef-d'œuvre d'ingénierie de son temps, il a transporté le plus gros volume de fret que n'importe quelle autre voie ferrée dans le monde et a été un facteur clé dans la sélection de Panama comme lieu du canal.

En 1879, un Congrès international est convoqué à Paris, organisé par la Société de Géographie, avec les meilleurs ingénieurs de 26 pays, dont Gustave Eiffel et Adolphe Godin de Lepinay.
Ferdinand de Lesseps, auréolé du succès du Canal de Suez en est le président. Il veut un canal à niveau. Godin de Lepinay, ingénieur des Ponts et Chaussées, juge ce projet irréalisable car trop coûteux et estime indispensable une série d'écluses. Ferdinand de Lesseps se ralliera finalement à cette solution 6 ans après le début des travaux, engagés en 1881. C'est Eiffel qui concevra les 10 écluses.

La Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama est créée. En 1880, l'émission d'actions est un succès. Mais, le budget ayant été sous-estimé, les actions chutent en Bourse. Diverses malversations financières, ainsi que le retrait des banques, entraînent la banqueroute de la Compagnie de Panama.


Ce sera le plus grand scandale financier du XIXe siècle en France.

Cependant les travaux avancent, malgré l'opposition des Etats-Unis qui voulaient un tracé par le Nicaragua et les pertes humaines considérables - plus de 5000 décès chez les travailleurs par paludisme, dysenterie, fièvre jaune.

Une nouvelle compagnie, la Compagnie nouvelle du canal de Panama voit le jour.
Après une saga politico-financière entre les États-Unis, la Colombie et le Panama, elle finit par passer sous le contrôle des Etats-Unis. Le Protectorat du Panama est institué, assurant la sécurité militaire du Canal.

L'éradication de la malaria et l'utilisation d'équipements plus modernes permettent finalement au projet d'aboutir.

Les travaux s’achèvent en 1914 et le président panaméen, Martin Torrijos, accompagné des officiels américains, inaugure le canal qui, dès son ouverture, verra son trafic croître de façon exceptionnelle, permettant le développement sans cesse grandissant de la région.

En 1999, Le Panama obtient la souveraineté totale sur la zone du canal et peut ainsi obtenir une part consistante des bénéfices induits : 30 milliards de dollars en 18 ans, une croissance de 6% par an, un facteur clé du développement du pays qui le hisse au niveau du Chili ou de l'Uruguay.

Le Canal a depuis été élargi. 5 milliards d'euros ont été investis, les travaux ont duré 9 ans et se sont achevés en 2016.


Plus de 70 chefs d'Etat ont assisté à la cérémonie d'ouverture, dont le Président chinois Xi Jinping.

Une nouvelle route a été créée le long du Canal avec un nouvel ensemble d'écluses, l'excavation de nouveaux canaux d'arrivée et l'élargissement des canaux existants, triplant la capacité de cetteinfrastructure, vieille de 105 ans.


Désormais, peuvent passer des bateaux contenant jusqu'à 14.000 conteneurs, de 49 mètres de large et 366 mètres de long.

5% du commerce maritime mondial transitent par le Canal de Panama, avec les Etats-Unis et la Chine comme principaux clients.

Panama, la capitale de la République du Panama, de par sa position géographique stratégique, est devenue un hub et un centre financier majeur.

Le canal, associé à des activités logistiques et bancaires annexes, rapporte 45% du PIB du pays.

Les enjeux futurs sont la diversification de l'économie avec l'exploitation du cuivre et la création de structures off-shore d'une part, la lutte contre le blanchiment et l'élargissement de la base de l'impôt d'autre part.




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La dolce vita de Lydia Martinico

Actualités et CulturePosté par IMPACT EUROPEAN 20 mai, 2019 15:38:45
Daphné VICTOR


Une escapade franco-italienne, ça vous dit ? C’est ce que vous propose Lydia Martinico dans son nouvel opus « Al dente » ; un album touchant et envoutant dans lequel elle se dévoile.

Récompensée par la SACEM de la médaille de « compositrice » et honorée du prix « Mia Martini » avec son single « Male », l’auteure-compositrice-interprète aux origines transalpines, revient plus rayonnante que jamais après un éloignement forcé. « Al dente » n’en est que le miroir aux reflets sensibles et sensuels.

Portés par des sons pop aux accents romantico-rock, l’ex-claviériste et auteure talentueuse d’Henri Salvador, nous emmène avec sa voix veloutée et puissante dans un voyage musical sentimental mariant la langue de Molière à celle de Léonard de Vinci. La plus italienne des parisiennes y parle d’amour envolé ("Je t'attends", "Cancellare" et "Male") de foi ("Besoin de croire" et "Padre"), d’écologie et de l’absurdité humaine ("Le jardinier"), d’amitiés ("A quelli che") et d’engouement sentimental ("Non avrei" et "Mai Paura") ; des thématiques qu’elle fait résonner de façon mélodieuse à la sauce italienne. Et nous, on en redemande !

"Al Dente" écrit et composé par Lydia Martinico, réalisé par Dominique Bertram et Thierry Chauvet - Disponible en téléchargement légal, réédité en album physique à la rentrée.

Lydia Martinico sera en concert au Réservoir (Paris XIème) en septembre à 20h30 – Entrée libre – Bar ouvert à tous – Dîner sur réservation au 01 43 56 39 60

Visuels : (C) DR



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