JOURNAL IMPACT EUROPEAN

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L'humour: 800.000 canards abattus... un assassinat politique?

ActualitésPosté par IMPACT EUROPEAN 04 mars, 2017 18:17:49
GÉRARD CROSSAY


Un climat de quasi-guerre civile s'est installé dans le pays.

Sous la plume de juristes de haut vol, tels André Decocq et Jean-Luc Alhouette, dans un article au vitriol publié dans le Canard Enchaîné, le massacre de ces centaines de milliers de palmipèdes a été qualifié de crime contre l'humanité. Ils demandent à présent une justice impartiale, à décharge, qui ne tire pas à vue.

Des querelles s'en sont suivi, les opposants zélés s'invectivant avec des noms d'oiseaux, de véritables prises de bec, certains traitant même les journalistes du Canard de laquais du pouvoir.

Face à cette violence inouïe, on s'interroge sur les causes d'un tel génocide.

Le ministre de l'Intérieur a évoqué des tirs accidentels lors de changement de position, mais cela ne saurait expliquer un tel carnage.

François FILLON, constatant de nombreuses défections sur tout le territoire, a déclaré avec véhémence qu'ils avaient été livrés aux chiens, pointant à nouveau du doigt les meutes qui hantent le pays.

Benoît Hamon a donné son aval à une enquête préliminaire. Trois juges sont en charge de l'instruction du dossier.

Dés maintenant, les contrôles d'identité vont être renforcés, non plus au faciès mais à l'aveugle, chaque policier portant un voile sur les yeux et une caméra à l'épaule.

Ni Alain Huppé, le maire de Bordeaux, ni Yannick Jabot, le candidat EELV, ne se

sont prononcés.

On attend lundi la réunion du Comité Politique des "chapeaux à plumes", l'état-major des Républicains.

La situation est grave.

Nantes est à feu et à sang, l'Auvergne en voie de radicalisation. Le Val de Marne, envahi par les punaises de lit, parasite disparu depuis la Seconde Guerre mondiale, est en proie à la panique. Les ménages ne peuvent plus supporter la taxe d'habitation.

Il est temps de remettre le pays en ordre de marche.

Au Salon International de l'Agriculture, où l'on a constaté l'absence totale d'animaux à plumes, certains politiques ont eu des propos forts.

"Fricotage et tricotage sont les deux mamelles de la France" a ironisé Emmamel Macron.

"Fricotage non, tricot oui", a renchéri François Filon, précisant ainsi l'axe de la moralisation de la vie politique qu'il souhaite mettre en place au plus vite lorsqu'il sera élu.

"En la République nous gardons foie, grâce à notre intégrité et à notre combativité", a-t-il lancé.

Ecrasé sous le poids des affaires, pesant ses mots, le candidat appelle de ses voeux une "France apaisée", chacun pouvant choisir "son pélican dans un climat serein".

Il sait que l'opinion est volatile et que rien n'est joué.





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