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Macron défend l'usage LBD: "Je ne laisserai pas les forces de l'ordre sans aucun moyen (...) face à des gens qui arrivent aujourd'hui armés"

PolitiquePosté par IMPACT EUROPEAN 28 févr., 2019 01:42:31
Gabriel MIHAI

Emmanuel Macron a défendu ce mercredi 27 février l'usage controversé des lanceurs de balles de défense (LBD) par les forces de l'ordre. Il a de nouveau dénoncé les casseurs du "samedi après-midi", après l'appel du Conseil de l'Europe à suspendre l'usage du LBD au nom des droits de l'homme.

Le Conseil de l'Europe a appelé mardi à "suspendre l'usage" des lanceurs de balles de défense (LBD) dans les opérations de maintien de l'ordre en France pour "mieux respecter les droits de l'Homme". Ils ont été utilisés lors des manifestations des "gilets jaunes".

Emmanuel Macron a tenu à relativiser les décisions à venir de l'exécutif à ce sujet : "Il appartiendra au ministre de l'Intérieur de répondre point par point sur les recommandations qui sont faites", a déclaré le chef de l'État lors d'une conférence de presse commune avec Angela Merkel.

Le chef de l'État a ensuite insisté sur l'encadrement actuel de l'utilisation de ces armes. "Il y a déjà eu une politique de très grande limitation et de transparence de ces matériels", a-t-il précisé, avant d'évoquer les caméras "mises en place pour s'assurer d'une bonne utilisation du suivi".

Pour clore le sujet, le chef de l'État a écarté tout retrait des moyens de défense des policiers. "Je le dis très simplement, je ne laisserai pas les forces de l'ordre sans aucun moyen, ni d'assurer l'ordre public, ni de se défendre face à des gens qui arrivent aujourd'hui armés et avec les pires intentions", a-t-il martelé.

Emmanuel Macron a fermement appuyé ses dernières déclarations à propos des violences commises lors des manifestations et leurs participants, estimant que "la meilleure manière d'éviter ces utilisations (...) est d'éviter d'avoir des gens qui considèrent que le samedi après-midi est fait pour casser des vitrines, des institutions ou attaquer les forces de l'ordre".

Dunja Mijatovic, recommande notamment de ne pas introduire une interdiction administrative de manifester, "une grave ingérence dans l'exercice de ce droit", mais aussi de renoncer à "ériger en délit la dissimulation volontaire 'sans motif légitime' de tout ou partie du visage au sein ou aux abords immédiats d'une manifestation".

Le Conseil de l'Europe a appelé mardi 26 février la France à "suspendre l'usage du LBD dans le cadre des opérations de maintien de l'ordre". Aujourd'hui le chef de l'État "je ne laisserai pas les forces de l'ordre sans aucun moyen (...), est la seul moyens de défense des policiers, (...) face à des gens qui arrivent armés."



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